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Islam de France Vs Islam en France.

Oui, Sarkozy et Valls, leurs prédécesseurs et leurs successeurs ont raison de vouloir un « Islam DE France » et non plus un « Islam EN France ».
Ils ont raison autant que Sharon et Netanyahou, leurs prédécesseurs et leurs successeurs, avaient, ont et auront raison de vouloir la paix au Moyen-Orient. Sauf que les dirigeants sionistes sont des beaux-parleurs sanguinaires, des criminels de guerre qui construisent leur paix particulière avec une politique génocidaire. Sauf que ces dirigeants français sont les prédicateurs de la politique mensongère, des hypocrites qui construisent leur Islam de France avec l’ingérence étrangère et policière.

L’Islam de France est une formule que répètent hypocritement les tartuffes de l'Etat français, de Sarkozy à Valls, ceux-là même qui ne cessent de renforcer l'ingérence étrangère, surtout celle des régimes autoritaires algériens et marocains, qu'elle soit consulaire ou sécuritaire, en traitant directement avec les services de renseignement de ces deux pays, en institutionnalisant l'ingérence policière française, via les RG, DCRI & Cie, dans l’Islam de France.

Non, l’Islam de France ne signifie pas une dérogation ou une altération de l’Islam universel.
Ce n’est pas un bricolage théologique ni un échafaudage idéologique, ni un « saucissonnage » religieux. Il ne signifie pas une abrogation d’une partie, même infime du Coran, de la parole prophétique ou du dogme Islamique. Il ne signifie pas une libéralisation des interdits, ni une légalisation de l’alcool, ni une réduction des nombres de prières, ni un changement de leurs horaires. Il ne signifie pas une adoption de lois Islamophobes ou de profil bas. Il ne signifie pas une adaptation à la laïcité antireligieuse. Même si à travers les siècles et les continents, l’Islam n’a cessé d’adopter les cultures locales et de s’adapter à l’évolution du temps. D’ailleurs, selon la science des fondements de la religion, Oussoul Addine, les us et les coutumes sont une source de la législation Islamique.

Il y a un seul Islam, mais il y a une diversité Islamique. Il y a des divergences dans la pratique de l’Islam. La culture Islamique au Maghreb n’est pas celle des pays du Golfe. L’Islam pratiqué au Mali n’est pas celui pratiqué en Iran. La diversité humaine et la divergence des opinions sont admises par plusieurs versets du Coran et par la souna. Mais pas la divergence dogmatique. Mais pas la division Islamique. Le Tawhid a un double sens : Unicité de Dieu et Unité des musulmans. Ce n’est pas parce que les musulmans sont divisés en plusieurs pays qu’il faut nationaliser l’Islam ou institutionnaliser la division de l’Islam.

L'Islam de France comme credo théologique ou loi idéologique, c'est purement une hérésie : y croire, c’est tomber dans l’apostasie.
L’Islam de France n’est pas un aggiornamento à la sauce française, sous prétexte que le monde musulman s’est éteint intellectuellement et que la France est le pays des Lumières.
L’idjtihad, l’effort de la pensée, est une obligation religieuse autant qu’une exigence civilisationnelle. Sauf que la condition de l’idjtihad est le savoir et non le territoire. Sauf que ces pseudos penseurs de l’Islam de France, ceux qui crient sur le fumier médiatique germanopratin comme des coqs sans crêtes ni calottes, veulent pervertir les dogmes de l’Islam et convertir les musulmans en nouveaux Enfants d’Israël reniant leur propre religion, baissant leurs têtes et leurs...

L’Islam de France, ce n'est pas un Islam avec des femmes comme imams, un ramadan plus court ou un jeûne ajourné, un Coran divisible et un Islam invisible, un Islam sans hijab ou sans voile comme le prêche l’antéchrist de l’Islam de France Tareq Oubrou.Et comme le ridicule ne tue pas, les perroquets-vautours voilés en imams modernistes prêchent maintenant la francisation des prénoms musulmans, sous-prétexte de vouloir lutter contre l’Islamophobie. Ainsi, ils veulent franciser Latifa en Douce, Chérif en Noble, Amira en Princesse, Sofiane en Pur. Pire : Abdelmalek, Abdelhamid, Abdenour… en Abdel. 99 prénoms abrégés ou abrogés en Abdel ! Et le prénom Abdallah en quoi ? Et le prénom Mohamed en quoi ?

