doulfikar.com

Larbi Kechat Vs Mosquée Adda’wa de Stalingrad :
un trans-imam Vs les vrais Hommes de l’Islam.

 

Doulfikar imprimer

Mohand Tighlit  Muhammad Hamidullah contre Kechat

 

Larbi Kechat Vs Mosquée Adda’wa de Stalingrad : un trans-imam Vs les vrais Hommes de l’islam.

 

1/ Mohand Tighlit : premier homme.

L’histoire de la mosquée Adda’wa est celle de plusieurs mosquées, Belleville puis Ménilmontant puis Tanger puis, malheureusement, Porte de la Villette. Elle est aussi celle de deux grandes mosquées-chantiers et de plusieurs mosquées préemptées. C’est l’histoire de plusieurs hommes indémontables et indomptés, des hommes qui ont combattu, militairement ou politiquement, la France coloniale, puis affronté le feu de la France postcoloniale pour bâtir des maisons d’Allah avec la lumière de leurs cœurs et la chaleur de leurs mains, mais qui seront éclipsés par un homme effronté. Un imam éhonté qui risque de réduire la plus belle histoire franco-musulmane en cendres.

Le premier homme, pour reprendre le titre du livre de Camus, est Abdelkader Benahmed. Si Abdelkader possédait, au 15 rue de Belleville, un grand hôtel où vivaient les immigrés maghrébins seuls ou en famille, et dont le rez-de-chaussée était loué à des juifs qui travaillaient dans le textile et la confection de chaussures. En 1965, il récupère ce local et l’offre aux musulmans pour en faire une mosquée. C’est lui qui va pousser le légendaire Mohand Tighlit à s’investir dans la communauté des fidèles et conduire cette mosquée qui a changé plusieurs fois d’endroit ou de projets, mais dont ses hommes sont restés des hommes. Un jour, Si Abdelkader s’adresse aux membres actifs de la mosquée : « J'ai trouvé un homme meilleur que moi ».

Mohand Tighlit est un grand moudjahid, résistant comme dit la France libre, fellaga comme disait la France colonialiste… Il militait pour la dignité et l’indépendance de l’Algérie, surtout en Allemagne avec Mouloud Kacem Naît Belkacem, un grand Homme de la même origine que lui : kabyle. Mais les deux ont le même ADN que celui des compagnons du Prophète : l’honneur. Naît Belkacem est, avec le grand savant Ben Badis, le plus important défenseur de l’arabe et de l’islam de toute l’histoire algérienne.

Mohand TighlitMohand Tighlit, le compagnon de combat de Naît Belkacem, a été plusieurs fois arrêté et sauvagement torturé par la France, surtout au commissariat du 19ème arrondissement de Paris qui était situé au 17 rue de Tanger, devenu école primaire sans nom propre, sauf celui d’école du 17 rue de Tanger. Comme si elle attendait d’être baptisée au nom de ce résistant musulman qui y a laissé ou ensemencé une partie de son sang. C’est au 39 de cette rue que le destin va récompenser cet Homme de la Libération par l’édification de la grande mosquée Adda’wa. Le champ d’honneur de Si Mohand, c’est se battre pour délivrer l’Algérie du colonialisme français, autant que se battre pour élever la plus grande mosquée de France.

L’honneur et la discrétion ont accompagné Mohand Tighlit pendant sa vie et pendant sa mort. Sa dépouille a été lavée et enterrée par ses compagnons, dont ses deux plus proches imams : Mohamed Moudjahid et Daoud Mahfoud. Comme l’a été Abdelkader Benahmed, le premier homme de la mosquée Adda’wa, lors de sa première journée dans l’au-delà. 

4 septembre 1978 c’est la grande prière de l’Aïd. Pour la première fois, Si Abdelkader est absent de la mosquée Adda’wa, hébergée à l’époque à l’église de Ménilmontant. Il est retenu par l’Algérie, cloué au lit de la maladie. Chaque Aïd, Si Abdelkader invitait les responsables et les fidèles de la mosquée à prendre le thé chez lui à Belleville. Ce matin de fête, après la grande prière, le vide est pesant. Si Mohand Tighlit soupire larmoyant : « on va prendre le thé chez Si Abdelkader ? » Quelques heures plus tard, il embarque de l’aéroport d’Orly avec Daoud et Moudjahid. Ils n’ont pas l’adresse exacte de Si Abdelkader, juste le nom hésitant d’un quartier où il aurait vécu, où le taxi les dépose dans l’obscurité de la nuit et de l’incertitude. Cheikh Daoud marche en criant « Si Abdelkader… Si Abdelkader… » C’est ainsi qu’ils le retrouvent ! Ils dinent avec lui. Ils dorment chez lui. Le lendemain soir, il les quitte. Le surlendemain, ils lavent sa dépouille mortuaire. Ils organisent et prononcent la prière funéraire. Ils l’enterrent. Ils quittent l’Algérie le jour même. Et regagnent Paris pour poursuivre et faire-vivre son combat en France. Celui d’un grand soldat inconnu de l’islam. Celui d’un Homme d’Honneur méconnu des musulmans.

2/ La mosquée Adda’wa : une Histoire d’Hommes.

De Belleville à Ménilmontant puis à Stalingrad, en passant par Crimée, c’est une cellule d’une vingtaine d’hommes soudés qui ont fondé un mouvement qui a pris la forme de l’ACI en 1969, qui a pris le visage de la mosquée de Stalingrad en 1980. ACI, Association Cultuelle Islamique, est une association loin1905, fondée le 25 mai 1969 par une dizaine d’hommes, document historique ci-joint. Les statuts sont d’une grande qualité intellectuelle. Chérif Boudemagh était le premier président de l'ACI. C’était la période où le mot président n’avait aucune importance, car il y avait un Collectif ou une union, une NIYA ou la sincérité, et un véritable leader qui réunissait les deux critères coraniques de la direction ou de la responsabilité : le modèle de Moïse dans le verset 26 de la sourate 28 et dans celui du génie de Salamon dans le verset 39 de la sourate 27 : la force ou la compétence et l’honnêteté ou la probité. Deux critères confirmés par le modèle de Joseph dans le verset 55 de la sourate 12 : la science et l’intégrité.

Mohand Tighlit, ce leader qui manque tant à notre communauté, n’était pas un chef de bureau, mais un acteur de terrain, la cheville ouvrière de la communauté, depuis la mosquée de Belleville jusqu’à la mosquée de Stalingrad. Il mettait la main à la patte pour aider physiquement, il mettait la main à la poche, à sa poche, pour aider financièrement. Il a sacrifié ses affaires et son busines, surtout son hôtel de Montreuil, pour la communauté. Et il se mettait à son service pour la guider mentalement, moralement, intellectuellement. L’intelligence du guide, ce n’est pas le baratin intellectuel, mais la perspicacité du cœur. Mais, comme personne n’est infaillible, c’est lui qui a ramené et propulsé Kechat. Mais, le prophète Noé n’a-t-il pas enfanté un traitre ?

Allache LouanesPendant sa vie à la mosquée de Belleville, l’ACI a acheté en 1973 un local de 380 m² au 151 rue de Crimée. Une blanchisserie industrielle au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation. Pendant plusieurs mois, armés de chalumeaux, les fidèles vont couper patiemment les énormes citernes qui composaient la blanchisserie. Il faut imaginer leurs habits, mains et visages noirs comme le charbon. Pendant plus de 10 mois, ils vont engager des travaux dignes de L'évasion d'Alcatraz ou du casse du siècle avec Spaggiari. Le chantier, pour ne pas dire l’opération, est dirigé par l’actuel dirigeant de la mosquée Garges-Sarcelles, Rabah Achmaoui, qui s’est mis scrupuleusement sous le contrôle intransigeant du trésorier Allache Louanes. Chaque week-end et chaque soir de la semaine travaillée, une trentaine de maçons et d’ouvriers bénévoles s’affairaient pour réaliser l'excavation du gigantesque sous-sol. Sans autorisation, sans considération pour leurs sacrifices et les risques qu’ils prenaient, ils ont construit un royaume de fourmi, un ballet entre les brouettes et les bennes.

Face à ces hommes, un immigré maghrébin qui tenait un bistrot mitoyen bataillait pour ameuter les riverains contre le projet de la mosquée. Pendant que certains immigrés commençaient à s’enfoncer dans les bars, certains allaient chercher eux-mêmes les barres de fer des chantiers pour construire les fondations de cette mosquée. Même le célèbre Cheikh Mohamed Hassen Moudjahid était physiquement engagé dans ce creuset islamique, il creusait de ses propres mains couvertes d’ampoules. Ce cheikh a été envoyé, comme prédicateur salarié expatrié, par l’Etat égyptien à la grande mosquée de Paris. Mais, grâce au cheikh Hamidullah, il va quitter cette dernière pour celle de Belleville, 100 fois plus petite par sa superficie et 1000 fois plus grande par ses hommes. Pour cette mosquée et pour notre communauté, il va donner de sa personne, de sa science, de son temps, de son argent jusqu’à donner, à plusieurs reprises, tout son salaire versé par le Caire. Après, quand cette mosquée déménage dans l’église de Ménilmontant, Cheikh Moudjahid le généreux éducateur accueille Kechat et lui met le pied à l’étrier. Mais Kechal l’ingrat manipulateur va le désarçonner et le chasser avec intelligence et patience. Exilé en Belgique, cheikh Moudjahid regrette de s’être couvert d’une forme de pudeur muette ou de piété insoucieuse pour ne pas dévoiler la nature dangereuse de Kechat.

Mohand Tighlit et Mohamed ImedjoubeneMais revenons pour l’instant aux Hommes anonymes du Coran. Le magnifique chantier de Crimée s’arrête en 1975. Un éboulement dramatique se produit, la jambe d’un des fidèles-bâtisseurs, Sedrati Madani, a été brisée. Ce dernier est exfiltré rapidement vers l’hôtel où est hébergée la mosquée de Belleville. D’ici, une ambulance est appelée pour masquer l’accident en chute et couvrir la mosquée en chantier. Ce drame aurait pu être une catastrophe tragique, car l’immeuble où habitaient plusieurs familles et les habitations avoisinantes auraient pu s’effondrer et provoquer plusieurs morts. Il faut imaginer leur sincérité aussi grande que leur naïveté, toutes deux aussi purs qu’un petit diamant. Ils vont être dans le collimateur de la police et de la justice.

Le 15 mai 1975, la justice arrête les travaux et bloque le compte de l’ACI qui gardait chez la Société Générale plus de 500 000 francs. Le procès va durer 15 ans. Puis la baraka. Une société privée de promoteurs va acheter ce local bloqué pour 6 millions de francs. Malgré les coups-bas de maître Francis Lamand, avocat de l’ACI, qui voulait le vendre, avec vélocité, rapacité et agressivité, à 2 400 000 FF. Cette vente prodigieuse est réalisée grâce à Chems-Eddine Dehbal, un entrepreneur qui s’activait bénévolement à la mosquée de Paris, puis à Stalingrad. Ainsi, en vendant 6 millions de francs un local acheté à 250 000 francs et qui a absorbé 240 000 francs de travaux, la communauté musulmane, après presque 2 décennies de dons de soi, a réalisé une extraordinaire plus-value financière. Avec cette cagnotte, la mosquée va acheter deux boucheries.

Mais la plus belle plus-value est humaine : elle est celle de la mosquée de Belleville. Celle qui s’appelait la mosquée Assouna (la souna) depuis son ouverture en 1965, son transfert à l’église de Ménilmontant en 1976, sa reconstruction à Stalingrad en 1979. Ce n’est qu’en 1980, sous la recommandation du cheikh Abou-Bakr Al-Jazairi, que le nom Adda’wa remplace le nom Assouna. Dans l’esprit des Hommes de cette mosquée, il faut traduire Adda’wa par invitation (à l’islam) autant que par prédication. A Belleville, pendant une décennie, la mosquée était une des importantes plaques-tournantes du mouvement Tabligh dont les missionnaires qui écumaient les quartiers y prêchaient leurs fameux rappels Dhikrs, y organisaient leurs fameuses consultations Machoura, y dormaient avant d’aller essayer de réveiller l’islam dans le cœur de ce qu’on appelait déjà les beurs ou dans celui des ouvriers perdus.

Cheikh Mohamed Hassen MoudjahidLe premier prêche de vendredi a été donné par le célèbre cheikh libanais Miqati. C’est le cheikh moudjahid qui va remplir le plus souvent cette mission. Le cheikh Hamidullah y donnait des cours le jeudi puis le dimanche lorsque la mosquée a déménagé à Ménilmontant puis à Stalingrad. Au début, il le faisait en arabe avec un traducteur, puis il s’est mis à prêcher et enseigner en français. Chaque dimanche, entre les deuxièmes et troisièmes prières de la journée, Dhouhr et ’asr, même devant 2 ou 3 personnes, il a été toujours fidèle à son Rdv. C’est en 1976 que ces hommes quittent cette grande mosquée de Belleville. Lors de la prière du petit Aïd, les fidèles, serrés dans ce lieu de culte exigu, se précipitent pour saluer l’imam Moudjahid, la mezzanine s'effondre. Aucun appel aux Urgences et aucune ambulance. On a pansé les blessures et réparer ce qui a été cassé… et on a pensé probablement que rien n’est plus sûr qu’un cœur bien fixé au ciel. Ils seront « chassés » de Belleville, proprement et dignement, quelques mois plus tard, par un plan d’urbanisme. Le 21 octobre 1976, la mosquée de Belleville déménage dans l’église de Ménilmontant qui a offert aux musulmans sa crypte ou son sous-sol pendant plus de 5 ans. Il faut rendre hommage au curé de cette église, le père boze, qui a défendu énergiquement la transformation d’une partie de l’église en mosquée. Lors de la consultation des paroissiens, seuls deux étaient contre.

Rabah AchmaouiPendant l’installation de la mosquée Adda’wa à l’église Ménilmontant, Mohand Tighlit, infatigable moudjahid, a prospecté et négocié plusieurs locaux pour construire une nouvelle mosquée. Il a signé une promesse de vente avec une usine de peinture à Montreuil, mais la mairie a préempté. Même chose avec la mairie de Pantin qui a exercé son droit islamophobe de préemption contre un entrepôt. Même chose avec la mairie de Paris qui a respecté la politique néocolonialiste contre les musulmans, surtout en exerçant son droit de préemption contre un immeuble de 3 étages dans le croisement rue Archereau et rue Curial. Mais Allah récompense toujours les persévérants. C’est dans le prolongement de cette rue Curial, la rue Tanger paris 19ème, que la mosquée Adda’wa va se construire, va convertir l’entrepôt Bouchara, flambeau du commerce juif, en phare de l’islam en France.

Le propriétaire de l’entrepôt Bouchara, fin connaisseur des mœurs politiques parisiennes, a convaincu Mohand Tighlit d’offrir un pot de vin républicain de 500 000 FF à la mairie de Paris dirigée par Chirac pour qu’elle cesse de saboter la construction de cette mosquée, surtout via le droit de préemption qu’elle a fréquemment utilisé. Ainsi, l’acte de vente a intégré un document officiel signé par la mairie de Paris le 21 aout 1979 renonçant à l’exercice du droit de préemption. Et c’est ainsi que le titre de la vente a officiellement mentionné l’objet de la transaction : la construction d’un lieu de culte. Avant de se résoudre à cet acte de corruption étatique. Après, séduit par la dignité de Si Mohand et ses compagnons, Bouchara a baissé le prix de vente de ses entrepôts en faisant grâce de 550 000 FF pour le ramener à 6 150 000. Voici l’acte de vente de la mosquée Adda’wa Stalingrad.

Le 15 novembre 1979, l’acte d’achat devait être signé chez Bouchara, en présence du représentant de l’agence immobilière, du notaire, des responsables de la mosquée emmenés par Tighlit, de Smaïn Mahroug, le président de la banque qui hébergeait les comptes de la mosquée créditeurs de 2 millions FF. Mais la somme ramenée pour régler le prix de vente était très loin du compte, car l’Arabie saoudite et l’Algérie n’avaient pas encore honoré leurs promesses. Le propriétaire de Bouchara se vexe, ostensiblement et légitimement, de ce contretemps. Alors, Smaïn sort un chèque de la banque et signe immédiatement 4 millions de francs pour Bouchara. C’est le nif algérien. L’honneur qui s’exprime dans l’immédiat et sans calcul ! Après, grâce surtout au cheikh Abou-Bakr Al-Djazairi, cette énorme dette chez la banque va être progressivement épongée.

Cette banque s’appelait l’Union Méditerranéenne de Banque, UMB. C’est une banque consortiale algéro-française créée dans le milieu des années 70 pour capter l’épargne des immigrés avant d’être liquidée en 1986. L’un des célèbres dirigeants de cette banque était Gilles Peillon, père de l’ancien ministre Vincent Peillon, qui a soutenu le FLN et le mouvement d’indépendance de l'Algérie. Le 29 juin 1976, Smaïn Mahroug, de confession chrétienne, a été élu président du Conseil d'Administration, quelques mois après sa brutale liquidation du gouvernement III de Boumediene.

Smaïn MahrougLe 14 février 1976, cet intègre ministre des Finances est limogé, plutôt chassé, par le clan d’Oujda entrainé par Bouteflika, l’ex-superpuissant ministre des affaires étrangères et de l’affairisme étrange. Parce que Mahroug avait lancé, avec le soutien du Président Boumediene lui-même, des enquêtes sur la caisse noire des ambassades, parce qu’il a publié un texte obligeant toutes les ambassades algériennes à reverser au Trésor public les excédents budgétaires non dépensés alors que Bouteflika les transférait dans un compte privé en Suisse. Comme quoi, il y a des clans plus puissants que l’Etat. Comme quoi, de Franz Fanon à Mahroug, il y a des politiques ou des intellectuels chrétiens pour qui l’Algérie coulait dans le sang, qui sont plus d’un million et un demi-million de fois plus Algériens plus « Hommes » que plusieurs hommes d’Etat qui ont dirigé et dirigent encore l’Algérie. A 79 ans, Mahroug, qui veut dire en arabe brûlé, est mort le 11 janvier 2006, dans l’indifférence de la presse française et algérienne.

Le pire, c’est que l’Etat algérien a effacé son nom de partout. Le ministère des Finances, où il est resté plus de 6 ans comme ministre dans une période cruciale, a effacé son nom de ses archives et de l’historique de ses ministres. Le pire, c’est que depuis l’arrivée de Bouteflika, des Services ont « nettoyé » son nom et ses photos du web. Honteux ! La mémoire est un ennemi pour les pharaons qui martyrisent l’Algérie.

Le 15 aout 1980, c’est le jour J. c’est le jour de l’inauguration célébrée sur trois jours. C’est le grand week-end V. Celui de la Victoire inaugurée par la grande prière du Vendredi, honorée par Abou-Bakr Al-Jazairi. Les festivités rimaient avec piété et les célébrations avec adoration. Entre les 5 prières journalières, la nouvelle mosquée palpitait au rythme de la récitation solennelle du Coran, de la déambulation le long d’une grande exposition, du partage des repas et des collations, de l’écoute des allocutions de plusieurs personnalités et des prêches de plusieurs cheikhs, surtout celles de Hamidullah, Abou-Bakr Al-Djazairi, et des deux derniers oulémas algériens : Abdel-Baki Sahraoui, Ahmed Sahnoun.

Le discours inaugural, pertinent et émouvant, a été lu par Hocine Kerzazi, un enfant de 14 ans. Paix à son âme. Il a conclu ses mots par le verset 6 de la sourate 66 et par le verset 18 de la sourate 59, puis le salam. [Document ci-joint]. Cette journée lumineuse a été marquée par les étincelles d’un débat d’un autre temps, celui de la grande civilisation musulmane, entre l’excellentissime cheikh Ahmed Hamani et le grandissime cheikh Abou-Bakr Al-Djazairi. Emporté par cette ambiance, un cadre qui accompagnait Abderrahmane Chibane, le ministre algérien des affaires religieuses, va revenir quelques jours plus-tard avec 1 million de francs, doublant ainsi la participation algérienne officielle.

