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Le manège de la mante religieuse : une mosquée entre un FN et un businessman!

 

 

Depuis plusieurs mois, Mantes-la-Ville est une démonstration vile de la manipulation affairiste et égoïste de la religion musulmane, de la manipulation de la piété et la générosité de la communauté musulmane au service de la politique politicienne.

Un putsch islamique.

El-Fethe, l’association historique qui représente les musulmans de Mantes-la-Ville a été créée en 1998. En 2002, la maire de l’époque, Annette Peulvast, leur accorde, gratuitement, un pavillon pour en faire une mosquée. En parallèle de ce bien-être pieux, l’association cherchait et négociait un local plus grand comme l’imprimerie Royer de Magnanville, un bâtiment de 1700 m² sur un terrain de 4463m², que le propriétaire était prêt à leur vendre pour 920 000€. 11 octobre 2013, à 6 mois des municipales, le conseil municipal vote, 18 Pour et 10 Contre, une délibération pour l’acquisition de l’ancienne trésorerie appartenant à la CAMY (Communauté de Mantes en Yvelines) pour un montant de 600 000€, afin d’en faire une mosquée en la vendant immédiatement à l’association El-Fethe. Mais, badaboum, 2 jours plus tard, le 13 octobre, une nouvelle association est créée par Abdelaziz El Jaouhari, un habitant d’une autre ville appelée Rosny-sur-Seine, un habitué des anguilles-sous-roches qui sont les coulisses de la cuisine communautaire et les coulis de la soupe politique. Avec sa louche, qu’il baptise AMMS, Association des Musulmans de Mantes Sud, il tente de siphonner l’ancienne association et embarque la mosquée dans les eaux troubles de la politique. 23 novembre 2013, la maire fait une dénonciation du bail précaire que l’ancienne maire a accordé à El-Fethe. Cette dernière est immédiatement et violemment chassée de la mosquée qu’elle a géré pendant 12 ans. Le Parisien du 24.10.2013 titre Les associations musulmanes se déchirent. Mais les musulmans restent, de la Syrie à Mantes, les spectateurs de leurs drames. Non ! Les acteurs passifs de ce qui fait mal à l’Islam.

Un blédard comme Commandant du vote musulman.

AMMS fait, immédiatement, de la mosquée un QG de la campagne municipale de Brochot qui publie un tract en faveur de la mosquée. Alors, le FN publie un tract contre la mosquée et contre le communautarisme. La mosquée est prise en otage par le jeu électoraliste. Pire, cette mosquée a été instrumentalisée comme une tribune aiguisée pour attaquer, perfidement, l’ancienne maire Peulvast qui l’a offerte aux musulmans. Ainsi, parmi ceux qui traitent les musulmans qui ne votent pas de trahir l’Islam, il y a ceux qui ont la trahison dans le sang. N’ayant pas la nationalité française, Jaouhari prêche le vote pour Brochot dans la mosquée, fait le tour des bureaux de vote lors des deux tours des municipales, après avoir placé ses lieutenants comme colistiers de sa maire-bienfaitrice.

L’arroseur arrosé.

Mantes-la-Ville bascule dans le giron du FN dont le candidat Cyril Nauth gagne avec 30,26%, 2 027 voix, seulement 61 voix devant la maire sortante. Il y a plus de 2000 musulmans inscrits sur la liste électorale, la majorité s’est abstenue et une partie a voté FN. Arrivée troisième au premier tour, Brochot allait se retirer conformément à la consigne PS et surtout à la demande insistante de Pierre Bédier, mais Jaouhari l’a poussée à se maintenir. Pour ce dernier, la mosquée était sa dernière chance, s’il la perdait, il perdait tout. Mais son acharnement a fait perdre beaucoup à ses parrains et aux musulmans. D’abord la maire a perdu la mairie au profit du FN. Mais la grande perte est celle des deux BB, Bédier et Berka, ses deux barons-bienfaiteurs. Le premier a ainsi perdu, de justesse, la CAMY, le poumon financier de plusieurs villes autour de Mantes. Le deuxième, et l’ensemble des musulmans, ont perdu le collège André Chénier, fermé en 2013, que Bédier devait offrir à l’école musulmane Eva de Vitry pour en faire un grand collège-lycée musulman. Face à la colère et à la perte de ses anciens parrains, Jaouhari mise maintenant sur l’islamophobie pour mobiliser les musulmans. Mais il y a une grande perte en sursis, qui sera effective si les musulmans ne se réveillent pas. Persuadé que la maire de Mantes allait gagner, Jaouhari a signé, de sa propre main, le contrat de démolition de la mosquée actuelle pour mettre la communauté face au mur, pour qu’elle mette la main à la poche. Mauvaise pioche ! Ses calculs se sont révélés erronés. Mais à chaque fois, il invente une nouvelle raison pour exciter l’anxiété et la générosité de la communauté, comme l’opération du 2 avril sous le prétexte fallacieux que la maire sortante pouvait signer la vente avant la prise de fonction du maire FN. Ou lorsqu’il écrit dans son communiqué alarmiste « Ce projet existe depuis 25 ans. Il risque d’être compromis si nous ne nous mobilisons pas. Il reste 48H pour finaliser l’achat et j’espère que la communauté répondra présente ».