La distinction entre l'Islam en France et l'Islam de France n'est pas un jeu de mots, mais un jeu politicien orchestré par Beauvau et ses Services.
« Islam DE France » ou « Islam EN France », « DE » ou « EN », ce n’est pas une fantaisie de vocabulaire et la grammaire n’est pas une ficelle sarkozyste comme son fameux subjonctif de l’imparfait. L’impératif républicain est de conjuguer, sans calcul politicien, l’Islam de France avec la communauté musulmane tant méprisée, avec ses élites ostracisées.

SarkozyOui, dans son allocution télévisée du 16 novembre 2010, Sarkozy avait raison de dire une énième fois qu’il veut un Islam « de » France et non pas un Islam « en »France. Oui, lors de l’émission Face aux Français du 10 février 2011, le premier magistrat de France avait raison de réclamer, inlassablement, cet Islam DE France qu’il était censé avoir construit, magistralement, en 2003. Oui, le Sarkozy président avait raison d’être une nouvelle fois mécontent du Sarkozy ministre de l’Intérieur. Mais il faut plus de cohérence comme il faut en tirer les conséquences. Oui, l’ancien Président Sarkozy a raison de vouloir un « Islam DE France » et non plus un « Islam EN France ». Mais il ne suffit pas de le vouloir. Pendant presqu’une décennie, le Sarkozy avait LE pouvoir. De Beauvau à l’Elysée, Sarkozy, comme Valls maintenant et après, avait tous les pouvoirs pour mettre en œuvre ses vœux et réaliser ses promesses.

L’Islam de France est un vœu pieux, un slogan politique torpillé par les pratiques du ministère de l’Intérieur, par la gestion politicienne et policière de l’Islam, par les œillères sécuritaires de l’Establishment, par les gants qu’il met pour sous-traiter l’Islam aux caïds ou aux chancelleries étrangères. Sarkozy a trahi son Islam de France en allant au Caire voir le cheikh de l’Azhar, comme s’il était le pape des musulmans, pour lui soutirer une fatwa justifiant la loi d’interdiction du voile à l’école. Une loi que Sarkozy combattait et qualifiait de loi de prohibition. Fouad Alaoui a trahi l’Islam en tant que communauté en poussant Sarkozy et ses Services à adopter cette loi et en interdisant à son organisation de manifester contre. Oubrou a trahi l’Islam en tant que religion en hurlant et en griffonnant que le voile n’est pas une injonction coranique. L’Islam de France est devenu un pervers étendard de l’hypocrisie d’Etat, un vulgaire foulard qui voile la trahison de l’Islam par des représentants de l’Islam, qui voile la trahison de la République par des représentants de l’Etat.

L’Islam de France n’est pas un Islam gallican.
L’Islam de France n’est pas l’Islam de l’Etat français, ce n’est pas un Islam officiel au service du pouvoir en place. C'est un Islam indépendant des politiques, des puissances étrangères comme des pouvoirs publics. L’interventionnisme autoritaire est aussi dangereux que le sectarisme totalitaire. Les relations entre le culte musulman et les autorités françaises ne doivent pas être synonymes de manipulation, subordination ou vassalisation.

Dans son livre Profession Imam, Tareq Oubrou cite cette formule de Jacques Berque : « Supposez qu’il se crée en France non pas un Islam français, mais un Islam de France, disons, pour simplifier, un Islam gallican, c’est-à-dire un Islam qui soit au fait des préoccupations d’une société moderne, qui résolve les problèmes qu’il n’a jamais eu à résoudre dans ses sociétés d’origine qui, pour des raisons historiques, ne sont pas des sociétés du niveau du nord de la Méditerranée. Figurez-vous le retentissement qu’aurait cet Islam de progrès sur le reste de la zone Islamique. (...) » Ou comment la bonne foi de l’Islamologue Berque peut servir de couverture à la mauvaise foi de « l’Islaminator » Oubrou.

En réalité les promoteurs de l’Islam gallican veulent fabriquer ou trafiquer un Islam SS : un Islam validé par les Services et par les Sionistes. Ils sont même prêts à copier l’Islam saoudien, ce wahhabisme gallican basé sur un clergé pseudo-salafiste au service du pouvoir. Là-bas, le pouvoir c’est les émirs des pétrodollars. Ici, le pouvoir c’est l’Establishment qui comprend le CRIF, BHL & Cie. Le livre de Vincent Geisser et d’Aziz Zemouri, « Marianne et Allah. Les politiques français face à la question musulman », démontre que les politiques français consultent régulièrement le CRIF au sujet de la « politique musulmane » de la France, que le CRIF indique aux pouvoirs publics « les bons interlocuteurs musulmans ». « Décoloniser l’Islam de France », c’est le titre du chapitre qui conclut de cet ouvrage, c’estbaussi le mot d’ordre de cette enquête.

