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Trans-imam Chalghoumi : une escroquerie d’Etat... parmi d’autres.

Trans-imam Chalghoumi : icone de l’islamophobie d’Etat ; miroir de la décadence de la Oumma.

 

6-1

Notre pauvre Oumma qui fait du virus un médecin.
qui dort avec ses ennemis et qui enfante ses assassins.

6-2

Du Clergé SS, Salafiste Saoudien, des SS, Salafistes des Services
Au web enragé du pseudo salafisme et du trans-djihadisme.

6-3

Le marchand Abou Omar ... & le marché des mosquées :
de la démonétisation des imams à la dévalorisation de l’islam.

6-4

Les Chalghoumi d’Asnières Vs Président, Imam & Communauté:
Kheireddine Djedoui & Mohamed-Bachir Chérif : Israël Vs Islam.

6-5

Les Mutants Chalghoumi Vs les représentants insoumis :
Thèses Vs antithèses. Camelotes Vs antidotes.

 

 

Ce qui est naturel, c'est le microbe.
Le reste, la santé, l'intégrité, la pureté, si vous voulez,
c'est un effet de la volonté et d'une volonté qui ne doit jamais s'arrêter.

Albert Camus, La Peste.

6-1

Notre pauvre Oumma qui fait du virus un médecin.
qui dort avec ses ennemis et qui enfante ses assassins.

Ici en France, il y a par exemple la somnolence de la Oumma malgré les alarmes de Oumma.com et autres sites. Le 12 juin 2009, le premier site-média musulman a publié la première alerte concernant le danger Chalghoumi en forme d’un article articulé autour de la vérité et de la dignité, un article intitulé : « L’imam Hassan Chalghoumi : le poulain du CRIF». Extrait : « Récompensant les efforts remarqués de l’imam de Drancy, Hassan Chalghoumi, qui s’est illustré par son art consommé de prêter allégeance au CRIF et à la cause israélienne, s’acquittant parfaitement de sa mission d’imam de « l’ouverture et du dialogue interreligieux », la création du Conseil des imams de France est le point d’orgue de son exemplarité à la courtoisie servile et affectée, qui dissimule un cheminement personnel loin des canons de la méritocratie à la française. »

Chalghoumi avant la transmutation Chalghoumi après la transmutation Chalghoumi avant la transmutation Chalghoumi après la transmutation

Le 5 Juillet 2009, au hasard de l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le journaliste Fouad Bahri publie Ces imams de la honte, un article puissant rythmé et illustré avec deux sous-titres saisissants : « Le Laval de l'Islam de France » et « Le déshonneur d'une fonction ». Voici sa conclusion : « Il est urgent de renverser la tendance, de congédier les imposteurs, de leur ôter tout crédit. Que ces collaborateurs de l'islam de France, hormis les forteresses protégées de l'Élysée, ne trouvent plus d'endroits, de mosquées ou d'associations musulmanes où ils seront les bienvenus. Qu'ils redoutent la colère des musulmans qui sont parfaitement conscients de leur double jeu. Qu'ils sachent qu'ils sont assis sur des fauteuils éjectables et que tôt ou tard, la chute est leur horizon. Et l'humiliation, leur sort... ».  3 moins élevé C’est le genre de plumes qui acère les fusils de l’ancienne révolte des Français contre l’occupation allemande ou l’ancienne révolte des Algériens contre l’occupation française. Mais maintenant, les musulmans sont occupés par le vide qui leur fait chanter les antiennes du complotisme ou de la révolte vaine sur Facebook, qui les fait danser dans l’agitation stérile ou dans la guerre intestine. Le 29 octobre 2009, il publie de nouveau Quand les organisations sionistes misent sur l’islam de France. Plume aiguisée et méthodique, esprit avisé et encyclopédique, Fouad Bahri aurait pu être un grand éditorialiste ou écrivain musulman. Mais l’écho vain des musulmans, y compris leur ronflement qui se prend pour réaction communautaire, va lui faire prendre un chemin moins élevé pour être plus proche du niveau de la supposée élite communautaire. Il devient blasé, puis proche de Tareq Oubrou, un modèle lumineux de « ces imams de la honte ». C’est aussi le cas de Hicham Hamza. Auteur des plus importantes révélations et enquêtes sur Chalghoumi quand il était à Oumma.com ou lorsqu’il a fondé son propre site, panamza.com. Il aurait pu être l’auteur de grands documentaires ou un bâtisseur d’un véritable média musulman. Sauf qu'il a dû s’adapter à cette partie de la communauté active sur les réseaux sociaux, mais qui ne se nourrit que du buzz et qui ne rumine que le complotisme.

Ainsi, avant même l’explosion de la révolte contre Chalghoumi début 2010 et la démonstration brutale de son escroquerie, plusieurs articles ont sonné l’alarme contre la manipulation dangereuse de ce trans-imam, contre ce bout de mégot pyromane qui risquait de mettre le feu dans l’islam de France… Et après ? Les cloches ont été tirées et Chalghoumi s’en est bien tiré. Alors, qu’est-ce qui cloche ? Qu’est-ce qui ne va pas dans la France politico-médiatique et dans de la communauté musulmane ? Plusieurs sites ont dénoncé, et ne cessent de dénoncer, l’escroquerie de Chalghoumi : oumma.com,  panamza.com, al-kanz.org, ajib.fr, saphirnews.com avec Hanan Ben Rhouma, islamenfrance.fr, islametinfo.fr et surtout soutien-palestine.blogspot.fr...Et après ? Chalghoumi demande partout, de l’Assemblée Nationale française à Tel-Aviv, la fermeture de ces sites, surtout oumma.com et alkanz-org, qu’ils accusent d’antisémitisme et même de soutien au terrorisme… Et après ? Une révolte de plusieurs mois a soufflé comme un cyclone à l’intérieur et autour de la mosquée de Drancy. Exemple : Libérons nos mosquées.  Exemple : Mosquée de Drancy Le combat continue ! Exemple : "Islam de France": l'armée protège son Dajjal… Et après ? Une très belle opération Printemps arabe à Drancy lancée par le Collectif pour la Dignité des Musulmans et intitulée Chalghoumi dégage… Et après ? Plusieurs pétitions ont été lancées comme Chalghoumi ça suffit! Appel à sa démission! Plus de 1200 signataires. Une autre pétition : « Non à l’ingérence des organisations sionistes et du politique dans les affaires du culte musulman ». Presque 2400 signataires. Et une nouvelle Pétition : Pour que Hassen Chalghoumi ne soit plus le porte-parole des musulmans de France! Plus de 5000 signataires… Et après ? Plusieurs pages Facebook contre Chalghoumi comme Hassen Chalghoumi ne représente pas les musulmans de France… Et après ? Et cette interminable enquête que vous lisez... Et après ?

Et après ? Rien… ou pire : Chalghoumi n’a cessé d’élargir son empire politico-médiatique. Parce que le problème ce n’est pas Chalghoumi, mais nous. Il ne s’agit pas de dénigrer ce qui a été fait. L’honneur est du côté des hommes et les femmes qui se sont mobilisés contre cette escroquerie d'Etat. Mais il est question maintenant d’étudier notre responsabilité, nous musulmans, dans l’enfantement, le développement et le renforcement du trans-imam Chalghoumi & Cie. Il ne s’agit pas d’exonérer les acteurs extérieurs qui ont trafiqué l’islam de France pour fabriquer un imam-marionnette. Cette enquête est très critique concernant la responsabilité exogène dans l’escroquerie Chalghoumi : responsabilité politique dans le chapitre 2, responsabilité judéo-israélienne dans le chapitre 3, responsabilité médiatique dans le chapitre 5. Mais la responsabilité endogène est la plus importante. Notre responsabilité dans le processus de mutation de Chalghoumi est écrasante.

Chalghoumi avant la transmutation Chalghoumi après la transmutation Chalghoumi avant la transmutation Chalghoumi après la transmutation

Chalghoumi après la transmutation Chalghoumi avant la transmutation Puisque le NOUS représente ceux qui prétendent croire en Dieu, alors, cette responsabilité, la nôtre, est engagée avant même la naissance de Chalghoumi… Et avant même l’existence du CRIF et d’Israël… Et avant même le colonialisme et les croisades… Car, si nous sommes vraiment musulmans, alors voilà ce que DIT Allah, voici ce qui est ECRIT dans le Coran que nous sommes censés lire :

Sourate 42
Verset 30

« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup. »

 « Ce que vos mains ont acquis » signifie ce que vous avez fait ou refusé de faire, c’est-à-dire vos actions et vos inactions. Cette règle est la première règle de la responsabilité et de la responsabilisation.  Cette règle coranique est une loi divine décrétée et confortée par un autre verset cité à trois reprises dans le Coran :

« Cela, à cause de ce que vos mains ont accompli ! Car Allah ne fait point de tort aux serviteurs. »

Sourate 3. Verset 182

Sourate 8. Verset 51

Sourate 22. Verset 10

Cette règle coranique est une loi divine décrétée et confortée par plusieurs autres versets :

Sourate 3
Verset 165

« Quoi! Quand un malheur vous atteint - mais vous en avez jadis infligé le double - vous dites: «D’où vient cela?» Réponds-leur: «Il vient de vous-mêmes». Certes Allah est Omnipotent ».

Sourate 4
Verset 79

« Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi-même ».

Sourate 28
Verset 47

« Si un malheur les atteignait en rétribution de ce que leurs propres mains avaient préparé ».

Sourate 30
Verset 41

« La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu’[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré; peut-être reviendront-ils (vers Allah). »

Sourate 30
Verset 36

« Et quand Nous faisons goûter une miséricorde aux gens, ils en exultent. Mais si un malheur les atteint à cause de ce que leurs propres mains ont préparé, voilà qu’ils désespèrent. »

complotisme et crétinisme Conspirationnisme : Les versets précédents représentent les meilleurs paratonnerres célestes contre le conspirationnisme qui a planté ses foudres au sein de la communauté musulmane. Il y a plusieurs formes de cette Maladie neurodégénérative. Il y a le complotisme synonyme de crétinisme bête et bestial. Un crétinisme qui se cache dans une grotte qu'il appelle injustement religion. Un crétinisme qui lâche des crottes qu'il appelle fièrement révélations. Comme ce site ou ce parasite www.roqya.info qui se présente comme « le site internet le plus complet sur le monde des maladies occultes », qui déclare dès le début de sa page d’accueil « n’oublier pas de visiter le site « islamic-intelligence » pour comprendre la mafia juive qui font de la sorcellerie aux musulmans de France à l’aide des djinns. ». Et qui fait des révélation.. Entre les deux affaires Mohamed Merah et Abdelhakim Dekhar, le site découvre un complot juif ourdi par des personnalités juives, de Sarkozy à Demorand, pour le compte d’un des sept rois djinns juifs qui s’appelle Merra et qui agit, selon la kabbale juive, chaque lundi. Ainsi, le lundi 19 mars 2012, date de l’assassinat des enfants juifs par Merah, et le lundi 18 novembre 2013, date de la tentative d’assassinat d’un photographe dans les locaux de Libération, sont des complots juifs. Mais au-delà de ce ramassis, il y a la question sérieuse de ces escrocs de la roqya qui abusent de la crédulité de certains musulmans pour les convertir en crétins finis. Évidemment, il y a des imams honnêtes et « professionnels et spirituels » qui exercent correctement la roqya, cette tradition prophétique de soins coraniques. Mais ce secteur est bourré d'escrocs équipés de versets dans la bouche comme les loups ont des crocs. Une partie de ces bandits en djellaba pratique la sorcellerie et le polythéisme. Unes partie de ces manipulateurs ne sont pas seulement des voleurs, mais aussi des violeurs de femmes de tous les ages. Et dire que plusieurs radios communautaires en France font continuellement la publicité et organisent quotidiennement des émissions entières pour des charlatans de la crétinisation ordurière.

Il y a le complotisme synonyme de complicité munichoise du fascisme. Entre Frédéric Chatillon et Thierry Meyssan, entre leurs aficionados et les officiers des dictatures arabes pour lesquelles ils roulent, il y a ceux qui se présentent vaniteusement comme les pourfendeurs des médias menteurs en Occident pour exercer le rôle de défenseurs des régimes assassins en Orient. En investissant les réseaux sociaux et les médias prétendus alternatifs, en changeant 100 fois de visages grâce aux pseudonymes du web, en redoublant d’e-activisme, en multipliant les sites et les blogs, cette forme du conspirationnisme s’est répondue comme une traînée de poudre. Comme un écran de fumée qui voile les « maisons à gaz », les bâtiments et les villages bombardés avec des barils d'explosifs et d'essence par les milices SS de la fureur nazie du président aSSad. Un aSSaSSin soutenu par le complotisme et les délires de certains intellectuels imbéciles ou par certains marginaux farfelus qui méritent l’internement psychiatrique, mais qui sont devenus les maîtres-à-penser des internautes hystériques. Le pire, c’est que des activistes musulmans s’appuient sur des blogs et des sites islamophobes pour dénoncer les complots contre les dictateurs arabes. Malheureusement, la communauté musulmane, comme une partie de l'opinion publique nationale, est sensible aux sirènes complotistes qui soutiennent la thèse que la Printemps arabe est un complot sioniste, qui soutiennent de cœur ou de facto les régimes criminels fascistes d'Assad ou de Sissi, comme ceux de Kadhafi ou de Saddam auparavant.

Le complotisme agite même le pacifisme pour laisser les peuples arabes mourir ou souffrir en paix sous les bombes, sous les viols et les tortures de leurs dictatures. Il agite même le non-interventionnisme pour ne pas violer la souveraineté de ce qui reste de certains pays arabes ou musulmans, pour ne pas allez chez-eux, pour ne pas se mêler de « leurs » guerres civiles. Il agite même l'impérialisme et le néocolonialisme comme synonymes à cette intervention. Il agite même l'humanisme pour empêcher la chute d'une dictature protectrice des minorités chrétiennes. Il agite même la laïcité pour empêcher la chute d'un régime laïque qui serait le dernier barrage contre le soit-disant obscurantisme islamiste. Il agite continuellement la manipulation et la désinformation du MOSSAD et de la CIA pour laisser la Syrie s’enfoncer depuis plus de 4 ans dans plus de 300 000 morts et presque 10 millions de déplacés. Les adeptes de ces thèses agitent l'ombre de la manipulation occidentale et taisent l'identité des Services et des milices qui massacrent les populations orientales. Le complotiste est une incantation qui prêche la hauteur d'esprit, qui produit la contemplation de la barbarie ailleurs et la gangrène de la conscience chez-soi. Le complotiste agite le complot du nouveau bien-pensant qui se complaît dans sa propre vigilance ou dans sa propre intelligence, qui se traduisent par la non-assistance à un peuple éventré, étripé et dépecé dans une boucherie à ciel ouvert.

Et il y a la complotisme anti-blanc ou antioccidental : le sosie-ennemi du complotisme islamophobe. Dans ce manichéisme de cours de récré qui agite primitivement le complotisme comme un gri-gri contre les apparences et les mauvaises influences, le monde est noir ou blanc, mauvais ou bon, il n’y a ni gris ni nuance … Et le blanc est invariablement le méchant ! Le continent Noir est victime du continent Blanc : surtout l’Europe, puis les USA accessoirement. On ne dénonce que marginalement le rôle de pilleur exercé par le continent Jaune, la Chine, ni celui des dictateurs voleurs et massacreurs. Sauf pour dire que ces tyrans indigènes sont des « Bounty » ou des agents de la domination blanche. Comme chez certains salafistes submergés dans le délire, certains gauchistes, parfois formés aux USA et financés par les relais de l’ambassade américaine à Paris, ont été contaminés et amenés à s’identifier aux Black Panthers, à identifier la France comme le nouveau pays du Ku Klux Klan, comme un Etat blanc raciste. Dans ce délire, ces militants de l’antiracisme sous-perfusion étrangère ou mensongère deviennent des chiens enragés du racisme anti-blanc et les Français deviennent des sous-chiens. Dans ce délire, le Noir couvre les Africains et les Arabes, les musulmans et les habitants des banlieues. Ainsi, au-delà de certaines bavures policières qui relèvent du meurtre raciste qui doit être combattu partout, surtout dans la rue, quand un dealer dit beur est tué par un policier agissant en légitime défense, on se révolte contre un crime d’Etat blanc. Mais on se tait quand des jeunes dealers sont tués par d’autres jeunes dealers qui partagent souvent leur jeune âge, leur couleur de peau, leur religion, leur origine… Annuellement, ce sont une vingtaine de jeunes tués dans des règlements de comptes entre bandes rivales à Marseille et presque pareille ailleurs, entre les régions parisiennes, lyonnaises et lilloises. Pour les complotistes, ces voyous et ces bandes criminelles qui pourrissent la vie de plusieurs dizaines de milliers de familles, qu’ils ne dénoncent jamais, sont le produit d’un complot blanc : l’introduction de la drogue dans les cités dans les années 80, après la fameuse Marche dite des Beurs, pour droguer la révolte et la conscience des habitants des banlieues, surtout les musulmans. C'est aussi stupide de dire qu’il y a un complot musulman ou marocain qui envoie son hachisch et ses dealers pour pervertir la civilisation occidentale et abâtardir la Nation française. Mais ce discours ahurissant est développé dans des conférences gauchistes et dans des prêches dits islamistes. La recherche du bouc-émissaire est un point commun entre deux formes de complotisme ou de racisme : l’antimusulman et l’anti-blanc.