Abou-Bakr Al-JazairiMais le premier bienfaiteur de cette mosquée Adda’wa, son principal banquier, est le cheikh Abou-Bakr Al-Djazairi. Printemps 1980, il ramène l’équivalent de 2 millions de francs en liquide, portés dans ses propres vêtements. Il les emmène personnellement et directement à la mosquée de Ménilmontant où il fait une exhortation palpitante sur l’aumône pour construire la maison d’Allah sur terre et avoir sa propre maison paradisiaque au ciel. Alors, les fidèles vont se surpasser en donnant ou en prêtant plus d’un million de franc. Quelques semaines plus tard, Cheikh Abou-Bakr envoie les dirigeants de la mosquée Adda’wa récupérer 1 500 000 FF à l’ambassade saoudienne.

Grace au Cheikh Abou-Bakr, les dons de l’Arabie Saoudite se sont élevés à 3 430 206, 24 francs, entre le premier chèque encaissé le 3 décembre 1974 et l’inauguration du 15 aout 1980. Evidemment, il y a eu des dons après. Cheikh Abou-Bakr a envoyé son élève Ounis Guergah, le responsable de la fatwa chez l’UOIF, comme mourchid ou comme imam salarié saoudien à la mosquée Adda’wa de Stalingrad. Mais cheikh Ounis a préféré déserter cette mosquée, tout en conservant son salaire saoudien, vers une mosquée militante située dans un foyer Sonacotra à Gallieni Paris 20ème. La liste des bienfaits du cheikh Abou-Bakr est très longue. Mais, sous-prétexte qu’il a été en faveur de la guerre contre l’Iraq après l’invasion du Koweït, Kechat va le bouder. Il en sera profondément blessé. Chez les musulmans, on est souvent poignardé par les plus proches. D’ailleurs, C’est cheikh Abou-Bakr Al-Djazairi qui a organisé incroyable une rencontre, début des années 70, entre des dirigeants de la mosquée Adda’wa avec le roi Fayçal, le plus grand dirigeant musulman depuis plusieurs siècles, assassiné par les siens, par cette partie de la famille saoudienne qui a trahi l’islam.

3/ La mosquée Adda’wa : la locomotive des serviteurs d’Allah.

La mosquée Adda’wa Stalingrad était le phare de l’islam en France pendant plus de deux décennies. Elle était la mosquée la plus animée par l’élite musulmane, des savants aux prédicateurs, des intellectuels aux conférenciers. Avant qu’elle soit rasée, elle était la mosquée la plus fréquentée de France et d’Europe avec plus de 5000 fidèles le vendredi et 12 000 l’aïd. Le ramadan, Adda’wa « nourrissait » chaleureusement plus de 2000 personnes, elle servait 570 couverts qu’il faut multiplier par le nombre des services : 3 ; auquel il faut ajouter les repas que beaucoup de musulmans démunis emmenaient chez eux pour les partager en famille. Les repas étaient de très bonne qualité et l’addition n’était jamais salée, car la communauté explosait les plafonds de la générosité. En natures et en liquidités. Comme ce touriste maghrébin de passage à la mosquée le premier jour du ramadan 2005, ébloui par la foule nombreuse et joyeuse, il conduit un dirigeant directement dans une boucherie et paie cash toute la viande consommée ordinairement pendant le ramadan : 127 kilos fois 30. La mosquée Adda’wa représentait l’addition des volontés des hommes qui s’y impliquaient et la multiplication de la bonté qu’elle pratiquait. Elle était enviée par les communautés juives orthodoxes ostensiblement présentes dans le quartier et dans l’arrondissement. Elle était très épiée par les Services du ministère de l’Intérieur inquiets par la quantité et la qualité des membres de la communauté qui fréquentaient cette mosquée. Le plus important, était donc la nourriture spirituelle et intellectuelle qui alimentait les cœurs dans la mosquée Adda’wa.

Abdelhamid BentchikouLa mosquée Adda’wa était le refuge des hommes qui cherchaient la piété et non la notoriété, qui voulaient servir discrètement la mosquée et non se servir d’elle comme d’une propriété. C’était celle d’Abdelhamid Bentchikou, célèbre biologiste et ancien recteur de l'université de Constantine, qui y animait des conférences et lui ramenait beaucoup d'argent. Son père, cheikh Mohamed Salah Bentchikou, disciple du savant Abdelhamid Ben-Badis, lui fit apprendre le Coran par cœur à l’âge de 14 ans. Dès cet âge, il a dirigé les prières surérogatoires des nuits du Ramadan à Constantine. Il était candidat à la grande mosquée de Paris pendant la période de Zéroual.

C’était celle du docteur Cherif benlahreche, quand il exerçait à l’hôpital Saint-Ambroise puis après. Né en 1953, formé en France et aux États-Unis, il était très actif à la mosquée Adda’wa. Il a été élu député de Constantine dès le premier tour avec 67% des voix lors des législatives algériennes du 26 décembre 1991. Le 8 novembre 1994, il est kidnappé par les Services du terrorisme étatique à l’hôpital de Constantine où il exerçait en tant que chef du service rhumatologie. Depuis il est porté disparu. Probablement exécuté. Incha’Allah, il attend sa famille, qui ne l’a pas enterré, au paradis.

Meherzia Laabidi

C’était celle de Meherzia Laabidi. Cette femme politique franco-tunisienne, fille d’un imam, était l’une des leaders d’un groupe de femmes qui se réunissaient régulièrement à la mosquée Adda’wa dans les années 80. Ces réunions étaient à la fois une école pour l’enseignement islamique et une classe pour l’activisme islamiste. Larbi Kechat va casser ces réunions valeureuses et chasser ces femmes courageuses. En 2011, Meherzia Laabidi est élue à l'Assemblée constituante tunisienne comme représentante du mouvement Ennahdha dans la circonscription France 1, puis devient la première vice-présidence de l'Assemblée.

 

C’était celle de Nassima Prudor. C’est l’une des lumières de l’islam en France où elle est arrivée à 21 ans, en 1983, pour étudier les langues. Mais le Kadar, le destin, l’a placée comme enseignante à la mosquée de Paris. Elle avait dans ses bagages un précieux diplôme délivré par l’institut islamique de Biskra en Algérie couronnant 5 années d’études en théologie dogmatique (aquida). Mais elle avait aussi une aquida, foi, solide et une dignité solide. Alors, Nassima Prudorrefusant la compromission sordide de cette mosquée avec le haram, l’interdit religieux, elle la quitte pour la mosquée du professeur Hamidullah qui va la marquer profondément.

Entre 1984 et 1992, elle est le pilier de l’enseignement de la religion et de la langue arabe à la mosquée Adda’wa. Chaque mercredi et chaque week-end, elle est investie pleinement auprès des femmes, puis des enfants. Mais surtout des femmes. Elle quitte cette mosquée pour des raisons familiales à Nice. Enseignante, conférencière, prédicatrice, éducatrice, elle sait, inculquer la science qui éveille la conscience. Mais fidèle à son éducation et à sa réputation, elle encaisse les coups sans se plaindre des mauvais gens, elle se contente d’enseigner l’islam qui revivifie les cœurs, allant jusqu’à débourser son propre argent  pour « revivifier les sciences de la religion », pour paraphraser le titre du célèbre livre d’Al-Ghazali.

4/ Mariama, la plus vielle convertie de France et du monde.

La mosquée Adda’wa était celle d’Yvonne Mariama. En 2008, elle fait un don de 9000 €, avec une lettre manuscrite que Kechat a lu pendant le prêche du vendredi. Cette lettre a fait pleurer la mosquée. Elle a ainsi offert aux musulmans pour participer à la construction de leur mosquée 180 billets de 50€ avec cette précision précieuse : 3000€ au nom de sa famille chrétienne, 3000€ au nom de la famille musulmane de son mari, 3000€ au nom de son couple modeste. Voici la lettre émouvante et motivante de notre sœur feu Mariama

Les médias communautaires en France, comme les médias musulmans dans le monde, ont abondement relaté le voyage à La Mecque de notre sœur Nour, Josette Marie, une Belge convertie à l'Islam en 2011 à 91 ans et décédée 3 ans plus tard. Contrairement à cette belle et muette histoire d’Yvonne Mariama convertie aussi à 91 ans et morte 3 ans plus tard. Une magnifique histoire qu’il faut connaitre et faire connaitre, non par chauvinisme français, mais pour donner corps à ce verset magnifique : « que les concurrents entrent en compétition pour la gagner ! ». Traduction du verset 26 de la sourate 83 : Les Fraudeurs ! 

Mariama, Yvonne Hogg, épouse Sakho, est née le 1er juin 1919 au 19ème arrondissement de Paris. En 1956, elle rencontre dans une discothèque nommée le Club des Champs Elysées Mamadou. Ils ne vont plus se quitter. Les tourtereaux ne vont se marier qu’en 1977. Ce n’est qu’au début des années 90 que Mamadou retrouve la Voix Droite et retrouve, prodigieusement, le chemin de la mosquée Adda’wa rue de Tanger, qui se trouvait à quelques dizaines de mètres de son domicile, à quelques années lumières de son regard avant le repentir. Il ne va plus la quitter. Son retour à l’islam a été aiguillé par un phénomène nommé Saïd qui lui a offert le palpitant plaisir de se plonger dans le Coran et l’ardent désir de changer avec le Coran.

Saïd, un membre de la Famille du Coran, est un vieux frère comorien qui dormait dans la mosquée ou dans une cabine téléphonique avoisinante, mais toujours dans un état impeccable, vêtements blancs et mine lumineuse... Toujours en train d'écouter ou de lire le Coran, Saïd vit dans la rue et prie à côté de la mosquée de Stalingrad fermée depuis 8 ans. Il refuse de prier ailleurs ou d’habiter chez des frères. Il reste habité par le Coran et habillé par la pureté de l’ascétisme.

Mamadou devient le Frère bouteilles d’eau. Chaque jour, il « plaçait » les bouteilles d’eau dans les coins de la mosquée, il exécutait la mise-à-niveau des bouteilles entamées ou il remplaçait les bouteilles vides par celles qu’il achetait lui-même, qu’il ramenait lui-même avec son fameux caddie, qu’il « thésaurisait » ou stockait dans un entrepôt que la mosquée lui a réservé. Peut-être voulait-il ainsi remplir un puits ou un vide que Seul Allah pouvait voir, assouplir une soif que Seul Allah pouvait désaltérer : arroser le cœur de sa femme et sauver son âme.

Fidèle au Verset 53 de la Sourate 39, il n’a jamais désespéré d’Allah et de sa Miséricorde. Pourtant, le couple a profité des plaisirs de la vie qu’ils ont usés jusqu’à la corde. Lui, représentant commercial florissant, séduisant VRP, puis chauffeur de taxi chez la G7 pendant 17 ans. Elle, joyeuse infirmière, puis surveillante générale du service ophtalmologie de l'hôpital Rothschild. Et entre ces deux carrières, ils ont vécu plusieurs années en Allemagne où ils étaient propriétaires et dirigeants d’une brasserie appelée Gastete dans la ville d’Aix-la-Chapelle, Aachen. C’est dans cette ville où vivent 3 cheikhs respectables des 8 membres qui dirigent scandaleusement la mosquée Adda’wa.

Cette ville est la capitale de l’empire fondée par Charlemagne, dont l’un des héritiers, le roi Frédéric II du Saint-Empire, fut excommunié par le pape pour avoir renoncé à mener la sixième croisade, avant de mener la seule croisade pacifique dans l’histoire. Maintenant, la croisade contre l’islam est menée par l’armée des hypocrites, les chevaux de Troie qui dirigent nos pays et une partie de nos grandes mosquées, les cinquièmes colonnes camouflées dans l’imamat. Puis, le couple a vécu plusieurs années à Palma en Espagne où ils étaient propriétaires de leurs propre logement et d’un magasin de souvenirs. Le souvenir est une injonction coranique. Mais les musulmans n’ont plus de mémoire !

En entamant ses 80 ans, la vieillesse commence à peser sur la mobilité d’Yvonne. En 2008, elle offre 9000€ et une lettre émouvante aux musulmanes. Puis, elle demande à son mari de l’emmener à La Mecque pour remercier Dieu pour sa santé ! En 2011, elle se convertit. Quelques mois plus tard, son état de santé se dégrade. L’ancienne infirmière est baladée entre les cliniques qui se partagent la chair de ses indemnités d’assurance maladie. Elle meurt dans un hôpital flambant neuf le 7 mars 2013. Elle est lavée par Malika Knobloch, la directrice de l’école de la mosquée Adda’wa, et par la Farida Tahir, une grand-mère qui enseignait le coran et les règles de récitation du Coran qu’elle a appris par cœur à l’école du cheikh Ayyoub.

La mosquée Adda’wa était celle d’Omar Aboubacr, un jeune égyptien qui y rompait le jeune du Ramadan pendant ses années universitaires. En 2011, travaillant pour un milliardaire du Golfe de passage à Paris, conduit par la gratitude, il retourne voir la mosquée Adda’wa qu’il trouve en chantier. Il demande sa nouvelle adresse et s’introduit dans la mosquée de Porte la Villette. Il rencontre Kechat et Ouali, le recteur et le président, leur demande de signer un reçu pour 100 000 € puis conduit Ouali dans un palace dans le 8ème arrondissement de Paris. Son patron, ce bienfaiteur dont personne ne connaît l'identité, offre alors 200 billets de 500 €, fraîchement retirés de la BNP, qui vont être immédiatement déposés dans le compte de la mosquée à la banque CIC.

La mosquée Adda’wa Stalingrad était celle du hadj Abdeslam. C’est cet homme exceptionnel qui s’occupait, pendant une dizaine d’années, du nettoyage, de l’entretien et de la surveillance de la mosquée, bénévolement, vigoureusement, humblement. Il consacrait toute sa retraite et ses indemnités d’accident de travail à la mosquée pour honorer cette mission qu’il s’est octroyée et imposée. Il prospectait et achetait, avec son argent propre, tous les équipements du nettoyage dernier cri. Au sein de la mosquée, il disposait d’un local où il rangeait, entretenait, bichonnait les machines et les produits d’entretien. Dans ce local, il recevait régulièrement des représentants commerciaux venus, en costards-cravates, lui proposer des produits ou des machines pour moderniser les siens. Mais il ne se contentait pas de nettoyer et choyer les tapis de prière et les bibliothèques du Coran. Chaque matin, il enfilait ses bottes pour nettoyer les toilettes au karcher… Il habitait la mosquée. Il était habité par la mosquée qu’il a quittée pour se marier. Mais deux nuits plus tard, il était revenu avec ses bagages et ses vêtements : « la mosquée m’a manqué, je ne peux pas patienter ».

Ahmed Ben BellaElle était aussi la mosquée d’Amor Touati, un de ces hommes serviables et silencieux comme une tombe. Son kif, c’était de s’investir pendant tout le mois du Ramadan en achetant, avec ses propres deniers, les dates qu’il confectionnait par trois dans un sac blanc bien plié, qu’il distribuait à l’entrée de la mosquée.

La mosquée Adda’wa était celle du premier Président de l’Algérie libre, Ahmed Ben Bella à qui il a offert des bijoux en or et plusieurs montres Rolex, dont 3 en or et une sertie de diamants. Voici la lettre du Président Ben Bella.

 

 

 

5/ Chems-Eddine Dehbal : ingénieur dans la grandeur de la mosquée Adda’wa.

Chems-Eddine DehbalPatron à la retraite d'une florissante entreprise d'électricité, Dehbal a illuminé cette mosquée et son entourage, avant d’être éliminé, électrocuté, par Kechat. C’est Dehbal qui a fait gagner à la mosquée Adda’wa une plus-value de plus de 5 millions de francs en vendant la mosquée-chantier de Crimée, sujet traité ci-devant. C’est ainsi qu’il est engagé par Mohand Tighlit, il sera son secrétaire général au sein de l’ACI, puis lui succède comme président après son décès. Dehbal investit gracieusement et prodigieusement dans cette mosquée ses richesses matérielles, intellectuelles et relationnelles. Il refait gratuitement l’électricité de toute la mosquée. Et dépense sans compter. Ce qui comptait pour les hommes de la trompe de Tighlit, c’est servir et non se servir, c’est se donner et non se montrer.

Dehbal était très proche de Kechat qu’il costumait chez son habilleur personnel. Il était surtout son gilet par balle et la cheville ouvrière de sa cellule de soutien pendant son arrestation à Folembray, puis pendant sa résidence surveillée. En s’engagent activement dans la défense et le service de Kechat, Dehbal va affaiblir sa santé physique et financière. Sa société d’électricité perd plusieurs contrats avec le consulat algérien et avec plusieurs clients qui l’ont vu à la télé soutenir fermement un « intégriste arrêté par Pasqua ». L’année de l’affaire Folembray, il a perdu la moitié de son chiffre d’affaire. Ainsi, l’homme qui a sauvé Kechat de l’expulsion est Dehbal. Mais en 2004, après une opération du genou qui l’a éloigné plusieurs semaines de la mosquée, Kechat, qui ne lui a jamais rendu visite, fait monter un manège pour l’exclure. Il manipule des dirigeants fondateurs comme Kerzazi et cheikh Daoud et fait monter de nouveaux visages ou masques, comme Daoud Kellou. Ce dernier n’avait jamais fréquenté la mosquée Adda’wa avant d’être parachuté dans le Conseil d’Administration comme invité spécial de Kechat, avant d’être immédiatement nommé président du Centre Socio-Culturel de Paris. Comble de la traîtrise, ce CSCP a été créé par Dehbal pour augmenter les recettes de la mosquée, via la location d’une salle pour les conférences et via les subventions pour les activités culturelles.

Ainsi, Kechat pousse perfidement Dehabl vers la sortie, puis fait courir, sournoisement, des rumeurs de détournement contre celui qu’il appelle désormais « le Tunisien ». Dehbal, debout avec des béquilles et avec la foi des hommes, essaie de résister, avant de jeter l’éponge, profondément blessé par la « lâcheté du bureau envoûté par le gourou Kechat ». Excepté le secrétaire général de la mosquée, Nacer Fezari, qui a toujours montré sa méfiance contre Kechat avant de critiquer publiquement son imposture. Mais la lâcheté de « ses frères musulmans » devant le poignard de Kechat fera subir à Dehbal deux dépressions ; sa santé en est toujours affectée. Il est remplacé par cheikh Daoud Mahfoud qui restera président de 2004 à 2008, avant de découvrir le vrai visage de Kechat et de subir son manège monarchiste puis putschiste. Cheikh Daoud a eu le courage de reconnaitre qu’il avait été manipulé par Kechat et a demandé publiquement pardon à Dehbal, le deuxième pilier de la mosquée Adda’wa Stalingrad après Tighlit.

Nacer FezariDehbal était surtout le pilier de la réconciliation de la mosquée avec son environnement. Il a intégré le Comité du quartier de Stalingrad qui était fortement mobilisé contre la mosquée. Il assiste assidument aux réunions et démine progressivement les craintes et les soupçons des voisins. Alors, le Comité change d’avis et les opposants les plus enragés contre la mosquée deviennent ses soutiens les plus engagés. Le climat autrefois électrique devient idyllique. En se mélangeant aux autres avec bienveillance et en dialoguant avec intelligence, le courant passe mieux entre la mosquée et son environnement sociopolitique. Pendant cette période, Dehbal refait gracieusement toute l’électricité de l’église Notre Dame des Foyers dont le diacre, le père Michel Guillot ou Guyot, venait 15 jours pendant le ramadan servir les repas… et faire la plonge avec ses frères musulmans. C’est ainsi qu’une langue de vipère très agressive contre la mosquée, à qui elle envoyait plein de missives haineuses et insultantes, s’est convertie. Parce que Hadj Allache Lounès, qui recevait ces lettres incendiaires, lui répondait à chaque fois avec respect et apaisement. Elle a pris le prénom de Tahira. Elle a écrit plein de poèmes d’amour au prophète de l’islam PSSL.

6/ La mosquée Adda’wa : la mosquée de Hamidullah.