Le CFCM : la honte qui hante l’Islam de France.
En Algérie, un fantôme peut diriger l’Etat. Idem en France où un cadavre, le CFCM, peut gesticuler quand il est manipulé par les asticots des Services ou stimulé par l’odeur des flouzes ou l’encens du pognon. Une étude historique reviendra sur le CFCM : épave d’un Islam de France naufragé. Le CFCM a été installé grâce à la collaboration entre les ambassades de l’Algérie, le Maroc et légèrement la Turquie et entre le ministère de l’Intérieur dirigé par Chevènement, Vaillant, puis Sarkozy. C’est surtout Sarkozy qui a institutionnalisé l’ingérence étrangère et celle des RG dans la construction et dans le fonctionnement du CFCM.
Les Services français préfèrent promouvoir les religieux blédards ou les fonctionnaires étrangers, car faciles à intimider, à manipuler, à expulser.

Sarkozy CFCMLe CFCM n’est pas seulement une coquille vide infestée d’usurpateurs avides ou de menteurs cupides, mais un nid de vipères vivifiées par les rivalités nationalistes et les vanités égoïstes. Le CFCM a empoisonné l’Islam de France avec le nationalisme et l’affairisme. Même agonisant, il crache son venin dans les mosquées. Les quatre élections du CFCM et celles des CRCM ont coûté plusieurs dizaines de millions d’euros à l’Algérie, représentée par la Fédération de la Grande Mosquée de Paris, et au Maroc représenté par le FNMF de Mohamed Béchari, puis par le RMF d’Anwar Kbibech et du trésorier Taoufiq Sebti. Plusieurs millions ont été détournés par les dignitaires diplomatiques, les services de Renseignement et des représentants religieux. Le but de cet investissement algéro-marocain dans le CFCM était la corruption des imams, la colonisation des mosquées et le contrôle de leurs communautés. L’Etat a fauté en réduisant la représentation musulmane dans le volet cultuel. Mais si seulement les représentants du culte musulman volaient plus haut ou volaient moins. Si seulement les représentants musulmans étaient dignes de l’Islam comme religion ou comme communauté française.

Plusieurs dirigeants du CFCM étaient des rebelles à la prière et aux ordres divins, mais fidèles à la bière ou au désordre du vin. L’un d’eux, célèbre mufti de Marseille, a été insulté et expulsé par Sarkozy car arrivé ivre à une réunion. L’un d’eux, célèbre avocat, convulsait des gros mots blasphématoires ou des insultes vulgaires contre Allah. Ainsi, l’Establishment politico-médiatique piétine la dignité des musulmans de France parce que la majorité des dignitaires du CFCM et autres représentants musulmans sont des serpillères. Ainsi, logiquement, un torchon peut être propulsé et couronné imam des lumières. Chalghoumi est le digne représentant des représentants de l’Islam de France.

La guerre algéro-marocaine des mosquées de France.

La guerre algéro-marocaine des mosquées de France.
Ce n’est pas une guéguerre mais une véritable guerre entre frères, menée et entretenue pour le compte des deux mafias qui dirigent les deux voisins maghrébins. Cette guerre algéro-marocaine a envahi les tribunaux français avec plus d’une centaine de procès en moins de 20 ans. Cette guerre est traduite en langage arabe antéislamique par des batailles, parfois physiques, à l'intérieur même des mosquées. Des murs ont été construits à l’intérieur même des salles de prière pour séparer les Algériens et les Marocain dans plusieurs mosquées de France, Marseille Auxerre, etc... Dans le nord, à Denaim, la place centrale de la ville sépare deux mosquées qui s’observent en chiens de faïence, l’une algérienne et l’autre marocaine. Dans le 91, une mosquée pavillon a été coupée en deux, un étage pour les Algériens et un autre pour les Marocains. Dans une autre mosquée, les « frères-ennemis » ne sont pas séparés par le lieu, mais par le temps : à chacune des cinq prières quotidiennes, il y a deux offices : un réservé pour les Algériens et l'autre pour les Marocains. C’est une réalité d’un autre temps ! Un état odieux ! Deux Etats se font la guerre dans les maisons de Dieu ! Mais il faut bien regarder cette réalité pour comprendre pourquoi les musulmans, surtout les arabes, sont facilement « embarquables » dans des guerres civiles ou dans des guerres entre pays arabes… Pourquoi nous, musulmans, nous sommes encore pulvérisables, colonisables… méprisables.