La mosquée : biberon de liquide ou ciment de la construction islamique.

Obsédé par la récupération de plus de 220 000€ que garde consciencieusement El-Fethe dans son compte bancaire, Jaouhari a harcelé ses dirigeants pour leur imposer une convention de transfert de fonds. Heureusement, ils ont résisté, car les impôts allaient prélever 45% du montant du transfert, (67% si c’était une donation), presque 90 000€ allaient partir en fumée, puisque les deux associations ne sont pas déclarées d’utilité publique. Puis, il a réclamé le transfert via la forme d’un prêt avec la signature simultanée d’une renonciation de remboursement. Puis, il a lancé une pétition à l’intérieur de la mosquée pour réclamer l’obtention de ces fonds. Cet empressement cupide et ces pressions stupides ont choqué et réveillé beaucoup de monde. El-Fethe et surtout son président ont été l’objet de diffamation et d’intimidation. Zoheir Abbadia est l’imam historique et bénévole de la mosquée depuis 2002. Depuis un an et demi, il est le président d’El-Fethe. Fonctionnaire d’état en tant que professeur dans un lycée professionnel, il ne cherche ni un poste pour se caser ni une poule aux œufs d’or à apprivoiser. Évidemment, il ne doit pas cumuler les deux responsabilités d’imam et de président. Il doit rendre des comptes. S’il n’est pas à la hauteur, c’est aux MM, Musulmans de Mantes-la-Ville de le remplacer et non pas à la MM, Mafia de Mantes-la-Jolie de le chasser. La MM, la Mante Moche, la Mante Menteuse, la Mante « Maghzeneuse », la Mante Mafieuse, la Mante religieuse doit cesser de cannibaliser la communauté musulmane.

Bien qu’il ait été attaqué et sali à l’intérieur même de la mosquée où il prêchait pendant plus de 10 ans, Zoheir Abbadia n’a jamais répondu aux menteurs manipulateurs. Il n’a jamais saisi la justice contre le détournement de la délibération municipale, ni déposé plainte contre les injures et menaces qu’il subissait. Mieux, c’est lui qui a sauvé la promesse de vente en faisant un virement de 30000€ au notaire. Mais Jaouhari a dit le contraire. Il faut reconnaître que Jaouhari est un brillant politicien : beau-parleur, éblouissant orateur, vrai ensorceleur. Il ne faut donner aucun crédit aux rumeurs qui l’accusent d’avoir subi la cuisine des RG (le syndrome Chalghoumi-Oubrou), contre son non-expulsion suite à une bagarre avec le groupuscule fasciste de la LDJ lors de son militantisme pour la cause palestinienne. Il ne faut pas s’étendre sur les rumeurs, mais défendre l’Islam contre la tumeur affairiste. Il faut comprendre ce hadith et prendre nos responsabilités face à cet avertissement prophétique : « L’argent est la fitna de ma Oumma ».

La mosquée : fonds de commerce ou fondation de l’islam.

Il suffit à n’importe quel marchand de tapis d’être équipé des bobards d’un commercial ou du blabla d’un gourou, d’être armé du baratin d’un évangéliste islamisé, pour se reconvertir en marchand du temple. Il suffit à n’importe quel loup de réciter quelques versets pour que les musulmans le suivent comme des moutons ensorcelés. N’importe quel insolent joueur peut utiliser la mosquée pour jouer au poker menteur, tant que les musulmans restent les somnolents spectateurs du manège enchanté de ceux qui utilisent l’islam comme fonds de commerce. Face à cette situation perverse, certains faibles musulmans votent pour les extrêmes ou, pire, basculent dans les extrêmes, dans le nihilisme, celui du kharijisme au celui du hachich, celui du terrorisme ou celui du banditisme. Ouvrons nos yeux ! Sauvons nos mosquées et nos enfants ! La raison principale qui pousse certains musulmans à déserter les mosquées, pire, à les détester, pire, à se désister de l’islam, c’est que certains représentants musulmans ont fait de l’islam un fonds de commerce.