La mosquée Adda’wa était la mosquée la plus riche en activités spirituelles et intellectuelles. C’était la ruche de l’islam de France. Elle aurait pu constituer un CNRS musulman ou une Médine française. C’était une lumière qui guide et un ciment qui unie. C’était une bannière solide et un aimant pour les convertis. Et il y avait tellement de conversions que les démons post-colonialistes ont tout fait pour éteindre la lumière Adda’wa. Surtout que cette mosquée était la mosquée du professeur Hamidullah. Même s’il a donné, pendant plusieurs années, un cours ou une conférence avant le prêche du vendredi à la mosquée de Paris, il s’est véritablement donné pour la mosquée Adda’wa de Belleville jusqu’à Stalingrad. Mohamed Hamidullah est le plus grand intellectuel et théologien musulman en Europe depuis l’Andalousie. Il parlait une dizaine de langues, il a publié une quarantaine de livres dont une dizaine d’œuvres majeures, il a publié plus de 2000 articles traduits dans une vingtaine de langues.

professeur Mohamed HamidullahNé le 19 février 1908 en Inde, il s’exile en France en 1948 après avoir fui l’armée indienne. Il est décédé le 17 décembre 2002 aux USA où il est enterré, après avoir fui le poignard de Kechat. En 1935, il obtient un doctorat ès lettres à la Sorbonne avec une thèse sur la diplomatie au temps du Prophète et des premiers Califes. En 1959, il est le premier musulman à publier une traduction des sens des verstes du Coran en français. Entre 1950 et 1978, il est chercheur puis maître de conférences au CNRS où il rédigeait ses rapports ou travaux dans cinq langues : l’arabe, l’ourdou, l’anglais, le français et l’allemand. En 1952, il crée le premier Centre culturel islamique pour la formation et l’encadrement de jeunes intellectuels musulmans. en 1962, il crée l’AEIF. Notre Averroès mangeait peu, refusait les photos, perpétuellement habillé du même par-dessus bleu râpé.

Avec plusieurs étudiants et intellectuels musulmans, Hamidullah fonde la brillante et bouillante Association des Etudiants Islamiques de France. Entre le siège de l’AEIF au 23 rue Boyer Barret 14ème et celui de la mosquée Adda’wa au 39 rue de Tanger dans le 19ème, la Oumma se donnait rendez-vous à Paris. C’était le carrefour des leaders musulmans qui vont fonder des Etats, mouvements ou pensées islamiques. C’était le croisement des leaders musulmans : Hassan Al-Tourabi, Rached Ghanouchi, Abolhassan Banisadr, Gulbuddin Hekmatyar, Fayçal Moulawi, Zoheih Mahmoud, Roger Garaudy, Youcef Al Qaradawi quand il était un grand savant indépendant de tout pouvoir politique, Cheikh Saïd Ramadan Al-Bouti avant de devenir un traitre au service du pharaon sanguinaire Assad qui l’a probablement assassiné pour punir son repentir… C’était le port d’attache de grands penseurs musulmans comme Malek Bennabi. Maintenant, les plus grandes mosquées, celles de Boubakeur, Oubrou, Kechat & Cie, sont devenue des marécages pour ceux qui crachent sur l’islam, pour ceux qui irriguent l’islamophobie.

La mosquée Adda’wa était le croisement des leaders musulmans. Maintenant, elle est devenue la croisière s’amuse au service de ceux qui veulent torpiller l’Islam en tant que religion ou en tant que communauté, au service du cheval de Troie enturbanné, au service de la trinité cathodique Bouzar-Oubrou-Godard. Maintenant, elle est devenue une écurie pour le croassement assourdissement sur le début du ramadan, cachant l’incurie de certains Frères qui utilisent l’islam comme fonds de commerce, qui veulent mettre cette mosquée dans leur poche. Mais cette mosquée n’appartiendra jamais à l’UOIF de Fouad Alaoui !

Cheikh Hamidullah était très actif avec la communauté. Il vivait dans un appartement modeste constitué de deux chambres de bonnes communicantes au 6ème étage sans ascenseur au 6 rue Tournant Paris 6ème. C'était lui qui se déplaçait quand les gens voulaient le rencontrer, il avait la réputation de ne jamais rater un rendez-vous et d’être toujours en avance. Sinon il recevait les gens au siège de l’AEIF ou à la mosquée Adda’wa, où il disposait au premier étage, d’un bureau avec une sobre chambre de repos. Les fidèles de la mosquée avaient de lui l’image lumineuse d’un homme vieux et pieux, éducateur sage et patient, serviable avec les musulmans et insatiable avec l’islam, marchant la tête baissée ou assis avec modestie, les lèvres toujours en mouvement, parlant islam aux fidèles ou palpitant des invocations.

De retour d’un voyage, Cheikh Hamidullah trouve ses affaires jetées ou expulsées dans une autre chambre. Kechat, miné par la jalousie, a ordonné ce déménagement pour prendre la place du professeur qui n’a pas été prévenu, qui en a été choqué à tel point que son état de santé s’est dégradé. Malgré ceci, il continuait pendant de très longs mois à venir à la mosquée pour dispenser son prêche du dimanche, pour célébrer des mariages ou répondre aux questions des fidèles. Mais la blessure, même voilée par sa pudeur et sa grandeur morale, ne cesse de fragiliser son physique. Sa nièce va « l’exfiltrer » aux USA où il mourra 3 années plus tard.


Larbi Kechat Vs Mosquée Adda’wa de Stalingrad : un trans-imam Vs les vrais Hommes de l’islam.

 

7/ Des Hommes-trésors au bazar Bouzar-Oubrou-Godard.

Kechat Bouzar Oubrou Godard

L’enquête sur Kechat et sur la mosquée Adda’wa a été déclenchée par un email-sentinelle qui nous a alerté sur une manifestation programmée dans la mosquée de Kechat au service de la stigmatisation de l’islam. L’email dévoilait l’affiche du séminaire du 7 juin 2014 intitulé : Ces enfants qui partent mourir en Syrie au nom de l’« islam véridique ». Cette rencontre, tricotée par Kechat pour se couvrir devant la justice qui était en train de le mettre à nu, était officiellement organisée par le Centre socio-culturel de Paris et par la mosquée Adda’wa, ce que leurs représentants officiels ont qualifié comme usurpation d’identité, et par le CPDSI, un nouveau machin machiné par Dounia Bouzar. Avec comme VIP du minbar : le couple Godard-Oubrou. Leur mal est diagnostiqué et disséqué dans les précédentes enquêtes. Inviter le commandant des RG Godard pour parler de l’islam de France, c’est comme inviter le général Sharon dans la mosquée Al-Aqsa pour parler de l’Etat palestinien. Inviter Oubrou : l’antéchrist de l’islam de France, c’est comme arracher des pages du Coran et cracher sur les femmes voilées, y compris les femmes du Prophète et ses filles jusqu’à nos propres femmes et filles.

Depuis la fameuse Marche contre l’islam radical, organisée par Chalghoumi entre les 2 tours de la présidentielle le 29 avril 2012, plusieurs imams et représentants musulmans, plus intelligents et parlant mieux français, ont été embrigadés dans cette nouvelle croisade. Le pire, c’est que la croisade n’est plus limitée dans les médias ou dans la rue, mais elle a recruté et réquisitionné certaines mosquées. Le pire, c’est qu’on a élargi la croisade contre l’islam radical à l’islam véridique. Les musulmans, surtout leurs vrais imams et savants, ont le devoir de lutter contre les kharijites qui prêchent le terrorisme et qui volent de fragiles adolescents à leurs familles auxquelles nous devons la solidarité. Mais nous devons l’hostilité à ceux qui instrumentalisent ces drames pour faire du business infâme ou pour faire l’amalgame entre le Hamas et autres mouvements de résistance avec Merah et autres délinquants terroristes. Mais n’oublions pas que les islamistes ont été utilisés comme couvertures par les terrorismes d’Etat qui ont frappé la France à Karachi le 8 mai 2002, à Paris entre 1995 et 1996, à Tiberhrine fin mai 2007, à In Amenas mi-janvier 2013. N’oublions pas les innombrables cas du terrorisme des Services, du DRS algérien à l’ISI pakistanais, du MOSSAD à la CIA.

Kechat voulait organiser ce colloque pour se couvrir d’un voile casher, pour se protéger contre les poursuites judiciaires. C’est la méthode Chalghoumi. Moi, c’est l’islam modéré ; ceux qui me demandent des comptes, sont l’islam radical. Moi, c’est un nouvel harki ; les autres, sont des fellagas. Presqu’au même moment, le 26 mai 2014, la grande synagogue de Paris ouvrait ses portes à Tsahal, l’armée sioniste sanguinaire, pour organiser une rencontre de propagande et de recrutement auprès de la communauté juive de France. Une opération honteuse dont le site de l’ambassade d’Israël en France faisait la PUB. Mais nos représentants musulmans organisent des conférences pour faire la guerre à l’islam qualifié de radical, pour criminaliser le djihad ou la résistance légitime contre ceux qui massacrent les musulmans. Pour faire l’amalgame infâme entre les résistants palestino-syriens et les vauriens qui basculent dans le terrorisme.

Mais la trahison a besoin d’une gamelle et le mal a besoin d’une femelle. Bingo ! Kechat a prêté « sa » mosquée comme une cage dorée pour ses nouveaux partenaires adorés : Oubrou-Bouzar. Oubrou qui déclare aux femmes voilées : « Mets ton foulard dans ta poche » a trouvé une partenaire non-voilée pour investir les mosquées et s’en mettre plein les poches. Car leur travail contre « l’islam véridique » est un business frénétique. Impudique ? Et alors ! Il y a des imams et des musulmans qui ont choisi de vendre le Dine pour la dounia. Dounia Bouzar a construit avec sa fille une entreprise florissante qui bataille soi-disant contre l’intégrisme, mais qui sournoisement travaille l’affairisme de l’islamophobie. De sa boite de consulting Cultes et Cultures à sa nouvelle boite CPDSI, de son livre L’intégrisme, l’islam et nous, on a tout faux, à son dernier livre Désamorcer l’islam radical, elle fait partie de ces faux-musulmans-intellectuels-faussaires, des fossoyeurs du réveil musulman. Un mélange entre Khalida Messaoudi et Fadila H’mara avec le voile religieux d’Oubrou !

Après la publication de l’article « NON à la rencontre islamophobe à la mosquée de Porte la Villette », le 3 juin dernier, le séminaire a été enterré, Oubrou, Godard et Bouzar ont annulé leur participation. La Bouzar a publié un communiqué diffamatoire inventant des menaces pour justifier sa désertion, pour remplir de ses larmes le même bénitier victimaire de Chalghoumi. Quant au commandant des RG Godard, il a actionné un de ses revolvers médiatiques. Bernadette Sauvaget publia ainsi, le 9 juin dernier, dans Libération un papier digne de la presse colonialiste. Avant on accusait les résistants algériens de terroristes, maintenant on accuse les résistants musulmans, civiques et pacifiques, de salafistes. Ce colloque a été remplacé par une conférence sur l’Islam religion d’amour et de paix, avec la participation de Francis Lamand, figure sombre de la politique arabe de la France, réduite à l’affairisme avec les pétromonarchies. Cet avocat international est président d’un machin appelé l'Organisation internationale Islam et Occident qu’il a fondé en 1980, auteur du livre L’Islam en France, honorable correspondant des Services qui s’intéressent aux musulmans pour les traire et les faire taire.

Puis, dans le même filon de la solidarité affairiste ou clanique, c’était au tour de la partie apparatchik de l’UOIF d’essayer de sauver le soldat Kechat, en organisant une continuité entre la rencontre qui stigmatisait « l’islam véridique » et celle qui stigmatise une tradition prophétique. Plutôt une injonction islamique : celle de la vision du croissant pour déterminer le début du ramadan, celle que certains frères de Tareq Oubrou qualifient d’«islam d’Âge de pierre », contrairement au calcul astronomique qu’ils sanctifient « islam de la Nasa ».

8/ La division de la Oumma : de la vision de la lune à la tune aveuglante.

Le 9 juin, moins d’une semaine après l’annulation de la rencontre islamophobe, l’UOIF canal Alaoui, via son lieutenant Okacha Ben Ahmed, indéboulonnable secrétaire général de l’UOIF, organise dans la même mosquée en zone de non-droit, une pseudo-rencontre pour entériner leur décision de fixeKechat et Okacha, la réunion de la honte de l'UOIFr la date du début du ramadan selon le calcul astronomique, en respect des calculs politiciens et d’une certaine mauvaise foi. Okacha est l’impitoyable homme de main d’Alaoui, imposé à tous les dirigeants, y compris au nouveau Président réformateur Amar Lasfar, pour que l’UOIF ne redevienne pas ce qu’elle était il y a 25 ans, pour qu’elle reste une boutique pour quelques apparatchiks, un coffre-fort stérilisateur pour les nombreux hommes qui composent sa propre direction et une partie des mosquées qu’elle dirige. Mais l’UOIF se décompose, comme un corps qui a perdu son âme, dès qu’Alaoui brandit les rémunérations et les subventions.

Pendant plus de 20 ans, Alaoui et Kechat étaient des concurrents appartenant à la même filière, mais qui s’évitaient tout en s’observant en chiens de faïences. Maintenant, ils s’unissent et réagissent en meute pour sauver leurs biens et leurs finances. Pour qu’on ne sache pas où sont parties les centaines de millions de pétrodollars offerts à l’islam de France. Pour qu’on ne demande pas des comptes sur les dizaines de millions d’euros de dons annuels des musulmans de France. C’est le corporatisme de l’opacité. C’est la solidarité de l’affairisme. Oui, Kechat va être soutenu par ceux qui ne veulent pas que leurs escroqueries soient mises à nu. Dans la mafia, comme dans les dictatures arabes, comme dans l’islam de France, la transparence est une hérésie : l’omerta est sacrée ! Alors, où sont partis ceux qui font la collecte d’argent dans les mosquées avec frénésie quand des montagnes de musulmans sont massacrés ? Ah, ils les utilisent bassement pour ramasser plus d’argent ! Il y a un lien entre la paralysie de centaines de millions de musulmans quand nos dirigeants tuent des centaines de milliers de musulmans et notre lâcheté que nous avons construite, en s’étant tu face à l’hypocrisie d’une grande partie de nos dirigeants religieux.

Le 3 janvier 2013, cheikh Ahmed Jaballah, alors président de l'UOIF a été reçu pompeusement par le président égyptien Mohamed Morsi au palais présidentiel. Que fait-il maintenant pour ce bon musulman et son pauvre peuple martyrisé ? La partie de l’UOIF qui s’excite pour attiser la fitna du ramadan est restée immobile, comme un cadavre puant la lâcheté, pendant que l’aSSaSSin siSSi maSSacrait nos frères et nos sœurs : les civils innocents du peuple égyptien, surtout les Frères Musulmans égyptiens, frères organiques des Frères Musulmans français. Contrairement à  Chalghoumi qui a participé à des manifestations pour appeler au putsch contre Morsi, qui a organisé le 29 juin 2013, dans le gymnase voisin de la mosquée qu’il colonise avec le soutien du CRIF et de la police française, une rencontre pour soutenir siSSi et les futurs aSSaSSins du peuple égyptien, avec la participation de Prasquier, Patrick Karam et quelques leaders coptes. Un guignol peut-il être plus actif qu’une fédération qui rassemble une quarantaine de mosquées, une dizaine de grandes associations, des milliers de militants, mais qui ressemble à un cartel paralysant ?

UOIFEgalement, l’UOIF n’a organisé aucune manifestation de soutien pour le peuple syrien ni contre les maSSacres du tyran aSSad qui a exterminé plus de 300 000 civils. Aucun soutien pour les mamans voilées privées de sortie scolaire qui ont manifesté dans plusieurs villes, comme à Argenteuil le 22 mai dernier. Mais l’UOIF se décarcasse pour soutenir le soldat Kechat. Le pire va venir quand on va évoquer le Palais de Justice. Pour le reste, on a d’un côté, Oubrou qui poursuit sa croisade contre les femmes voilées et les moudjahidines, et de l’autre, Fouad Alaoui qui a limité le soutien aux femmes voilées ou aux peuples palestiniens et syriens massacrés dans les dons des musulmans, dans l’argent qui blanchit et anesthésie les consciences. Donnez-nous des sous et des chèques et endormez-vous sous les cheikhs ! Abandonnez l’islam aux charlatans affairistes et enfermez-vous dans le piège de Satan, dans la résignation fataliste !


9/ Larbi Kechat : de la démolition de la mosquée Adda’wa
à la dévalisation de l’islam.

Avant de parler des musulmans qui partent en Syrie, parlons des musulmans qui partent des mosquées, voire qui quittent l’islam, choqués par les imams et responsables religieux qui font de l’islam un fonds de commerce frauduleux et scandaleux. Parlons des millions d’euros qui partent dans les poches de certains mafieux qui dirigent certaines mosquées et associations islamiques. Depuis la démolition de la mosquée Adda’wa en 2006, à combien se chiffre la « dévalisation » de l’islam, non pas le nombre des millions d’euros envolés, mais le nombre de jeunes musulmans, de nos enfants, tombés dans la drogue, la délinquance, la violence, voire le terrorisme nihiliste ; à combien se chiffre le nombre de divorces, le nombre de familles explosées, le nombre de « guerres civiles » entre voisins ou entre cousins, le nombre des victimes du démembrement de la mosquée.

Depuis la destruction de la mosquée Stalingrad, combien d’âmes et combien de familles musulmanes ont été détruites ? Combien de musulmans ont arrêté de fréquenter les mosquées ? Combien de musulmans se sont éloignés de l’islam ? Combien d’enfants de musulmans ont été siphonnés par la déliquescence morale ou par la délinquance banale ? Ne savez-vous pas que lorsqu’une mosquée s’éteint dans un endroit, Iblis emploie le vide pour y allumer les ténèbres qui mènent vers la ruine, la crise, la souffrance, la prison, l’enfer… Ne remarquez-vous pas que lorsqu’une mosquée disparait d’une ville ou d’un quartier, les soldats humains de Satan prennent sa place, envahissent tout l’espace, progressent comme une gangrène dans le corps musulmans, font du mal à n’importe qui et ne font pas de quartier ?

Kechat voulait faire de la mosquée Adda’wa sa propre mosquée-cathédrale, mais il en a fait un amas de scandales. Entre Porte de la Villette et Stalingrad, il massacre l’histoire de cette mosquée qu’il vampirise le long d’une véritable mascarade. Le chantier fantôme a englouti 30 ans d’aumônes. La mosquée a déménagée en 2006 à Porte la Villette dans un préfabriqué provisoire, mais qui dure solidement et sordidement. L’installation de cette mosquée provisoire a couté plus de 700 000 €. Le seul grand hangar a couté plus de 500 000 €. Sans compter ce que les musulmans ont donné en nature et en effort. Mais leur mosquée est devenue un squat de mauvaise réputation.

La nouvelle mosquée Porte la Villette est composée d’un grand hangar métallique, de quelques bungalows ou Algeco, d’un chalet utilisé par Kechat comme résidence secondaire. Cet ensemble est coincé entre le bâtiment des Restos du cœur et celui de la brigade d’assistance aux sans-abris. Avec tout le respect pour les SDF, la mosquée est assiégée par les effluves urinaires. Pour y accéder, comme pour y enquêter, il faut se boucher le nez. Le pire, c’est qu’à l’intérieur de cette mosquée qui suinte partiellement la mort morale, les charognards de l’islamophobie peuvent vomir des conférences !

Le bouquet, c’est que cette mosquée est sans-papier ! La mosquée Porte la Villette est une zone de non droit : elle n’a aucun bail. Aucun titre. Elle est otage d’une situation irrégulière qui a mis en colère le Maire Delanoë, maisqui réjouit les Services friands des casseroles. Ces instruments de domestication politico-policière que cuisinent les représentants musulmans et empoisonnent l’islam, qui évaporent l’intégrité dans les liquidités et transforment les fusées religieuses en pétards mouillés.

Valls et Frederique Lahaye de FreminvilleComme le démontre le document ci-joint, le 16 décembre 2013, Kechat a été mis en demeure personnelement par la Ville de Paris pour régulariser la situation de la mosquée de Porte la Villette. La lettre recommandée a été envoyée par Mme Frédérique Lahaye de Freminville. Elle était alors directrice du logement et de l'habitat de la Ville de Paris, avant d’être nommée, le 11 avril 2014, conseillère logement auprès du Premier ministre Manuel Valls. Kechat n’a pas répondu à la lettre de Mme Frédérique Lahaye. Les services du logement sont dans une situation délicate où même leur responsabilité personnelle peut être engagée. Le maire Delanoë avait peur que la Droite découvre ce cadavre dans le placard si Hidalgo échouait à lui succéder. Delanoë avait raison de se sentir abusé par Kechat, comme l’ensemble de la communauté musulmane. Pourtant, c’est grâce à Delanoë et à l’ancien maire du 19ème arrondissement de Paris, Roger Madec, que la mairie de Paris a voté en 2005 une délibération pour mettre à la disposition de l’ACI un terrain de 3000 m², dans le cadre d’une convention d’occupation précaire. L’opposition a déposé plainte, en vain. Kechat menait les gens en bateau. Du minbar, à plusieurs reprises il disait aux fidèles on a l’argent, criez Allah Akbar. Il partait souvent dans les pays du Golfe, aux frais de la mosquée, pour chercher des financements. où sont-ils ?