Sos Racisme le Complot PS de Mitterrand pour renforcer les caïds et les FNMais dire que SOS Racisme est un complot mitterrandien ou socialiste ne relève pas du complotisme, mais de l’histoire ! C’est une manipulation cynique ou une création machiavélique pour parasiter et usurper la révolte contre le racisme, puis pour renforcer le FN et affaiblir la droite classique. Dans les années 80, des jeunes ont décidé de marcher pour protester contre le racisme institutionnalisé et contre les meurtres banalisés car commis par des policiers ou par des rancuniers de l’Algérie-française. Ils ont lancé la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » ou la Marche de l’Egalité. Elle sera détournée par les chantres de la morale et débaptisée, enfournée dans les chambres du pouvoir et vampirisée. Elle deviendra la Marche des Beurs. Beurk : le complotisme d’Etat institutionnalise le racisme et les coups-bas. Grâce à cette manipulation, Mitterrand a réussi à diviser pour régner, diviser la droite et attiser le FN qui va remporter ses premiers succès électoraux entre 1983 et 1984. D’abord aux municipales de 1983, surtout à Dreux, puis aux européennes de 2014 avec 10 élus. Et en parallèle, il impose le Peuple élu pour diriger SOS racisme. C’est ce que démontre le livre Histoire secrète de SOS Racisme publié en 1990 chez Albin Michel. C’est ce qui nous protège de ceux qui brandissent l’antisémitisme au quart de tour. L’auteur de ce livre, Serge Malik, lui-même juif et membre fondateur de SOS Racisme, dénonce la manipulation de cette association par le PS, Julien Dray en tête, la marginalisation des Arabes pour le compte de Juifs. Ainsi, le PS de Mitterrand impose le communautarisme raciste d’en-haut pour communautariser l’antiracisme. Ceux qui ont marché dans les années 80 voulaient sortir du communautarisme, mais la manipulation paternaliste ou socialiste les a jetés dedans. Ceux qui ont marché se sont indignés contre le racisme, mais la gauche post-raciste les a enchainés dans l’antiracisme, dans SOS Racisme. Dans l’usurpation, la manipulation et la corruption. Dans le bombardement de dirigeants, y compris noirs ou arabes, pour décapiter le grondement des cités et précipiter l’effondrement de la Marche. Dans la subornation et la subordination, dans l’embourgeoisement par les pots-de-vin et l’asservissement par l’ivresse du pouvoir. Dans le détournement de la colère et des subventions, dans l’invention de caïds comme cadres communautaires, comme serpillères du gouvernement. Mais à force d’essuyer tant de bassesse et d’absorber tant de saleté, les serpillères peuvent gravir l’échelle politique, grimper et franchir le couvercle de la cuvette, intégrer le gouvernement ou le parlement. Dans ce sens, SOS Racisme et Malek Boutih sont des cas d’école très utiles à étudier pour épargner à la France et aux musulmans de nouvelles escroqueries d’Etat.

Rédha Souilamas : La Couleur du bistouri. Racisme anti-arabe ou islamophobe dans les hôpitaux d’une certaine France hypocriteFilm Hippocrate : racisme anti-arabe ou islamophobe dans les hôpitaux d’une certaine France hypocriteAvant, Sos Racisme et certains gauchistes voulaient réduire le racisme anti-arabe aux difficultés de s’introduire dans les discothèques. Aujourd’hui, certains pseudo-islamistes veulent réduire le racisme antimusulman dans les difficultés de construire des mosquées ou de porter le voile intégrale. Avec toujours la même bonne conscience anesthésiante et la même science de l’agitation paralysante. Nous reportons le sujet brûlant et important du racisme institutionnalisé et territorialisé, du complot de la ghettoïsation, celui qu’a dénoncé le 20 janvier 2015 « Manuel Valls : il existe "un apartheid territorial, social, ethnique" en France ». Même si, dans un rétropédalage cynique, il a accusé plus tard les victimes du racisme d’être les causes de ce communautarisme. On va évoquer la forme la plus pervers et la plus dangereuse du racisme, celle qui produit la stérilisation ou la désintégration, la déstructuration ou destruction d’une communauté, celle qui s’en prend aux femmes et à l’élite musulmane. Au-delà de l’obsession française de la femme musulmane, étudiée dans le chapitre 2, l’Establishment et le clergé BHL veulent marginaliser l’élite musulmane et stériliser sa reproduction, c’est-à-dire sa représentation médiatique et sa réussite professionnelle. C'est le syndrome Steevy : la promotion de l’intelligence chez les juifs, de l’idiotie et de la traîtrise chez les musulmans. Dans ce sens, il faut écouter et démontrer ce que dit depuis plusieurs années le nouveau directeur général de la banque Crédit Suisse, Tidjane Thiam, un franco africain ou un noir musulman qui a quitté la France pour que sa carrière ne reste plus bloquée par la plafond de verre : par le racisme d'en-haut. Dans le journal la Croix, voici son couperet comparant l’Angleterre à la France : « Ce n’est pas ici que des diplômés de l’enseignement supérieur noirs ou maghrébins sont obligés de devenir gardiens de parking ». On peut aussi étudier la discrimination infâme que subissent les médecins arabes ou musulmans coupables d’avoir un diplôme étranger. Un racisme hypocrite contre l’excellence arabo-musulmane dans la médecine qu’a dénoncé le film Hippocrate, via le profil personnage d'Abdel qui ressemble à celui du professeur Rédah Souilamas qui a écrit La Couleur du bistouri pour expliquer son exil aux USA pour fuir le racisme érigé en système par une certaine élite. Un racisme qui a bloqué la carrière de ce chirurgien spécialiste de la greffe pulmonaire reconnu internationalement, qui a réalisé, avant sa fuite de la France en 2013, 130 greffes pulmonaires et publié 49 publications scientifiques.

On peut aussi étudier le contraste entre d’un côte les rapports scientifiques qui démontrent que la France est championne des inégalités scolaires, et de l’autre côté les discours ronflants sur l’école égalitariste, l’Etat antiraciste et la chasse laïciste des « jupes musulmanes » dans les collèges. Il faut étudier la résonnance étatique de la déclaration de Claude Bertrand, alors directeur de cabinet du maire de Marseille : « Ils sont très instruits, très cultivés. C'est le profil des gens d'Al-Qaeda. Mais je ne dis pas qu'ils en sont », déclaration gravée dans l’ADN de l’Establishment et dans le marbre de l’article « Marseille rejette son islam officiel », en l’occurrence Mourad Zerfaoui, qui a dû lui aussi s’exiler aussi aux USA pour ne pas laisser la France discriminer et dessécher son intelligence scientifique et ses compétences dans la recherche médicale. Comme les vautours de l’Empire politico-financier qui n’aiment pas l’envol de la colombe blanche en dehors des clichés, l’Establishment français n’aime pas l’image d’un cadre musulman qui prend de la hauteur professionnelle et spirituelle en portant, avec excellence et compétence, la blouse blanche d’un médecin et la djellaba blanche d’un imam ou d’un représentant communautaire. On peut aussi étudier le cas du professeur militant musulman Abdel-Rahmène Azzouzi. Car, on préfère que les mosquées et les associations islamiques ou communautaires soient dirigées par des médiocres ou des escrocs. Une des conséquences sournoises du racisme élitiste, le racisme exercé par l’élite de l’Establishment français contre l’élite musulmane, c’est le déclassement social, la ghettoïsation raciale… et pour certains, le basculent dans deux formes opposées d’extrémisme ou de racisme : antifrançais ou antimusulman. Il ne faut pas exonérer la responsabilité de la communauté musulmane dans le basculement ou le recyclage islamophobe d’une partie de son élite, comme Habib Kaaniche ou Mohamed Louizi. D’ailleurs, dans les prochaines années, certains musulmans super-diplômés vont jouer au Chalghoumi pour propulser leurs carrières professionnelles ou grimper l’échelle sociale, en se frayant un chemin ou un tremplin auprès des lobbys juifs ou sionistes.

Et il y a le complotisme antisémite : le sosie-ennemi du complotisme juif. Pour soutenir et glorifier un dictateur arabe, il suffit de dire qu’il est l’ennemi des juifs qui complotent pour l’anéantir et détruire son pays. Pour détruire ou insulter une personnalité ou un groupe, il suffit de dire qu’il est soutenu par les Juifs ou par l’Empire. Le conspirationnisme juif est un virus puissant qui provoque à la fois la névrose et la nécrose. C'est un couteau à double tranchant : Hystériser et Paralyser. Contrairement, à l'Europe, ce n'est que depuis quelques décennies que le monde arabe et les communautés musulmanes à travers le monde ont attrapé cette maladie du conspirationnisme juif. Mais il s'est tellement propagé, rapidement et profondément, que ça ne peut être que le produit d'une conspiration ! Le complotisme qui sévit au sein des anti-impérialistes et antisionistes est peut être le meilleur complot impérialiste ou sioniste. Cette forme du conspirationnisme voit ou fait voir l’hydre américano-sioniste ou la pieuvre juive derrière tout : le sida à Benghazi ou la guerre contre Kadhafi, un attentat commis par le Hezbollah ou un attentat commis contre le Hezbollah, la révolte populaire contre Moubarak ou le coup d’État contre Morsi. D'ailleurs, c'est le MOSSAD qui a laissé la pièce d'identité de Saïd Kouachi et menotté les mains de Coulibay à l'Hyper Cacher. D'ailleurs, ce magazin a été vendu la vaille de l'attentat par un JUIF à un autre JUIF. D'ailleurs, c'est TSAHAL qui a changé la voiture des Kouachi en commettant la bêtise des rétroviseurs. D'ailleurs, c'est le CRIF et autres lobbys sionistes qui sont derrière les caïds qui perpétuent la gangrène de la drogue dans les banlieues ou qui s’entre-tuent à Marseille. En plus, la mutation anti-voile de Tareq Oubrou ou la propagation du Allo Nabila, c'est une animation des dessins prévus par les Protocoles des Sages de Sion. Et puis, tout le monde sait que Chalghoumi est un produit des Illuminati.

On agite de complot car on ne croit plus à rien, mais on finit par croire à tout, par croire dans n’importe quoi… jusqu’à ne plus croire en soi. Le conspirationnisme, c'est la production du crétinisme rationalisé et de l’immobilisme agité. Le conspirationnisme, c’est échauffer les esprits pour bouillir la salive et se noyer dedans ; c’est réchauffer les mythes et les fantasmes pour échafauder des barreaux et rester derrière. Le conspirationnisme, c’est l’agitation et l’inaction ; c’est l’auto-victimisation et la déresponsabilisation ; c’est la lâcheté qui se voile de la pseudo-lucidité ; c’est l’ineptie qui devient une couverture à l’inertie. On agite le complot et on se complaît dans sa propre morne. On agite le complot qui agite les vents et les nuages qui agitent les orages qui agitent les rhinovirus qui agitent le rhume... et on se complaît dans sa propre morve.

Le refus du complotisme ne doit pas nous empêcher de poser toutes les questions iconoclastes sur les probabilités et les modalités, idéologiques et pratiques, de la fabrication et de la manipulation du terrorisme. Par exemple : et si le terrorisme qui a contaminé la France, ou qui y est réapparu comme une forme de récidive ou de mutation d'une infection, n'était qu'une nouvelle forme de l’assassinat politique. Auparavant, le terrorisme politique se concentrait sur les leaders politiques qu'il fauchait sous plusieurs formes. Il s'en prend maintenant à la masse pour des raisons politiques. Autrefois, le terrorisme politique ciblait des politiques proches de la cause arabe comme Jean de Broglie, Alain Mayoud et François Duprat, des responsables palestiniens comme Issam Sertaoui, Mahmoud Hamchari et Azzedine Kalak. Des opposants gaullistes ou républicains à l’Establishment français, comme Robert Boulin le 30 octobre 1979, alors ministre du Travail en exercice : un véritable Crime d'État pour reprendre le titre du téléfilm de Pierre Aknine. Des opposants arabes comme Mehdi Ben Barka. Des opposants politiques à la dictature algérienne comme Ali André Mécili le 7 avril 1987 et Abdelbaki Sahraoui le 12 juillet 1995. Tous les deux sont de véritables démocrates, l'un berbériste progressiste et l'autre nationaliste islamiste. Tous les deux ont été assassinés par des repris de justice recrutés et mandatés par les Services algériens avec la complicité des Services français.

Charles Pasqua: l'homme clé de la trinité diabolique des Services : Algérie, Israël et France…Et s'il y a une nouvelle alliance entre les assassins de Hamchari, Sahraoui et Boulin ? Et s'il y a une alliance entre les Services israéliens, algériens et une partie des Services français pour noyer dans le sang non plus des opposants, mais l'opposition au fascisme algérien ou israélien et à l’Establishment Français. Pour comprendre les mutations du terrorisme, il faut étudier ses premières souches. Il faut examiner les GIA apparues en 1993 pour comprendre Daech (ou l'ISIS) apparu en 2013. Il faut examiner le rôle de Pasqua ou de son SAC dans l'assassinat du ministre Boulin, son rôle avec les conspirationnistes sionistes comme Arcadi Gaydamak, son rôle avec les Services algériens qui ont exporté le terrorisme en France.

Et si le régime fasciste algérien a opté, pour garantir sa survie et sa rente, pour une nouvelle stratégie meurtrière et effrontée : exporter le terrorisme en Occident. Après avoir pratiqué tranquillement le massacre impuni de ses propres populations, après avoir acquis un génie incroyable et une expertise incomparable dans la création et la manipulation du terrorisme sous couverture islamiste, après avoir construit, via un extraordinaire processus d'infiltration inexorable de l’Establishment Français où il dispose de ses propres mercenaires, le voilà qui transporte, sur le territoire français ou européen, son terrorisme d’État. En envoyant ses agents ou ses agences franchisées du « terrorisme opportunément islamisé ». Ou en créant des pôles d'attraction et de formation en prison, sur le net et sur le terrain pour des musulmans noyés dans la délinquance ou broyés par la déliquescence intellectuelle, pour en faire des barbares qui ne savent plus pourquoi ils tuent, comme a prédit le Prophète, pour en faire leur meilleur raison d'exister en tant que dictature. Et si le régime fasciste syrien a misé sur la même stratégie après avoir pratiqué l'assassinat ciblé des hommes d’État comme Rafiq Hariri, ou des hommes de la pensée comme Samir Kassir ; après avoir pratiqué le massacre à domicile comme à Hama où 25 000 civils ont été assassinés « politiquement » tout le long du mois de février 1982.

Les intérêts des régimes fascistes judéo-arabes peuvent coïncider avec les intérêts de l’Establishment français. Et si on posait une question politiquement incorrecte puisque cette année coïncide avec le dixième anniversaire des Émeutes urbanises de 2005, cette révolte sociale des banlieues françaises qui a poussé le gouvernement de de Villepin à décréter et à installer pendant 3 semaines l’État d’urgence. Ce régime exceptionnel, qui n'a été appliqué qu'en Algérie avant son indépendance en 1962 et en Nouvelle-Calédonie en 1984, doit être le label d'un sursaut intellectuel pour étudier les mécanismes du terrorisme avant qu'il ne réduise en cendres la liberté de pensée. Puisque personne ne peut imposer un couvre-feu à la réflexion prospective et à la recherche rétrospective, imaginons une nouvelle émeute contaminée par la conspiration des Services. Imaginons une nouvelle révolte populaire dans nos banlieues ou ailleurs, infiltrée par des mercenaires qui tirent dans les deux sens, interchangeant la barbe et l'uniforme bleue, comme ceux qui ont été actifs à Alger pendant le premier Printemps arabe le 5 octobre 1988 ou en juin 1991, pendant le sit-in du parti islamiste d'opposition FIS. Les Services algériens savent enfanter le chaos et le terrorisme sous couverture islamiste. Ils savent l'exporter. Et si les Services algériens rendaient service à Sarkozy et Beschizza en donnant raison, cette fois-ci, à leurs élucubrations de 2005. Quand Sarkozy déclarait à la télévision que les émeutes de 2005 « n'avaient "rien de spontané" et étaient "parfaitement organisées" » il fait référence à son Conseiller sécurité Bruno Beschizza, ce syndicaliste des officiers de police devenu maire d'Aulnay-sous-Bois, qui a qualifié les émeutes de 2005 de « terrorisme » fomenté par des «  islamistes radicaux, connus des renseignements généraux (RG)" qui auraient "entraîné et manipulé des jeunes" ». Ces déclarations sont enregistrées par cet article du journal Le Monde du 4 novembre 2005, un article qui met en évidence ce sous-titre : "Il n'y a pas de main invisible islamiste". Mais la main invisible des Services est tentaculaire: elle sait se camoufler dans le gant islamiste et rendre des coups de main aux amis des régimes arabes despotiques, à ces candidats à l’Élysée ou ailleurs pour ne pas subir des camouflets politiques. L'attentat de Karachi en est un exemple vivant !

Le chapitre 2 a essayé d'étudier le rôle complotiste des SS, Sionistes ou Services, dans l'escroquerie d’État Chalghoumi, comme dans d'autres scandales ou crimes. On a aussi étudié la conspiration du terrorisme sous couverture islamiste par la mafia politico-financière qu'a dénoncée l'ancien président algérien Mohamed Boudiaf. On peut également étudier la complexité sophistiquée du conspirationnisme à travers le Complexe militaro-industriel qu'a dénoncé l’ancien président américain Eisenhower. Mais dans le monde musulman, le complotisme est surtout synonyme de complexe d'infériorité. A force de se sentir inférieur aux autres, Juifs ou Occidentaux, on pense que les autres manipulent tout, qu'ils sont forts dans tout, qu'ils sont supérieurs dans tout, y compris dans la fabrication de la bassesse. Et puisqu'il sont forts et supérieurs dans tout, ce sont eux seuls les fautifs et nous on n'y peut rien.

Ce qui est complètement faux comme on vient de voir dans ce chapitre. Ce qui est absolument faux du point de vue islamique ou coranique. Il faut savoir que la « faute aux autres » est un concept anti-islamique. Plusieurs versets coraniques citent des groupes ou des personnes qui s'adressent à Allah en Lui disant :  « c'est la faute à telle personne ou à telle caste ». Et Allah leur répond : « Non, c'est votre faute ». Il faut enseigner ces versets et cette philosophie islamique. C'est l'esprit coranique de la personnalisation de la responsabilité. C'est la règle islamique de l'individualisation du jugement lors du Jour dernier et de l'individualisation du changement avant qu'il soit trop tard, avant la mort. D’ailleurs, Dieu a créé le diable et l'a fait courir, comme Il le décrit, comme le sang dans notre corps, passant tout son temps à vouloir nous pervertir ou nous faire du tort. Et pourtant, quand on commet des fautes, on n’a pas le droit de dire c'est la faute à Satan.