La mosquée : porte-monnaie clientéliste ou porte-drapeau électoraliste.

Le 15 avril, le maire FN a reçu une délégation de l’AMMS, 7 personnes dirigées par Jaouhari, à qui il a signifié qu’il n’accordera pas la trésorerie pour en faire une mosquée, car elle est à côté du cimetière, ce qui poserait des problèmes de circulation et de voisinage. Jaouhari et son AMMS n’ont pas voulu informé les fidèles, préférant jouer la montre pour récolter plus d’argent, puis jouer le mur de lamentation. Comme par hasard, le lendemain, « la boite aux lettres de la Mosquée a été remplie de tranche de terrine de porc moisie ». C’est Jaouhari qui a appelé à plusieurs reprises l’AFP pour communiquer son information. La mosquée est en face de la station Total dont les caméras de surveillance peuvent révéler l’identité de ce salaud ou de ce malade qui a posté ce pathétique pâté de porc. Mais n’oublions pas l’affaire des tags islamophobes sur la mosquée de Pau qui ont étés« l’œuvre » de son propre imam, selon son propre aveu. Au lieu de chercher l’affrontement avec le maire FN, essayons d’abord d’être honnêtes avec nous-mêmes. Au-delà de la trinité islamophobe Valls-Copé-Le Pen, les maires ne deviennent-ils pas des prêtres de l’islamophobie que si nos représentants musulmans sont nos traîtres et nous musulmans sommes les traîtres de l’Islam ? Les clochers municipaux ne chantent-t-il pas la haine et le mépris des musulmans que parce que nous nous comportons en cloches et nos représentants en clochards ? Le racisme de certains maires PS ou UMP n’est-il pas pire que celui de certains représentants FN ? Quand un candidat, peu importe sa couleur, est élu malgré le fait qu’une association ait milité contre lui, d’une façon très active, en mobilisant la mosquée et l’invective, n’a-t-il pas le droit d’envoyer balader cette association tout en respectant la mosquée qui a été indignement instrumentalisée ? Les musulmans doivent-ils sacrifier cette mosquée pour que son dirigeant ne perde pas son portefeuille ? Les musulmans doivent-ils trahir encore le verset 8 de la sourate 5 : « Soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété. » ? C’est grâce au maire FN que le maire de Buchelay, Paul Martinez, est devenu président de la CAMY. Ainsi, en adoptant la tradition prophétique face au maire FN, les musulmans peuvent avoir une grande mosquée, comme l’imprimerie de Magnanville évoquée précédemment. Soyons seulement justes et intelligents !

La bataille des mosquées autour des ripailles masquées.

Dans le 78, comme dans le reste du territoire français, plusieurs conflits et procédures judiciaires déchirent les mosquées. La mosquée de Mantes-la-Jolie est en conflit avec ses voisines qui veulent servir les musulmans et non pas se servir de l’Islam, comme les belles et prometteuses mosquées de Limay, des Mureaux et du Val-fourré, la future plus grande mosquée de France. En continuité avec son ingérence impérialiste, la direction de la mosquée de Mantes-la-Jolie, engraissée avec les pétrodollars saoudiens, parachute son imam qu’elle salarie et nourrit depuis plusieurs années, Omar Mahassine, à Mantes-la-Ville. Puis, elle tente le « grand Remplacement », pour utiliser la formule raciste d’Yves Camus : des fidèles-affidés de la mosquée de Mantes-la-Jolie ont été envoyés pour « occuper » celle de Mantes-la-Ville. On dirait l’Iran qui envoie ses troupes et un de ses imams cachés pour s’approprier l’Iraq ! Puis, on emploie et on déploie les canons du crowdfunding canonique, ceux qui font pleurer les cœurs pour plumer les poches, les spécialistes de l’extradition des fonds, ces derricks-derviches qui utilisent la prédication pour bombarder et fragiliser la conscience et faire jaillir les liquides, l’argent en espèce bien-sûr. Mais le manège n’a pas pris. Ce qui est fondé sur le mal ne peut que marcher mal. Dans le cas de Mantes, de tituber comme un ivrogne au bord d’une falaise. Les chrétiens ont appelé la mante religieuse ainsi car elle replie ses pattes antérieures comme pour prier quand elle est à l’affût d’une proie. C’est ce que font certains prédicateurs-prédateurs musulmans quand ils replient leurs mains hypocritement pour ripailler, pour prier les fidèles, leur proie, à donner de leur argent. Et comme chez les mantes religieuses, le musulman, en tant que corps social, est trahi et cannibalisé par sa propre élite qu’il ne cesse de soutenir. Ce sont nos enfants qui paieront nos lâchetés devant les escrocs de l’islam.