10/ Les multiples visages du terrorisme pour détruire la mosquée Adda’wa.

Dans les années 80, le Maire de Paris Jacques Chirac a essayé, à plusieurs reprises, de fermer la mosquée Adda’wa. En réalité, Chirac était piégé ou manipulé par ses Services et par la délation et la pression du recteur de la mosquée de Paris, Cheikh Abbas Bencheikh el Hocine. Celui-ci était très jaloux de l’importance prise rapidement par la mosquée Adda’wa et de son affluence et son influence. Il n’a cessé de dénoncer l’étoile montante de cette mosquée, cheikh Kechat, comme un dangereux intégriste. Ses délations rattraperont Kechat quelques années plus-tard. Ainsi, comme toujours, l’ennemi des musulmans sont des musulmans. L’écrivain Sadek Sellam adresse au maire Chirac une lettre pour l’alerter sur les mensonges du corbeau qui dirigeait la mosquée de Paris et sur les conséquences négatives de la fermeture de cette mosquée sur la politique arabe de la France et sur l’amitié très fructueuse entre Chirac et les émirs des pétromonarchies. Ce que Chirac a bien entendu, avant que d’autres voix replongent la mosquée Adda’wa dans d’autres conflits avec la mairie de Paris.

Dans les années 90, profitant du climat de peur fabriqué avec la guerre civile algérienne et les menaces terroristes, la Droite parisienne a mené 8 ans de batailles malveillantes et méchantes contre le projet de la reconstruction de la mosquée Stalingrad. A partir de 1993, la mairie de paris, alors dirigée par Jacques Chirac puis par Jean Tiberi, a refusé plusieurs permis de construire. En 1996, la préfecture et le maire du 19ème acceptent, mais Tiberi bloque. Le FN et le groupuscule anti-mosquée ont organisé, surtout le long du printemps 1996, des manifestations et pétitions contre la reconstruction de la mosquée Adda’wa. Mais quelques mois après l’arrivée de Delanoë à la mairie de Paris, la mosquée obtient un permis de démolir le 12 juillet 2001, puis un permis de construire le 6 septembre 2002.

Mais ceux qui voulaient détruire la mosquée Adda’wa ont utilisé d’autres armes : le terrorisme psychologique, l’intimidation dans un plan de domestication, la « chalghoumisation », puis la bombe, la petite arme du terrorisme spectaculaire. L’implosion de l’intérieur et l’explosion à l’extérieur. Le 10 aout 1994, Larbi Kechat est arrêté par l’ancien ministre sinistre de l’Intérieur Pasqua, il est enfermé dans l’ancienne caserne de Folembray 22 jours avec 25 personnes qui l’évitent car ils le soupçonnent d’être une taupe.

cheikh Abdelbaki Sahraoui

Cette mise-en-quarantaine est levée après le déjeuner à Folembray entre le cheikh Sahraoui Mohand Tighlit et Chams-Eddine Dehbal. C’est grâce au dévouement et à l’activisme de ces 2 derniers, et celui extraordinaire d’Ahmed Miské, et celui des membres de l’ACI et au réseau de solidarité islamo-chrétien qu’ils ont mis en place, que Kechat a été sauvé de l’expulsion vers le Burkina Faso. Sauvé de la cruauté du bannissement à Ouagadougou, contrairement à de véritables hommes qui y survivent encore et qui souffrent depuis 20 ans, eux et leurs familles, de la décision infâme de Pasqua, Kechat est assigné à résidence de septembre 1994 à avril 1996. Pendant cette période, il vit à l’intérieur de la mosquée, protégée et cajolée par les dirigeants de l’ACI, logé, nourri, blanchi, par la mosquée Adda’wa, mais menacé par un mandat d’expulsion.

Le 17 mars 1997, une heure avant la prière de l’aube, un extincteur d'incendie rempli de poudre et placé sur la poignée de la porte de la mosquée. Contrairement aux bombes attribuées aux GIA, celle-ci ne comporte ni mitraille (clous, boulons), ni retardateur (réveil, minuteur). Ainsi, ce sont les Services du terrorisme d’Etat algérien qui sont derrière cet attenant. Avec la complicité des Services français comme s’était le cas dans l’assassinat du Cheikh Sahraoui ? Le 12 juillet 1995, à 85 ans, le cheikh Abdelbaki Sahraoui, est assassiné à l’intérieur de la mosquée Khalid ibn al-Walid de la rue Myrha, avec le fidèle Ahmed Omar qui voulait s’interposait. Cet ancien fellagha et dirigeant du FIS gênait autant la dictature algérienne sanguinaire que l’Establishment français islamophobe. La connivence entre les deux se manifeste dans l’assassinat de plusieurs opposants algériens, même coupés des mosquées comme Ali André Mécili le 7 avril 1987, comme dans la tentative d’assassinat de la mosquée de Stalingrad le 17 mars 1997.

Attentat terroriste contre la mosquée Adda'wa rue de Tanger 3 jours plus tard, Libération titre : « L'attentat contre la mosquée rue de Tanger. Cinq millions retrouvés chez le trésorier ». Chez Libération, le BHL et Goebbels ont fait plusieurs enfants depuis longtemps ! Le trésorier Lounès Allache, 76 ans, est arrêté car suspecté d'irrégularités dans la gestion du lieu de culte. Après l’explosion, la police découvre dans son bureau 60 000 F en liquide, et deux cartes de crédit douteuses. La police perquisitionne son domicile et y trouvent « 5 millions de francs en espèces répartis en plusieurs enveloppes». Le doute est lancé contre l'origine et la destination de ces dons. Une kabbale bien orchestrée est lancée contre la mosquée Adda’wa accusée de soutenir les GIA en Algérie. Avant d’admettre que Lounès Allache est un honnête trésorier, un intègre comptable, fonctionnant à l’ancienne car n’ayant aucune confiance dans les banques... ni dans certains musulmans. C’est un homme d’honneur d’une grande classe, poète kabyle d’une élégance et d’un flegme anglais, gestionnaire de liquides d’une transparence limpide et de glace, au service de la mosquée Adda’wa qui l’obnubile et qui remplit son cœur et son reflet.

Attentat terroriste contre la mosquée Adda'wa rue de TangerL’attentat contre la mosquée Adda’wa a eu lieu deux semaines après un reportage incendiaire sur France 2. Le 27 février 1997, l’émission Envoyé spécial, en présence de Xavier Raufer, diffuse un reportage diffamatoire contre la mosquée transformée en « repaire d’un islam sauvage flirtant avec le terrorisme ». La croisade de France 2 contre la mosquée Adda’wa est relayée par d’autre médias. L’hebdomadaire Marianne du 23/29 juillet 2001, avec la plume empoisonnée de Martine Gozlan, publie un article intitulé « Religion : une nouvelle mosquée à Paris. Mais pour quel islam ? », Faisant l’amalgame entre la mosquée Adda’wa et Al-Qaïda. Elle sera condamnée, avec son patron Jean-François KAHN, par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 24 mars 2003.

France2 Marianne islamophobie terrorismeCette même année, 6ans après l’attentat à la bombe, le terrorisme prend le visage d’une alerte à la bombe pendant l’office du vendredi du 29 mars 2003. Des CRS débarquent et demandent l’évacuation de la mosquée, mais les dirigeants refusent et tiennent tête à la police. L’enquête conduit à un jeune juif de 32 ans. 5 jours après la condamnation de journalistes « juifs » en croisade contre l’islam, c’est un jeune juif qui a exprimé cette même haine contre l’islam. Il sera condamné à douze mois de prison dont trois fermes. Ainsi, la mosquée Adda’wa a été la cible d’une croisade politique et journalistique, pétainiste et terroriste. Maintenant, elle est la victime de la trahison de certains musulmans, de l’hypocrisie d’autres musulmans et de la sieste du reste.

11/ De la guerre à l’intérieur de la mosquée Adda’wa.     

D’abord, pour ne pas être suspectée de partialité, cette longue enquête a sollicité le témoignage de Kechat et auditionné plusieurs de ses proches et soutiens. D’abord, cette enquête devait être publiée avant le ramadan, mais elle a été reportée pour respecter ce quatrième pilier de l’islam, même lorsque les soutiens de Kechat ont instrumentalisé ce mois béni pour colporter des mensonges et nourrir les musulmans avec des ragots. Les 3 mois d’enquêtes veulent écrire l’histoire de la mosquée Adda’wa : 30 ans de grandeurs et 10 ans de bassesses tyranniques.
Cette enquête corrosive aurait pu être autocensurée et ses révélations explosives enterrées si Kechat avait accepté les tentatives de réconciliation et d’explication interne engagées via deux véritables hommes d’honneur et de foi, proches de lui et proches d’Allah incha’Allah, cheikh Hamza, le président de la mosquée Myrha et de celle de la Porte de Clignancourt, docteur Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othman de Villeurbanne. Mais Kechat a choisi de se bunkériser dans l’arrogance aveuglante, dans la manigance violente, dans la posture de Kadhafi et autres petits pharaons musulmans.

Puis, pour relativiser ce cas catastrophique de Kechat, il faut savoir que plusieurs dizaines de mosquées sont actuellement empêtrées dans des affaires judiciaires, des batailles procédurières, des guerres ordurières. Dans les 10 dernières années, plusieurs centaines de plaintes ou de procès ont déchiré nos mosquées ou nos associations dites islamiques. Cette « fitna » des mosquées brule l’argent, la dignité et parfois la foi des musulmans. La mosquée Adda’wa ne mérite pas de suivre cette pente boueuse.

Si seulement le déchirement de la mosquée pouvait se limiter à l’affrontement juridique entre les deux parties via des sommations officielles bombardées par des huissiers, des rafales de recommandés et des comparutions devant le Tribunal de grande instance de Paris. Mais non ! Le clan de Kechat a préféré utiliser la violence. Il y a les menaces puis l’injure publique. Il y a la diffamation et l’installation de pilori, comme la publication, la distribution ou l’affichage sur les murs de la mosquée de la Porte de la Villette de pétitions ou de documents révélant les noms des « voyous qui veulent fermer votre mosquée ».

Parmi ces « voyous », il y a des grands-parents qui ont fondé l’ACI avant même l’arrivée de Kechat en France, il y a des hommes qui ont hébergé et nourri Kechat avant qu’il n’avale la mosquée qu’ils ont construite, avant qu’il ne vomisse la charité qu’ils lui ont faite. Ainsi, lors de la réunion organisée le 9 juin par l'UOIF dans la mosquée de la Porte la Villette concernant la détermination des dates du Ramadan, Farid Abdelkrim et sa belle-famille, une dizaine dont une majorité féminine, ont fait circuler un document de deux pages recto-verso accusant les anciens dirigeants de « voyous ». Oui, c’est ce mot qui a été utilisé dans une réunion d’imams pour diaboliser les adversaires de Kechat. Le document était accompagné d’une pétition.

Messaoudi fatma-zohraC’est la même pétition que les soutiens de Kechat ont fait circuler pendant le Rassemblement des Musulmans de France organisé par l’UOIF au Bourget du 18 au 21 avril 2014. Officiellement, les pétitions sont lancées par la Fédération Les Amis de la Mosquée Adda’wa et du Centre Socio-Culturel de Paris, une association créée le 4 avril 2014. Cette Fédération est présidée par Fatima-Zahra Messaoudi, ancienne salariée de Kechat au nom du CSCP, débauchée, au sens de licenciée, par Kechat le 14 mars 2011 en siphonnant 11 353 € d’indemnités, d’argent des musulmans. Avec Hayat Abdelkrim, Kechat a ainsi réembauché, au sens de ré-embrigader, deux femmes qu’il avait bannies.

Voici les statuts de cette fédération de soutien à Kechat.


A la sortie de cette fameuse et fumeuse réunion du 9 juin, les imams et autres participants à cette réunion religieuse ont trouvé collé sur la sortie de la mosquée une grande affiche intitulée : « Les gens qui veulent fermer votre mosquée ». Une liste de 10 personnes a été placardée. Cette affiche aurait dû être fixée avec une hache tellement ceux qui l’ont faite ne connaissent ni honte ni honneur, mais seulement haine et horreur. Cette affiche rappelle le système Wanted qui a sévit dans le Far West américain. Cette affiche rappelle le système des piloris qui a sévit dans le Moyen âge européen. Elle nous rappelle que pour défendre leurs biftecks ou leur chasse-gardée, leur fonds de commerce ou leurs mosquées, les loups montrent leur vrai visage.

Le Wanted selon Kechat : Appel à la haine religieuse .....Le Wanted selon Kechat : Appel à la haine religieuse..... Hayat Abdelkrim

 

12/ Le nouveau manège de la mante religieuse.

Kechat mosquée AddawaPour comprendre ce qui se passe, il faut connaitre 2 sigles et 2 dates. La mosquée, de Stalingrad comme celle de la Porte la Villette, est dirigée par deux associations : une cultuelle et une culturelle. La première, la plus importante est régie par la loi 1905, elle s’appelle ACI, puis ACIMA, Association Cultuelle Islamique Mosquée Adda’wa. Les deux ont le même numéro d’immatriculation : W751200785. La deuxième association, régie par la loi 1901, s’appelle le CSC, puis CSCT, puis CSCP, puis CSCMP Centre socioculturel, musulman, de Paris. Toutes ont le même numéro d’immatriculation : W751116337. Excepté les deux dernières dénominations, ACIMA et CSCMP, Larbi Kechat a été et est toujours le Président Du Comité d’honneur de toutes ces associations avec des prérogatives statutaires nominatives qui lui confèrent un pouvoir pharaonique illimitable et irrévocable. D’où l’appellation mosquée Kechat !

Puis, il y a 2 dates pour appliquer une des recettes du « régime arabe » : cuisine religieuse comme plâtre despotique, agitation de guignols comme théâtre démocratique, activation de la guillotine comme conclusion automatique. Le 7 puis le 22 Juin 2013, Kechat, en sa qualité de président d’honneur de l’ACI et du CSCP, convoque un CA puis une AG. Contrairement au fonctionnement de n’importe quelle autre association, musulmane ou non, ces deux réunions ont réuni les mêmes personnes, une quinzaine au maximum ! L’objet de ces deux kabbales était l’exclusion ou l’expulsion des deux présidents associatifs de l’ACI et du CSCP. En utilisant le pouvoir « caché » d’un comité d’honneur installé à « l’étranger ». Ainsi, comme dans l’Egypte du Sissi ou comme dans bled Mickey, Daoud Kellou remplace Ahmed Ouali pour présider l’ACI. Et pour présider le CSCP. Aïssa Amar est remplacé par Salah Kherbouche, alias cheikh Noureddine, alias psychologue, alias conférencier à mi-temps, alias imam d’un vendredi sur deux à la mosquée de Combes la ville. Hélas, n’importe qui peut devenir imam. Hélas, n’importe qui peut diriger n’importe quelle mosquée. L’islam de France est devenu du n’importe quoi.

Larbi Kechat et Daoud Kellou Vs mosquée AddawaCe manège rappelle celui de 2004 où Daoud Kellou était bombardé président de l’CSCP le premier jour de son arrivée à la mosquée Adda’wa, qu’il n’avait jamais fréquenté auparavant, quelques temps après son déménagement de la ville d’Angers où il était président d’AMEDIA, Association Musulmane Pour Les Echanges Et Le Dialogue, qu’il a créée en mars 2000 pour fonder et présider une mosquée à Angers. Mais abracadabra, le voilà, peu de temps après, dirigeant d’une grande mosquée à presque 300 km. L’islam de France est magique. Daoud Kellou laisse derrière lui la mosquée d’Angers en état de ruines et de braises, une mosquée qui ne s’illumine que par les innombrables procès et bagarres physiques. Le voilà qui ramène sa fraise à la tête de la mosquée Adda’wa, qui va tomber comme un grand palmier ruiné et calciné par son fermier, mais couvert par les salades pseudo-religieuses. Les trans-imams savent tirer les marrons du feu autant que les musulmans se laissent rouler dans la farine.

Comment les mains de Daoud Kellou peuvent-elles prendre les rênes et les chèques d’une mosquée où il n’a jamais mis les pieds auparavant. Comment peut-il diriger une mosquée quand il n’habite ni à coté, ni dans le département, ni dans un département voisin, mais à Plaisir, à plus de 40 km. Question bête quand on apprend que la majorité des dirigeants de la mosquée Adda’wa-Kechat habitent Aix-la-Chapelle en Allemagne, à plus de 400 km. Et qu’un autre dirigeant de la mosquée habite à Dubaï à plus de 5000km. Dans le nouveau manège du 7 puis du 22 Juin 2013, Kechat a ramené, avec ce même mécanisme de cooptation, des personnes qui n’appartiennent pas à l’association, dont certains ne la connaissent ni de près ni de loin, dont 3 ont intégré la direction du CSCP, comme président, secrétaire général et trésorier. On n’est pas loin du film carnaval fi dachra.

Ce mode opératoire, ce ménage éliminatoire, est utilisé par Kechat depuis 20 ans pour éloigner les dirigeants les plus dévoués quand ils commencent à découvrir sa facette inavouée. Faisant des hommes de foi ses propres marionnettes inconscientes, il joue les uns contre les autres. Mais la manipulation mentale et spirituelle ne peut pas réussir ad vitam aeternam. Et les magiciens du pharaon peuvent se retourner contre lui quand ils découvrent la vérité. Cette fois-ci le manège de Kechat n’a pas pu réussir. Ahmed Ouali, dirigeant de fait de l’ACI depuis 2008 et président officiel depuis 2011, a refusé de se plier au diktat de Kechat, même s’il a encaissé les coups pendant plusieurs mois en silence, surtout en refusant de répondre aux rumeurs qui mettaient en cause son intégrité morale, en cherchant une solution interne. Mais pour laver l’honneur et sauver la mosquée, il ne reste qu’un moyen : saisir la justice et faire intervenir un avocat non musulman.

C’est ainsi l’état du corps musulman, on fait appel à un médecin étranger pour soigner ou arrêter nos infections internes et nos guerres intestines. Les dirigeants renversés par Kechat ont assigné auprès du tribunal de grande instance de Paris ce dernier pour violation du contrat associatif. Ils ont organisé, un CA puis une AGE, une assemblée générale extraordinaire, le 10 puis le 19 décembre 2013, pour la mise en conformité juridique des statuts de l’ACI devenue ACIMA. Le procès-verbal de l'assemblée générale a été authentifié par Me Vincent Adam, huissier de justice à Paris. Un nouveau Conseil d'administration a été élu et les nouveaux statuts adoptés. Les modifications ont été déclarées à la Préfecture de Paris et publiées le 22 mars 2014 au Journal Officiel de la République Française. Ils ont adressé des sommations à Kechat pour leur communiquer toutes les pièces comptables afin de permettre de clôturer le bilan 2013, puis ils l’ont licencié. Dès le début du mouvement de redressement, Amar et Ouali ont été rejoints par tous les membres fondateurs de l’ACI encore vivants et par les anciens dirigeants. Tous veulent que les musulmans ouvrent leurs yeux et que la mosquée Stalingrad ouvre ses portes rapidement. Tous veulent que la lumière soit faite et que la dictature soit défaite.

13/ Kechat et « sa » mosquée : le Pharaon et le Clan des imams cachés.

Ceux qui trouvent ce titre abusif, qu’ils lisent les stratus ci-joints. Ceux qui veulent devenir les Kadhafi des mosquées, qu’ils copient les statuts fomentés par Kechat lui-même. Voici les statuts de 2008, les statuts du despotisme réglementaire.
Chaque despote a choisi un titre. Ramsès, c’est le Pharaon. Hitler, c’est le Führer. Franco, c’est le Caudillo. Mussolini, c’est le Duce. Abdel-Nasser, c’est le Raïs. Kechat, c’est le Président du Comité d’honneur. Un titre qui lui accorde, selon les statuts, tous les pouvoirs. Dès la page 2, dès le chapitre 2, dès l’article 5, Kechat s’ « auto-nomme » Président du Comité d’honneur, puis, tout le long des statuts, il s’ « auto-fixe » dans le marbre administratif la liste des pouvoirs qu’il détient à titre personnel ou au titre de ce qu’il appelle le Comité d’Honneur. Un machin doté d’un énorme pourvoir, mais composé de personnalités religieuses non identifiées. Une machination au service de la conspiration despotique.