L’esprit des versets précédents, qui sont autant de démonstrations de la première règle coranique de la responsabilité et de la responsabilisation, est consolidé par ce verset qui introduit la notion de changement, (modification ou transformation) :

Sourate 8
Verset 53

« C’est qu’en effet Allah ne change pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que celui-ci change ce qui est en lui-même. Et Allah est, Audient et Omniscient. »

C’est ainsi qu’on arrive à la deuxième règle coranique de la responsabilité et de la responsabilisation, celle de l’action puisque la première règle est celle du constat, cette du traitement puisque la première est celle du diagnostic :

Sourate 13
Verset
11

« En vérité, Allah ne change point l’état d’une communauté,
[ou d’un peuple]
tant que les [individus qui le composent]
ne changent pas ce qui est en eux-mêmes. »

Cette loi du changement, deuxième règle coranique de la responsabilité et de la responsabilisation, devrait devenir pour le jihad scientifique une cause nationale, Nation à la dimension de la Oumma. Vu l’ampleur de la chute du monde musulman, ce Verset-règle doit devenir un nouveau champ  pour l’Ijtihad, ce fondement théologique qui signifie effort personnel d'interprétation des textes religieux par les savants. Ce verset doit devenir une chaire universitaire ou une discipline académique de la science de la transformation islamique. A la fois Fiqh du changement & Psycho-sociologie de l’islamisme, ce processus permanent pour permettre de faire revivre l’islam à l’intérieur de soi et parmi les siens : Individuellement et Socialement. « Etatiquement » est un adverbe qui n’a plus lieu d’être, vu l’état actuel du monde musulman, vu que des Etats musulmans eux-mêmes exacerbent les guerres civiles entres musulmans ou la décadence de leurs sociétés, vu que certains religieux, comme ces barbares de l’Etat dit Islamique, font de la politique un outil pour extirper l’islam des cœurs avec une extase religieuse, ou peut-on dire : « extatiquement ».

Il y a plusieurs hadiths, paroles du Prophète PSSL, qui prédisent et décrivent ces barbares qui tuent au nom de l’islam ou ces mosquées remplies par des cœurs vides ; des hadiths qui prophétisent et détaillent la décadence actuelle des musulmans, grands par le nombre mais faibles comme la bave de l’écume. Mais le con conspirationnisme et l’immoral immobilisme a paralysé nos facultés intellectuelles et spirituelles. Nous n’arrivons même pas à relire les textes scripturaires, à y réfléchir pour bien agir. Nous avons infantilisé notre rapport à la religion et à la raison. Et nous avons fertilisé la folie et le feu qui nous font la guerre en notre nom. Nous nous sommes déresponsabilisés en tant que simples spectateurs de nos drames dont nous sommes les premiers acteurs.

On doit relire et diffuser les hadiths concernant le HARADJ qui selon le Prophète signifie les mensonges et les tueries, un phénomène prédis comme annonciateur de la fin de l'humanité, dans un contexte de guerres civiles qui ravagent les communautés musulmanes, au point que le tueur et sa victime ne savent plus pour quoi l'un a tué et pourquoi l'autre a été tué, au point que l'assassin assassine son frère et son père, dans une ère où les cerveaux sont arrachés (au sens figuré), où des imams lisent le coran sans qu'il ne dépasse leurs gorges. Toutes ces expressions sont puisées dans plusieurs hadiths. Il y a d'autres paroles prophétiques véridiques qui dénoncent "Al Moutanati'ounes", ceux qu'on peut appeler maintenant les extrémistes, et le "Ghoulou'e", qu'on peut traduire maintenant par le radicalisme. C’est aux penseurs musulmans, savants et imams de réhabiliter cet « avoir prophétique », pour en faire un « savoir pratique ». On ne doit pas faire l'économie de cet effort intellectuel et communautaire sous n'importe quel prétexte : parce que ce sont nos vies et le sens de l'islam qui sont en jeu. On doit mener ce travail même si l’Establishment utilise le combat contre le radicalisme islamiste comme couverture à l'islamophobie ou à une nouvelle croisade, même si les escrocs d’État comme Chalghoumi prétendent vouloir faire ce travail.

Même quand des responsables musulmans autoproclamés prétendent mener ce travail pour se racheter une virginité ou pour empocher plus de financements ou de liquidités. Comme ce qui s'est lamentablement passé ce 18 Janvier 2015 à la Salle des Fêtes de Sevran dans le 93, où une rencontre nationale sous le titre de « Musulmans de France contre le Terrorisme » a été organisée par les présidents de deux associations musulmanes nationales qui se sont longtemps et considérablement étripés dans les tribunaux de France et dans les couloirs du maghzen à Rabat pour être la voix du Roi Commandeur des croyants en France, pour être une poche pour ses dirhams et de ses finances. Voilà donc deux apparatchiks de l'islam de France qui se rabibochent pour lutter sois-disant contre le terrorisme qui se nourrit, entre autre, de la corruption qui règne dans certains pays arabes et dans certaines mosquées en France. Mon œil auraient pu dire la République ou la communauté musulmane ! Plusieurs médias diffusent leur tartufferie comme Le Parisien qui publie la vidéo Les musulmans de France chantent la Marseillaise et appellent au calme.

L'un est le président du FNMF et l'autre est le président du RMF. Peu importe ce que leur sigles veulent dire, il y a toujours l'usurpation des « Musulmans de France », il y a toujours un synonyme d'Union, Fédération ou Rassemblement... Il y a surtout un guichet pour ramasser l'argent islamique et un ascenseur pour se faire voir puis pour se faire hisser par du monde politique, surtout du ministère de l'Intérieur. Il y a Mohamed Béchari qui a perdu son trône chez l'islam de France après la mort, physique ou politique, de ses deux parrains marocains : l'ancien ministre tortionnaire de l’intérieur Driss Albasri et le général des Services (DGSN) Hamidou Laanigri. Pour continuer à se servir de l'islam et à servir les Services, de Kadhafi à Sissi, du Qatar à son ennemi saoudien, il se costume et se parfume avec 3 titres ronflants : Président de la Fédération Nationale des Musulmans de France, secrétaire général du Conseil Islamique Européen et président directeur général de l'Institut Avicenne Des Sciences Humaines à Lille. C'est comme si une infirmière se proclamait directrice d’un hôpital universitaire. Et il y a Anouar Kbibech, autrefois dirigeant du mouvement islamiste marocain en France, le MUR, Mouvement de l’Unification et de la Réforme, ce qui lui a valu une longue garde-à-vue, puis une lente cuisine qui lui vaut le garde-à-vous des policiers qui surveillent l’Élysée et Beauvau. L’islam de France est un grand carnaval de tartufferies minables, un interminable bal d’hypocrites à deux balles.

Pour mener ce travail de réforme islamique, nous devons aérer l'islam de France et faire sauter les verrous organiques qui sont les apparatchiks qui nous représentent malgré nous. Nous devons surtout libérer la pensée islamique de l'impérialisme théologique saoudien et faire sauter les verrous dogmatiques du pseudo-salafisme. Vu l'ampleur de ce péril, on va lui consacrer le chapitre suivant. Mais peu importe le rôle du clergé SS, les Salafistes Saoudiens, peu importe le rôle de la cabale SS, Sionistes et Services, nous sommes les premiers responsables des malheurs que nous vivons ou du mal qui vit et qui grandit paisiblement parmi nous. Évidemment, les bébés et les enfants massacrés en Égypte, Syrie, Irak, Gaza... ne sont coupables de rien... Ils ne sont absolument responsables de rien. Ce qui rend énorme notre responsabilité… Leur innocence absolue et leur pureté immaculée sont le miroir de deux formes de bestialité. Premièrement, la sauvagerie de leurs assassins qu'ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, qu'ils viennent de pays lointains comme les États-Unis, du voisin comme Israël ou de l'intérieur, de leur propre pays, pire : de leur propre gouvernement. Le deuxième reflet qui se manifeste dans ce miroir de l’innocence massacrée, c’est l'inhumanité de ceux qui les observent en train de se faire étriper, éventrer, démembrer, sans bouger le petit doigt, ou qui détournent le regard après avoir fait couler quelques larmes. Comment peut-on qualifier ceux qui restent bouche bée devant la boucherie de leurs proches ? Peut-on qualifier de véritables musulmans ces moutons qui observent leurs semblables disparaître à la chaîne dans d’immenses abattoirs en pesant que leur situation géographique ou sociale leur garantie un échappatoire ? Comment qualifier les imams qui font de certains musulmans des bouchers pour que d'autres musulmans soient égorgés ? Et comment qualifier ces imams qui font de ce drame un spectacle larmoyant pour gagner de l'argent.

Le sang des musulmans coulent de partout, coulent partout, et plusieurs responsables islamiques veulent seulement faire couler les dons et les aumônes dans leurs poches ou dans les caisses de leurs organisations dites humanitaires. L’escroquerie de la solidarité mercantile et le silence infâme de la communauté musulmane poussent certains musulmans a vouloir aider les peuples massacrés, surtout syriens, dans des aventures qui ne vont que les enfoncer dans la terreur. D'ailleurs c'est pour cette raison que l’assassin Assad a formé et libéré le calife qui lui a transmis, telle Dracula, sa sauvagerie. Il y a tellement de musulmans bêtes et prévisibles qu'il suffit de leur dessiner une trajectoire tragique pour qu'ils la prennent en pensant que c'est la route vers le paradis. Mais peu importe ce complot classique bonifié depuis plusieurs décennies, depuis la CIA en Afghanistan et le DRS en Algérie, quelle est la responsabilité française dans la transformation des Merah, Kouachi, Coulibay et les prochains terroristes ? Il y en a deux, celle de l’État et celle de notre communauté. Deux responsabilités passives au sens d'absentéisme civique : on n'exerce pas les moyens dont on dispose pour prémunir la mutation terroriste. Deux responsabilités passives au sens de libéralisme cynique : on laisse faire le terreau du terrorisme, puis on s’offusque de sa manifestation. L'explication du terrorisme par des justifications sociopolitiques est une perversité intellectuelle, sinon une complicité criminelle. Au-delà de ce que Valls appelle l'apartheid ou le racisme d’État, ou de ce qu'on doit appeler l'islamophobie d’État, rien ne peut expliquer cette mutation terroriste que le vide qui crée l'ensauvagement. D'abord, le récit coranique et l'histoire prophétique foisonnent d'exemples ou de « modèles », personnes ou peuples, qui n'ont jamais répondu à la persécution, qui va de la torture au massacre, par le crime, peu importe son degré. L'islam glorifie la patience, puis la résistance proportionnelle aux crimes subis. Chaque peuple, y compris arabe ou musulman, a le droit de résister militairement contre son gouvernement transformé en fascisme sanguinaire, contre son Hitler traduit en Assad, contre son Mussolini traduit en Kadhafi, contre son Franco traduit en Sissi. C’est un droit humain et national ! C’est un droit mis en danger par le déferlement étranger de personnes armées qui ne partagent ni la nationalité ni la finalité de la résistance des peuples massacrés, qui deviennent des alibis à leur massacre ou des auteurs dans ce massacre, qui devinent des terroristes utiles pour la survie du despotisme fasciste.

Ainsi, la misère sociale ou le racisme politique n'expliquent pas la mutation terroriste. Mais nous avons installé ou consolidé le vide (Chalghoumi, CFCM...) pour empêcher le véritable islam de s'exprimer. Dans le chaos des mosquées empêtrés dans des scandales de corruption ou dans des guerres intestines algéro-marocaines, certains vont chercher l'islam sur internet, ils vont suivre cheikh Google ou des prédicateurs qui deviendront leurs prédateurs, qui feront d'eux nos prédateurs. Nous avons deux recours face à la déshumanisation qui favorise la mutation terroriste : la République et la Ré-islamisation des mosquées. Nous laissons des criminels, peu importe l'échelle de leurs crimes, diriger nos pays ou nos prières, parler au nom de telle nation musulmane ou parler au nom du Coran. Nous laissons notre destin et celui de nos enfants entre les mains des hypocrites sans foi ni loi, puis nous accusons le complot mondial d'être derrière nos malheurs. Il est temps de nous mettre nous-mêmes face à nos responsabilités. De nous lever pour redresser « notre » réalité. Nous nous faisons du mal à nous-mêmes par nous-mêmes. Et nous ne cessons de culpabiliser les autres. Les versets cités en haut sont à la fois un rappel : « le mal est la conséquence de nos actions ». Ils sont aussi une sentence sans appel : «  nous sommes coupables ». Mais nous sommes aussi capables de tout changer. Nous sommes capables d’arrêter l’hémorragie interne et le naufrage collectif : d’enclencher le Renouveau et la Renaissance. Nous sommes capables d’arrêter le sommeil pour laisser la véritable lumière de l’islam nous éclairer. D’arrêter le feu et de permettre à la force du cœur de nous forger un autre destin. Au sens coranique, le Cœur a 2 dimensions, Cerveau et Conscience, qui ne peuvent s’enrichir ou produire positivement qu’à travers le Collectif. Oui, Nous sommes capables d’arrêter notre lâcheté et de nous reconstruire, de Construire une Communauté avec le C du Coran et le C de la Civilisation.

Dans la langue du Coran, le mot Tahrir a deux sens : rédaction et libération. Alors, commençons le mouvement de la libération par celui de la main qui arrête de se tourner les pouces, qui arrête de suivre les imams simili-aumônes qui ne lui demandent que de retourner dans les poches ; que cette main s’engage à tourner des pages pour lire et apprendre, qu’elle s’engage à écrire pour construire des échanges basés sur le sérieux et la sincérité, sur la réflexion et la recherche de la vérité. Qu’il soit en forme d’articles ou de livres, l’écrit nous délivre des ignorances et des malentendus. Libérons-nous des bavardages et labourons les pages pour y semer des idées et des débats. Brisons les prisons de l’omerta « liturgique » et les cloisons de la suspicion indigente ; construisons les échelles de la réflexion méthodologique et les passerelles de la fraternité exigeante. Remplaçons les malentendus par les désaccords, les contre-vérités par la contradiction et replaçons le débat dans la Choura, c'est-à-dire la Consultation que Dieu ordonne. D’ailleurs la Choura est le nom de la sourate 42.

Alors, pour exécuter le Verset 11 de le Sourate 13, cette loi du changement, cette deuxième règle coranique de la responsabilité et de la responsabilisation, commençons par le dialogue constructif et non impulsif. Pour changer, il faut d’abord échanger. Que c’est simple à dire et que c’est dure à appliquer ! Oui, avant d’agir, il faut réfléchir. Réfléchir seul et en groupe. Car souvent les musulmans s’agitent trop et ne cogitent point. Pour exercer ces deux activités à la fois cérébrales et sociales, échanger-changer, il faut s’appuyer sur des médias et sur des centres d’études. On n’a ni l’un ni l’autre. Mais on a des intellectuels et des journalistes, des penseurs et des activistes qui ne se connaissent pas, dont on ne connait qu’une partie, et cette petite partie, on ne la connait pas vraiment. Il faut créer de véritables espaces de rencontre, des plates-formes de réflexion, des laboratoires d'idées, des réseaux de recherche et au-moins un véritable média. Qu’il soit en forme écrite ou dite, le dialogue, basé sur la raison et le respect, nous libère des chaines. Construisons notre propre chaine de média.

La Réforme et la Reconstruction islamiques doivent se faire graduellement et continuellement, s’inscrivant ainsi dans la durée et s’articulant autour d’étapes bien définies. Les acteurs de la Réforme ne peuvent pas être des intermittents du spectacle. La Réforme ne peut être ni un replâtrage de façade ni une retouche d’image. La Reconstruction islamique doit aller en profondeur et dans deux sens qui peuvent paraître contradictoires : nettoyer par le haut et bâtir par le bas. La verticalité de cette double action doit composer continuellement un angle droit avec le travail collectif ou communautaire qui avance solidement coude à coude, qui est la conséquence de la conscience des Hommes, au sens coranique, soudés par la conviction de vivre debout coûte que coûte.

Mais vu l’odeur infecte qui étouffe notre visage médiatique ou que dégagent nos têtes censés être nos représentants politico-intello-religieux, vu les entraves qui se sont enracinés dans nos pieds depuis plusieurs siècles, la Reconstruction doit avoir la force d’une Révolution pluri-décennale pour changer d’ère, non pas de siècle mais de millénaire. La Reconstruction doit s’appuyer sur 5 R de la Réforme pour changer d’air et respirer la pureté du ciel : la liberté de la réflexion et la dignité d’expression, la hauteur d’esprit et la grandeur d’âme. Ainsi, les musulmans, en France et ailleurs, surtout en France vu ce qu’elle nous offre comme atouts, doivent relever le défi de ces 5 piliers de la Réforme pour la Construction de la Civilisation islamique dans leur cœur et ailleurs. 5 piliers qui sont autant de chantiers à engager Conjointement et Collectivement, avec Clairvoyance et Constance.

Réanimation spirituelle : Réparation et Rectification de la Croyance en la libérant du maraboutisme, du nihilisme et du suivisme, pour que la foi pure irrigue le Cœur de l’individu, endigue l’hémorragie de l’islam et revivifie le Corps de la Communauté. Pour que la Révélation Relève le Cerveau du Croyant, individu ou Oumma.

Renouvellement intellectuel : Révolution de la Raison. Revalorisation de la pensée. Redonner la Confiance à la production de l’intelligence humaine. Rétablir la considération à la Recherche scientifique…

Redressement du Réel : avec les deux R précédents, Réformer pacifiquement les Connaissances et les Coutumes qui se sont cumulés comme des Couches nuisibles à travers les siècles, fondues dans la tradition devenant ainsi invisibles. Etape la plus délicate. Réadaptation de la Réalité (qui n’est pas synonyme de la vérité) et adaptation à la Réalité ou adoption d’une partie. D’ailleurs les us et coutumes sont une source de la législation islamique. Réapprentissage et tissage de la Communication entre musulmans et envers les non-musulmans. Pour Réformer : il faut savoir Informer (Médias et Com) ; il faut savoir Former (Transmission des savoirs et Relève via les élèves).

Reconnaissance de l’Autre : surtout par le Comportement. Renaissance du modèle de Médine du Bien-Vivre-Ensemble. Dans ce sens, la République de France, que trahit parfois l’Etat, est une chance pour l’islam.

Rassemblement communautaire, à commencer par la Réconciliation fraternelle en vertu du modèle du prophète Joseph avec ses frères. A commencer par faire cesser la guerre algéro-marocaine pour le contrôle des mosquées. Rassemblement dans le Respect de la République et dans l’esprit du Rassemblement entre les Immigrés et les Supporters après la fuite du Prophète PSSL à Médine.