La bataille de l’Islam de France est celle de sa libération.
Un véritable Islam de France est un Islam libéré des ingérences étrangères et des ingérences policières ; libéré des manipulations des politiques et des gesticulations des fanatiques ; libéré du paternalisme post-colonialiste et du sectarisme belliciste ; libéré des illuminés nihilistes et des caïds arrivistes ; libéré des lâchetés gauloises et des hypocrisies munichoises, libéré des pseudos-intégristes véritables affairistes, des pseudos-nationalistes véritables pétainistes.

La bataille de l’Islam de France ne peut pas être une copie des querelles théologiques et sanglantes autour de l’Eglise de France.Cette formule, Eglise de France, signifiait une église dépendante de l'autorité du roi et indépendante de Rome. Pendant plusieurs siècles, dès le conflit entre le roi de France Philippe le Bel, qui voulait contrôler le clergé français, et le pape Boniface VIII dans les années 1300, la terreur a laissé une trace indélébile dans l’inconscient français. En Islam, heureusement il n’y a pas de clergé, il n’y a pas de conflit entre Paris et La Mecque. Mais malheureusement, il y a des César dans plusieurs capitales arabes et dans plusieurs associations Islamiques, des Pharaon qui trahissent et manipulent l’Islam.

Ainsi, l’Islam de France ne pose pas de problème religieux, mais un problème politique. Il ne pose pas un conflit entre de nouveaux ultramontains et de nouveaux gallicans, mais entre l’Etat de droit et la sous-traitance de l’Islam à des puissances étrangères comme si l’Islam restait une religion exogène. Un conflit entre la République civique et l’ingérence policière comme si l’Islam restait une religion criminogène, ou du mois anxiogène. Un conflit entre la tolérance et l’Islamophobie qui refuse d’accepter l’Islam comme religion française et les citoyens musulmans comme Français à part entière. Un conflit entre l’humanisme et l’Establishment politico-médiatique qui veut réduire les musulmans à des moins que rien.

Islam de France = France Vs Islam ?
On ne parle ni de catholicisme de France, ni de protestantisme de France, ni de judaïsme de France, ni de bouddhisme de France. Mais on ne cesse de papoter et de gloser, jusqu’à la nausée, autour de l’Islam de France. On n’a jamais entendu parler d’Islam d’Allemagne ou d’Islam des USA. Mais on ne cesse d’hurler Islam de France jusqu’à faire exploser le mur de son et les canons de l’intolérance. C’est parce que la France, en tant qu’Etat, entant qu’Establishment, a un problème avec l’Islam. La France a un rapport singulier à l’Islam.

Au début de la 5ème République, il y avait encore un secrétariat d’Etat aux questions musulmanes. Au XIXe siècle, l’Islam, ou plutôt l’orient, a fasciné les peintres et les écrivains, la relation était celle du romantisme. Maintenant, l’Islam, surtout les Arabes, excite les pseudo-journalistes néo-fascistes, la relation est celle du racisme et du complotisme. Entre la France et l’Islam, il y a le poids historique du colonialisme et le poids politique du sionisme. Il y a les rancœurs et les rancunes de l’Algérie française et il y a la brume brune de la France israélienne.

Germaine TillionIslam de France :
Islam des caïds de la France colonialiste.

Pour saisir l’innommable politique islamique de la France ces deux derniers siècles, il faut relire Germaine Tillon. Cette célèbre anthropologue, résistante française et rescapée du camp de Ravensbrück, qui vient de rentrer au panthéon, l’amie du peuple algérien pendant sa Révolution, a diagnostiqué la plus dangereuse politique coloniale dans son livre Le harem et le cousin, la politique du bakchich et des caïds. L’utilisation du bakchich et de la corruption pour construire des caïds et détruire les musulmans de l’intérieur. Et l’utilisation de la clochardisation pour la stérilisation puis clientélisation des consciences. Le point commun entre le colonialisme français en Algérie, le maghzen marocain et le nouvel islam de France, c'est corrompre pour créer des caïds, c’est diviser pour régner. La France de 2014 n’a pas renouvelé sa vision des musulmans qu’on appelait avant les Algériens, ces derniers que la Métropole appelait les musulmans. L’Establishment français, c’est-à-dire l’Etat et l’élite, regarde encore les musulmans et les banlieues avec les œillères des Bureaux Arabes qui ont été créés en 1844, quatorze années après l’envahissement de l’Algérie, et dont le but était le renseignement, la pacification et la définition d’une politique indigène, politique de la ville aurions-nous pu dire de nos jours.