Ces statuts intronisent nominativement Larbi Kechat Président du Comité d’honneur à vie. Irrévocable. Indéboulonnable. En plus, l’article 10 lui accorde le droit de coopter des nouveaux membres au CA, Conseil d’Administration, sans limitation de nombre, dont certains sous l’appellation d’invité de droit spécial, qui viennent seulement pour voter et disparaitre aussitôt. Une forme d’armée mexicaine déployée au bon vouloir et au seul service de Kechat.

Mais le génie des statuts est l’invention du Comité d’honneur. C’est la formule la plus citée dans ces statuts. Ce Comité d’honneur est composé de 8 membres qui ne peuvent pas être révocables, ni par le Conseil d’Administration ni même par l’Assemblée Générale. Chacun des 8 membres dispose de 5 voix. Seul Kechat connait leurs noms ! Il peut inventer les noms qu’il veut et les procurations qu’il veut. Ainsi, quand les voix de tous membres de l’association (AGO ou AGE) en droit de voter peuvent ne pas dépasser 15 ou 20 voix, Kechat dispose d’un joker magique de 40 voix. Peut-être que certains membres de ce Comité d’honneur ne savent même pas qu’ils en font partie. Peut-être que certains ne savent pas ce que Kechat fait de leurs signatures qu’ils n’ont jamais faites. Kechat est une géni qui sait ce qu’il fait. Voici les statuts de la mosquée Adda’wa depuis sa création en 1969 jusqu’à leur dépravation en 2008, après leur altération en 2004.

Ce n’est qu’en 2004, après la mort de Tighlit et après le meurtre moral de Dehbal que Kechat organise son coup d’Etat statutaire en introduisant l’alinéa B de l’article 5 : « il est institué un Comité d’Honneur composé de quatre à six membres permanents irrévocables et non soumis à élection. […] le Comité d’honneur est présidé par un Président irrévocable, dit « président d’Honneur » […] Le Président du Comité d’Honneur de l’Association est Monsieur Larbi Kechat ». Le coup d’Etat de Kechat est un pitoyable mélange du Coup d’Etat permanent, pour reprendre le titre du livre de l’ancien président français François Mitterrand… et du coup d’Etat constitutionnel de la momie Bouteflika, actuel président de l’Algérie. Ce putsch statuaire a été co-signé par Daoud Mahfoud, président en 2004, membre fondateur en 1969 de la mosquée, mais aveuglé par l’ignorance da la langue française, par la non-connaissance de la grammaire du despotisme, par la confiance absolue dans Kechat, qu’il dénonce, depuis plusieurs années.

L’alinéa B de l’article 5 ne rédige pas seulement les statuts d’un dictateur, mais érige aussi la statue d’un menteur. Kechat écrit ici : « Le Président du Comité d’Honneur de l’Association est Monsieur Larbi Kechat, Recteur de la Mosquée ADDA’WA depuis 1979, et qui, depuis 1972, développe des activités cultuelles, culturelles et sociales conformément aux exigences de l’Esprit islamique et aux valeurs de la République ». La mythomanie ridicule ne peut pas se cacher dans la mégalomanie des majuscules. Comme démontré dans cette enquête, Kechat n’était pas recteur en 1979 et n’était rien avant.

Comme le démontre le document ci-joint, comme le montrent les 63 pages du registre officiel des Assemblées de l’association entre 1973 et 2004, le nom de Larbi Kechat n’apparait nulle part. Car le rôle de Kechat dans la mosquée Adda’wa est nul ! Non, il est négatif. Pire, il est destructeur ! D’ailleurs, ironie du sort, l’article 5 qui fonde le despotisme Kechat se termine par l’alinéa C qui énoncent la liste des membres fondateurs. Mais tous les membres fondateurs qui vivent encore en France dénoncent la tyrannie-escroquerie de Kechat.

Parmi les 6 dirigeants que Kechat a conservés comme membres fondateurs, il y a le défunt Mohand Tighlit et Ahmed Seddini qui est rentré en Algérie. Ceux qui restent, sont tous contre Kechat. Il y a, selon l’ordre des statuts, Mahmoud Aït Chabane, Mohamed Kerzazi, Mahfoud Daoud et Mohamed Imedjoubene. Ces 4 hommes témoignent dans cette vidéo :

VIDEO                        Les Fondateurs de la mosquée Adda’wa
dénoncent Larbi Kechat.


 

14/ Le déshoneur du Comité d’honneur :
ingérence étrangère et étrange belligérence.

Kechat Abdelkafy Laroussi Hawari Nakdali Tatary Khayat MetwalyLa lettre recommandée du 26 novembre 2013, LRAR signée par Kechat, est d’un géni digne des magiciens du pharaon. Elle est adressée à Ouali et Amar : « Le Comité d’honneur a décidé votre exclusion définitive et irrévocable ». Le comité d’honneur est comme le HCE, le Haut Comité d’Etat, qui a couvert le putsh contre le FIS et sauvé le despotisme. Kechat a sorti de son chapeau 7 membres qui vivent tous à l’étranger, que presque personne ne connait, qui ne connaissent pas les personnes qu’ils ont exclus…

Le 19 décembre 2013, deux Sommations interpellatives ont été délivrées par un huissier de justice, contre Aïssa Amar et Ahmed Ouali, à la demande de Mohamed Hawari(Allemagne), Salaheddine Nakdali(Allemagne), Riay Tatary (Espagne), Haytham Al Khayat (Egypte), Moussa Metwaly(Allemagne), Omar Abdelkafy (Emirats), Mohamed Laroussi (Belgique), président du CMCE, Conseil musulman de coopération en Europe. Les deux responsables musulmans français résistent et saisissent la justice, alors Mohamed Laroussi, au nom du Comité d’honneur, leur adresse une lettre du 6 février 2014. Le Pr Laroussi est présenté comme « Président de la Ligue Entraite Islamique » et « Président du Conseil Musulman de Coopération en Europe ».
Voici les documents qui démontrent cette ingérence étrangère et autoritaire.

Quel déshonneur ! Les fondateurs, les dirigeants et les principaux acteurs de la mosquée Adda’wa ont résisté contre toutes les pressions étrangères, politiques ou policières, de l’Algérie puis du Maroc. Abderrahmane Amari voulait, au nom du Maghzen, tirer les marrons du feu de la guerre menée par les dirigeants algériens de la mosquée de Paris contre la mosquée Adda’wa où il était très présent. Mais il a échoué. Alors, il a émigré à Evry où il a fondé, avec Khalil Merroun, une mosquée qu’il a vendue aux Saoudiens avant de la revendre au Maroc, en rackettant la Ligue Islamique mondiale et en réalisant d’énormes plus-values. Rien de cela avec la mosquée Adda’wa dont les vrais hommes qui la dirigeaient l’ont préservée indépendante de toute ingérence étrangère, étatique ou groupusculaire. Même de l’influence de l’Arabie-Saoudite, bien qu’elle lui a offert plusieurs millions de francs. Maintenant, cette mosquée est dirigée par Kechat et 7 Etrangers qui vivent à l’étranger. Ces 7 personnes sont pour la mosquée des fantômes, même s’ils sont probablement des cheikhs très respectables. La majorité de ces 7 imams sont considérés officiellement comme des intégristes dangereux par l’Etat français, car disciples du leader Issam Al-Atar : un Homme pour les musulmans, un danger pour la France des Services. Mais ces dangereux imams sont utilisés par Kechat pour diriger « sa » mosquée d’une façon tyrannique et ténébreuse. Mais l’Etat français considère Kechat comme imam des lumières. Ce qui démontre, une nouvelle fois, l’hypocrisie de l’Etat français.

16/ Les 3 K, la kabbale et le karcher.

Les 3 K Kherbouche Kechat Kello

Le 24 juin 2014, au Palais de justice de Paris, Kechat, après plusieurs dérobades et débandades, a été contraint de s’exprimer devant la Cour. Mais pour impressionner la juge, il est venu avec une cour de courtisans, surtout des dirigeants religieux, exclusivement des responsables de l'UOIF. A leur tête, deux membres imminents et respectables du Conseil Européen de la Fatwa : cheikh Ahmed Jaballah, ancien président de l’UOIF, directeur de l’IESH (Institut Européen de Sciences Humaines), Ounis Guergah, Président de Dar Al-Fatwa, directeur scientifique de l’IESH. Avec eux, il y avait Khalid Bouchama, ancien commercial au service de Fouad Alaoui promu responsable du halal puis intronisé imam. L’équipe était cornaquée, probablement manipulée, par Farid Abdelkrim, venu en force avec plusieurs membres de sa belle-famille. A commencer par son épouse Hayat, ancienne secrétaire de Kechat licenciée en 2004, réembauchée depuis un an, comme Fatima-Zahra Messaoudi, un cas étudié auparavant.

Daoud Kellou et Salah Kherbouche, les deux prétendus présidents de l’ACI et du CSCP, les deux associations cultuelles et culturelles qui dirigent la mosquée Adda’wa, ont déserté. Pendant plusieurs semaines, ils ont disparu de l’entourage et des rouages de Kechat. Cette absence aurait pu être la conséquence d’un vrai repentir, d’un sursaut d’honneur, du refus de continuer à mentir, peu importe par quel genre de peur. Mais non, les revoilà qui reviennent avec Kechat, dans une nouvelle kabbale judiciaire, en réclamant à l’autre partie, qui prétend vouloir passer le karcher pour sauver la mosquée Adda’wa, 164 900 €. Au minimum, 164 900 €.  Rien que ça !

Ainsi, Kechat & Cie, c’est-à-dire les 3 K, réclament, via la saisie de la justice française, 22 900 € comme préjudice pour le CSCP, 42 000 € comme préjudice pour l’ACI, 40 000 € pour les frais au titre de l’article 700 du code de procédure civile, c’est-à-dire 40 000 € pour Kechat, Kellou et Kherbouche. Mais ils réclament aussi, et surtout, 50 000 € pour Kechat personnellement, 5 000 € pour Kellou personnellement, 5 000 € pour Kherbouche personnellement. Les 3 K réclament 60 Ke, kilo-euros pour utiliser un terme technique, pour compenser ou récompenser leur préjudice moral.

KKK = 60 000 € ! Rien que ça ! L’indécence des montants du prétendu préjudice moral est de la même nature de ceux qui veulent s’enrichir en mentant, est de la même nature de l’affaire Bernard Tapis. Sauf qu’il ne s’agit pas de la multinational Adidas, mais d’une mosquée. Sauf que l’argent de l’islam donne des ailes à nos marchands de tapis. Alors, que les trans-imams qui ont vendu leurs âmes réclament aux défenseurs de l’islam des indemnités pour préjudice moral. Qu’ils ne perdent pas le moral, l’islam est devenu plus un business qu’une morale. Qu’ils ne perdent pas le moral, les musulmans ne vont pas arrêter leur trafic immoral.

164 900 € ! Rien que ça ! En tout cas, les hommes ayant déserté le clan Kechat, ce dernier s’appuie désormais sur le dernier venu ou parvenu, sur quelques femmes, quelques responsables et quelques affairistes de l’UOIF… et sur la manipulation de certains imams. C’est dans ce contexte que Kechat s’est appuyé sur Farid Abdelkrim comme n’importe tyran s’appuyant sur un mercenaire ou sur une légion étrangère.

17/ Farid Abdelkrim : le mercenaire (baltaji ikhwani) de Kechat.

Farid ABDELKRIMFarid Abdelkrim, l’ex-futur-maire de Nantes, était une pépite de l’UOIF qui pensait remplacer Jean-Marc Ayrault. C’était un jeune frère prometteur politiquement, devenu un vulgaire clown émetteur de détraquement. Car, il a malheureusement attrapé la folie. La folie de la rancœur et la folie des grandeurs. La grosse tête et les gros-mots. D’abord, il s’est attaqué à la France avec son minable livre Na'al bou la France ?! (Qu’Allah maudisse le père de la France). Puis, il s’est converti à la croisade contre l’islamisme et le salafisme. Dans son dernier livre Pourquoi j'ai cessé d'être islamiste, comme dans plusieurs spectacles et vidéos, il se moque vulgairement de plusieurs pratiques islamiques. Dans sa vidéo Ramdam en plein Ramadan, il se moque de ceux qui veulent respecter la souna. Avec la même facilité et vulgarité d’Oubrou qui se moque des femmes voilées. D’ailleurs, Farid Abdelkrim était un salarié louche de Tarek Oubrou dont il reste un lèche-babouche, surtout en réalisant un documentaire de 52 minutes à la gloire de son idole.

Ainsi, Farid Abdelkrim était un délinquant, devenu islamiste, devenu délinquant anti-islamiste. Quel gâchis ! C’est le même parcours vicieux de son mentor-menteur Oubrou. Mais il ne voulait pas se contenter de se nourrir avec les vices d’Oubrou, il voulait devenir le Vice-Kechat. Tout en continuant à vivre aux crochets des musulmans. Tout en continuant à cracher sur les musulmans. Constatant que Kechat est seul et fragile, que ses soutiens se sont dissous, que la mosquée Adda’wa est une grande machine à sous, il va s’investir pour défendre Kechat, dont il pense être devenu le dauphin, l’héritier de sa poule aux œufs d'or.

Ainsi, c’est Farid Abdelkrim qui ramène les dirigeants de l’UOIF au procès du 24 juin 2014. C’est lui qui crée, le 27 juin 2014, une page Facebook Adda’wa, en réalisant lui-même et en publiant une vidéo de Kechat dans laquelle il prétend être « le recteur et l’imam de la mosquée Adda’wa depuis toujours » « depuis 40 ans ». Ce qui est un mensonge comme démontré auparavant. Pour réaliser cette vidéo avec le chantier comme décors ou comme arrière-plan, Kechat et son metteur-en-scène Farid Abdelkrim ont ramené un serrurier et un huissier pour faire sauter les verrous. Le lendemain, les dirigeants de la mosquée Adda’wa qui poursuivent Kechat en justice ont déposé plainte pour intrusion et effraction, ils ont changé les verrous du chantier où Kechat ne peut plus venir.

Cette vidéo propagande du couple Kechat-Abdelkrim ne montre pas l’état pitoyable du chantier : un maquis de fer rouillé, des amas de sable, des bourbiers abyssaux, des arbrisseaux ou des plantes qui dépassent les 3 mètres, plusieurs Algeco éventrés. En partant, le tandem Kechat-Abdelkrim a barricadé la porte du chantier avec plusieurs antivols de vélos comme s’il s’agissait d’un camp clandestin de baraques de Roms.

C’est Farid Abdelkrim qui a publié, le 2 juillet, une vidéo intitulée Soutien à cheikh Larbi Kechat, où des personnes ont été invités à dire du bien de Kechat. Parmi elles, il y a plusieurs imams et responsables respectables qui ont été piégés. Parmi elles, il y a aussi des affairistes notoires, comme ce célèbre imam qui facture chaque prêche du vendredi 500 €, sans parler de ses « honoraires » quand il fait des conférences ou des opérations de levée de fonds. Ces interviews ont été filmées le 9 juin, lors de la réunion organisée par l'UOIF dans la mosquée de la Porte la Villette concernant la détermination des dates du Ramadan. Ainsi, cette vidéo a été tournée le soir où Farid Abdelkrim et sa belle-famille ont distribué et collé des tracts diffamatoires et les appels à la haine dénoncés ci-haut. Ainsi, la propagande mythomane et la manipulation mégalomane ne sont pas réservées à BHL, Caroline Fourest, David Pujadas & Cie. Ces effluves pourris émanent aussi de la communauté musulmane. Ex : Chalghoumi-Boubakeur-Oubrou-Kechat-Abdelkrim.

18/ La mosquée Adda’wa de Hamidullah à Jaballah,
de l’AEIF à l’UOIF… au néant.

Ahmed Jaballah UOIFEn 1962, Hamidullah fonde l’Association des Etudiants Islamiques de France. L’AEIF œuvrait pour la diffusion et l’échange de l’islam en tant que savoir, pour l’organisation des contacts, dialogues et visites entre intellectuels et religieux musulmans en France, pour la construction de l’intelligentsia islamique. Le célèbre siège à Paris de l’AEIF, 23 rue Boyer Barret 14ème arrondissement, était le saint-germain islamique, La Mecque parisienne. L’AEIF n’était pas un syndicat estudiantin, mais la matrice de l’élite et la motrice de la communauté. C’était le centre du bouillonnement intellectuel musulman avec sa célèbre bibliothèque et sa revue bimensuelle Le Musulman. C’était le miroir qui a permis de l’émergence de plusieurs mosquées et cadres musulmans à travers toute la France. C’était l’indépendance des influences étrangères, le refus du sectarisme et la promotion de la critique. C’était le carrefour des leaders musulmans.

Alaoui & Cie ont créé en 1989 l’UIEF, Union islamique des étudiants de France, devenue EMF, Etudiants Musulmans de France, en 1996. L’AEIF, avec Hamidullah et autres leaders islamiques, était une fusée de l’islam ; l’UIEF ou l’EMF avec Alaoui, Charafeddine Mouslim et autres apparatchiks, était un satellite de l’UOIF. L’AEIF et l’UOIF de Benmansour et autres leaders des Frères étaient la locomotive de la communauté musulmane, l’UOIF de Fouad Alaoui est devenue le tracteur qui engrange l’argent en voulant écraser tous les concurrents, et même certains versets du Coran avec Oubrou et Cie. L’UOIF qui dirige l’EMF qui abrite des étudiantes et des étudiants d’une grande qualité, réunissant le double critère compétence-intégrité, va-t-elle encore les étouffer, les utiliser pour étoffer ses orbites ? Ou lui laisser la relève pour espérer relever et l’UOIF et la communauté musulmane ?

Mais suite à une scission au sein de l’AEIF entre les Frères tendance pro-syrienne avec Issam Al-Attar et les Frères tendance pro-égyptienne, avec le cheikh Fayçal Mawlawi, ces derniers lancent, en 1977 le GIF, le Groupement Islamique de France, le géniteur organique de l’UOIF. Le GIF était composé principalement d’étudiants tunisiens, puis algériens et moyen-orientaux. Le noyau dur était composé de cadres ou militants du mouvement islamiste tunisien MTI, Mouvement de la Tendance Islamique, l'ancêtre du parti Ennahdha. La répression sauvage de Bourguiba va renforcer leurs rangs.

Ounis Guergah avec et Larbi KechatLeur moteur était une mosquée activiste, au bon sens du terme, dans le bon sens islamiste, située dans un foyer Sonacotra à Gallieni Paris 20ème. Avec le temps et avec « la nature arabe », les divisions du MTI vont perturber le siège du GIF qui était situé dans un local mitoyen de la librairie Essalam qu’il venait d’ouvrir avec Abderrahmane Berkani au 135 boulevard Ménilmontant. Cette librairie pionnière a organisé la première exposition du livre islamique au siège de l'UNESCO. Le GIF, qui inventera plus tard les colonies de vacances islamiques, organisait un congrès annuel dans une ville différente à chaque fois. L’année de sa création, il organisait son congrès annuel à la mosquée Adda’wa quand elle était hébergé à l’église Ménilmontant, avec le célèbre cheikh Saïd Hawwa comme invité vedette.

Ainsi, malgré la division entre les deux tendances des Frères, profonde et violente, mais politique et idéologique, la mosquée Adda’wa est restée un trait d’Union. Ainsi, après la sortie de Mahfoud Nahnah de prison en 1981, il sort de son passé de nationaliste arabe tendance nassérien et vient à Paris pour faire l’allégeance « la baya » à Fayçal Mawlawi en 1982... Et faire le prêche du vendredi à la mosquée Adda’wa. Mais les divisions vont s’accentuer. Fayçal Mawlawi, souhaitant que l’action du GIF sorte du périmètre parisien, demande aux Frères de créer une association nationale. Alors, Abdallah Ben Mansour lui propose la nationalisation d’une association locale qu’il a créée deux ans auparavant et qui s’appelle… l'UOIF. Ben Mansour en sera le secrétaire général et Ahmad Jaballah le président.