Mémoire inculte et culte du pouvoir.

Les musulmans n’ont pas de mémoire. Il y a 30 ans, Les Grands Frères de SOS Racisme ont utilisé la menace du FN pour détourner la Marche pour l’Egalité puis pour détourner l’argent public des subventions. Maintenant, il y a des Petits Frères qui utilisent la menace du FN pour détourner le sursaut de la communauté et détourner l’argent musulman des donations. Il y a 10 ans, Mantes-la-Jolie a été le théâtre d’une véritable guerre pour la direction de sa mosquée. AbdelAli Mamoun, le célèbre prédicateur de Beurfm et acteur dans cette crise, peut en faire un bestseller policier. Plusieurs années de violence et de bassesses. Pasqua a imposé Berka comme recteur et ses adversaires, l’imam Zouheir des Mureaux et Idriss Ichou, ancien recteur de la mosquée de Mantes-la-Jolie et secrétaire général de la FNMF, ont été emprisonnés arbitrairement pendant plusieurs mois. La justice les a blanchis et dédommagés, mais leur exemple fait peur à d’autres responsables musulmans. Comme certains ont peur de Jaouhari, de la menace que dégagent son gabarit de déménageur et ses relations avec les autorités préfectorales, de sa réputation virale puisque son ex-épouse, sa première épouse, n’aurait pu décrocher le divorce qu’après plusieurs plaintes pour violences conjugales. Dix ans après, les musulmans paient leur défaut de révolte contre leurs ennemis intérieurs et contre le ministre d’Intérieur, Pasqua, qui a brutalisé, brisé, terrorisé, le plus grand nombre de musulmans en France de toute l’histoire. Les musulmans doivent étudier leur histoire et répudier la peur sauf d’Allah ! C’est l’amnésie systémique et la peur endémique qui expliquent que des mosquées et des pays musulmans soient dirigés par des pharaons corrompus, parfois clownesques, comme Bouteflika ou Chalghoumi.

Le fantasme de Chalghoumi.

C’est ce qui motive plusieurs représentants musulmans: vivre comme un rentier, gagner sa vie en tant que recteur de mosquée ou dirigeant associatif. Le métier de rentier peut devenir héréditaire comme c’est le cas, de Paris à Mantes, des Boubakeur aux Berka. Entre le beurk et le boom, entre le sentiment de dégoût compulsif et le retentissement des drames successifs, les musulmans ne savent pas agir, guérir, prévenir, construire… La peur de la fitna est utilisée comme couverture pour laisser les drames musulmans grandir et notre conscience pourrir… de l’intérieur. La critique du salafisme ou de l’islamisme est utilisée par les ennemis intérieurs, par les Chalghoumi-bis, comme couverture à la corruption et à la compromission. Évidemment, les agissements d’un individu ne doivent pas jeter la suspicion sur l’intégrité et la sincérité de plusieurs membres du bureau de l’AMMS et de plusieurs prédicateurs venus aider cette association. Pour que cesse ce manège, les musulmans de Mantes doivent faire le ménage. Un coup de balai politique ou un bain de karcher islamique. Mantes-la-Ville peut être le meilleur exemple du Printemps des mosquées. A la salle Jacques Brel, sous le contrôle des huissiers de justice, les musulmans, munis de pièces d’identité prouvant qu’ils habitent Mantes-la-Ville, peuvent régler démocratiquement ces problèmes, organiser une grande Assemblée Générale, fusionner les deux associations, choisir leurs représentants bénévoles, mandater des hommes au sens coranique, sauver leur mosquée, leur honneur, notre honneur et l’image de l’Islam.

Al-Khatabi Ben-Badis
24/04/2014

 

 

 

 

"Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant."

 

"En vérité, Allah ne change l’état d’un peuple (ou d’une communauté), tant que les [individus qui le composent] ne changent pas ce qui est en eux-mêmes."