Maréchal BugeaudLe premier Bureau Arabe fut dirigé par le général Lamoricière quand il était capitaine des Zouaves, il deviendra ministre de la Guerre puis Vice-président de l'Assemblée législative. Son chef était le maréchal Bugeaud qui a mis en place la politique des grands caïds comme méthode de pacification. Les caïds devaient s’enrichir et avachir ; enrichir des chefs arabes qui enrichissent à leur tour leurs clientèles via les bakchichs. C’est ainsi que ce terme a intégré le dictionnaire français et que cette pratique a intégré la philosophie politique française. 150 ans après, les grands caïds sont devenus des grands frères de Sos racisme et autres associations de banlieue, des dirigeants de mosquées et autres associations islamiques. La pacification est devenue l’intronisation des escrocs et la paix civile est devenue une neutralisation de l’islam. Le bakchich est devenu l’abondance de subventions associatives ou la tolérance de la corruption. C’est ce même maréchal Bugeaud qui a mis en place les « enfumades », ce crime de guerre qui consiste à enfermer les indigènes, dont des milliers de femmes et d’enfants dans des grottes puis les asphyxier en répandant de la fumée. Leurs descendants vivants en France sont enfermés dans des grottes mentales, enfumés par une partie de leurs propres représentants religieux ou communautaires. L’Establishment paternaliste se croit humaniste en faisant la promotion des musulmans béni oui-oui, de l’islam des caïds et des marabouts. Et on ne parle même pas des harkis. En réalité, Bugeaud n’est pas mort, mais nos cœurs si. Une partie de notre communauté a choisi l’indigénat volontaire, une autre la trahison pour être respectée ou financée par l’Etat, une autre la gesticulation comme écran de fumée à son hypocrisie. Et nous, que choisissons-nous ?

Les Services d’élevage de taupes et de corbeaux,
de greffe de gangrènes et de VIH dans l’islam de France.

RG DCRI Renseignemens GénérauxCe chapitre sera développé dans une étude à part, pour mieux comprendre les mécanismes de la domestication des musulmans de l’intérieur, la mécanique de la destruction de l’islam par la cinquième colonne musulmane. La mécanique des casseroles pour casser le rôle qu’auraient pu jouer certains leaders musulmans, pour enrôler des agents de la délation ou pousser certains imams à pratiquer l’automutilation de l’islam. L’itinéraire du panier-à-salade politique, ce fourgon cellulaire qui transporte les Services de Maurice Papon à travers les décennies et transforme les hommes en agents, le fichage par l’Etat en flicage pour l’Etat, la garde-à-vue en garde-à-vous, la peur en traîtrise. L’engrenage qui transforme les individus en vendus des Services contre des services rendus pour soi ou ses proches (papiers, logement, emploi…) ; mais surtout contre le silence de la police, de la justice, de l’URSSAF, du FISC... Silence devant la face cachée : violences conjugales, relations extraconjugales, détournements d’aumônes, rémunérations en noir, conduite sans permis, documents classés X, faux et usage de faux…

Parallèlement au silence des Services, ces derniers donnent à leurs agents musulmans la possibilité de rendre des services aux autres musulmans. Ce qui accorde aux représentants musulmans une certaine autorité sur des musulmans. Ou une certaine utilité pour des musulmans. C’est la possibilité ou l’espoir, réel ou illusoire, de régler des problèmes. Régler des problèmes de papiers, de logement, de chômage, de promotion salariale ou administrative. Faire sauter des contraventions ou des PV... Et même faire croire pouvoir faire sauter des fiches RG... Trop de verbes pour des marionnettes carburant avec le verbiage. Mais chaque Pharaon a besoin autant de policiers que de sorciers. Policiers politiques qui peuvent être déguisés en  imams ou responsables islamiques. Sorciers qui peuvent être déguisés en élus ou marabouts laïques.

Entre Dahmane Abderrahmane et Fadila H’mara, entre Rachid Kaci et Rachida Dati, les « cadres » de la beurgeoisie areligieuse ou antireligieuse, embrigadés, ramassés ou propulsés par les Services sont très nombreux. Mais on doit s’occuper en priorité, en URGENCE, des escrocs ou des traitres qui agissent et sévissent au nom de la religion. Car l’islam a construit, socio-politiquement, les mosquées comme hôpitaux et envisagé les savants et les imams comme médecins ou pharmaciens. Sauf que les hôpitaux de l’islam ne sont plus immunisés contre les maladies dont souffrent les musulmans. Pire, certaines mosquées en sont devenues un foyer protecteur ou un vecteur propagateur. Quel gâchis pour ces nombreux bons musulmans qui veulent soigner les maladies du cœur auprès d’un imam infecté par ces mêmes maladies. Pire, certains imams ou religieux sont le cœur de certaines maladies psycho-spirituelles. Ainsi, l’urgence, c’est examiner et décontaminer les mosquées et les associations islamiques.