Quant à l’AIEF, elle a conservé 3 pôles d’excellence : la mosquée Adda'wa à Paris avec Kechat qui l’a tuée à petit feu ; la mosquée de Strasbourg avec Abdellah Boussouf, le Machiavel qui a tout vendu au Maghzen, avant d’être balayé, l’année dernière, par une nouvelle direction jeune et prometteuse ; la mosquée de Toulouse avec Mamadou Daffé, un Homme qui est resté un Homme. Malheureusement, dans les années 80, Jaballah rentre dans une bataille d’appareils avec l’AEIF. Dans cette guerre de poussière organique, l’héritage intellectuel et théologique du professeur Hamidullah est jeté aux vents. D’abord, plusieurs parties bataillent férocement pour gagner le titre d’héritier du professeur, pour encaisser ses droits d’auteur ou récupérer les manuscrits qu’il n’avait pas publiés… Puis, le professeur a disparu dans la guerre des vanités. Jusqu’en 2012, Kechat considérait Jaballah comme un ennemi qu’il critiquait et attaquait souvent.

Ounis Guergah avec Youcef Achmaoui: l'anti-KechatAinsi, lorsqu’il le ramène au procès du 24 juin ce n’est pas pour sauver son âme ou un foyer de l’islam, mais pour sauver sa carrière et son image. Le rapprochement entre les deux personnages n’est pas pour des raisons « islamiquement » corrects. Quant à Jaballah, est-il toujours dans les calculs apparatchiks d’il y a 30 ans ou a-t-il pris de la hauteur ? Peut-être a-t-il été manipulé par Farid Abdelkrim, mais rien ne peut justifier le faux témoignage, Chahadat Azzour. Après le procès, l’auteur de cette enquête a adressé un email aux deux cheikhs Jaballah et Guergah. La lettre leur rappelait le péril du témoignage contre une partie musulmane sans même l’entendre ou tenter de la contacter pour comprendre. La lettre leur conseillait de contacter cheikh Youcef Achmaoui qu’ils connaissent bien, qui connait très bien l’escroquerie Kechat, puisqu’il était un jeune imam à la mosquée Adda’wa chassé par Kechat, puisque son père était l’un des principaux dirigeants de cette mosquée qu’il a quittée avec virulence pour protester contre la violence de la gestion autoritaire de Kechat et contre la nonchalance de sa gestion financière.

19/ Le scandale Kechat-Bouygues :

Le scandale Kechat BouyguesL’article 15 des statuts, page 9 du document ci-joint, désigne Kechat, nommément, en tant que Président du Comité d’Honneur, responsable pour prospecter, négocier et signer les contrats avec les entreprises en rapport avec la construction de la mosquée, y compris Bouygues, qui est, bizarrement, citée dans ces statuts. Ainsi, les statuts que Kechat a tramés pour être le responsable tyrannique de la mosquée Adda’wa, le rendent responsable du scandale Bouygues, responsable des millions d’euros envolés dans la poussière des gravats et la poussière de la vanité.

Le lendemain de l’arrivée de Delanoë à la mairie de Paris, il a signé le permis de construire de la mosquée Adda’wa, qui va retenir, contrairement à la période précédente, un seul projet et un seul architecte Dominique Caril. Ce dernier empoche, alors, plus de 1 400 000 € pour ses honoraires et ses études annexes. Le taux d’honoraire est conforme au marché, 9%. Sauf que le budget calculé par Kechat est énorme : plus de 18 millions d’euros. Une somme pharamineuse jamais atteinte.

Kechat avait ainsi les yeux plus gros que le ventre. Le maire Delanoë signe la prolongation du permis de construire en 2004. Cette année, après un appel d’offres, 4 sociétés sont retenues. Il y a surtout la société Eiffage avec un budget de 16 millions €, mais avec la garantie contractuelle de ramener les donateurs étrangers. C’est-à-dire la mosquée n’allait presque rien débourser. Cette offre a été défendue par le président de la mosquée de l’époque, Chams-Eddine Dehbal. Il sera brutalement évincé cette même année. Et il y a l’offre de Bouygues, appuyée férocement par Kechat, avec un budget de 16 millions € actualisé en 2006 à 18 600 000 €. C’est cette offre qui gagne le marché. Mais dans la tête de Kechat, qui réfléchit comme une boutique boulimique, la mosquée ne représente que 21.5 % du budget. Car Kechat voulait construire sa propre cathédrale intello-sociale. Ainsi, le budget du CSCP était de 14 600 000 €. Le budget d la mosquée, ACI, était de 3 720 000 €. La preuve est dans ce document.

Juillet 2006, démolition de la mosquée de Stalingrad. 2008, sommation de commencer les travaux sous peine de perdre le permis de construire définitivement. 2008, Kechat signe un OS, ordre de service, pour démarrer les travaux sur la partie gros œuvres ou infrastructures sans la caution bancaire, sans garantie financière. Bouygues commence les travaux le 28 avril 2008, les arrête en mars 2009 et quitte définitivement le chantier 3 mois plus tard. En laissant un énorme trou de 4 mètres, très dangereux pour les voisins ! En laissant un énorme trou dans les comptes de la mosquée.

Y-a-t-il eu une arnaque ? Y-a-t-il une affaire Bouygues comme il y a maintenant une affaire Bygmalion ? Bouygues, qui roulait pour Sarkozy, a-t-elle roulé les musulmans dans la farine ? L’argent des musulmans a-t-il servi au financement politique d’un parti politique ? Ou doit-on envisager la bonne foi de Bouygues ? Sinon, une forme de philanthropie musulmane convertissable en pétrodollars aux Emirats, comme la générosité de Serge Dassault qui a construit la grande mosquée de Corbeilles-Essonne comme vitrine à ses affaires avec les pétromonarchies. Sinon, l’argent de la mosquée Adda’wa a-t-il été détourné par des musulmans vers un paradis fiscal, comme les Emirats, comme l’argent de la mosquée de Nanterre qui a été détourné vers le paradis fiscal de Chypre ?

Bouygues-Construction a-t-elle travaillé avec une autre association que celle qui dirige la mosquée Adda’wa ? Combien de millions d’euros a empoché Bouygues pour laisser la mosquée en ruines ? 5 millions d’euros ? 7 millions d’euros ? Pour 11 mois de travaux, pour la simple construction inachevée de l’infrastructure de la Mosquée Adda’wa, Bouygues a empoché 3.2M€, comme le montre le document ci-joint. Comble de l’ironie et de la cupidité, Bouygues, après son départ, a réclamé à la mosquée plusieurs pénalités dépassant 800 000 € que l’architecte Caril a invalidé, car elle ne correspondait pas à l’état d’avancement des travaux.

En tout cas Bouygues et Kechat doivent répondre. Surtout Kechat, parce que c’est lui qui a imposé Bouygues. Comme il doit s’exprimer sur l’état du chantier de la mosquée à la rue Tanger. Un chantier qui ne cesse de se dilater d’année en année comme la ferraille rouillée, dont le budget ne cesse de grimper comme les herbes de plusieurs mètres qui le couvrent maintenant, devant les rumeurs qui ne cessent d’exploser malgré le silence religieux qui couvre et couve ce scandale. Selon le Kechat de 2005, la mosquée devait couter 18 millions € et devait être prête pour le ramadan 2010. Selon le Kechat de 2014, il est victime de rumeurs et de tentatives de putsch. Non, ce sont les musulmans qui sont les victimes. C’est la mosquée Adda’wa’ qui est victime. C’est l’islam qui est la victime.

Après le départ de Bouygues, dont le budget annuel de sa seule filiale Construction dépasse les 11,1 milliards €, celui qui a signé avec cette société pharaonique, Larbi Kechat, signe avec une société personnelle, Abdelkader Messaoud, une entreprise individuelle spécialisée dans l'ingénierie, lancée le 1 janvier 2009, immatriculée sous le numéro 509 475 505. Cette personne ou cette société est engagée comme AMO, Assistant Maitrise d’Ouvrage, des grands œuvres de la mosquée. Une activité qu’il a déjà exercée dans d’autres mosquées auparavant, comme Bagnolet et Asnières. Avec quel bilan ? La question est ouverte.
Voici quelques documents qui concernent le scandale Kechat-Bouygues.

 

Le scandale CADPA-Kechat.

le Scandale Cadpa Kechat

Cette société a été liquidée en 2010. Elle avait alors 35 000 € dans les comptes qui ont été virés à la CDC, Caisse des Dépôts et Consignations, puis à la mosquée Adda’wa. Peut-être il y a prescription pénale, mais l’amnésie musulmane est criminelle. La trahison des musulmans ne peut jamais être prescrite, que par le vrai repentir. L’histoire doit être écrite et la vérité doit retentir !
La CADPA, Compagnie d’Approvisionnement et de Distribution des Produits Alimentaires, est une SARL dont Kéchat détenait 51% des parts, l'association de la mosquée Adda'wa détenait 49% des parts. Qu’est-ce que cela veut dire ? L'augmentation du capitale de cette société de 50 000 FF à 4 773 000 FF, comme le confirment les annonces légales du journal Le Parisien du 18 décembre 1997, correspond à quoi ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

Le scandale Belkacem et le garage de la mosquée.

Au 38 rue de Tanger Paris 19ème, il y a un magnifique immeuble mitoyen de la mosquée Adda’wa qui aurait dû appartenir à la mosquée Adda’wa. Peu d’années après l’achat des entrepôts Bouchara pour construire la mosquée, Mohand Tighlit décroche une nouvelle affaire, une promesse de vente du garage qui était collé aux entrepôts. Mais les comptes de la mosquée étant vides, il trouve une solution avec des bienfaiteurs saoudiens et avec hadj Belkacem, un homme d’affaires qui faisait, occasionnellement, office d’imam des 5 prières dans cette nouvelle mosquée de Stalingrad.

Ainsi, comme le montre le document ci-joint, hadj Belkacem devait rendre à la mosquée, c’est-à-dire revendre au même prix, ce garage acheté 3 500 000 FF. Mais il s’est laissé avoir par la cupidité, malgré sa présence intense auprès du cheikh Abou-Bakr Al-Djazairi. Le garage devient un grand parking qui ose racketter les fidèles venus prier à côté. Quelques années plus tard, la mosquée rassemble l’argent pour racheter ce parking comme convenu. Mais Belkacem demande le double, la mosquée accepte. Alors, il réclame le triple. Puis, il réclame que les dirigeants de la mosquée lui donnent l’argent à l’étranger et qu’ils disent que Belkacem a fait don de cet immeuble pour la mosquée. Les dirigeants de la mosquée acceptent tout, car ils devaient impérativement acheter cet immeuble, car pour reconstruire la mosquée, ils devaient trouver et garantir des issues de secours. Le jour de la signature chez le notaire, Belkacem exige 20 millions de francs. Les dirigeants de la mosquée le quittent scandalisés. Quelques mois plus tard, l’immeuble a été vendu aux PTT pour 26 millions de FF. Vivant maintenant à Médine avec un riche patrimoine immobilier en France, Belkacem doit s’acquitter d’une énorme dette auprès de la mosquée Adda’wa. Sinon, on doit lui rappeler qu’Abdallah Ibn Oubayye Ibn Salloul vivait aussi à Médine.

Le scandale de l’INPI, de la propriété et de la probité intellectuelle.

Comme le montre ce document, le 10 mars 2014 Kechat a souscrit, seul, auprès de l’INPI, Institut National de la Propriété Industrielle, une demande d’enregistrement de marque, à son propre nom, le nom de l’Association Cultuelle Islamique Mosquée Adda’wa. Il a signé de sa propre main, pour honorer le paiement des frais correspondants à cette opération, un chèque de l’association. Mais c’était un ancien Carnet de chèques. Ainsi, par lettre adressée le 6 mai 2014 à l’association, l’INPI a retourné ledit chèque rejeté par la banque qualifié d’irrégulier pour sa signature non conforme.

Cette affaire pose la question de l’utilisation de l’argent et des chèques de la mosquée Adda’wa. Comme pour le nom de la mosquée, en voulant tout s’accaparer, Kechat a provoqué, contre son propre désir, la fermeture des comptes bancaires de la mosquée Adda’wa. Après le putch du 22 Juin 2013, où Kechat a renversé les deux présidents des deux associations qui dirigent cette mosquée, Ahmed Ouali et Aïssa Amar, Kechat a tout fait pour les discréditer et salir leur réputation, y compris auprès de la banque. Ainsi, le 2 avril 2014, l’agence Paris Bolivar de la banque CIC, a bloqué les comptes des deux associaitions prétextant que « Monsieur Kechat nous a indiqué être victime d’agissements frauduleux (…) » Tel un arroseur arrosé, en voulant confisquer la gestion des 300 000 € qui ont survécu dans les comptes officiels de la mosquée, Kechat a bloqué cet argent. Ce qui explique la colère sonnante et trébuchante de Kechat. Ce qui explique la folie de l’argent réclamé au titre de préjudice moral. Pour les trans-imams, seul l’argent compte !

20/ De quoi Kechat est-il le nom ?

Né le 15 avril 1945 à Bordj Zemora, dans la région de Sétif, il est domicilié dans ses documents officiels, passeport algérien, carte de résident de 10 ans ou compte bancaire personnel, au 15 avenue de la Porte de la Villette. C’est-à-dire dans cette mosquée préfabriquée et sans titre, dans cette zone de non-droit. Il arrive en France en 1972 comme étudiant précaire à la faculté de philologie. Il venait de fuir un divorce à Constantine où il était assistant dans la faculté de Lettres. C’est en fréquentant la mosquée du 15 rue de Belleville qu’il retrouve cheikh Daoud Mahfoud, originaire du même village.

Car les familles et les maisons de Mahfoud et Kechat étaient très proches. Le père de Kechat était l’imam et le sage du village, ce qui explique l’accueil chaleureux et fabuleux qu’a reçu Kechat par Mahfoud et ses compagnons qui dirigeaient la mosquée Adda’wa. Mais, parfois « les fis de » sont un gaspillage ou un bradage hideux de l’héritage familial et de l’honneur patrimonial  Kechat est un nom de l’assassinat moral du père. Mahfoud prenait souvent Kechat sur ses épaules pour l’emmener chez-lui quand ce dernier finissait d’apprendre un hizb, un chapitre du Coran. Ainsi, les deux futurs imams apprenaient le Coran auprès du père de Kechat ; mais Daoud a appris par cœur tout le Coran et Kechat en a appris une petite partie avant qu’elle déserte son cœur.

cheikh Daoud Mahfoud, lors du preche du premier Vendredi à la mosquée Adda'wa après son installation à Porte de la VilletteCheikh Daoud Mahfoud est l’un des fondateurs de l’ACI en 1969. C’est lui qui accompagne Mohand Tighlit en 1973 pour aller chercher Kechat de la cité universitaire dans le quartier de la Gare de Lyon à paris 12ème. La pitié est le premier lien entre Kechat et la mosquée Adda’wa. Tighlit lui offre une chambre dans son hôtel qu’il gérait à Montreuil et le partage de ses repas. Kechat est logé, nourri et blanchi gracieusement. Avec l’esprit des pères de l’Indépendance algérienne, Tighlit réservait une partie de ses chambres d’hôtel aux étudiants ou aux jeunes algériens en offrant des loyers ridicules et en offrant l’aveuglement face aux impayés forcés. Au fil des années, Kechat est adopté rapidement par la famille d’hommes qui a fondé l’ACI et ses trois mosquées. Il est dorloté. Il est gâté jusqu’au pourrissement. Hadj Allache, ancien président et trésorier de l’ACI, lui loue, en son nom propre et avec son argent propre, une chambre dans le chic Paris 16ème, à côté du métro Passy.

Pour lui assurer un salaire honorable et des points de retraite, la mosquée achète en 1992 une boucherie au 32 rue Maroc dans le 19ème arrondissement, et fait de Kechat le gérant même s’il n’y travaille jamais. Après la nomination de Kechat comme directeur salarié du CSCP, la boucherie est vendue en 1998, presqu’au même prix d’achat, 920 000 francs, donc avec une perte vu les frais engagés pour son agencement. Au-delà du salaire déclaré, Kechat a considérablement profité de la générosité des bienfaiteurs, comme ce seul industriel Algérien qui doublait la rémunération officielle de Kechat. Ce dernier était noyé dans la générosité de ceux qui le choyaient dans les cadeaux en liquide et en nature. Après sa sortie de prison, Kechat avait un coiffeur personnel, un habilleur personnel, un chauffeur personnel, qui se déplaçaient tous à la mosquée pour le servir. La générosité de ces hommes et notre communauté généreuse vont être payées par la grosse tête et récompensées par l’ingratitude. En langue arabe, la mécréance vient du mot ingratitude. Chez certains arabes, la trahison est une religion.

Larbi KechatChez certains imams, changer de vestes est une deuxième peau. Proche du regretté Mahfoud Nahnah, il était anti-FIS. Après la victoire du FIS aux législatives, pensant que ce parti allait diriger l’Algérie, il lui fait la cour et enflamme ses discours. Dans certains prêches, il se prend pour un leader du FIS. Après son arrestation, il va attaquer le FIS et dénoncer certains de ses dirigeants en France. Car, ce qui compte pour Kechat, c’est sa peau et sa carrière. Et pour les opportunistes les plus avides, creuser une carrière, c’est creuser des trous pour les autres et faire le vide…

« Méfiez-vous d’un tel ! », c’est le refrain sacré de Kechat auprès des dirigeants ou des acteurs de la mosquée qui l’écoutaient religieusement. Une rengaine animée par la vanité de soi et par la haine… La haine jalouse ou peureuse de ceux qui sont meilleurs que lui et de ceux qui connaissent des choses sur lui.  Staline envoyait ses interprètes en Sibérie, car, disait-il, ils connaissent des choses. Kechat, depuis la mort de Tighlit en 2002, changeait de dirigeants presque tous les 4 ans. Une fois que ces dirigeants donnaient tout ce qu’ils avaient dans le cœur ou dans la poche, finissant par connaitre la vraie nature de Kechat, ce dernier les faisait éjecter par de nouveaux dirigeants, nouvellement manipulés, avant de subir le même manège qu’ils ont participé à tramer et fomenter.

Kechat, pièce maitresse des faux-monnayeurs qui dévalorisent l’islam, est un franc convertisseur de la célèbre devise algérienne : « Tous les Etats ont un Service secret, sauf en Algérie, les Services secrets qui se nomment le DRS, ont un Etat. C’est le DRS qui fait et défait les dirigeants de l’Etat et l’Etat lui-même. En France, toutes les associations de mosquées ont leur imam, sauf Kechat a sa propre grande mosquée, sauf Kechat qui fait et défait les associations et les dirigeants. Et comme dans les Etats corrompus, la gestion financière de Kechat est érigée en secret d'Etat. Pour être juste, le couple Merroun-Amari, qui sévit à la mosquée d’Evry, est la face pile de Kechat, puissance mille en termes de liquidités pétrodollars et du maghzen liquidateur de dignité.

« À malin, malin et demi », c’est l’adage qui s’applique heureusement aussi chez les intrigants-brigands, chez les comploteurs-magouilleurs. Après avoir dilapidé les millions de la mosquée Adda’wa, surtout avec Bouygues, constatant qu’il ne peut plus honorer les 18 millions € du budget qu’il a fixé lui-même pour construire sa mosquée pharaonique, Kechat a cru bêtement dans les sirènes algériennes qui lui vendaient le rêve et le salut de devenir recteur de la mosquée de Paris, poste prestigieux qui accorde l’impunité et le salaire d’un ambassadeur (13 000 €). Kechat a mordu à l’hameçon. Alors, il va être plumé. Il va être racketté comme une petite minette minée par la vanité et dépouillée par les entremetteurs qui lui ont fait croire à un rôle féerique et entrevoir un Oscar.

Dans cette affaire sordide, il y a les réseaux d’un colonel et d’un ex-colonel, l’actuel et l’ancien patron du Bureau militaire de l’ambassade d’Algérie à Paris. Il y a le colonel Abdel Malek, alias Smail Touati, qui vendait la candidature de Kechat, avec le soutien français du commandant Bernard Godard. Et il y a le nouveau patron superpuissant du Renseignement, le général Ali Ben Daoud, qui jouait avec Kechat comme un orque avec une otarie, la propulsant dans le ciel avant de la dévorer. Pourtant, tout le monde sait que le général Ben Daoud a imposé son ami l’avocat affairiste Chams-Eddine Hafiz comme dauphin de Boubakeur. Sauf que d’autres généraux, dont certains sont des nazis génocidaires de leur propre peuple, veulent parachuter leurs propres obligés pour piocher dans un islam de France si généreux. Sinon, changer toute l’équipe qui dirige cette mosquée incroyablement lucrative. Le recteur de la GMP, Grande Mosquée de Paris, a le traitement d’un ambassadeur, salaire fixe de 13 000 €, logement et berline de fonction, chauffeur et cave secrète pour les pots-de-vin. Et la vassalité de plusieurs trans-imams qui dirigent les mosquées en Kapos-devins.