Ce sujet fait l’objet d’une réflexion « clandestine » entre plusieurs penseurs islamiques et intellectuels politiques. On y reviendra incha’Allah. Pour l’instant, revenons à l’objet de cette étude. Ainsi, le cas Chalghoumi dit beaucoup de chose de nous, des choses horribles de la France et de la communauté musulmane. Mais il polarise tellement les regards écœurés qu’il paralyse l’esprit critique. La véritable critique n’est pas celle d’un pus qui coule de l’œil des caméras ou qui s’agite sur le visage de l’islam, mais celle de l’infection qui le produit et l’entretient. La véritable critique n’est pas celle d’un pet qui retentit et que l’Etat applaudit, mais celle du métabolisme pathologique du corps musulman et du corps de l’Etat, celle du cannibalisme de l’islam ou de la France, celle de leur agression ou érosion de l’intérieur, par des organes internes qui étaient censés les nourrir en vitamines et non en toxines, qui étaient censés renforcer leurs systèmes immunitaires et non pas favoriser leurs infiltrations à contre-courant, à travers les circuits des sanitaires. Dans un monde où on utilise la rhétorique de la santé et de l’humanitaire comme cheval de Troie à la gangrène et à la guerre, les escrocs peuvent utiliser la calotte blanche de Chalghoumi & Frères ou l’écharpe tricolore de Papon & Enfants.

Abderrahmane Al-KawakibiLe sujet crucial de la Réforme islamique que nous venons d’aborder n’a rien à voir avec le slogan-projet de la « réforme de l’islam » qu’agite depuis peu Félix Marquardt et sa fondation Al-Kawakibi. Premièrement, il faut dénoncer l’escroquerie innommable de cette fondation qui détourne ignominieusement le nom d’un grand savant théologique et intellectuel réformiste, Abderrahmane Al-Kawakibi, né en Syrie et mort en Egypte, prisonnier politique à plusieurs reprises et pendant plusieurs années, auteur de plusieurs livres dont l’œuvre magistrale « Les caractères du despotisme et les guillotines de l’esclavagisme ». Ainsi, ce savant est l’antithèse de ces pseudo-intellectuels de salon, prisonniers de leurs égos et du système BHL. Al-Kawakibi est un véritable penseur, contrairement à ces danseurs de langue qui s’agitent pour transmettre les messages de leurs maîtres, qui cogitent vicieusement pour servir ou secourir la tyrannie : celle de l’Establishment en France, celle des Pharaons qui agitent leurs réformateurs de l’islam et leurs massacreurs de musulmans, de l’Egypte à la Syrie. Deuxièmement, Asma Lamrabet et Mohamed Bajrafil sont des cadres légitimes et prometteurs de l’élite islamique intelligente et intègre, même s’ils se sont laissés manipulés : l’erreur est humaine. En tout cas, ils font partie de ces dynamiques méritantes qui veulent faire bouger et redresser la réflexion islamique, quitte à tomber puis à se relever, qui veulent faire feu de tout bois pour éclairer ou réveiller la raison islamique, pour incendier les verrous dogmatiques, quitte à se brûler parfois les doigts.

En réalité, le projet de la « réforme de l’islam » est agité depuis plusieurs siècles, à travers des sectes ou à travers des personnalités. En France, c’est surtout Soheib Bencheikh qui a été affublé du titre du Luther de l’Islam, au même titre que l’appellation mufti de Marseille, pour jouer ce rôle de « réformer l'islam, à l'instar par exemple de ce qui s'est passé dans les Eglises chrétiennes, à partir d'une contestation de l'exégèse officielle des Ecritures », pour reprendre la phraséologie d’une interview dans Le Monde du 19 novembre 2001. Mais le système BHL a misé sur le mauvais canasson. D’ailleurs, Bernard-Henri Lévy, qui ne cesse de prêcher la nécessite de « réformer l’islam », a essayé de transformer, comme on a vu dans le chapitre 5, le trans-imam Chalghoumi en "savant" réformateur de l’islam, en nouvelle incarnation de la trinité tunisienne qui s’est décarcassée pour détricoter les exégèses des Écritures coraniques et prophétiques : Abdelwahab Meddeb, Lafif Lakhdar et Mohamed Charfi. Tous les trois ont été déportés dans l’antichambre de la Chambre céleste des comptes. Mais BHL & Cie ne pouvaient reporter longtemps leur projet. Alors, c’est dans la revue de BHL, Le Point, que le club de Marquardt a publié le 21 avril 2015 : « Islam : un appel à la réforme ». En réalité, le projet de Marquardt, opportunément converti à l’islam, va enfumer pleins de musulmans pour mettre en orbite la trinité trans-islamique homologuée par le système BHL pour aseptiser et bureaucratiser l’islam selon les normes de l’Establishment : Tareq Oubrou, Abdenour Bidar et l’un des deux frères Bencheikh. Omero Marongiu-Perria n’est utilisé que comme passeur de serviettes et relais des lobbys LGBT, Lesbien, Gays, Bisexuels et Transsexuels.

Kechat veut construire l’islam de France après avoir ruiné la mosquée Adda’wa qu’il voulait construire avec 18 millions d’euros, après avoir offert à Bouygues 5 million d’euros pour construire un trou…L’article « Faut-il réformer l'islam ? », publié le 8 mais 2015 par le quotidien Zaman France, en guerre fratricide contre le gouvernement réformiste islamiste en Turquie, fait la liste des personnalités qui sont aptes à mener cette réforme. Il y a d’abord, loin dans le ciel, Tareq Oubrou, qualifié de « moteur du réformisme islamique en France », puis, juste après, Larbi Kéchat affublé indûment du titre de docteur, décrit comme « une grande figure historique du savoir islamique en France synonyme d'ouverture et d'encyclopédisme », comme « un autre astre à ne pas minorer dans la constellation des pionniers du réformisme ». Mais, Bon Dieu, qu’a-t-il publié pour mériter ces éloges intergalactiques ou cette flatterie-flagornerie ? Rien ! Oualou ! Que de la salive et du copier-coller ! Mais restons justes : bavarder et bavasser, imiter et plagier sont des activités qui représentent des montagnes d’efforts et de gênes ! En fait, ce club de la pseudo-réforme n’est pas seulement une imposture, mais une posture qui porte le BHL dans ses gènes : Bobards partout, Haine des autres (Salafistes ou Frères, blédards ou pays arabes…), Louanges à soi. On n’a pas affaire à des intellectuels colonisés, ni à des savants otages du syndrome de Stockholm qui tombent amoureux de BHL ou de la vie superficielle au point de vouloir déshabiller leur religion de tout ce qui n’est pas assorti avec le monde matérialiste ou avec la mode sioniste. Non, ce ne sont pas des intellectuels, mais l’écho perpétuel du néant. C’est la vacance de l’intelligence qui produit des œuvres. C’est le vacarme assourdissant du vide désœuvré, mais avide de reconnaissance. C’est le simulacre de la pensée. C’est le sacre de l’hypocrisie. C’est la victoire du nihilisme. Puisqu’ils n’ont rien produit comme ouvrage intellectuel pour engager un débat de fond, on ne peut que rester sur la forme. On doit se contenter de la posture du diner organisé le 21 avril 2015 pour lancer la fondation Al-Kawakibi qui veut lancer l’aggiornamento de l’islam. Ou de quelques extraits divulgués en catastrophe pour éteindre la polémique autour de ce dîner autour de la réforme de l’islam, autour de bouteilles de vin dressées comme des minarets sur les tabes des convives. Au fait, qu’est qui est le plus grave ou le moins stupide : vouloir travestir le message divin ou vouloir réussir le brassage du vin avec le couscous pour produire des musulmans réformistes et anti-intégristes ?

Ghaleb Bencheikh et Alain Finkielkraut dans le diner de Marquardt, fondation Al Kawakibi, pour lancer la  réforme de l’islamFelix Marquardt, Adnan Ibrahim, Ghaleb Bencheikh, Mohamed Bajrafil, Omero Marongiu-Perria au diner de la fondation Al Kawakibi pour lancer la réforme de l’islam

Dans l’art de pimenter avec des mots savants le vomi antimusulman, il y a le débat entre Ghaleb Bencheikh et Alain Finkielkraut qu’on peut consulter sur Youtube ici, ou sur le site de Saphir News. Débat est un gros mot tellement était grande la compromission du beau-parleur musulman avec l’intellectuel juif qualifié par beaucoup d’islamophobe, au point que l’animatrice lui tire les oreilles : « vous me mettez dans une position impossible, je croyais que j’allais avoir un débat féroce, et puis vous êtes complètement d’accord entre vous, alors ça ne va pas du tout ». Dans les faits, Finkielkraut a cité des déclarations haineuses de Fethi Ben Slama et Mohamed Kacimi contre les musulmans et les femmes voilées. Bencheikh lui répond : « ce que vous dites ou ce diagnostic est non seulement juste, mais très en deçà de la réalité amère… ». La suite est pire... au point que Finkielkraut montre à plusieurs reprises sa surprise souriante ! Et après une nouvelle charge méprisante et insultante de Bencheikh contre le voile, il lui déclare : « nous sommes tellement d’accord que j’en suis absolument abasourdi, presque confus. » Alors, essayons de dégager derrière la posture de confusion et la profusion d’impostures quelques ficelles.

Félix Marquardt, Adnan Ibrahim, Mohamed Bajrafil : réforme de l’islam ou importation des conflits chiite-sunnite et arabo-perse…Il y a par exemple cette ficelle qui est à la fois très grande car elle enjambe les siècles, très mince car elle agite les marionnettes et les flammes. Pour la deviner ou la distinguer, on ne doit pas être un fakir qui lit les lignes de la main, mais ouvrir sa conscience en lisant le Coran et l’histoire. C’est la ficelle qui lie d’un côté les deux prochains livres que va publier Marek Halter, l’un sur Fatima et l’autre sur Aicha, la fille et la femme du prophète PSSL, et de l’autre côté les deux invités de marque de Marquardt pour lancer la réforme de l’islam : Finkielkraut et Adnan Ibrahim. Cette ficelle a un nom : importer le conflit arabo-perse en France ou enflammer la guerre sunnite-chiite dans les mosquées et banlieues de France. Cheikh Ibrahim, présenté sur internet où il est très actif comme savant chiite et comme polémiste très compétent dans les clashs, n’a pas été importé de l’Autriche pour servir de caution théologique à la réforme de l’islam, ni de référent auprès des musulmans de France avec qui il ne partage ni la langue ni la culture. Évidemment, les politiques et journalistes français qui prêchent l’islam de France comme un diktat, qui étaient présents dans ce diner, préfèrent faire l’autruche en cachant leur tête dans le marécage de l’hypocrisie quand celui-ci est agité par la main sioniste ou atlantiste. Malheureusement, certains leaders musulmans embrassent la main qui embrase les blessures islamiques non cicatrisées et qui ne cessent de jaillir comme les laves d’un volcan savamment entretenu depuis 14 siècles, depuis Abdallah ibn Sabaa, ou Abdallah Fis de Saba, ce BHL de l’époque qui s’est converti pendant le règne du troisième calife pour attiser la grande guerre civile musulmane qui a décapitée une partie de la famille et des compagnons du prophète PSSL. Et à ce moment là, on doit se rappeler la notion de « la guerre à l’intérieur de l’islam » que nous avons abordé dans le chapitre 5, que développent David Pujadas et Caroline Fourest, deux soldat médiatiques du BHL qui ne cesse de répéter cette formule comme un totem. En réalité, « la guerre à l’intérieur de l’islam » n’est pas une notion, mais un complot. Mais à la limite, du Fis de Saba à ses héritiers, de BHL à Halter, Finkielkraut & Cie, ces pompiers-pyromanes ont le droit d’incendier les prairies musulmanes (ses mosquées et ses communautés, ses élites ou ses parties) si ses fidèles se comportent comme des bêtes qui adorent finir en méchoui. Eux, ils mènent intelligemment une guerre et les musulmans se démènent dans l’abattoir. Eux, ils se battent pour une cause, nous on cause, on bavarde, on hurle puis on se bat comme des braves entre nous, puis on s’abat les uns les autres.

Les auteurs de cette enquête n’ont que l’investigation et la rhétorique pour résister. Des mots et des photos pour faire triompher la vérité. Mais nous avons une chance incroyable avec Chalghoumi, car il est l’Avrel Dalton des trans-imams qui sévissent dans les mosquées et dans les associations islamiques ; il est l’Avrel Dalton des escroqueries d’Etat qui dévalisent la Nation et dénaturent la République. Heureusement, il y a dans certaines escroqueries ou dans certaines associations de malfaiteurs un idiot gaffeur, un mâle malhonnête maladroit, un voyou vaurien tellement bête qu'il révèle, malgré lui, ce que font ses frères ou congénères, les trans-imams dans ce cas. Il révèle aussi, malgré lui une nouvelle fois, ce que complotent et trament ses marionnettistes ou ses maîtres, en l’occurrence les lobbys sionistes et les officines de l’Establishment. Mais certains le comparent à Rantanplan, tellement il partage équitablement la même stupidité. Sauf que ce cabot attachant, ou le chien en général, a une caractéristique qui manque cruellement à certains de non imams et politiques : la fidélité. A défaut d’être fidèles à Dieu ou à la République, aux musulmans ou aux Français, Chalghoumi et les politiciens du même acabit sont fidèles à ceux qui les nourrissent financièrement et les hissent médiatiquement. La laisse est un ascenseur pour certains. Le pouvoir est entre les mains de certains lobbys cynophiles.

Pour l’ensemble des musulmans cinéphiles, Chalghoumi est une nouvelle incarnation de Faust dans une nouvelle version du Pacte avec le Diable. Le rôle de Méphistophélès, sous-traitant de Lucifer, est joué par les agents d’Israël, du CRIF à BHL. Pour d’autres, il incarne le monstre de Frankenstein, une monstruosité fabriquée de toute pièce par les Services de Renseignement et qui a échappé aux Services. En réalité, Frankenstein, c'est nous. Nous les musulmans. C’est nous qui construisons nos montres avec notre immobilisme agité, notre mutisme bavard ou notre lâcheté vaniteuse ; c’est nous qui les finançons avec l’argent de nos mosquées, de l’abattage rituel (Halal) ou du voyage rituel (Hadj). Sinon, on peut dire : « Chalghoumi c'est Satan, un malade, un charlatan ! » pour paraphraser à juste titre le site Le Monde Juif qui a publié cet article : « Interview exclusive Hassen Chalghoumi : « Dieudonné c’est Satan, un malade, un charlatan ! » Sauf que Dieudonné est un comique professionnel et non un clown confessionnel. Sauf que nous musulmans, nous n'avons pas le droit de parler comme Chalghoumi. Ni de dire des imbécillités ou des débilités comme lui. Malheureusement, parmi ceux qui disent du mal de Chalghoumi, il y a des imams, des responsables ou des acteurs musulmans qui sont pires que lui.

Parmi les personnes qui critiquent ou attaquent Chalghoumi, il y a des trans-hommes qui sont plus dangereux que lui. Certains sont férocement jaloux de n’être pas aussi bien récompensés pour leurs traitrises ou collaborations. Certains, même quantité microscopique, sont sauvagement aveuglés par la haine : ils ne voient la France qu’en noir mécréant et ne veulent la regarder qu’en rouge sang. Et parmi ses ennemis qui le critiquent virilement, il y a ceux qui roulent pour ses mêmes maîtres : Services ou Sionistes. Et parmi les antisionistes qui le critiquent, il y a qui partagent avec lui le même dieu: le Veau d'or. Et puis, les vautours de l'Empire ou de l’Establishment ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier. Ils enfantent des frères-ennemis dévoués à leur service.

Ainsi, parmi les trans-imams, il y a des ennemis de Chalghoumi. Parmi les ennemis de ce dernier, il y a d’autres ennemis intérieurs de l’islam encore plus dangereux… et plus nombreux. Parmi les personnes qui critiquent violement Chalghoumi, il y a des personnalités qui sont pire. Il y a des représentants religieux, des professeurs universitaires et des responsables ou militants politiques qui tiennent le même discours que Chalghoumi et parfois pire, mais avec une meilleure élocution, une meilleure présentation et une meilleure introduction dans les véritables cercles du pouvoir. Ils utilisent la critique de Chalghoumi comme faire-valoir communautaire. Sinon, certains sont animés par la jalousie, comme ces Arabes de service qui se sont vendus pendant plusieurs années mais qui n'ont pas été aussi bien récompensés, qui n’ont pas été médiatisés comme ils le souhaitent. Le cheval de Troie a une mascotte est une armée de masques. On est tellement échaudé par la langue saccagée et ravagée de Chalghoumi qu’on va applaudir les beaux-parleurs qui vont le remplacer, qui vont dire ce qu’il débitait avec débilité ; mais eux, ils vont le prononcer, le dicter et le répéter avec beauté...

Le débat autour de la représentation des musulmans ou de l'islam en France est devenu à la fois combat hystérique et cinéma folklorique. Par un beau hasard, « tamthiliya » est un mot arabe qui traduit à la fois représentation et pièce de théâtre. Parmi ceux qui critiquent Chalghoumi il y a des Iznogoud qui veulent « être calife à la place du calife », même s’ils sont sincères et meilleurs que lui, mais qui ne voient que leurs propres personnes pour parler à sa place. On fustige sa sur-médiatisation pour proposer une seule solution: médiatisez-moi, parlez de moi ou donnez-moi la parole, je parle mieux que lui. C’est ainsi, qu’on met en avant le faux problème du leadership pour s’offrir par égoïsme, c'est-à-dire pour offrir "soi", pour couvrir une forme de carriérisme. Malheureusement, la représentation est devenue un problème de forme et non de fond. Il est plus facile de dire qui ne doit pas nous représenter que de dire qui doit nous représenter. Normalement, il ne s’agit pas de dire qui doit et qui ne doit pas ; la représentativité n’est pas des noms à décréter, mais un processus à construire. Ce n'est pas parce que l’islam de France est en ruines qu'on doit se contenter de remplacer Chalghoumi par une plus belle vitrine. Il ne faut pas remplacer le vomis par le venin. Il ne faut pas remplir le vide par le vain. Derrière Chalghoumi, il y a des anti-Chalghoumi mille fois plus dangereux. Et autour d'eux, il y a une communauté souvent aphone qui ne s'agite que dans des cris creux. Sinon, c'est une communauté muette divisée en plusieurs pincées de miettes qui ne se parlent qu'entre elles en faisant croire qu'elles s'adressent à toute la comunauté. Parler dans ce cas veut dire produire du vent. Déjà, nous musulmans nous n’arrivons même pas à nous parler entre nous ; pourquoi chercher une personne ou une instance pour parler en notre nom ? Il faut se connaitre, puis se faire connaitre auprès de l’Etat. Il faut se parler, puis parler aux médias.