Les trans-imams et assimilés, ces affairistes affairés autour de l’islam, sont les clients préférés des Services. Les cadres des associations islamiques qui font appel aux dons des musulmans généreux sont les proies prioritaires pour les services qui enregistrent le moindre défaut et fichent tout détournement, gaspillage ou ABS, abus de biens sociaux. Qu’ils soient honnêtes ou véreux, valeureux ou malhonnêtes, tous ceux qui dépensent l'argent musulman en noir se mettent dans le rouge. Tous ceux qui détournent les comptes islamiques, pour servir ou trahir l’Islam, auront des comptes à rendre, des services à rendre, aux Services. Sauf si on choisit la résistance et la souffrance, l’honneur de refuser les chantages et les marchandages… et le déshonneur des révélations et des lynchages. Le deal avec les Services peut se limiter à un seul service, comme casser un projet ou une personne, ou continuer à donner des prêches incendiaires en donnant des noms.

L’innommable hypocrisie est celle qui habille le vice en vertu, les sévices des poignards en mains tendues et les Services en imams, qu’ils aient des barbes maquisardes ou tondues. Leur mission, c’est couvrir et maintenir l’immobilisme et le mutisme des musulmans tout en hurlant des conférences, tout en organisant des manifestations. Il y a des formes d’activisme qui servent à paralyser. Il y a des formes d’agitation qui servent à neutraliser les vrais acteurs du changement et à briser les véritables facteurs du redressement. Il y a des formes d’islamisme et d’anti-islamisme qui ne servent qu’à « dés-immuniser » l’islam. Combien d’imams ne servent qu’à dévitaliser la foi islamique ? Combien de mouvements ne servent qu’à démobiliser les dynamiques islamiques ? Combien d’associations ont un nom qui commence par Union ou Rassemblement, mais qui ne servent qu’à diviser les musulmans ? La complexité et la perversité des Services font qu’il y a des imams en service contre l’islam, des partisans de l’antisémitisme au service du sionisme, des artisans du conspirationnisme au service du complot islamophobe, des djihadistes au service de la nouvelle croisade... et des gens qui critiquent les Services au service des Services…

Les Services franco-maghrébins ont construit un profil extraordinaire : les réservistes de la trahison. Ce sont  des prédicateurs pompeux aussi rassurants que les sapeurs-pompiers, mais pyromanes à la demande. Ce sont des grands constructeurs communautaires, mais qui sapent ce qu’ils ont construit dès qu’on le leur commande. Les Services officiant contre l’islam agissent selon un processus patient et avec un savoir-faire efficient. Ils peuvent fermer les yeux pendant plusieurs années, voire décennies, sur les travers d’une personne avant de les lui rappeler, avant de le rappeler à l’ordre ou de lui donner un ordre, avant de lui sortir son cadavre du placard et de l’enfermer dans l’hypocrisie. Entre temps, cette personne est devenue imam très populaire, émir terroriste, puissant journaliste ou ministre. Dans ce domaine, le maghzen est un génie. D’ailleurs, il communique ses fiches et ses fichiers avec les Services français qui, eux, communient avec les Services algériens dans la manipulation des démons.

Le dossier le plus surprenant est celui de la fabrication des pétards mouillés. Ces prédicateurs enflammés marinés dans la corruption à petit feu, arrosés par les pots-de-vin jusqu’à devenir des prédateurs affamés.Ces rabatteurs de l’islamisme raboteurs de l’islam. Ces excitateurs de l’intégrisme exciseurs de l’intégrité. Ces imams qui échauffent la virilité et la piété des Hommes au sens coranique, puis les castrent au sens psycho-politique. Ceux qui stimulent la puissance puis simulent l’incapacité pour casser les ressorts islamiques du changement dans un plafond de verre, pour émousser ou rouiller les leviers du soulèvement dans le miroir de la honte communautaire, pour noyer la révolte et la relève dans les tourbillons des désillusions et des frustrations.