Sauf que les généraux affairistes et leurs Services carriéristes sont bourrés de chevaux de Troie. Sauf que le Bureau militaire de l’ambassade algérienne est dirigé par 3 colonels, qui sont par ordre hiérarchique, Zoubir Ghouila, Smail Touati et Abdelhak Benayed. Tous partagent le même grade, mais se divisent pour braconner les devises qui engraissent leurs portefeuilles. Sauf que plusieurs officiers des Services algériens bradent tout, y compris l’Algérie et l’islam, pour faire fortune avec leurs fauteuils. C’est ainsi que le sang du peuple algérien n’est plus saint, n’est plus sauf. C’est ainsi que les lieux de cultes et les rites de l’islam ne sont plus ni sains ni saufs.

Ce n’est pas la première fois que Kechat se fait piéger et escroquer par les Services algériens. Fin des années 80, Kechat a perdu beaucoup dans son deal avec le ministre des affaires religieuses Abderrahmane Chibane qui devait l’aider à être nommé Recteur de l’université islamique de Constantine. En contre-parti, Kechat devait soigner son image à Paris et le renseigner sur ce qui se passait dans la grande mosquée de Paris, où Chibane voulait finir sa carrière comme recteur. Mais, les intermédiaires qui intriguaient, comme les religieux qui briguaient le même poste, étaient très nombreux. L’une des conséquences de ses basses-pratiques, est la brutale exclusion de Kechat du Conseil Supérieur Islamique, comme le révèle Sadek Sellam dans son livre La France et ses musulmans, publié chez Fayard en 2006. Abdelmadjid Cherif, ancien secrétaire général des affaires religieuses de l’Algérie détaché à paris comme vice-recteur, l’écrit noir sur blanc. Mais la Nation du Livre dont le premier mot révélé est « Lis » refuse de lire et de se regarder en face. Par pudeur et pour ne pas charger la barque, les prétextes officiels de cette exclusion sont autocensurés dans cette enquête.

Mais quel gâchis ! Kechat avait tous les moyens matériels et humains pour devenir un grand intellectuel et pour faire de la mosquée Adda’wa un CRNS musulman. Mais il a choisi le bavardage comme science et la manigance comme politique. Il voulait être un grand Garaudy arabe, il est devenu un p’tit marchand de temple musulman. L’ivresse du liquide, pétrodollars et dons des mosquées, lui a fait perdre la tête. Mais la paresse intellectuelle et la sécheresse spirituelle étaient bien dissimulées avec la brume de la djellaba et les cascades salivaires.

Il aurait pu être une haute personnalité musulmane, mais il a choisi les hauteurs de la vanité et de la vacuité, les longs voyages en première classe et les palaces émiriens qui donnent le vertige. Il avait dans sa main une grande maison de l’islam et un énorme capital de sympathie qu’il a démolis et anéantis de ses propres mains, pour paraphraser le Verset 2 de la Sourate 59. Il lui reste l’utilisation de quelques versets comme chimère, comme filets de pêche. Il lui reste l’imposture des prêches et la posture victimaire. Il lui reste quelques passages éphémères dans 2 chaînes satellitaires des Emirats totalitaires. De la poudre aux yeux pour dissimuler la poussière intellectuelle et la cendre spirituelle.

Il avait l’émission dominicale sur France 2, Connaitre l’islam, lancée en janvier 1983 grâce au lobbying de Jacques Berque. Cette émission de 15 minutes était magistralement animée par Sadek Sellam jusqu’en 1991, avant de changer de nom en 1998, Vivre l’islam, avant de devenir une émission honteuse pour l’islam et sa communauté en France. Kechat a été régulièrement invité dans cette émission entre 1988 et 1991 avant d’être remplacé ou chassé par Hocine Raïs qui l’a vaincu dans la bataille de l’affairisme et du conspirationnisme. Il avait une maison d’Edition nommée Confluent, cofondée avec Abdelhakim Al-Ghissassi qui était son bras-droit cérébral et protocolaire, qui était très actif, avec son épouse, à la mosquée Adda’wa. Mais qui a été chassé par la jalousie macabre de Kechat qui l’est mis à l’appeler Le Marocain. D’ailleurs, Kechat n’a publié comme éditeur qu’un seul livre, une traduction farcie d’erreurs du livre du professeur Hamidullah, Les traditions islamiques, ce qui a valu à Kechat une plainte de la maison d'édition Maisonneuve.

Ainsi, Kechat est le nom d’un gourou post-moderne. Il est un nom de la manipulation mentale qu’exercent certains imams... Ceux qui savent éblouir, jusqu’à l’aveuglement, les musulmans par leurs petites lumières artificielles, ceux qui savent baigner, jusqu’à la noyade, les musulmans dans leur maigre savoir superficiel. Séducteur professionnel, réducteur de tout à soi, il a réussi à agglutiner et embrigader beaucoup de monde autour de lui, puis, pour rester au-dessus, il a tout détruit. Tribun sans excellence, mais sanctifié par l’ignorance, Kechat a sacrifié la mosquée Adda’wa pour le Centre socio-culturel. Il a sacrifié l’islam et les musulmans pour être au centre de la tribune.

Il est un nom de la mythomanie égocentrique. Il n’est ni membre fondateur de l’association Adda’wa, ni recteur de cette mosquée depuis 40 ans, ni docteur en sociologie, ni né en 1952. Pratiquant le mensonge, puis croyant dans ses propres mensonges. Au fil de plusieurs décennies, il a entassé plusieurs impostures pour se construire la posture d’un grand imam. Ce n’est qu’un petit BHL de nos pauvres mosquées : Bobards partout. Haine des autres. Louanges à soi.

Il est un nom du narcissisme paranoïaque. Une icône de la dictature de l’image vaniteuse et de la jalousie venimeuse. D’un côté, la sclérose égoïste de celui qui pratique le culte de soi. De l’autre, la névrose de l’exorciste qui voit des démons dans ceux qui ne le vénèrent pas. D’un côté, il est otage du reflet auréolé de la grandeur qu’il s’est dessiné. De l’autre, il a la rage quand on doute de sa réflexion ou quand on redoute le naufrage en le suivant les yeux fermés. Alors, il mord à pleines dents. Il a chassé tous ceux qui pouvaient lui faire de l’ombre ou révéler sa face sombre. Contrairement aux autres pharaons de l’islam de France, il ne maitrise pas la manipulation pour la récupération, seulement l’instrumentalisation ou l’ablation. Il ne sait pas arrondir les angles, seulement gratter et griffer. Sachant exercer la diabolisation jusqu’à la cannibalisation de l’honneur de ceux qu’il veut chasser, il va encore faire beaucoup de mal à beaucoup de musulmans.

Il est un nom de la désincarnation schizophrène. S’agiter sur un nuage quand on monte sur le minbar et régurgiter le marécage quand on descend parmi les musulmans. Se voir au-dessus des musulmans, même quand on ne cesse de se comporter avec bassesse. Sauf qu’on se croit toujours sur le trône du Prophète, même quand on se comporte en Abdallah Ibn Oubayye Ibn Salloul. Ne s’occuper que de soi et se couper des fidèles. Refuser de faire la prière du vendredi quand on ne fait pas le prêche du vendredi. Ne pas se mélanger aux fidèles, même pendant les heures de prières. Préférer engranger les siestes ou manger les aumônes des musulmans et la chair des musulmans dans son appartement collé à la mosquée. Si seulement il pouvait profiter de cette « auto mise à part » ou « auto mise è l’écart » pour lire er saisir la sourate Les Appartements.

Il est un nom de la désintégration musulmane. De l’hypocrisie mégalomane. Du mal masqué. De la cinquième colonne des mosquées. Des simili-imams du 15ème siècle.

Il est un nom que l’hypocrisie française, son Establishment politico-policier et ses journalistes-mercenaires adorent. Ceux qui crachent sur les femmes voilées au nom des Droits des femmes tout en léchant, dans le sens du poil, un imam, mouillé jusqu’au cou, dans le concubinage polygame. Ceux qui nourrissent et chauffent la marmite explosive de l’islamophobie tout en servant la soupe aux imams cramés par les casseroles de la corruption. Ceux qui prêchent cyniquement l’islam de France tout en encensant un imam qui dirige tyraniquement une mosquée de France avec 7 imams qui vivent en Allemagne, Espagne, Belgique, Egypte et Emirat.

Kechat est aussi le nom de la victime. Il est un grand, auteur, acteur et metteur-en-scène de l’auto-victimisation. Sachant jouer la victimisation jusqu’à la somatisation, la dramatisation jusqu’à l’hospitalisation, il risque de s’habiller de la maladie et d’habiter habilement son lit pour soutirer la sympathie des musulmans. Il tente, avec l’aide soutenue d’une partie de l’UOIF, de mettre en place un nouveau comité de soutien comme celui qu’il a obtenu quand il était détenu à Folembray. Depuis qu’il est aux abois, Kechat multiplie les vidéos d’imams qui hurlent son innocence immaculée.

Dans le maquis des imams pétrodollars, les loups qui se tiennent par la barbichette se soutiennent par les serviettes qui cachent le mal au lieu de le nettoyer. Qui agitent les chiffons de la fitna et le baillon de l’omerta. Les loups de l’islam sont des comédiens qui ont deux peaux : le qamis blanc des brebis sincères et les polis aveuglants des bouc-émissaires. Mais Kechat et ses soutiens de la 25ème heure se trompent. On ne peut pas manipuler les musulmans éternellement.

La Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungle La Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungleLa Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungle

La Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungle La Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungleLa Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungle

La Mosquée Adda’ wa de Stalingrad en ruines. Avec Kechat, l’islam de France c’est la jungle

21/ Le marché des mosquées :
de la démonétisation des imams à la dévalorisation de l’islam. 

« La fitna de ma Oumma, c’est l’argent ! » C’est l’avertissement de notre prophète PSSL que nous devons sculpter sur le fronton de nos mosquées. C’est le thermomètre prophétique qui nous permet d’ausculter nos mosquées atteintes d’anémie spirituelle et de boulimie matérielle, de nécrose intellectuelle et de névrose financière, de guerres intestines et d’hémorragies permanentes. La mosquée doit construire le musulman comme individu et comme communauté. La construction des mosquées ne doit pas être un prétexte pour se divertir et se remplir les poches ou les égos, pour abuser une communauté généreuse mais perfusée avec des paroles creuses. Combien de mosquées y-a-il dans les pays musulmans ruinés par la désertification de l’islam ou par les guerres civiles ?

Le Ramadan, mois de la dévotion, est devenu le souk hurlant aux donations. Un spectacle incantatoire pour produire des levées de fonds et des cascades d’aumônes ostentatoires. Des imams devenus chauffeurs de mosquées, non pas conducteurs, mais allumeurs, videurs de poches, animateurs de boites, excitateurs de vanité et de jalousie.

Il y a des imams collecteurs ou des apporteurs d’affaire qui prélèvent 10 à 50 % des dons, sasakats ou subventions, que les mosquées et associations islamiques auraient dû percevoir entièrement sans être rackettées. Le halal, un marché de plus de 6 milliards d’euros en France, est majoritairement composé de viandes harams, illicites, présupposées à l’enfer, mais qui nourrissent et bâtissent la chair de plusieurs millions de musulmans.

Le sang musulman est devenu un commerce. Il y a des agences humanitaires qui utilisent les cadavres des musulmans massacrés, surtout en Palestine ou en Afrique, pour se goinfrer de fric. Il y a des musulmans qui ont été gravement intoxiqués avec les arnaques de l’eau de Zamzam. Même le Hadj est devenu une filière de banditisme. Il y a des musulmans qui désertent les mosquées, voire l’islam, dès leur retour de La Mecque, choqués par les escroqueries des agences de pèlerinage et la complicité de leurs imams-rabatteurs. Malgré les scandales, les marchands du temple de l’islam de France n’ont jamais demandé de boycotter le pèlerinage organisé par les agences qui ravagent le cinquième pilier de l’islam, qui doublent le prix du Hadj pratiqué aux USA et dans certains pays européens, qui ne remboursent pas les innombrables pèlerins avec sursis, ces victimes religieuses dépouillées de plus de 5000 € chacun mais abandonnées dans les aéroports français ou ailleurs.

Fatwa pour sacrifier le rite ou la souna du sacrifice du mouton de l’aïdPar contre, septembre 2014, ils ont demandé, à coups de fatwas obscènes et de charabia lacrymogène, de sacrifier le rite ou la souna du sacrifice du mouton de l’aïd. Le sacrifice de l’aïd n’est pas seulement un acte cultuel, mais un pacte culturel et un port d’attache familiale pour nos enfants noyés dans les torrents de la colonisation mentale, arrosés par les vagues de l’occidentalisation immorale, menacés par la désertification spirituelle, par l’aliénation identitaire, par l’apostasie comportementale. Après avoir barbouillé le petit aïd avec les polémiques sur le croissant et sur le début du ramadan, on veut, maintenant, torpiller le grand aïd. Seules les fêtes de noël ou du réveillon, célébrées malheureusement par une bonne partie de notre communauté, échappent à la manipulation de nos pseudos représentants religieux ou communautaires.

[Post-scriptum le 28 sept. 14.]

Le 23 Septembre 2014, le blog-média islamique Saphirnews publie, sous le chapeau Communiqués officiels, une fatwa dont le titre est : Appel aux musulmans de France à l’occasion de l’Aïd al-Adha 2014. Kechat et certains trans-imams en sont, bien-sûr, signataires. Evidemment, la fatwa financière commence par le verset « Les croyants sont des frères » et par d’autres textes sacrés consacrés à l’exhortation de l’aumône. Puis, après la Lettre divine ou prophétique, les chiffres de la Palestine ensanglantée et chaotique. Puis, après la charge émotionnelle et religieuse, la décharge financière. La quittance. Gaza saigne, alors certains trans-imams signent une fatwa pour que les musulmans leurs signent, à eux ou à leurs boutiques, des chèques. Pour les trans-imams, cheikhs et chèques s’écrivent le la même manière !

Alors, le communiqué appelle : « - Les responsables des mosquées et associations et tous les prêcheurs à parler avec insistance aux fidèles, dans leurs sermons et prêches du vendredi, de l’obligation d’aider leurs frères à Gaza (avec 200€), qui doit passer avant la recommandation du sacrifice cette année, voire de son annulation cette année. - Les responsables des associations à réunir les sommes des dons et à les transférer au Secours islamique ou au CBSP. » C’est du même niveau que le communiqué-fatwa de l’UOIF qui prohibait ou interdisait aux jeunes de banlieue de manifester contre le racisme d’Etat et contre les assassinats maquillés en bavures policières. Cette fois-ci, on maquille la cupidité en solidarité et on demande aux musulmans de ne manifester qu’à travers leurs poches. Ce nouveau communiqué-fatwa ne cite que deux associations : CBSB et Secours islamique. Oubliées ou excommuniées les autres organisations humanitaires musulmanes ou islamiques qui sont plus transparentes sur le plan financier, qui sont plus présentes là où les musulmans sont massacrés ou suppliciés. Alors, posons les questions qui ne fâchent que les corrompus et qui ne fauchent que la corruption.

Du budget annuel du Secours islamique qui dépasse parfois les 25 millions €, de celui du CBSP qui dépasse parfois les 9 millions €, quel est le taux ou le pourcentage qui arrive aux Palestiniens ? Quel est le pourcentage utilisé pour payer les salaires, les frais de déplacement, de logement et de bouche, les cachets et les honoraires, de leurs fonctionnaires, de leurs obligés, de leurs conférenciers et de leurs dignitaires ? Y compris ceux qui ont signé cette fatwa. Après l 'Opération néo-nazie du Plomb durci, l’argent que le CBSB et le Secours Islamique ont récolté début 2009, sous le prétexte de reconstruire Gaza ravagée par l’armée des fascistes sionistes, a-t-il été utilisé pour acheter leurs nouveaux siège ou locaux ? Ces questions ne doivent pas jeter la suspicion ou attenter à l’honneur des centaines de bénévoles et des dizaines de salariés intègres. Mais vu ce qu’a fait Fouad Alaoui et ses acolytes de l’UOIF et de ses satellites, la TRANSPARENCE est une exigence capitale, une obligation vitale, pour protéger l’islam de l’ennemi intérieur et de la pègre. [Fin du P.S.]

Veau d'Or de l'islam de FranceCes pseudos représentants et ces trans-imams, farcis avec l’oseille des musulmans et avec leur inertie, réduisent les musulmans à des vaches à lait. Pire, des dindons de la farce. Ils réduisent l’islam à une poule aux œufs d'or. Pire, un Veau d’or. Mais les musulmans sont les seuls moutons au monde qui suivent silencieusement et religieusement les loups. Mais les musulmans sont les seuls grenouilles de bénitier qui se laissent bouillir ou frire dans les larmes de crocodiles, ces trans-imams, grandes gueules et petits bras, qui nourrissent la déchéance et la décadence de notre Oumma, étouffée ou foudroyées par leurs encens, noyée dans sans sang. Dans le sang des musulmans qui coule partout avec une telle abondance qu’il peut remplir un océan.

Ainsi, les trans-imams naviguent, comme des pirates BCBG, sur le naufrage de la Oumma, trahie par leurs cupidités et leurs hypocrisies qui se répètent en lame de fond. Car c’est la collecte et le détournement de fonds qui est derrière ce nouveau coup de canif islamique contre l’islam ; un coup de poignard voilé religieusement par le prétexte de vouloir reconstruire Gaza ou secourir notre Oumma en Centrafrique ou en Syrie. En réalité, pour se remplir les poches. En réalité, le sang des musulmans bombardés ou égorgés se mélange avec le sang des moutons qui doivent être égorgés… et ce sang islamique, humain ou ovin, se mélange avec la bave de la confrérie des menteurs en série. La confrérie qui mélange les genres en clonant une nouvelle race : les trans-imams et les marchands du temple caritatif et de l’assistance malsaine, celle qui détoure l’action islamique dans les aumônes et les donations qu’on détourne, celle qui ne fait bouger les mains des musulmans que dans leurs poches.

Et n’importe qui peut braconner dans les mosquées et siphonner l'argent des musulmans. N'importe qui peut devenir imam ou cheikh ou leader islamique ! Même des cas psychiatriques qui auraient dû porter la camisole à la place de la djellaba. Même les escrocs qui auraient dû porter les menottes à la place du Chaplet. Même les idiots qui méritent de porter le bonnet d'âne à la place de la chéchia ou de la calotte. Même les moulins à vent qui brassent l’air et entassent le glaire. Quelque horreur ! Certaines grandes mosquées ou associations islamiques, qui auraient dû être la locomotive de la communauté et son ascenseur vers les hauteurs, sont devenues des basses-cours aux mains des mouches et des mouchards.

L'argent de l’islam de France, (mosquées, halal, pèlerinage, humanitaire...), est devenu la caverne d'Ali baba et les 40 voleurs. Evidemment, les escrocs sont minoritaires, mais il faut les mettre rapidement en quarantaine. Car ils sont contagieux. Car ils représentent la peste qui rode dans les mosquées et dans tout ce qui est religieux. Car ce sont les représentants de l’hypocrisie affairiste qui infecte l’islam. La communauté de l’islam, y compris ses mosquées, a moins besoin de collectes de fonds que d’imams-soigneurs-constructeurs qui l’inspectent, la soignent et la reconstruisent de fond en comble. Notre communauté n’a pas besoin de bailleurs de fonds, mais de bâtisseurs qui la refondent.

Malheureusement, notre communauté subit la balkanisation de l'islam de France : diviser ou pulvériser la communauté musulmane en plusieurs associations ou mosquées en guerre entre-elles ou à l’intérieur de chacune d’elles, comme s’il s’agissait des Balkans, dirigées par des tyrans affairistes et corrompus, comme s’il s’agissait des Balkany. C’est la course entre les carriéristes qui courtisent les Services ou le maghzen, les émirs sectaires ou ceux des pétrodollars.