Comment peut-on être audible quand on organise nous-mêmes la cacophonie de la médiocrité ? Comment peut-on être crédibles quand nos radios communautaires font la promotion des voyants, des marabouts et des danseurs du ventre ? Nous demandons, à juste titre, que les écrans de télé ne nous regardent pas de travers, ni qu’ils nous représentent à travers Chalghoumi. Mais une communauté qui n’a plus l’âge des enfants qui demandent et qui pleurnichent, une communauté qui se construit en se serrant les coudes et non en servant le grand et aberrant bavardage, une communauté qui est fortifiée par la vitalité et la sincérité intérieures… et par le cran, une telle communauté construit et impose ses propres représentations médiatiques et politiques. Dans ce sens, Chalghoumi est un miroir sincère de notre vide communautaire. C’est dur de le dire, mais notre communauté est synonyme de vide, même si elle est remplie de bonnes volontés et de grandes personnalités, même si à travers les années, ses richesses intellectuelles et matérielles se multiplient. Mais à travers le miroir de Chalghoumi, on a l’impression que c’est une communauté nulle. Ou veut-on nous donner cette impression ? Il est vrai que le trans-imam est le syndrome de l’impuissance de la communauté musulmane et de la déliquescence de sa représentation. Nous avons traité de ce cas quand on a égrené nos vaines réactions, manifestations, pétitions... 

En réalité, les marionnettistes de Chalghoumi ont besoin de notre agitation stérile ou de notre révolte puérile pour illustrer le « Chalghoumi Vs Nous » à travers un déluge d’images, visuelles ou écrites, qui s’articulent autour de 2 messages. Le premier est destiné à l’opinion publique française non musulmane : Un bon musulman Vs une majorité hystérique ou une menace islamique, même si on protège la forme antiraciste en utilisant la formule du « bon musulman (individu ou groupe) qui représente la majorité silencieuse ». Le deuxième message est destiné aux musulmans : vous êtes impuissants ; vos cris sont assourdissants, mais ils sont vains ; vous faites tout et n’importe quoi, mais vous êtes nuls. Ainsi, on se retrouve entre deux miroirs qui se nourrissent par les images qu'ils se renvoient mutuellement. Des images qui réfléchissent vicieusement pleins d'images négatives et répétitives de nous. Des images qui deviennent des clichés qui nous nourrissent en poncifs noirs ou qui noircissent nos idées qu'on pense produites par la réflexion pertinente et cohérente. Des clichés qui nous aveuglent, même lorsqu'on écarquille encore plus les yeux. Des clichés qui nous paralysent, même lorsqu'on multiplie les gesticulations. Ou plutôt, surtout quand on multiplie les gesticulations.

C’est le miroir de la frustration castratrice ou démobilisatrice. Ce miroir qui zoome sur le vain et le vilain, sur le honteux ou l'inacceptable pour arrondir les yeux sur le creux et agrandir la spirale démoralisatrice. Ce miroir qui reflète la mousse de l’agitation et qui émousse la détermination de l'indignation... jusqu'à ce que l’indignation devienne dégoût indéterminée et non-déterminant. Puis? ce miroir est rangé dans un tiroir de l'inconscient. Et quand une nouvelle révolte gronde, on l'infiltre avec la bave agitatrice et avec la rage créatrice du chaos ; puis on ressort ce miroir comme un filtre pour ne laisser passer médiatiquement que les scènes immorales, que les images dévastatrices pour le moral. C'est une mise-en-scène pour mettre en branle le découragement et le désengagement... pour avorter le changement. Comme la frustration remâchée et ruminée favorise la fermentation du pessimisme et du fatalisme, puis l'ivresse du complotisme, ce miroir devient la matrice du statut-quo. Combien connaissez-vous de personnes, d’associations ou de blogs qui s'agitent dans tous les sens en préservant 4 principes : Incohérence et Incompétence, Inconsistance et Inconstance ? Ce sont les 4 i qui gèrent la quadrature du cercle vicieux du militantisme qui nous enferme, qui nous dévitalise dans le nihilisme.

Du Buzz à la pétition, la répétition d'infos révoltées sur tweeter et facebook est devenue pour notre communauté la traduction d'une formule très française : « les cris des vierges effarouchées » ; c'est la reproduction arabo-musulmane de l’agitation émasculée ; c'est le nom d'un drapeau blanc brandi pour afficher une soi-disant conscience immaculée. Par exemple cette pétition qui a réuni presque 10 000 signataires «  Cour Européenne des droits de l'homme : libérez Sami emprisonné, victime d'islamophobie », répercutée et amplifiée par plusieurs articles de blogs communautaires ou commentaires sur les réseaux sociaux. Il est question d'un jeune qui s'appelle Sami, sans NOM comme si c'était un secret d’État, âgé de 19 ans et habitant Garges-lès-Gonesse, inconnu des services de police et de justice, mais condamné à 3 ans de prison ferme suite à une simple bagarre avec un jeune juif qui l'aurait accusé à tort d'insultes antisémites. Si cette affaire est véridique, alors c'est une pièce à conviction ou une illustration de ce que le Premier Ministre Valls appelle l’Apartheid d’État. Mais ça ne serait pas seulement une démonstration du racisme d’État, mais du laxisme musulman qui aurait atteint le paroxysme de l'ignominie, de notre passéisme couvert par les cris affolés. Sinon, cette pétition et ces répétitions de l'info sur les réseaux sociaux sont un nouveau mécanisme de l'agitation vide ou creuse, une agitation qui ne fait que creuser encore les trappes et les tombes de la Prise-de-Conscience. Une nouvelle démonstration de l'annihilation du véritable esprit de résistance, tout en agitant la poussière de l'information autour du cimetière de « la formation des consciences et des rangs ». Malheureusement, sur les réseaux sociaux, les chaînes d'infos s'agitent, parfois ou souvent, comme des entraves ou comme des chaînes, empêchant le sursaut communautaire.

Ainsi, l'objectif stratégique de l'utilisation cyclique de ce miroir de la frustration est de casser les véritables ressorts de la mobilisation et de la protestation. Comme personne ne peut prévoir la révolte, il faut en pré-fabriquer et faire voir la partie révoltante de certains révoltés. Il faut produire et cette image et ces personnages. Ce miroir est intelligemment, plutôt diaboliquement, utilisé par les dictatures arabes qui deviennent parfois les créatrices de leurs propres oppositions violentes, les organisatrices de certaines émeutes qui veulent les enlever du pouvoir, les manipulatrices de certains terroristes qui veulent leur enlever la vie. Ce qui fait dire à certains ex-révoltés : "depuis que certains démons arabes ont pris le pouvoir, Belzébuth a probablement pris sa retraite".

Mais tout ceci ne doit pas nous déresponsabiliser comme on l’a vu plus haut. Puis, Chalghoumi n'est responsable ni des guerres civiles qui ravagent plusieurs pays musulmans, ni du mal et des malheurs qui gouvernent, martyrisent ou déshumanisent la Oumma. Mais, selon les versets cités plus haut, ces trois phénomènes qui sont les guerres entre musulmans, la déchéance de la oumma et Chalghoumi ont tous la même cause : NOUS ! Mais nous refusons de l'admettre. Ce déni de notre responsabilité est aussi grossier que le déni de grossesse de certaines femmes qui refusent de croire qu'elles sont enceintes, qui ne sont ni des mythomanes ni des criminelles, mais dont le corps s'adapte au point que personne ne s'en rend compte. Saut que dans notre cas, quand notre communauté accouche de monstres, elle refuse de l'admettre, s'enveloppant dans une autre forme de déni, celui de la honte, celui par exemple des femmes voilées qui se réfugient dans le mutisme. Il faut engager une véritable recherche scientifique pour analyser les raisons et les leviers de l'Omerta musulmane.

Pourquoi la oumma reste-t-elle noyée dans le sang et dans le silence ? Pourquoi restons-nous broyés par cette machine infernale à double-piston. D'un coté, le boom de l'explosion des corps et des pays musulmans accompagnée par le plouf de notre dignité ; de l'autre coté, le blabla que nous produisons sur internet et notre Patati-Patata associatif. Si on criait dignement comme des petits enfants, on aurait pu se faire entendre. Mais notre parole inusable est devenue infantilisante : elle empêche notre conscience opérationnelle de grandir. Notre salive inépuisable est devenue stérilisante : elle dessèche le cœur qui déserte le terrain. Comme notre grande gueule sur les réseaux sociaux, la Méditerranée est devenue un grand cimetière musulman. Des dizaines de milliers de migrants clandestins, presque tous musulmans, y sont enterrés pour nourrir les poissons. C'est notre mutisme qui nourrit nos charognards. C'est notre immobilisme qui attise la folie meurtrière et aiguise ses poignards.

Et puisque les imams et les intellectuels nous chantent « Fais dodo, Mohamed mon p'tit frère. Fais dodo... », les musulmans ne sont plus poignardés dans le dos, mais entre les yeux. Dans ce sens, la Syrie est le miroir de notre somnolence-décadence. La Syrie est le miroir de l’infamie de notre Oumma. Depuis mars 2011, presque 400 000 syriens ont été assassinés, presque 12 000 000 syriens ont été déportés, dont 5 dans les pays voisins. Et la réaction de la Oumma : RIEN. Sommes-nous, nous les musulmans, devenus des moins que rien ? Mais, non ! bien sûr qu’on réagit, on se mobilise comme presque personne : on organise des levées de fonds pour des associations humanitaires qui vont envoyer des vêtements et des médicaments. C’est tellement courageux et utile d’envoyer des pansements à des enfants qu’on mutile. C’est tellement glorieux d’envoyer des foulards et des babioles pour couvrir des femmes qu’on viole à la chaîne. Des foulards qu’on aurait dû garder pour couvrir nos têtes, pour couvrir, tel un linceul, notre soi-disant solidarité et notre soi-disant dignité. Quand l’humanitaire devient ridicule, il est injuste de dire le ridicule ne tue pas. Quand l’humanitaire secoue ciel et terre… dans des mosquées ou dans des galas de charité, quand il secoue les cœurs, les larmes et les poches pour acheter et envoyer de l'aspirine à des musulmans qu'on massacre en Syrie ou ailleurs, alors il devient ridicule, alors il devient non assistance à peuple qu’on tue. Mais cet humanitaire doit mettre en scène nos larmes et nos dons, pour nous donner une exonération morale, un quitus pour l’inaction, une quittance pour la somnolence. Pour blanchir notre conscience musulmane. Pour endormir cette conscience humaine avec nos dons qui agissent comme une morphine. C'est l'humanitaire déshumanisant.

Alors, pour avoir bonne conscience, donnons des dons et nourrissons les finances des escrocs ou des ONG honnêtes de l'humanitaire. Oui, nous avons besoin de l'humanitaire avide pour remplir le vide de notre humanité. Nous avons besoin de cacher le trou de notre honte abyssale avec une feuille de vigne en forme de billets ou de chèques. C'est une façon de voiler religieusement notre silence. Le silence est une façon de porter assistance aux assassins. Les barbares qui massacrent nos vieillards et nos nourrissons, du Assad au Sissi, d'Israël à l'État islamique, ont besoin de notre silence. Ils ont besoin de ces imams et militants qui ont réduit la révolte et la solidarité dans l'argent, ceux qui nous font le chantage à l'enfer en nous chantant le refrain d'Enrico Macias : « Donnez, donnez, dodo-onnez, donnez moi, Dieu vous le rendra... ». Évidement, le moi représente une association ou une cause ! Les Français disent « cause toujours ». Le Prophète de l'islam PSSL dit : « la fitna de ma oumma est l'argent ». Et nous : on est perdu ! Et puis, on devrait avoir honte de nous si on compare l'action de Macias pour Israël avec la notre pour la Palestine, ou pour d'autres pays musulmans massacrés par des gouvernements ou par des groupes se prétendant musulmans. Mais n'essayons surtout pas de comparer le combat de notre communauté avec celui de la communauté homosexuelle en France : les lobbyings politiques, les manifestations de rue, les médias créés, les élites formées... Car, là, on doit se poser la question : dans quelle communauté sont les véritables hommes ?

Helly Luv, la chanteuse Kurde en guerreSinon, on peut se comparer à Helly Luv, la chanteuse Kurde qui s’est mobilisée pour Kobané en 2014. Peu importe ceux qui la manipulent et les clips érotiques dans lesquelles elle gesticule, a-t-elle plus d’honneur que les centaines de millions de musulmans hommes au sens biologique ? Les dizaines de Kurdes musulmans tuées par les barbares trans-musulmans de Daech ont-ils plus d'essence humaine ou plus d'importance politique que les milliers de musulmans égyptiens tués en une nuit par Sissi, que les 500 000 enfants irakiens tués par l'Embargo américain qu'assumait fièrement, diaboliquement, sa Secrétaire d’État, Madeleine Albright, que les 200 000 civils algériens tués majoritairement par les GIA, Groupes Islamiques de l'Armée, après le putsch des généraux des DAF, Démissionnaires de l'Armée Française, contre la première élection démocratique dans le monde arabe.

Mais si les assassins, peu importe leurs religions, ont vocation à massacrer, les musulmans ont-ils vocation à se faire massacrer continuellement ? Depuis que le Prophète PSSL a été envoyé, le sang des musulmans n’a jamais autant coulé. La Syrie est le miroir des hypocrisies et des lâchetés de l'Occident et du monde musulman. La Syrie est la boite de pandore d’une nouvelle race : le terrorisme nihiliste. Cette bête apocalyptique est l'enfant de l'Occident impérialo-sioniste et de la oumma ravagée par le despotisme et l'immobilisme. Cette bête gagne du terrain car la véritable résistance islamique a déclaré forfait, car l'Occident n'est intéressé que par le pétrole et les richesses du sous-sol subsaharien qui doivent remplir son buffet. Face au drame syrien, si rien de profondément humain n’est fait, alors toute l'Humanité en paiera le prix. Surtout les musulmans. Y compris les musulmans de France.

Mais en France, la résistance est généralement limitée aux aumônes qui sont fréquemment détournées ou mal acheminées, aux postures subversives sur internet et aux attaques compulsives contre Chalghoumi, comme s'il était le représentant officiel ou sacrificiel du mal. A ceux qui ne s'offusquent que parce que la mosquée de Drancy est dirigée par ce qu'ils appellent un « H'mar », c'est-à-dire un âne, n'est-il pas plus grave et infâme pour les adeptes de l'islam que la plus grande mosquée de France soit dirigée par un assassin et qu’elle trafique le halal avec du porc comme l'a démontré le site Al Kanz ? Qu'est-ce qui est plus grave : un imam sioniste ou un terroriste inspecteur des imams ? Qu'est-ce qui est plus grave : un président d'une mosquée qui s'est vendu au CRIF ou l'ancien président de la mosquée d'Orange qui a vendu, pendant une dizaine d'années, la chaire des femmes et des familles musulmanes dans un immense trafic de proxénétisme-esclavagisme ? Qu'est-ce qui est plus grave : une petite mosquée qui a détourné quelques dizaines de milliers d'euros ou le détournement de centaines de milliers d'euros tous les ans par plusieurs grandes mosquées ou associations islamiques ?

Comment peut-on accepter que des mosquées deviennent une plaque-tournante de la corruption ? Si les musulmans ne veulent plus écouter les versets et les paroles prothétiques qui interdisent la corruption et diabolisent les corrompus, peut-être seront-ils sensibles au discours du pape à Naples le 21 mars 2015 : « Comme un animal mort pue, la corruption pue, la société corrompue pue, et un chrétien qui fait entrer en lui la corruption pue ».

L'hypocrisie est le mal absolu dans l'islam. Les hypocrites occupent la « première loge » de l'enfer autant qu'ils étaient l'ennemi n°1 du Prophète Mohammed PSSL. Le pire, c'est qu'ils carburent avec l'argent des musulmans, pire encore, avec l'argent des mosquées et des associations islamiques, pour mettre le feu dans la foi et dans les foyers des musulmans, pour brûler autant leur image médiatique que leurs pays. Les hypocrites ne sont plus le talon d'Achille de la communauté musulmane, ils sont aussi sa main qui gouverne et qui massacre, sa bouche qui prêche et qui ment. Dans la mythologie grecque, comme relatée dans l’Odyssée d’Homère, il y avait le cheval de Troie. Dans la géopolitique du Moyen-Orient,, il y a les ânes de Troie : Daech ou Isis, Assad ou Sissi… Dans l’islam de France, il y a les rats de Troie… Mais, n'y a-t-il pas une relation entre l'utilisation de l'islam comme couverture à la bête immonde et l’utilisation de l'islam comme une simple vache à traire par plusieurs imams ou responsables musulmans, de l'Arabie saoudite à la France ?

6-2

Du Clergé SS, Salafiste Saoudien, des SS, Salafistes des Services
Au web enragé du pseudo salafisme et du trans-djihadisme.

Le Chalghoumi et le rabbin avec Gilles Bernheim Grand rabbin de FranceLe Chalghoumi et le rabbin avec Yona Metzger le Grand rabbin de France d’IsraëlLe Chalghoumi et le rabbin avec des rabbins bien barbus d’Israël

Le Chalghoumi et le rabbin avec Grand rabbin d’ItalieLe Chalghoumi et le rabbin avec le rabbin de Drancy : Haïm AmmarLe Chalghoumi et le rabbin avec des rabbins bien barbus d’Israël

Salafi Vs salafiste: Ainsi, comme développé dans le chapitre précédent, pour engager et mener à bien la réforme islamique, nous devons libérer l'islam de France des apparatchiks hypocrites et libérer la pensée islamique de la cellule idéologique pseudo-salafiste. D'abord, il faut distinguer salafi de salafiste et flinguer l'équation goebbelsienne entre barbus musulmans et obscurantistes, intégristes... et tous les « istes » négatifs. Contrairement à la propagande BHLéenne, les seuls barbus fréquentables ne sont pas ceux que fréquente, exclusivement et excessivement, Chalghoumi, c'est-à-dire les barbus juifs, une population qui va de son nouveau parrain Marek Halter à tous les rabbins possibles et imaginables qu'il a pu croiser et serrer dans ses bras, comme s'il voulait puiser la baraka dans leurs barbes. Comme si celui qui répète dans ses prières Allah est grand allait avoir un grand destin politico-religieux en se frottant au Grand rabbin d’Israël, à l'ex-grand rabbin de France, au grand rabbin de Belgique, et aux autres rabbins, grands ou petits, qu'il ne connaît ni d’Ève ni d’Adam, mais qui, contrairement à lui, connaissent bien leur religion, la respectent autant qu'ils respectent leurs fidèles, qui ne « jouent pas au traître » avec les musulmans, barbus ou non.