Maurice PaponLa nature de la collaboration et le degré de tension entre les Services et leurs correspondants musulmans varient selon le profil de ces derniers et celui de leurs officiers traitants. Ces derniers excellent dans l’usage et le dosage de la pression permanente, comme dans l’alimentation et l’administration de conflits ou de guéguerres entre leurs différents correspondants. Parmi les collaborateurs, ou les collabos, il y a les corbeaux et il y a les kapos, il y a les mouches mouchards et il y a les maîtres traîtres, il y a les petits indicateurs et il y a les informateurs-manipulateurs, il y a les lampistes et il y a les ex ou futurs terroristes. De Merah à Henniche-Chalghoumi, comme de Louanoughi à Oubrou-Béchari, comme de Sifaoui à Dahmane-Alaoui ou Hafiz-Amari, l’islam de France a ressuscité les Deuxièmes Bureaux de l’Algérie-française. Evidemment, le Renseignement est un service régalien autant respectable qu’indispensable tant que sa mission est la protection de la sécurité de la Nation, non celle de l’Establishment ; tant que sa mission n’est pas la reproduction coloniale.

Excepté quelques cas comme Merah, la France n’est pas impliquée dans le terrorisme sécrété par les Services Secrets, comme les GIA par le DRS algérien et Al-Qaida par la CIA. Mais, chez-nous, le Renseignement est utilisé comme Enseignement goebbelsien au service de l’Establishment via les métastases du BHL qui sévissent entre les cellules clés du pouvoir et du savoir, qui asservissent les ressources de l’Etat pour endoctriner les élites politiques et médiatiques, pour intoxiquer l’opinion publique. C’est le rôle joué avec intelligence, avec l’excellence de l’empoisonnement, par Mohamed Sifaoui et Bernard Godard ; ou avec indigence, avec la pestilence de la médiocrité, par Chalghoumi et Henniche. Parfois, les Services imposent leurs agents comme représentants musulmans, pour griller les musulmans et enfumer les représentants de la Nation, de la mairie au Parlement. Parfois, ils imposent leurs notes toxiques comme grilles de lecture médiatique.

Début avril 2014, les médias ont attisé l’islamophobie en publiant une note confidentielle des services de renseignements, une braise datant du 28 novembre 2013 qui s’alarmait s’enflammait contre le communautarisme musulman à l'école en dressant environ 70 exemples. C’est-à-dire une centaine de sujets pour les médias, du voile à l’absentéisme pendant la fête l'Aïd, des contestations de certains cours, aux problèmes posés par les musulmanes dans les piscines et les cantines. Pire que la maladie de Mitterrand qui raffolait des fiches des RG sur « qui couche avec qui », l’Etat est affaibli, contaminé ou gangrené, par la maladie des Services qui traficotent et tricotent des histoires pour affoler la France avec l’islamophobie, ce GHB qui plonge la France dans la trance raciste puis dans la somnolence pétainiste. Cette France violée par l’Establishment et par les filiales de l’Empire, des sectes de la finance aux lobbys sionistes, et même parfois, par des pétromonarchies dites islamistes.

Le CRIM, le Qatar, la sous-préfète Benlarbi
et les Services de France et de Navarre.

Malika BenlarbLe 25 mars 2009 devait être célébrée pompeusement et généreusement au théâtre des Champs Elysées, en présence de plusieurs ministres français et de l'Orchestre Symphonique du Qatar, l’accouchement du CRIM : le Conseil représentatif des institutions musulmanes, aussi appelé le CRIF musulman ou le CFCM laïque. Mais la révolte des gaullistes et la jérémiade du CRIF ont avorté la proclamation du CRIM. Pendant plusieurs mois, la sous-préfète Malika Benlarbi, es qualité, a organisé des réunions nocturnes dans les salons dorés de la très généreuse ambassade du Qatar en face de l’Arc de Triomphe. Ce sont les magouilles et les bassesses qui y ont triomphé. Le CRIM et la relation des politiques français avec le Qatar, surtout avec l’ancien superpuissant ambassadeur Al-Kuwari, démontrent la duplicité et la rapacité des plus islamophobes des politiques français. Quelques mois plus tard, vu l’échec retentissant, la sous-préfète a été exfiltrée du ministère de l’Intérieur, renvoyée de Paris vers Le Caire… au nom de l’Oréal. Parce que le jeu des services le vaut bien !

Entre l’automne 2008 et le printemps 2009, le nid douillet de l’ambassade qatarie, qui a « beaucoup de sous », était devenu une sous-préfecture missionnée pour souder une nouvelle association musulmane, pour sous-traiter les musulmans à des diplomates étrangers. Ainsi, pendant plusieurs mois, une partie de la souveraineté nationale a été violée sournoisement par les représentants de l’Etat lui-même. Ces réunions ont rassemblé quelques intellectuels brillants, imams irréprochables ou militants respectables, mais beaucoup d’arrivistes, de vauriens et de cas sociaux. Alors, ces réunions sont devenues un souk de déballage et de racolage, sous les sourires des Services qui enregistraient et fichaient les secrets et les soupirs des musulmans, leurs colères et leurs souhaits, ceux et ce qui peuvent régler leurs divisions et leurs souffrances.