C’est la cour des fanfarons bonimenteurs, camouflés en imams ou rebaptisés conférenciers, qui font leurs numéros de stupéfiants, des one-man-shows ensorceleurs, une surproduction salivaire et lacrymale, une superproduction de drogueurs endormeurs. Charmeurs de serpents comme à la Place du Néant à Marrakech ? Non, charmeurs de musulmans dans les mosquées du néant ! C’est la course entre les charlatans qui sèment l’ignorance pour ne récolter que l’oseille, entre les prédicateurs-prédateurs qui ne s’aiment que lorsqu’ils volent l’argent ou la vie des musulmans. Alors, ça suffit ! Que les mosquées cessent d’être magnétisées par les amants du néant. Que les mosquées cessent de monétiser le GHB des trans-imams et les prêches des dealers. Que l’'argent liquide cesse de faire perdre la foi, la tête et l’honneur à nos mosquées !

C’est notre lâcheté bavarde qui construit nos propres monstres. Nous sommes la première nation productrice mondiale de la parlotte hypocrite et la première nation consommatrice mondiale de la parlotte hypocrite. Juste de la camelote érigée en rite ! Nous sommes une communauté qui se prend pour la belle au bois dormant, qui ronfle des paroles et qui se fait bercer par des paroles, qui prend chaque beau-parleur pour un néo-prince, pseudo-émir ou trans-imam, qui ne fait que l’endormir et l’abrutir, l’enfumer et la plumer, la manipuler et la brûler.

C’est notre lâcheté qui transforme les imams en trans-imams. C’est notre lâcheté qui transforme les brebis galeuses en louves rageuses. C’est notre lâcheté qui transforme la bergerie scrupuleuse en cochonnerie crapuleuse. Ce sont nos cœurs qui construisent ce que nos langues refusent de dénoncer. D’ailleurs, les trans-imams ont la même mission que DAECH et son trans-calife Abou Bakr Al-Baghdadi : essayer de détruire l’islam de l’intérieur.

Les ennemis de l'islam ont tellement bien comploté qu’ils ont complété l’hypocrisie des traitres par l’hypocrisie d’une partie de leurs opposants. Mais « Ils complotent et Allah complote et Allah est le Meilleur des comploteurs ». Parmi ceux qui s’agitent contre le sionisme, le colonialisme, la trahison… il y a des révoltés des Services et des agents de l’Empire. Parmi ceux qui s’agitent contre les Chalghoumi, Oubrou & Cie, il y a pire. Ainsi, les pétrodollars des Emirats, cinquième colonne de l’Occident post-colonialiste, financent des mouvements terroristes et des imams pseudo-salafistes, puis l'Occident leur déclare la guerre via les bombes ou via les médias. Un feuilleton infernal qui dure depuis plusieurs décennies. Le terrorisme, infection satanique qui ensanglante les musulmans au nom de l'islam, est parfois le recours fous d’enfants perdus qui veulent acheter le paradis en fuyant des pays musulmans dirigés par des vendus, comme une partie de nos mosquées et associations islamiques en France.

Les ennemis de l’islam, qui sont en guerre contre Allah et ses fidèles depuis l’envoi de notre guide Mohammed PSSL, ont réussi à transmuter des imams en marchands de temple. Ils ont réussi à transplanter le Veau d’Or dans beaucoup de mosquées. Y compris à La Mecque. La mission d’un imam, c’est la transmission, par la parole et par le comportement, du message coranique et du modèle prophétique. Les trans-imams sont transpercés par la cupidité ou la duplicité et transpirent le miel asséchant ou empoisonné.

Un vrai imam honore le célèbre hadith sur la responsabilité du troupeau. Alors il s’époumone et se décarcasse, le long d’une grande et noble bataille, pour le transporter au paradis. Un trans-imam considère les fidèles comme un bétail en transhumance entre la crasse des écuries et les carcasses des abattoirs. Alors, il ruse pour le tondre ou le traire, le vampiriser et le faire taire, le faire marcher et lui arracher sa chair, le cuisiner vivant sur le feu de l’enfer. La mosquée n’est ni un théâtre de marionnettes ni un marché malhonnête, mais le marché le plus fréquenté pour remporter la plus chère des marchandises, le paradis, en montant les plus nobles des marches, la piété.

Un vrai imam est un refuge de paix pour les musulmans, une bouée de sauvegarde sur laquelle ils peuvent s’accrocher. Un trans-imam est un transfuge du milieu des caïds, au sens colonial et policier du terme, qui entrave et abuse les musulmans, qui se gave et s’amuse à leurs crochets.

Un vrai imam est transfiguré par l’action épuisante au service des musulmans. Un trans-imam est défiguré par les transactions financières qui obsèdent son cœur. Un vrai imam cherche, dans tous ses états, enchaîné par la houle des fidèles qu’il secourt ou prosterné dans la solitude de la nuit qu’il secoue, comment transcender le matérialisme pour se rapprocher de Dieu. Un trans-imam cherche comment détourner et transférer des aumônes, des subventions ou des pétrodollars vers ses poches ou vers ses comptes privés, y compris dans des paradis fiscaux, comme c’est le cas de la grande mosquée de Nanterre.

Ces affirmations ne doivent pas jeter la suspicion ou attenter à l’honneur des dizaines de milliers de bénévoles et des centaines de salariés, des mosquées ou associations islamiques, dignes et intègres. Mais vu ce qu’ont fait les marchands du temple et les trans-imams, la TRANSPARENCE est une exigence capitale, une obligation vitale, pour protéger l’islam de l’ennemi intérieur et de la pègre.

La vraie question, c’est comment transformer nos mosquées pour qu’elles soient dirigées par de vrais Hommes pour qu’elles accouchent de vrais Hommes. La question cruciale est comment répondre au verset 11 de la sourate 13 : « En vérité, Allah ne transforme [change] l’état d’un peuple (ou d’une communauté), tant que les [individus qui le composent] ne se transforment pas [changent pas ce qui est en eux-mêmes].

La vraie question, c’est comment transcrire ce verset dans notre réflexion et dans notre action. C’est la question du fiqh de la transformation, de l’ingénierie de l’assainissement, du génie civil islamique, de la psychosociologie de la réislamisation…

Pour l’instant, la première pierre dans la transformation islamique est aussi la première frontière entre le vrai imam et le trans-imam : la transparence financière.

Alors, de la dizaine de millions d’euros qui constituait le budget de la mosquée Adda’wa de Stalingrad, combien reste-t-il pour construire cette mosquée éventrée ? De la dizaine de millions de musulmans qui vivent en France, combien y a-t-il d’hommes pour défendre l’islam ?

Si nous restons soumis, endormis ou infiltrés par les mauvaises herbes transgéniques, devenus arbres maléfiques ou marécages prolifiques, ces trans-imams ou ces dirigeants islamiques qui transgressent l’islam et agressent les musulmans, les Oubrou-Kechat-Kbibech-Boubakeur-Henniche-Béchari-Amari-Jaouhari-Boudjedi-Abassi-Gouasmi-Chalghoumi-Alaoui-Louanoughi & Cie, alors ne soyons pas surpris que les mosquées deviennent le théâtre de la violation de l’islam : de la basse dépravation à la haute trahison. Ne soyons pas surpris que la mosquée d’Orange ait été pendant 20 ans, grâce à son recteur-imam, le théâtre de traite humaine, prostitution, proxénétisme aggravé, pédophilie, violence pour faire avorter, drogue, filière d’immigration clandestine, blanchiment d’argent… Ne soyons pas surpris que l’ancien président d’une grande mosquée dans le département 92, en reconstruction pour plus de 7 million €, ait été poursuivi en justice parce qu’il utilisait la carte bleue de la mosquée dans des hôtels de passe. Ne soyons pas surpris que la mosquée de Paris soit dirigée par un terroriste des Services qui a du sang sur les mains et qui a converti une partie de la mosquée en garçonnière. Les Arabes de la djahiliya, avant l’arrivée de l’islam, avaient-ils plus d’honneur que nous ?

Si nous ne renouvelons pas la foi, si nous ne relevons pas la tête, si nous ne soulevons pas comme des hommes, alors ne soyons pas surpris qu’Allah descende Sa colère sur nous, sur notre gagne-pain, sur notre santé… et sur nos enfants.

Si nous n’arrivons même pas à libérer pacifiquement une dizaine de grandes mosquées et une dizaine de grandes associations dites islamiques, dirigées par des hypocrites, des mafieux, des traitres au service des néo-croisés, alors arrêtons de prier hypocritement Allah de libérer la Palestine et la Syrie des criminels sionistes ou baathistes. Prions plutôt Allah qu’Il nous libère de notre lâcheté et qu’Il retarde Son châtiment, peut-être nous nous réveillerons avant qu’il ne soit trop tard pour nettoyer Ses maisons en France.

Prions Allah qu’Il nous pardonne et qu’Il nous donne la foi pour être de vrais hommes.

Larbi Kechat Vs Mosquée Adda’wa de Stalingrad : un trans-imam Vs les vrais Hommes de l’islam.

Al-Khatabi Ben-Badis.
19/09/2014

 

 Post-scriptum:
Phrase, légèrement corrigée, retirée d’un paragraphe concernant une valeureuse personnalité islamique : " attaquée et bannie par Fouad Alaoui et sa petite mafia qui fait tant de mal à l’UOIF et aux musulmans de France."

Extrait des pages 328-329 du livre
Trans-imam Chalghoumi :
une escroquerie d’Etat...
parmi d’autres.

 

Post-scriptum : Cette première partie de ce chapitre 6-3 est une reproduction identique du chapitre « Le marché des mosquées : de la démonétisation des imams à la dévalorisation de l’islam », qui est le dernier chapitre de l'enquête Larbi Kechat Vs Mosquée Adda’wa de Stalingrad : un trans-imam Vs les vrais Hommes de l’Islam. Depuis, Kechat fait l’objet d’une enquête judiciaire menée par le célèbre et intègre juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke. Parallèlement aux poursuites pénales contre Kechat, ce dernier est poursuivi en civile suite à une plainte en septembre 2013. Après plusieurs joutes judiciaires, le dernier procès a eu lieu le 14 avril 2015 à La première chambre du tribunal de grande instance de Paris. C’est ici que Marie-Antoinette a été jugée et condamnée. C’est ici que l'ancien ministre de l'Intérieur Pasqua a été condamné, en 2010 dans une affaire de malversations, à un an de prison avec sursis. Cette Chambre, qui a accueilli le procès Clearstream, est directement reliée à cette prison révolutionnaire devenue aujourd'hui haut-lieu touristique : la Conciergerie. C’est ici qu’on doit envoyer les marchands du temple et les trans-imams qui ont transformé leur foi en mafia, leurs mosquées en coffre-fort et la conscience musulmane en chambre à coucher. Après la plaidoirie du 14 avril, le jugement a été mis en référé pour le 9 juin 2015. Mais la veille de cette date considérée comme couperet pour Kechat, ce dernier publie un communiqué annonçant que sa mosquée installée illégalement la Porte de la Villette a été « la cible d’un incendie criminel. (…) Fervent acteur du dialogue depuis plus de 40 ans, Larbi  KECHAT, Recteur de la Mosquée Adda’wa, ne doute pas que cet acte odieux sera dénoncé par l’ensemble de celles et ceux qui œuvrent pour la paix et le respect de tous. » Comme Chalghoumi, chacun joue à la victimisation selon ses moyens. Ce communiqué est relayé par plusieurs médias communautaires comme Oumma.com. Alors, le léthargique UOIF publie un communiqué, une communion de corporatisme entre trans-imams, avec un titre mensonger « la mosquée Adda’wa a été incendiée ». Aucune vidéo n’a été produite ! Ni aucune photo ! Car le feu n’était que périphérique et dérisoire. On a le droit de faire le parallèle avec « Pau : l'imam était l'auteur des tags sur sa propre mosquée ». Pour des raisons propres à la procédure judiciaire, le jugement de l’affaire Kechat a été reporté. Le feu, que transportent les trans-imams, peut poursuivre son chemin nihiliste et ses feuilletons affairistes dans les mosquées.

D’ailleurs, le lendemain du communiqué de Kechat annonçant un pseudo-incendie pour se racheter une odeur de sainteté victimaire, médiatique ou communautaire, il a adressé cette lettre recommandée incendiaire pour essayer de fermer ou de compromettre l’ouverture de la mosquée Adda’wa située rue Tanger… parce que les véritables fondateurs de cette mosquée et ses dirigeants statutaires y ont installé un chapiteau pour prier depuis début juin et pour accueillir, avec dignité et piété, le mois du ramadan. Ces dirigeants ont fait, vigoureusement et généreusement, avancer les travaux en l’espace d’une année. Par contre, Kechat qui a torpillé et embourbé la mosquée Adda’wa, qui l’a oubliée ou « zappée » depuis presque 10 ans, le voilà qui envoie un huissier et menace les fidèles et les dirigeants de poursuites judiciaires pour qu’ils laissent la mosquée en état de ruines. Ainsi, le trans-imam Kechat mérite le titre accordé par le verset 114 de la sourate 2  « Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d’Allah, on mentionne Son Nom, et qui s’efforce à les détruire? De tels gens ne devraient y entrer qu’apeurés. Pour eux, ignominie ici-bas; et dans l’au-delà un énorme châtiment. » Fidèle à sa réputation « tout pour moi et presque rien pour les fidèles », le comportement de Kechat peut attester de sa foi : « pour moi, brûlez des cierges ; après moi, le déluge du feu ». Et si sa mosquée de la Porte de La Villette est vraiment dévorée par le feu, alors il se retrouvera, lui et des responsables de la Mairie de Paris, derrière les barreaux. Car cette mosquée, sans titre, représente une violation du droit et une mise-en-danger de la vie d’autrui ou de la sécurité du public. Quand l’escroquerie devient une rage, la justice doit serrer la laisse et la muselière.

Même si la prescription pénale peut tourner la page du scandale Cadpa, dévoilé et démasqué dans l’enquête sur Kechat, les musulmans dignes ne doivent pas jeter un voile pudique sur cette escroquerie phénoménale. Surtout que cette ignominie islamo-financière peut dévoiler un grand scandale de détournement de fonds vers un paradis fiscal, vers la Suisse selon les premiers éléments de notre enquête, encor plus grave que le scandale du détournement de l’argent des fidèles de la mosquée de Nanterre vers le paradis fiscal de Chypre, confirmé par un interminable et infâme feuilleton judicaire, conclu par la Prison pour l'imam véreux. Alors, résumons le scandale Cadpa. Cette société qui gérait une boucherie et un bazar, liquidée en 2001 puis radiée en 2004, était la propriété de 2 personnes, une physique et une morale : Lari Kechat avec 50 % des parts et la mosquée Adda’wa avec 50 % des parts. Mais Kechat était à la fois le patron de la mosquée Adda’wa et le patron de cette société dont il était officiellement le gérant salarié. En 1997, le trans-imam Kechat transfert ou transvase 4 700 000 FF du compte courant de la mosquée vers cette (ou sa ) société Cadpa. Il faut bien saisir le sens du transfert : c’est la mosquée qui donne presque 5 million à la boucherie et non l’inverse. C’est le lieu de culte qui transfuse en trésorerie, en flouze ou en liquides le commerce de la chair animale. Puis, il transforme le compte courant d'associés en capital social. Une habile transcription comptable qui jette un voile légal sur une transaction détestable. Puis, il change immédiatement de comptable. Puis, 3 ans plus tard, il prononce la dissolution de la société. Alors, voici la question à 3 sous : Où sont partis les 5 millions de franc français de la mosquée. Dernière chose, en arabe, CADPA veut dire menteuse.

Et puisque la situation honteuse dans certaines grandes mosquées ou associations islamiques ne suscite plus de revole chez les musulmans, c’est la justice française qui enquête et condamne. De Marseille à Bobigny, de Nice à Lille, ce ne sont pas les procès qui salissent l’image de l’islam, mais certains dirigeants musulmans qui trahissent l’islam et les musulmans. Ce sont ces traitres musulmans ou ces trans-imams qui ont transformé l’islam en poule aux œufs d'or… Ils ont réussi cette transformation terrible et paisible, puisqu’ils pensent que les musulmans se sont transformés en poules mouillées. A Evry, le 2 avril 2015, la brigade financière de la police judiciaire de Versailles a fait une descente dans l’une des grandes Bastille de l'islam de France. La police judicaire aurait  perquisitionné la mosquée d’Évry et les domiciles de ses riches dirigeants : Abderrahmane Amari et Kahlil Merroun. On ne peut pas confirmer que ce sort ait frappé leur troisième complice qui dirige l’arnaque du Halal, Ali Sadokki. La mosquée d’Evry est un talon d’Achille pour son ancien maire qui veut devenir Président de la République. C’est probablement pour cette raison qu’il a accordé une protection policière pour son recteur Merroun. Comme on a vu dans le chapitre 1, la légende de « l’imam Chalghoumi menacé », la protection policière sert parfois d’œillère et de muselière pour contrôler la personne dite protégée, pour protéger une composante de l’Establishment. Certaines personnes qui croient, à tort, que la justice est manipulée, pensent que cette perquisition essaie de rassembler des éléments pour torpiller le destin national de Valls, sinon établir une forme d’Équilibre de la terreur. Chacun, à droite ou à gauche, a ses propres dossiers de corruption, des mines atomiques "islamiques" qui devraient se neutraliser mutuellement ; des scandales qui concernent le clientélisme-affairisme politico-religieux ou l’électoralisme qui s’appuie sur une forme mafieuse du communautarisme. Chacun, à droite ou à gauche, tiendrait ainsi l’autre par la barbichette.

Khalil Merroun et Manuel Valls mosquée d’Evry et clientélisme : escroquerie à la laïcité.Ali Sadouki et Manuel Valls mosquée d’Evry et communautarisme et affairisme : escroquerie au halalQuand à nous, puisque les musulmans ne sont pas jaloux quand l’islam est violé, quand Al-Kanz démontre le scandale du faux-halal, quand plusieurs médias démontrent les scandales de la corruption qui perdure depuis plus de 20 ans, alors nous allons rendre ces musulmans jaloux en publiant, prochainement, la liste des biens immobiliers de ces trois personnalités politico-religieuses au Maroc. Sans analyse et sans commentaire, nous allons seulement faire l’inventaire des villas, appartements, hôtels et commerces qu’ils ont ouverts entre l’océan et la mer, entre la capitale et le désert…

 

P.S. Sos Racisme pour protéger Kechat : “Touche pas à mon calotte-pote

 Kechat sous la protection de Sos Racisme, avec Ibrahim Sorel Keita. L'affairisme et le cynisme protègent ou enfantent le terrorisme Devant sa déconfiture face à la justice, Kechat a créé un Comité citoyen de soutien à la mosquée Adda’wa – CCSM dont le porte-parole est Ibrahim Sorel Keita, vice-président et porte-parole de SOS Racisme… il est aussi président de Banlieues du Monde et de la Coordination des Associations Guinéennes de France. Il est également le fondateur de BDM TV (banlieue diversité médias), présentée comme première chaîne européenne de la diversité sur la TNT… diversité au sens de médiocrité… à la sauce Sos Racisme… au rythme de la danse de ventre… Il a été aussi conférencier à la mosquée sans-papier de La porte de La Villette, le 10 décembre 2015, pour jacasser autour des attentats de Paris 13 novembre… et casser du sucre sur le dos des musulmans qui refusent la corruption qui sévit dans certaines mosquées et associations dites islamiques ou dites de la diversité.


P.S. Attentats de Paris : le pari de l’hypocrisie !
Le terrorisme : ce boomerang du cynisme et du nihilisme !

 

Avec la politique de notre État et l’état des représentants musulmans,
dont les cortèges de la farce renforcent et protègent ses ressorts et ses mécanismes,

Le terrorisme a de belles nuits devant lui…
Mais son sort, comme le nôtre, est entre nos lèvres et nos mains !!!

Le banditisme théologique au service du nihilisme et du terrorisme : Larbi KECHAT, Tareq Oubrou, Ghaled Bencheikh, Rachid Benzine, Farid Abdelkrim, Ibrahim Sorel Keita…La corruption des tans-imams au service du nihilisme et du terrorisme : Larbi KECHAT, Tareq Oubrou, Ghaled Bencheikh, Rachid Benzine, Farid Abdelkrim, Ibrahim Sorel Keita…

 

 

 

 

"Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant."

 

"En vérité, Allah ne change l’état d’un peuple (ou d’une communauté), tant que les [individus qui le composent] ne changent pas ce qui est en eux-mêmes."