D'abord, rappelons ce que nous avons démontré dans le chapitre 1-2 : pour récupérer son quota de 500 visas pour le pèlerinage, Chalghoumi a rendu hommage à l'Arabie saoudite plusieurs fois dans les médias et dans le livre Pour l'islam de France. C'est le point commun entre le trans-imam et une grande partie des pseudo-salafistes français qui lèchent les babouches saoudiennes en crachant sur la France. D'ailleurs, ces derniers prêchent la hidjra (l'émigration) vers l'Arabie ou vers d'autres pays musulmans. On n'a pas le temps de disséquer la déliquescence de l'islam dans ce pays, mais rappelons seulement que les arabes et autres musulmans non saoudiens y vivent souvent comme « des chiens ». Il vaut mieux être un étranger en France qu'en Arabie. Et puis, si on considère ce pays avec le nôtre en vertu des 6 finalités de la charia, paradigme central dans la jurisprudence islamique, on peut démontrer que la France est plus proche de l'islam en tant qu'éthique que cette Arabie et autres pays musulmans devenus des cruautés corrompus et tyranniques. La prédication de l'émigration (hidjra) et l'excommunication du vote sont les le couplet sacré que répètent les pseudo-salafistes, un pain béni aux racistes qui veulent expulser ou expurger la France et l'Europe de l'islam et des musulmans. Pendant les municipales de mars 2014, l’association Anâ-Muslim (je suis musulman) a mené une campagne intitulée « Préserve ta foi : ne vote pas ». A travers son site internet, les réseaux sociaux et la distribution de tracts à la sortie de plusieurs mosquées, elle a prêché pour le boycott des élections avec des slogans politiques comme « le vote est un acte de soumission… et que l’abstention est un acte de désaveu et de résistance », mais aussi avec un pseudo fondement théologique basé sur l'importation de certains fatwas du clergé SS et sur l’interprétation abrutissante de certains versets coraniques ou récits prophétiques. Le tout pour accoucher de devises pseudo-islamiques qui divisent et pulvérisent les musulmans en néant civique : la démocratie est une apostasie ; voter est une hérésie ; voter est un acte chirk (polythéisme).

Pseudo-salafisme anti-démocratie anti-votePseudo-salafisme anti-démocratie anti-votePseudo-salafisme anti-démocratie anti-vote

Fritz Haber, prix Nobel de chimie de 1918, a inventé malgré lui l'arme chimique qui a été utilisée pour empoisonner l'ennemi pendant la première guerre mondiale, faisant ainsi de l'Europe le plus vaste théâtre de la barbarie. Nos prix Nobel du pseudo-salafisme inventent des armes théologiques pour empoisonner les musulmans mentalement, pour faire la guerre contre l'islam de l'intérieur. Contrairement à la femme de Haber qui s'est suicidée par culpabilité, les pseudo-salafistes sont minés par la vanité qui maquille leur transe suicidaire en résistance... Et quand certains deviennent des pseudo-djihadistes, alors la lâcheté maquille en grandeur leur désir démentiel de tuer le maximum de civils ou d'innocents, musulmans ou non-musulmans. Mais la justice divine ne peut pas maquiller les kamikazes puants la barbarie en martyrs. Évidemment, il ne faut pas chercher un lien entre la volonté de tuer les musulmans sur le plan civique et celle de tuer les civils, entre leur arracher le droit de vote et leur arracher le droit de vivre... Même s'ils se nourrissent de la même absurdité et nourrissent le même nihilisme, comme les intégristes de l’Empire, de Bush à Netanyahou, comme les intégristes de l’Establishment, de BHL à la Fourest. Mais chacun propage le mensonge ou le meurtre selon les dessins qu'il transpose et selon les moyens dont il dispose. Tous peuvent se reconnaître dans ces deux définitions faite par Albert Camus : « L'absurdité est surtout le divorce de l'homme et du monde. » ; « le nihilisme n'est pas seulement désespoir et négation, mais surtout volonté de désespérer et de nier ». Ce grand écrivain français nous a laissé la première pensée dans L'Étranger et la deuxième dans L'Homme révolté. Maintenant, la France se laisse bourrer le cerveau ou marcher sur les pieds par une cinquième colonne qui se prend pour l’intelligentsia révoltée, par des chevaux de Troie salafiste ou sioniste qui roulent pour des gouvernements étrangers, d’Israël à l'Arabie.

Mais face aux scandales tonitruants accoutrés avec l’absurde, la France et la communauté musulmane sont devenues sourdes. Il ne faut plus réfléchir : il faut haïr l’autre quitte à se trahir ! Il faut détester certains et se délester de certaines valeurs pour rester en vie ou en haut. Pour survivre, il faut suivre les BHL & Cie, les Chalghoumi, Valls et Sarkozy ! Comme écrit dans le chapitre les Chalghoumi d’Asnières, malheureusement, et hélas souvent, quand l’innocence des mosquées est dévalisée, quand la conscience islamique est dévitalisée, quand la communauté musulmane réussit sa mutation nihiliste ou je-m’en-foutiste, alors la montagne scandaleuse de la corruption crapuleuse accouche de souris. Des souris racoleuses de ces rats qui transmettent la peste du nihilisme. Ce nihilisme qui accouche du terrorisme. Ce terrorisme qui sourit quand les potentats de l’islam de France pleurent comme des crocodiles le lendemain des attentats. Ce terrorisme qui rit à pleines dents quand celui qui le nourrit se déclare anti-islamiste ou anti-salafiste…

Notre critique critiquable du pseudo-salafisme n'a rien à voir avec la propagande islamophobe qui bombarde le salafisme pour enfumer ou éclabousser, torpiller ou miner l'islam. Il y a des réquisitoires contre le salafisme qui procèdent de la tradition inquisitoire. Il y a des livres anti-salafistes qui ne sont qu'un ramassis de bobards diffamatoire et de charlatanismes. Exemple l'ex-extrémiste maronite phalangiste devenu expert spécialiste de l'islam et du monde arabe : Antoine Basbous. Dans son livre L'Islam, une révolution avortée, pages 61-62, il catalogue comme salafiste les Mou'tazila, un courant philosophique d'obédience soufi, et lui donne même un rôle dans la fitna qui a ensanglanté la fin du troisième califat et le début de la dynastie des Omeyyades. Il ose qualifier l'imam Ahmed Ibn Hanbal, fondateur de l'une des quatre grandes écoles de l’islam, de wahhabite. Pourtant, ce terme et ce mouvement n’apparaissent que 8 siècles plus-tard. Cette critique n'est pas non plus une prise de position contre la guerre, parfois comique parfois dramatique, entre les Frères musulmans et les salafistes. D'ailleurs, pour s'implanter ou se développer, ces derniers accusent souvent les premiers, à tort ou à raison, de sectarisme clanique, de laxisme théologique et de corruption. Oubrou et Alaoui sont des tracts ambulants pour le pseudo-salafisme. Beaucoup de jeunes deviennent salafis en réaction à la corruption réelle ou fantasmée de plusieurs imams et responsables musulmans. Ils représentent une révolte sincère contre des blédards parachutés responsables, contre la trahison de l'islam par certains imams et contre l’ingérence policière dans l'islam de France. Le chapitre 6-5 rend hommage à plusieurs imams, intellectuels ou activistes qui se proclament salafis ou qu'on accuse d'être salafistes.

Chez les catholiques, il y a les traditionalistes. Chez les protestants il y a les fondamentalistes. Chez les juifs il y a les orthodoxes. Chez les musulmans, il y a les salafis. Être salafi n’est ni une tare ni un délit, mais juste un choix de vie, une des voies vers le paradis. Les salafis veulent, sincèrement et innocemment, pratiquer toute la tradition prophétique, même secondaire, respecter tous les fondements de l'islam, même mineurs, observer toute l’orthodoxie, même lourde ou anachronique. Évidemment, il y a des fondamentalistes musulmans, salafis, salafistes ou autres, qui deviennent des terroristes comme il y a des fondamentalistes évangélistes, juifs, hindous ou bouddhistes qui deviennent terroristes. Comme il y a des terroristes gauchistes ou nationalistes… Mais le vrai salafisme est une guerre personnelle contre les passions et les tentations, contre soi. C’est être bienveillant et tolérant avec les autres, exigeant et indulgent avec soi. C’est être serviable et souriant le jour, priant ou pleurant de piété une grande partie de la nuit. C’est être doux et aimable, joyeux et agréable en public ou chez-soi, et s’en priver quand on pratique, dans la solitude infatigable, sa foi. Et non le contraire !

Avant de dériver vers une idéologie appelée salafisme, salafi est une appellation qui dérive d'un adjectif rétrospectif qui renvoie aux Salafs : mot pluriel qui signifie les compagnons du Prophète Mohammed PSSL ou les trois premières générations de l'islam. S’identifier au salafisme, c’est s’identifier aux salafs, se comparer à eux, se mesurer à eux, essayer de les ressembler, non pas dans leurs traditions vestimentaires et culinaires, mais dans la piété et dans la noblesse de caractère. La barre est haute. Très haute ! Chacun de nous a le droit de la fixer pour soi, pour se surpasser, pour hisser sa foi et se comporter comme il se doit, dans l’espoir de franchir triomphalement la ligne de l'arrivée finale ou fatale. Mais aucun n’a le droit d’utiliser cette barre comme barrière pour décréter qui est musulman et qui ne l’est pas. Le vrai salafisme, c’est le piétisme, le rigorisme à la rigueur, mais il doit être incomparable et incompatible avec le ritualisme israélite qui a réduit et détruit le judaïsme, qui l'a cloîtré dans des pratiques compliquées et arriérés, qui plus elles sont insignifiantes plus elles sont exagérées et idolâtrées. Un ritualisme ridicule incarné par le hassidisme, par la « complication complexe » de la vie, une vie spirituelle plongée et asséchée dans le fétichisme des rites. Ce que le Prophète Mohammed PSSL a violemment dénoncé : « Halaka Al-Moutanati’ounes » : « Ceux qui exagèrent ont péri ! » Malheureusement, le pseudo-salafisme est devenu l’héritier d’une forme du hassidisme. Malheureusement, le clergé salafiste saoudien a décidé de suivre les enfants d'Israël, pas ceux qui excellent dans la science et amoncellent les inventions, pas ceux qui remuent ciel et terre pour se défendre les uns les autres, mais ceux qui réduisent la foi dans la foire carnavalesque, ceux qui produisent des fatwas grotesques, ceux qui transpirent et inspirent l'ignorance comme l'escargot produit sa bave, couverts par leur carapace théologique qui n'est qu'un carcan politique.

Le clergé SS a fabriqué une trinité interreligieuse, une alliance ou une convergence entre 3 courants religieux : le hassidisme juif, l’évangélisme protestant et le gallicanisme français. Malgré leurs ignorances monumentales, les pseudo-salafistes ont réussi un étrange mélange entre ces trois piliers de l'effondrement religieux. Ils imitent le premier dans la pratique religieuse fossilisée et le deuxième dans la prédication commercialisée. Peut-être ce clergé SS est une nouvelle incarnation des marchands du temple que le Coran dénonce à plusieurs reprises. Cette caste qui allie le ritualisme et le matérialisme, la super-piété superficielle et la cupidité profonde, n’aurait jamais pu exister sans la malédiction des pétrodollars. D'ailleurs, avec toutes leurs richesses souterraines, ils n’ont réussi qu’à concurrencer la sexualité des mormons et la pilosité des loubavitchs. Ainsi, le pseudo-salafisme est une association paralysante entre ritualisme superficiel et clientélisme démentiel. C’est l’alliance stérilisante entre littéralisme vide de sens et illettrisme avide de jouissances. C’est la schizophrénie déshumanisante entre la rudesse envers le commun des musulmans et la tolérance ou la révérence envers les gouvernants et les puissants. Et c'est ici que le troisième pilier de cette trinité se révèle être la pierre angulaire des monarchies salafistes, la pierre tombale de la oumma.

On peut établir une équation entre pseudo-salafisme et néo-gallicanisme, car ces deux chapelles prêchent l’obéissance absolue au roi comme fondement de la foi. Cette obéissance est obligatoire à tous les sujets musulmans, sinon celui qui désobéit risque d’être déclaré apostat et donc encoure l’exécution, communément appelée la décapitation. L’obéissance des savants est une exigence plus « sacrée » que celle des communs des musulmans. Alors, on prêche et on impose la soumission des savants aux sultans et la « fonctionnarisation » des imams et des responsables religieux. Le pseudo-salafisme, c’est la soumission de la religion à l’autorité politique tout en prêchant auprès du peuple l’éloignement de la politique ; c’est la consolidation du despotisme politique d’en haut et de l’apolitisme cynique d’en bas. La conséquence de cette posture hypocrite est la proclamation de la démocratie comme mécréance. Plusieurs savants du clergé SS, comme cheikh Maqdissi, ont publié plusieurs livres et plusieurs fatwas pour maudire la démocratie et ceux qui la réclament. Pour proclamer le vote haram, c'est-à-dire illicite. Ils mettent en avant plusieurs arguments en utilisant les mêmes artifices que les grands prêtres gallicans qui puisaient dans Les Écritures de quoi imposer l’obéissance à Dieu et au roi, tout en entretenant la confusion entre les deux, aussi habilement qu’ils l’entretenaient autour de la trinité. Les nouveaux prêtres du pseudo-salafisme citent plusieurs versets qui déclarent clairement : « Le jugement est pour Allah ». Ils ajoutent que la formule « la plupart des gens » est utilisée négativement dans le coran. Ils utilisent le hadith « on ne confie pas une responsabilité à celui qui la demande » pour prohiber les candidatures à des postes de responsabilité. Certains prônent même le tirage au sort comme mode de choix, sous-prétexte qu'il a été pratiqué par le Prophète, se gardant de préciser qu'il ne l'a adopté qu’une seule fois, dans un cadre privé, pour choisir quelle épouse l’accompagner pour se rendre à une bataille défensive. Certains utilisent bêtement le Verset 26 de la Sourate 3 pour imposer la monarchie comme forme de gouvernement absolu. Ainsi, dans le clergé SS, il y a plusieurs Bossuet, comme cheikh Obeid. D'ailleurs, il suffit de changer une lettre de son nom pour voir le verbe sacré qui fonde le gallicanisme saoudien ou français : Obéir.

L'obéissance devient ainsi une théologie de la soumission non pas à Dieu, mais à une personne, à l'émir d’un État ou d'un groupe. Toute divergence est qualifiée de transgression religieuse ou de mécréance par les membres de ce clergé payés ou soudoyés par le politique. « Ceux qui ont acheté avec les versets du Coran un petit prix » : ce verset répété plusieurs fois dans le Coran est peut-être leur meilleure qualification. L'Obéissance est une idéologie construite par des savants de la cour en détournant le sens de certains verstes et hadiths. C'est une idéologie-drogue prêchée par des imams-fonctionnaires, parfois auprès de certains émirs toxicomanes ou pédophiles. Évidemment, entre le fondateur du wahhabisme et cheikh Mohamed Al-Arifi, entre le roi Fayçal assassiné et le nouveau roi Salmane, il y a parmi les émirs, dirigeants, savants et prédicateurs saoudiens des hommes au sens coranique du terme. Mais de manière générale, la tribu saoudienne est une production hollywoodienne pour endormir les musulmans tout en les excitant, pour salir l’islam tout en le représentant. Le pseudo-salafisme saoudien, c'est l'’écrasement de l’histoire et l’effacement de la mémoire ; c’est la dénaturation de l’islam, la défiguration du djihad, la défiguration de la femme, la défiguration de La Mecque. La destruction et la profanation du plus sacré patrimoine islamique. La destruction de la maison où est né le prophète PSSL. La transformation de la maison de Khadija, épouse du prophète et première personne à avoir embrassé l’islam, en toilettes publiques. La construction de tours qui grattent le ciel et piétinent la Kaaba : la maison de La Mecque. Et autour de cette Maison, les maisons Chanel, Cartier, Hermès, Hugo Boss... et McDonald's. Autour de cette Maison d'Allah, ce cœur de l'islam, les temples internationaux du consumérisme furieux et de la débauche du luxe. La dynastie saoudienne et la dynastie émirienne représentent la cinquième colonne d'Abou Salloul, le chef des Hypocrites à Médine qui a laissé des descendants et des héritiers puissants dans la péninsule arabique. Les hypocrites étaient l’ennemi n°1 du prophète de son vivant et restent, selon le coran, le danger n°1 contre l’islam. Le pseudo-salafisme, c’est le Cheval de Troie de l’impérialisme saoudien, simple babouche traînée par l’impérialisme de ses maîtres, celui de l’oncle Sam et du cousin Sion.

Répétons encore que parmi les savants et les émirs saoudiens, il y a des hommes de religion ou d’État respectables, voire vénérables. Mais ce pays a enfanté un « système de pensée » à double tranchant, comme Doulfikar, cette épée du calife Ali qui est devenue malheureusement le symbole de l'impérialisme chiite dans sa guerre suicidaire contre le monde sunnite. Le premier tranchant du salafisme, c'est une gangrène invisible à l’intérieur du cerveau et du cœur, une infection qui désoxygène l'intelligence et l'affection, qui paralyse la réflexion et la compassion. Le deuxième tranchant, c'est un TOC, un Trouble obsessionnel compulsif qui hystérise la représentation de l'islam, un délire qui réduit l'islam dans le superficiel et produit l'agitation artificielle, surtout sur internet, autour des apparences vestimentaires, des appartenances sectaires ou autres sujets secondaires. Leur salafisme est une sclérose cérébrale qui cohabite avec une névrose caricaturale dans une spirale suicidaire.