Ainsi, ce nid douillet, fabriqué, lové et couvé par le ministre de l’Intérieur français et par l’Ambassade du Qatar, a souillé la souveraineté de France et l’Islam de France. Du CFCM au CRIM, l’Etat français n’a cessé de coucher avec des Etats étrangers pour pondre des associations représentatives des musulmans de France. Cette pratique est une avarie de la République et une avanie pour les musulmans. Ainsi, il est légitime de soupçonner l’Etat français de double-jeu. L’ambassade a- t-elle soudoyé les valeurs de la République ? Sinon, quelle est la relation entre un sous-marin diplomatique et des sous-fifres préfectoraux ?

Le soubassement de l’Islam de France est devenu, malheureusement, les magouilles et les ébats souterrains entre les Services de Renseignement français ou étranger avec les aspirants représentants musulmans, entre les gardiens de la politique coloniale scélérate et leurs soupirants musulmans, ces fripouilles qui souillent ou ensanglantent l’islam et qui, parallèlement, sanglotent en soupirant des sourates.

Alors, jusqu’à quand l’Etat français va-t-il continuer à sous-louer la gestion de la communauté musulmane à l’ingérence étrangère et policière ? Jusqu’à quand, nous musulmans, allons continuer à refuser de nous soulever ? On ne peut pas être à la fois un vrai musulman et un sous-homme !

Appel du 18 juin 2013 : Pour un Islam de France.
Le communiqué ci-joint dénonce, à juste titre, la faillite du CFCM, « institution, imposée politiquement et diplomatiquement depuis sa création… L’absence de débat démocratique… Les intérêts égoïstes et personnels… ». Alors, le communiqué annonce la création d’une nouvelle structure baptisée « Mosquées et musulmans solidaires » et « la tenue d’assises nationales de l’Islam de France pour donner naissance à une véritable structure indépendante, démocratique, transparente et ouverte à tous. » Sauf que cette belle initiative était téléguidée par les Services de Valls alors ministre de l’Intérieur, via surtout le commandant Bernard Godard, le génie argenté du Bureau des cultes. Valls voulait enterrait le CFCM pour ériger son propre « machin » représentatif de l’Islam de France. Sauf que parmi les signataires, il y avait des salariés de pays étrangers, des rentiers religieux de l’Algérie et du Maroc. Ainsi, quelques jours plus tard, les ordres d’Alger et de Rabat sont tombés. Les correspondants des Services algériens ou marocains et les représentants dépendants du maghzen ont immédiatement démissionné ou quittés le navire. Le projet est tombé à l’eau. Dans le désordre de l’Islam de France, la seule constance est l’ingérence étrangère et policière.

Hassen Chalghoumi : Pour l’Islam de France.
C’est le titre du livre que lui a écrit son ex-conseiller co-auteur Farid Hannache. Un livre dénoncé par plusieurs voix musulmanes respectables, même si l’Establishment a tenté de le censurer, à commencer par l’éditeur Le Cherche Midi, le Maire de Drancy Lagarde et les RG, surtout le commandant du STR 93 Biancamaria. L’enquête sur Chalghoumi reviendra sur ce scandale et sur la Marche nationale contre l’Islam de France, organisée par le Collectif Cheikh Yassine le 3 avril 2011, entre la mosquée de Drancy et le Rassemblement des Musulmans au Bourget.

Extrait :
« La gestion de l’Islam français ne doit pas être déléguée ou larguée aux ambassades ou aux officines, elle ne doit pas naviguer entre le Quai d’Orsay et place Beauvau. » P 208
« Les « services de l’ombre » d’un État, même le plus laïque, n’ont pas à intriguer contre ou pour une religion. » P 211
La mosquée ne doit être ni quadrillée par les Services secrets étrangers ni encerclée par les RG (les Renseignements généraux français). La mosquée n’a pas à être captive d’une officine, ni rester une antenne consulaire.» P 325
« Ni le CFCM ni les imams ne doivent servir la soupe à des ministres français ou à des régimes étrangers, ils doivent servir l’Islam de France. » P 327

 

 

 

 

"Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant."

 

"En vérité, Allah ne change l’état d’un peuple (ou d’une communauté), tant que les [individus qui le composent] ne changent pas ce qui est en eux-mêmes."