L'un des anathèmes que les pseudo-salafistes répètent frénétiquement, tel un refrain pour faire chanter les musulmans, c'est « bid'a » : innovation. Pour terrifier ceux qui ne correspondent pas à leur vision pétrifiée, sur le plan culturel ou cultuel, politique ou dogmatique, commercial ou vestimentaire, ils les accusent d'innovation en détournant et en instrumentalisant diaboliquement le hadith ou la parole prophétique « toute bid'a va en enfer ». Et puis qu’innovation est devenue un gros mot, alors les musulmans sont invités à poursuivre leur gros dodo. Au fur et à mesure que le pseudo-salafisme devient un tribunal pour juger abusivement et maladivement tous les faits et gestes des musulmans, pour les contrôler ou les enrôler, pour breveter ce qui est islamique, même ce qui est insignifiant, l'écouter-répéter et le copier-coller deviennent les seules activités pieuses qui rythment l’oisiveté islamique. Pourtant, la diversité de l'interprétation et de la compréhension des sources scripturaires a été « naturalisée ou institutionnalisée » d'abord par le Coran dont certains versets s'écrivent différemment selon quelques versions, puis par le Prophète de l'islam qui parfois formulait des fatwas contradictoires selon les circonstances ou validait les mises en pratique contradictoires de ses fatwas, décrétant ainsi par son comportement la tolérance devant la divergence.

D'ailleurs, l’essence de l'islam est l’aisance et non la dureté, la facilité et non la complexité, la modération et non l'exagération, la bienveillance et non la malveillance, la tolérance et non la véhémence. Par leur pratique, les pseudo-salafistes se rapprochent plus des fanatiques israélites dénoncés plusieurs fois dans le Coran. L'islam, c'est la religion du juste milieu. L'islam, c'est la religion de la miséricorde qui forme les deux principaux Noms de Dieu, Rahmane et Rahime, que chaque musulman répète avant de lire un verset ou une sourate du coran. Que les pseudo-salafistes relisent le hadith du prophète « la religion qu'Allah aime le plus c'est la hanifiya samha ». Hanifiya est la religion du prophète Abraham. Samha est un mot arabe qui signifie tolérante. La religion de la tolérance : c'est la définition de l'islam qui expulse les haines des cœurs, qui légifère pour annuler la gène dans la pratique religieuse. C'est la définition de l'islam qui refuse les extrêmes et les extrémismes, les fanfaronnades et les fanatismes. Qu'ils relisent ce que dit Allah dans le verset 78 de la sourate 22 « C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés Musulmans auparavant ». Qu'ils relisent ce que dit le Prophète : « je jure au nom d'Allah, vous n'allez rentrer au paradis que lorsque vous aurez cru et vous n'allez devenir croyants que lorsque vous vous aurez aimés ». Oui, l'islam, c'est la religion de l'amour. Mais certains pseudo-imams ou trans-savants représentent une légion étrange à l'islam, c'est la légion de l'ignorance et de la haine crues.

Ce pseudo-salafisme est un fanatisme qui transforme les fidèles en fans hystériques et l'islam en fanfaronnades hermétiques : à la fois superficiel comme un miroir aux alouettes et fermé comme une porte de prison ! Ce Fanatisme est un absolutisme qui transforme n'importe quelle opinion personnelle en fatwa, tout en prohibant le débat. Ce fanatisme est un autoritarisme qui ne veut pas imposer seulement ses propres avis, mais aussi ses propres savants ou intervenants, mais surtout ses propres sujets ou thématiques. Ce « système de pensée » a été lancé et financé depuis la guerre d'Afghanistan et la guerre irakienne-iranienne. Peu importe la responsabilité de la CIA et autres comploteurs, ce chapitre, guidé par les versets cités plus hauts, pointe nos responsabilités, nous les musulmans. Il faut bien écrire système de pensée et non penser, car dans cette idéologie, les seuls verbes recommandés sont : imiter et répéter. Et il faut bien écrire pensée et non pensées, car il n'est autorisé de suivre qu'une seule pensée autoritaire et totalitaire. Sauf que la création de tant de groupes pseudo-salafistes, qui sont à la fois autant insensés et autant insensibles, ne peut être que le produit d'un véritable système politique et pédagogique. L'inculcation de l'inculture est un art. L'inoculation de l'ignorance et de l'inconscience est une science.

Le pseudo-salafisme est une matrice du despotisme trans-islamique et de l’ignorance post-islamique érigée en régime. C'est un régiment de fanfarons qui détestent les gens habillés en civil et les gens habités par la liberté. C'est une défaite de la foi et de la raison, une dérive et une perversion de l’islam. L’islam est une religion entière, pas une idéologie fragmentaire. Mais il n'est pas non plus une religion totalitaire, comme en témoignent la diversité « institutionnelle » de ses 4 écoles théologiques, ou la divergence perpétuelle entre les leaders scientifiques ou politiques de ses diverses communautés. L’islam est une foi et des valeurs, pas une apparence vestimentaire, pas le tonnerre des hâbleurs. Le pseudo-salafisme est une secte ; une idéologie politique qui se drape de la sémantique et de la symbolique religieuse. C’est une guerre contre l’islam « pour prolonger par d’autres moyens » la politique post-islam, c'est-à-dire les traditions qui dominaient la péninsule arabique avant la Révélation du Prophète Mohammed PSSL : l’injustice du féodalisme, l’immoralité du tribalisme, l'excitation du pédantisme et la paresse de l'hédonisme. Mais pour protéger cette imposture, les pseudo-salafistes accusent ceux qui les critiquent d'islamophobie ou de mécréance. En réalité, ils se concentrent sur les musulmans qu'ils mitraillent souvent avec des anathèmes sans queues ni têtes, surtout avec leur plus célèbre pic de hérisson : la trahison de l’Unicité d’Allah.

L’islam, c’est la soumission à Allah, seulement à Allah ; le pseudo-salafisme, c’est la soumission à un émir égoïste ou à un gourou égocentrique ; c’est la soumission à l’émir d’une dynastie tentaculaire (Arabie) ou d’une secte groupusculaire (petite mosquée dans une cité). L’islam limite l’autorité de l’imam ; le pseudo-salafisme fait de ses gourous et de ses chefs des tyrans. L’islam fonctionne sur la réflexion et la consultation; le pseudo-salafisme fonctionne sur le suivisme aveugle et muet. L’islam circonscrit l’espace du sacré ; le pseudo-salafisme envahit toutes les sphères de la société et profane tous les secteurs de la vie. Biberonné par les Services arabes et occidentaux, il veut convertir la piété en intégrisme, et l’intégrisme en terrorisme. Il veut transformer l’anxiété de la mort en désir de la mort. L’islam, c’est la paix. Ce pseudo-salafisme représente la violence sacralisée et normalisée. L’islam, c’est la révolte de l'honneur et la résistance avec honneur. L'islam n'est pas les horreurs qu'on veut nous montrer. L’islam, c'est la résistance armée contre les armées qui envahissent un pays musulman ou contre les armées qui massacrent sauvagement leurs propres peuples. Le djihad est le sentier des braves qui respectent les entraves coraniques et prophétiques : ne tuer que les agresseurs armés, éviter les enfants, femmes et vieillards, respecter la dignité des prisonniers et même la « nature » pendant la guerre... Le terrorisme n'est pas une guerre sainte autant que le djihad n'a jamais été le culte du sang ou la culture de la terreur. Mais depuis que les marionnettistes de l'Empire et des pharaons musulmans ont pris en charge le djihad, ils l'ont ensemencé avec la haine, l'ignorance et la violence, engraissé avec des prêches et des attentats, arrosé avec le sang des innocents et les larmes des hypocrites, labouré avec les charniers et les chars de la propagande goebbelsienne... pour récolter les ruines de pays musulmans, les miettes de la foi musulmane et la joie des tyrans ou des ennemis de l'islam devenus encore plus puissants.

Ainsi, Daech est une escroquerie terroriste d’État terroriste, une escroquerie syrienne, devenue une escroquerie saoudienne puis internationale, menaçant la sécurité du monde entier. Mais surtout celle des pays musulmans. Daech n'est plus un conglomérat de gladiateurs sanguinaires lâchés dans un cirque circonscris à un pays musulman : la Syrie. Cette monstruosité est plus compliquée que le monstre Frankenstein. Elle est le produit de plusieurs interventions, manipulations et mutations. Et elle est en permanente mutation. En France, dans le pays où Stéphane Hessel a lancé « Indignez-vous ! », des intellectuels, des journalistes enquêteurs et des chercheurs universitaires doivent lancer un « mouvement » d'étude, d'investigation et de réflexion autour de cette bête immonde. Ce groupe interdisciplinaire peut profiter du recul historique et de la richesse des documents pour étudier deux prédécesseurs de Daech pour comprendre ses géniteurs : Al-Qaïda en Afghanistan et le rôle de la CIA, les GIA en Algérie et le rôle de ses généraux. Comme son calife satanique Abou Bakr al-Baghdadi, Daech a été formée dans les prisons du pharaon Assad et de ses Services diaboliques. Daech va être renforcé par les ennemis d’Assad, par les anciens généraux du fasciste Saddam, par des rebelles sunnites irakiens révoltés par le nettoyage ethnique de l’ancien président irakien chiite fasciste Nouri al-Maliki. Il faut imaginer qu'on rentre dans un monde de sauvagerie étatique et de cannibalisme interétatique pour essayer de saisir la complicité de l'impensable et la perversité de l'arroseur arrosé. Les barbares de Daech ont été endoctrinés avec l'idéologie du salafisme saoudien dans les cachots de la déshumanisation et dans les studios de la formation que gèrent les Services syriens. Même si la Syrie est l'ennemie arabe numéro 1 de l'Arabie saoudite depuis la guerre Irak-Iran, et surtout depuis l'assassinant du Premier ministre libanais Rafiq Hariri, de nationalité et d'allégeance saoudienne. Après, ce sont les Services saoudiens et émiratis qui vont financer Daech pour renverser la dictature Assad et relancer la guerre contre son allié iranien : l’ennemi numéro 1 des tyrannies pétromonarchiques de la péninsule arabique, excepté le Qatar. Après, Daech va lancer la guerre « islamique » contre ses pétromonarchies. Après, c'est la folie et l'anarchie... partout !

Terrorisme: entre islamisme et sionisme, qui entre dans le nazismeDaech, Terrorisme pseudo-islamisme et trans-djihadisme : pro-nazismeDaech, Terrorisme pseudo-islamisme et trans-djihadisme : pro-nazisme

Abu-Bakr Al-Baghdadi calife des ténèbres, marionnettes manipulatrice du terrorisme de Daech Comme écrit dans le chapitre qui déconstruit la légende de l'imam menacé, Daech, abréviation diabolique d’État Islamique, est une constellation de mégots trans-humains qui scintillent comme les braises de la géhenne. Cette organisation de djihadistes de pacotille, de cerbères de l’enfer sur terre qui frétillent de la queue en décapitant des innocents, de bulles aussi toxiques que sanguinaires et qui pétillent dans le Graal de la conspiration et de l'extermination. Comme on vient de voir, c'est pour cette raison que l’assassin Assad a formé et libéré le calife en lui transmettant, telle Dracula, sa sauvagerie. Il y a tellement de musulmans bêtes et prévisibles qu'il suffit de leur dessiner une trajectoire tragique pour qu'ils la prennent en pensant que c'est la route vers le paradis. Mais peu importe ce complot classique bonifié depuis plusieurs décennies, depuis la CIA en Afghanistan et le DRS en Algérie, les Establishments et les Services occidentaux perdent le fil de la conspiration, s’emmêlent les ficelles de la manipulation qui se transforment en cordes autour de leurs cous, ou plutôt de filets de bombes contre leurs peuples. On est arrivé à un degré où la marmite de la guerre mitonnée ne peut plus être cantonnée dans le Moyen-Orient ou dans les pays arabo-musulmans.

La marmite syrienne n'est pas seulement un volcan qui propulse ses projectiles terroristes très loin de son territoire pour tuer en Asie, en Afrique, en Europe et ailleurs. C'est un enfer qui a transformé la nature même du feu qui peut prendre ainsi l'apparence d'une eau bénite ou salvatrice comme une pluie céleste. c'est une chambre à gaz qui sent un parfum envoûtant. C'est un enfer qui a libéré ses flammes, individus ou groupes, sa combustion, idéologie ou géopolitique, des règles physiques de la manipulation politique et de toutes les règles islamiques : bon sens de l'éthique, lois coraniques et traditions prophétiques. C'est un enfer terrestre qui traverse les mers et les océans pour jaillir n'importe où et n'importe comment. C'est une mutation du terrorisme qu'il faut étudier froidement. La Syrie, c'est une boite de pandore d'une nouvelle forme du terrorisme trans-religieux et trans-politique qui peut transformer en troisième guerre mondial les foyers de guerre ou de tensions éparpillées dans plusieurs continents. La lâcheté européenne face à la guerre syrienne entretenue par le soutien de la Russie de Poutine a produit la guerre en Ukraine. La compromission occidentale avec les dictatures arabes qui enfantent ou alimentent le terrorisme sous pavillon islamiste risque de produire une véritable guerre mondiale. Ces dictatures ont transformé ce terrorisme en assurance vie. Grâce aux diktats ou aux soutiens des Services et des Establishment de l'Occident, ou à leurs lâchetés et résignations, ces dictatures ont réussi la mondialisation et l'exportation de la terreur tout en maintenant le moteur de ce terrorisme comme un trou noir.

Livre sur le terrorisme, Daech et le fascisme des dictatures : Jihad Academy, Nicolas Hénin, ex-otage de DaeshLe livre Jihad Academy, publié le 25 février 2015, écrit par Nicolas Hénin, ex-otage de Daesh, mérite d'être déclaré d’utilité publique et enseigné dans les mosquées et les ministères, voire imposé comme livre de cheville aux Services français, dont une partie fait le lit à une forme de terrorisme en poursuivant la compromission avec les Services des dictatures arabes, en poursuivant la gestion policière et arbitraire de l'islam de France. L'étude publiée par The Guardian démontrant la construction du calife de Daech par les Services syriens doit être traduite non pas en français seulement, mais en plusieurs séminaires universitaires et commissions parlementaires, enquêtes journalistiques et livres scientifiques. L'étude du terrorisme, surtout sa nouvelle mutation, ne doit pas rester l'apanage des œillères du Renseignement, elle doit ouvrir des chaires de recherche et d’enseignement. Ce n'est pas parce que le terrorisme nous touche dans notre chair que nous devons réagir comme des bêtes, pas au sens de sauvages, mais au sens de nigauds ou de naïfs, de moutons qui suivent bêtement les analyses et les anathèmes que tracent ou que plantent le berger Establishment. Bizarrement, plus le terrorisme devient une menace universelle qui menace la vie de n'importe qui parmi nous, plus on n'a plus le temps pour l'étudier radicalement, pour l'éradiquer totalement. Oui, il est urgent et vital d'étudier les racines de ce terrorisme qui frappe la France parmi le monde. Pour ceux qui persistent à refuser de donner un peu de leur temps pour comprendre qui est derrière la main terroriste qui peut faucher leur vie, qu'ils parcourent l'article Jean-Pierre Filiu dans Libération : « Paris a payé la dette de sang des dictateurs arabes ». Vite ! Car la peste du terrorisme des Services court plus vite que les institutions de la République qui secourent l’Establishment en priorité.

Sinon, si on n'a ni temps ni internet ni intérêt pour Libération, voici le résumé de cet article en 3 phrases. Des dictateurs arabes ont systématiquement encouragé la menace jihadiste, afin d’engranger l’indulgence et l'assistance de l'Occident, détournées au profit de la garde prétorienne du despote. La fameuse Filière terroriste des Buttes-Chaumont dans le 19ème arrondissement de Paris, réseau d’envoi de djihadistes en Irak démantelé en 2005, a été fomentée par les Services syriens pour fragiliser leur ennemi historique : l’Irak. Les frères Kouachi, auteurs des tueries de Paris début 2015, sont les résidus de cette filière, sont les produits de la mutation du terrorisme des Services. Andreas Lubitz, le copilote de l'A320 qui a massacré 149 civils innocents, aurait pu transformer son suicide en attentat terroriste islamiste s'il avait laissé un message annonçant sa conversion, même mensongère pour profiter d'un buzz post-mortem. Il aurait ainsi permis à Lufthansa d'économiser des centaines de millions d'euros de dédommagement aux familles des victimes. C'est la raison pour laquelle Total et les Services Français (plusieurs notes des RG) voulaient faire croire que l'explosion de l'usine AZF à Toulouse le 21 septembre 2001 était un attentat terroriste. C'est la raison pour laquelle on a accusé l'une des 31 victimes, Hassan Jandoubi, d'être l'auteur kamikaze de ce drame, car il était un musulman qui portait plusieurs slips et caleçons. Oui, c'est ça ! Vous avez bien lu si vous avez oublié. Plusieurs médias, tels Le Figaro ou L'Express, ont propagé la thèse des slips qui dévoile ou caractérise l'identité terroriste de celui qui les portait. Le copilote déguisé en islamiste aurait aussi donné à l’Occident une nouvelle raison pour renforcer son soutien des dictatures fascistes arabo-musulmanes et pour bercer ses opinions publiques en limitant leur information et leur liberté. Surtout en France. Sinon, les dictatures du Sud fourniront encore plusieurs produits et plusieurs profils pour que les Establishments du Nord ne perdent jamais leur pouvoir.

Ainsi, la peste terroriste, qui ne cesse de s'agrandir, est le produit de l'alliance entre des Establishments américano-européens et des dictatures arabo-musulmanes. Mais il faut distinguer le foyer de cette peste, son labo et ses collabos, des malades criminels qui l’attrapent, de ces terroristes qu'il faut combattre ou soigner, qu'il faut urgemment mettre hors d'état de nuire. Ainsi, il faut différencier ceux qui allument et alimentent le terrorisme et ceux qui se laissent attirer comme des insectes par ce feu sacrificiel. Parmi ces derniers, il y a les suicidaires inflammables, les abrutis manipulables, des utopistes messianiques devenus des nihilistes apocalyptiques. Il y a ceux qui cherchent juste une couverture religieuse pour violer, pour tuer, pour exister socialement. Il faut les guérir… ou les faire périr s’ils sont en train de tuer ou de commettre le pire. Il faut les soigner… ou les saigner si c’est le dernier recours pour mettre un terme à leur folie sanguinaire. Dans la lutte contre le terrorisme, il n'y a pas de pitié. Mais cette lutte est souvent otage de la cécité ou de la lâcheté. D'abords, cette lutte qualifiée d'antiterroriste commet des crimes contre des innocents, par exemple des crimes militaires contre l'humanité en Irak par l'armée américaine ou des crimes judiciaires inhumain en France par le Juge antiterroriste Bruguière. Et en commettant ces crimes, la lutte antiterroriste enfante des terroristes. Mais la principale mère nourricière du terrorisme pseudo-islamiste est la dictature fasciste qu'il faut éventrer, sinon les terroristes ne cesseront de se renouveler.

Attentat Saint-Michel à paris : le terrorisme des Services de la dictature algérienne sous couverture islamisteAttentat Saint-Michel à paris : le terrorisme des Services de la dictature algérienne sous couverture islamisteChimère : manipulation terroriste des régimes fascistes arabes

Comme dans le film le 13ème guerrier, il faut tuer la mère des Wendolls, cette race de sauvages assoiffés de sang. Parmi ces derniers, il y a ceux qui ont assassiné, décapité ou brûlé vif près de 150 enfants musulmans dans l'attaque d'une école au Pakistan. Il y a ceux qui ont assassiné près de 150 étudiants chrétiens au Kenya. Il y a ceux qui ont assassiné près de 150 femmes musulmanes pour avoir refuser d’épouser des djihadistes en Irak. Ces derniers agissent comme des flammes épouvantables et renouvelables qu'il faut éteindre. Alors, il faut cibler les dragons qui crachent ces terroristes enflammés religieusement. C'est-à-dire les dictatures fascistes, qu'elles soient pseudo-nationalistes ou pseudo-salafistes. L'image qui les représente fidèlement est celle de la chimère selon la description d'Homère dans l'Iliade : monstre crachant le feu, lion par-devant, serpent par-derrière et chèvre au milieu. Car ses régimes fascistes ont plusieurs visages pour duper presque tout le monde. Même le lion a un double visage. Face à l'Occident, c'est soit une junte de généraux qui forment un barrage contre l'obscurantisme, soit des puits de pétrole généreux qui réforment doucement des dictatures obscurantistes. Face à son peuple, le lion est le gardien de la stabilité ou de la sécurité nationales (la jungle) pour résister à la décadence et aux complots de l'Occident. Quant au serpent, il enrôle et oppresse son peuple, avale et empoisonne comme il veut. Mais de temps à autre, il crache son venin ou pique l'Occident pour le tenir à distance.

Mais la bête centrale ou fondamentale dans ce monstre est paradoxalement la chèvre. Et ses armes les plus féroces ou dévastatrices sont la barbichette et les seins, qui peuvent s'écrire dans ce conteste saints. Chaque dictature, laïque comme en Syrie ou théocrate comme en Arabie Saoudite, utilise des barbus, au sens de prédicateurs ou savants théologiques, comme des fils barbelés autour du Coran qui est un Manifeste contre la tyrannie. Même le nouveau pharaon Sissi a utilisé la religion, à travers l'université islamique Al-azhar ou à travers les mouvements salafistes, pour reperdre du poil de la bête, pour éventrer les mosquées et cannibaliser de nouveau l'islam. Chaque dictature fasciste, nationaliste ou islamiste, utilise la religion pour allaiter la soumission. Pour droguer le cerveau ou exciter l'instinct animal. C'est cette chimère fasciste qui anime l'open bar de la fatwa animalière ou guerrière, qui produit des cocktails de sites djihadistes ou conspirationnistes, qui construit des cartels terroristes comme les GIA ou Daech, qui favorise la prolifération des franchises ou des filiales. Mais quand l'Occident s’inquiète du dumping sanguinaire avec l'exportation exagérée ou incontrôlée des attentats sur son territoire, alors cette chimère fasciste déclare la guerre, réelle ou artificielle, contre les monstres qu'elle a construit. C'est ainsi que le Clergé SS, Salafiste saoudien, a déclaré la guerre contre Al-Qaïda fin 2011 et contre Daech mi 2014. Immédiatement après, leurs agences en France, sites ou mosquées pseudo-salafistes, ont lancé des prêches ou des prospectus contre Daech.

Pseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorismePseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorismePseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorisme

Pseudo-salafistes, terrorisme, Charlie et les Frères Musulmans « La position de la salafiya face aux actes criminels perpétrés à Paris », un dépliant publié par Dar Al Hadith à Besançon, un prospectus compilé et imprimé par Dine Al Haqq. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les deux sites pour s’apercevoir du degré de l’emprise aveuglante du clergé SS, Salafistes Saoudiens, sur certains groupes en France. Et en lisant ce dépliant, en se pliant de rire ou de douleur, en comprend que ces groupes pseudos-salafistes sont une bénédiction pour les SS, Sionistes et Services. Ce dépliant religieux est une traduction d’une fatwa saoudienne publiée en arabe sous le numéro 10651, elle est l’œuvre du « noble et érudit cheikh 'Ubeyd Ibn Abdellah Ibn Sulayman Al Jabiri », une pseudo-fatwa qui accuse les Frères Musulmans d’être derrière l’attentat de Charlie, d’être une groupe égaré, d’être du même groupe que les kharijites et les Rafidites (fanatiques chiites qui contestent la prophétie de Mohammed PSSL)…  

Le souk internet du pseudo-salafisme.  C'est une boutique importatrice de la politique excommunicatrice et des critiques dévastatrices, très prisées et ô combien prises à la légère. C'est une conciergerie de médisance amère. C'est un commerce des commères. C’est une rage qui se propage comme le feu à travers la broussaille sèche et déracinée. Allongés comme des snipers, éternellement allongés et affalés dans de confortables cages ou canapés, les mordus du pseudo-salafisme ne précisent pas le regard, ils tirent à l'aveuglette, ils tirent dans le tas en ciblant les têtes. Contrairement aux tireurs d'élite, ils tirent sur tous ceux qui bougent parmi l'élite. Parmi l'élite musulmane, qu’elle soit religieuse ou scientifique, intellectuelle ou politique. L'outil du sniper classique est le fusil, celui du sniper pseudo-salafiste est la langue. Des tireurs de langue hersés de barbelés et de barbes hérissés. Des cuirasses de poils et des glaives de salive. Ce ne sont pas des prédicateurs, mais des prédateurs. Ce ne sont pas des prêcheurs, mais des procureurs. Des procureurs à charge, à la fois juges et guillotines, brandissant le coran qu’ils piétinent, jugeant ce qu’il y a dans les poitrines, comme si Dieu leur a donné procuration. Procureurs auprès de la cour de la conjuration, de la conspiration contre l’islam et les musulmans. Procureurs auprès de la cour de l’épuration éthique, de l’abjuration de la foi, où l’ego est roi, où la calomnie est justice, où la folie est jurisprudence.

Depuis une décennie, ils sont devenus les maîtres de cette arme de destruction massive qu’est internet. S’agitant dans une coquille vide et glissant sur leur propre salive, tel des escargots, « pissant » la haine et la jalousie pour alimenter leur tout-à-l’égo, ils sont devenus les mercenaires des ragots. De Facebook à Tweeter, de Youtube aux sites internet éphémères, et maintenant des SMS aux tracts dans les mosquées, ils déversent des torrents pour diviser les musulmans, des laves pour attiser la haine et la guerre entre musulmans. Ces torrents et ces laves composent une faculté scientifique qui s’appelle la mise-en-garde. Cette discipline, autant scientifique que sportif, puisqu’elle concurrence les cerveaux et les muscles des mollusques à coquille, produit des fatwas d’excommunication en quelques phrases, quelques pages, parfois en un livre plus ou moins volumineux, contre des groupes ou contre des personnes, souvent contre des personnes, parfois contre des personnes pratiquant la mise-en-garde contre d’autres personne adeptes de la mise-en-garde. C’est ainsi que ce serpent ne cesse de se mordre la queue et ne cesse de tourner en rond !

Il est normal que les détenteurs de la science ou de l’autorité islamiques dénoncent, avec argumentation constructive et pondération objective, les pratiques et les personnes représentant un mal ou un danger contre l’islam ou les musulmans. Critiquer est un savoir, une éthique et une responsabililté. Mais c'est un mal absolu le fait que la dénonciation devienne une invective oisive et à plein-temps, prêchée ou pratiquée par des détectives charlatans. Alors, pour ce couvrir, ces policiers des âmes qui pratiquent la mise-en-garde, habillent cette dernière avec une pseudoscience religieuse appelée Al-jarh wa ata’dil : la critique et la correction. Cette dernière est une méthodologie rigoureuse dans les sciences du hadith, , la parole prophétique, qui consiste à peser la valeur d’une personne figurant dans la chaîne de la transmission du hadith, en menant un vrai travail scientifique, une vraie enquête biographique et historique… Ce que ne peuvent pas faire les corbeaux qui croassent les mises-en-garde. Alors, ils font de cette pseudoscience une religion, avec le credo du takfir (l’anathème) comme pierre angulaire, avec Rabi’ Al-Madkhali comme faux-prophète ou gourou sectaire. En arabe, Rabi’ veut dire printemps et Al-Madkhali est un dérivé du verbe entrer. Ce qui nous emmène vers une simple définition du Madkhalisme : un entrisme au sens de gangrène.

Pseudo-salafisme à Marseille mosquée Salim Abou IslamLe fondement du Madkhalisme est le bombardement en anathèmes violents prêchés et crachés contre tous les autres courants de l’Islam, c’est-à-dire contre la majorité écrasante des musulmans. Le fondement théologique de cette hystérie excommunicatrice est un faux hadith qui divise la communauté musulmane en 73 groupes, dont 72 seront en enfer et un seul sera au paradis. Par vanité satanique, on s’autoproclame le seul groupe sauvé de l’enfer. Par escroquerie orgueilleuse, on s’autoproclame les hirondelles du printemps salafiste qui annoncent le Retour à l’islam du premier siècle de l’hégire. En réalité, ce ne sont que des vautours qui empêchent la communauté musulmane de se redresser, de récupérer sa lucidité, son souffle et ses forces. Cette communauté, agressée de l’extérieur et oppressée de l’intérieur, grièvement blessée par tant de guerres et tant de crises, qui ne cesse de perdre une partie de ses organes et beaucoup de son sang. Et ces vautours qui se comportent comme des pucerons voraces qui nous poussent à nous gratter les cheveux ou la barbe, en détournant notre attention de la peste qui nous défigure ou de la gangrène qui nous mutile. Les « savants » et guide de ces vautours sont perchés sur des branches engraissées par les hydrocarbures, ombrageuses et non fruitières, ils hurlent et gesticulent pour couper les musulmans du tronc commun qu’est l’islam ou qu’est l’humanité. Le pseudo-salafisme est devenu une branche pourrie qui cache l’arbre qu’est l’islam. Pire, qui essaie de pourrir l’arbre de l’intérieur. Et le pire, c’est que la délation pseudo-salafiste est devenu une activité connectée et très branchée !

La rage pseudo-salafiste est à la page grâce à internet. Elle suit tout ce qui bouge chez les musulmans pour l'allumer. Pour lui tirer dessus ou pour l’enflammer. Le pseudo-salafisme est un feu de paille qui peut provoquer de terribles incendies. Sinon, la fumée qu'il produit est assez nauséabonde pour étouffer le travail des imams sincères et dégoutter ceux qui fréquentent les mosquées. Souvent, les fidèles sincères en manque de repères attrapent le pseudo-salafisme comme une crise d'adolescence, entre 15 et 30 ans. Ils sont abusés par les représentants du clergé SS qui savent convertir leur recherche spirituelle en bigotisme aliéné et leur révolte psychosociale en suivisme forcené. Avec le temps, leur zèle diminue, car ils découvrent les grandes ficelles de cette manipulation. Ainsi, le pseudo-salafisme est une crise cyclique qui touche une partie microscopique de la communauté musulmane, mais qui sait renouveler ses victimes et théâtraliser son agitation creuse. Pour assurer ce renouvellement et cette théâtralisation, le clergé SS s'appuie sur le renouvellement des sites d'endoctrinement et la mise-à-jour de prédicateurs à la mode. C'est ainsi, que surgit de nul part, régulièrement, des cheikhs Abou untel, Abou Machin, Abou tordu, Abou Portant... C'est ainsi que des sites naissent et disparaissent en sacralisant ou en diabolisant les mêmes cheikhs, en véhiculant le même contenu et la même abjection, en transmettant les mêmes messages et la même infection : http://france-salafi.com ... ... http://www.salafidefrance.com/... ... http://www.sounnah-publication.com ... ... http://www.salafs.com ... ... www.islam-al-haqq.com... ...http://labonnereference.net... ... http://fariddemekka.wordpress.com ... ... et le très actif http://www.3ilmchar3i.net...

Cheikh pseudo-salafiste Abou Machin ou Abou tordu ou Abou PortantSouvent, ces sites sont tenus par des jeunes qui se présentent comme cheikhs ou comme « talibe ilme », demandeurs de science. Souvent, ils ont effectué l'émigration (hidjra) vers un pays musulmans. Souvent, ils s’installent dans un pays du Maghreb ou à Médine, la ville du Prophète en Arabie. Souvent, ils ne travaillent pas, se contentant d'assister à des prêches, ce qui ne signifie pas étudier ; se contentant des aumônes pour vivre ou des mensonges pour conserver RSA ou Assedic ! Souvent, ils sont mal vus partout où ils s'installent. Mais en France, certaines mosquées les installent sur un piédestal. Ce vent nuisible qui vient d'ailleurs s'appelle Farid El Mekki (de La Mecque), Abdelmalik Al-Firansi (le Français), Souleyman Al-Gwadeloupi (le Guadeloupéen)... Sinon, ce vent vantard a fait son trou chez nous comme à Marseille avec Abdelhadi Doudi ou Salim Abou Islam. Souvent, les stars du pseudo-salafisme français sont des mouchards : ce qui explique qu'il peuvent impunément et tranquillement prêcher le terrorisme ou la haine de la France, abuser des fidèles des mosquées ou détourner leurs finances... Les Services de Renseignement peuvent justifier leur protection par la parabole de l’utilisation des chiennes en rut comme piège pour attirer les hyènes ; c'est l'utilisation d'agents de la prédication intégriste ou de l’excitation terroriste pour attirer et attraper ceux qui tombent dans leurs discours, ceux qui tombent dans ce piège diaboliquement tendu.

Les pervers sexuels appâtent leurs victimes avec des bombons ou avec de beaux discours sur l'amour platonique. Les pervers pseudo-salafistes appâtent et épatent leurs victimes avec de beaux discours sur l'islam authentique ou avec des mots doux dans la bouche, Sounna ou Tawhid, Vie prophétique et Unicité divine. Ces deux mots mielleux sont utilisés parfois comme des somnifères sucrés, mais parfois, par les plus salauds des manipulateurs, comme des GHB poussant leurs victimes à violer leur foi, à devenir bête ou terroriste. La Sounna est un terme polysémique qui signifie globalement la parole, l'action et la tradition prophétiques. Ceux qui dévalorisent la Sounna qualifient de fondement religieux tout ce que la Prophète a fait sans même le légiférer, comme manger avec les mains ou se marier plusieurs fois. Ceux qui manipulent le Tawhid, qui signifie le monothéisme, qualifient de polythéiste tout ce qu'ils « n'aiment » pas, qu'il soit comportement ou discours, personne ou groupe. Comme tout système de manipulation sophistiquée, ils utilisent aussi des concepts plus compliqués pour impressionner et embourber mentalement les étudiants et les disciples, comme l’alliance et le désaveu (al-walaa wa al-baraa), la critique et la correction (al-Jarh wa ata’dil), l'exode et l'anathème (al-hijra wa atakfir). Peu importe la profondeur de leurs cours ou la longueur de leurs discours, ils utilisent systématiquement, comme souricière, les sources scripturaires, coraniques ou prophétiques. Ils utilisent, comme soudure sectaire, le soupçon et la suspicion contre tous les autres musulmans.

Tout le monde passe par cette suspicion qui est synonyme de condamnation ou de damnation, y compris les grands savants qui ont construit la Civilisation musulmane. 13 siècles de sciences, de dynamisme spirituel et de diversité intellectuelle sont remis en cause puis mis à l'index par des jeunes qui n'ont rien compris à l'islam, qui ne savent même pas lire l'arabe, qui apprennent la religion à travers des vidéos Youtube... Le pseudo-salafisme rejette tous les fondateurs des 4 célèbres écoles théologiques pour ne reconnaître que quelques savants, qu'il compte sur les doigts d'une main, que l'Arabie saoudite a imposé comme savants comme elle a tenté d'imposer sa tradition vestimentaire comme tenue islamique ou comme héritage prophétique, ce qui est historiquement faux. Cette tentative de clonage opérée par les SS, salafistes saoudiens, produit des monstres charlatanesques, dont certains finissent par se faire exploser, ou des monstruosités clownesques qui adorent s'exposer en s'étripant les uns les autres. Il y a le terrorisme retour à l’expéditeur, comme ces émirs d'Al-Qaïda ou de Daech qui se retournent contre leurs géniteurs ou bienfaiteurs saoudiens, comme Juhaiman al Outaïbi qui a organisé la sanglante prise d'otage à la Grande Mosquée de La Mecque le 20 novembre 1979. Et il y a le cannibalisme sectaire ou le charlatanisme anthropophage, comme ces groupes, sites internet ou mosquées qui se font la guerre en utilisant les mêmes armes et les mêmes repères. Dans sa perversion suicidaire, le pseudo-salafisme s'est décomposé en plusieurs groupes qui se rejettent les uns les autres. D'abord, on a rejeté, sans vraiement étudier ou argumenter, la référence suprême qu'était le savant Ibn-Taymiya. Puis, on a essayé de réinterpréter, selon la sauce de chacun, les fatwas de ceux qui étaient considérés comme la trinité salafiste : Ibn Albaz, Albani et Outaymine. Puis, le nombre de savants saoudiens a explosé, le nombre des savants saoudiens en guerre avec d'autres savants a explosé, et le nombre des élèves d'un savant en guerre avec les élèves du même savant a explosé... Le pseudo-salafisme est une école kamikaze qui forme des haines fratricides.

Mohamed Said Raslan : gourou du pseudo-salafisme, bourreau de l’intelligence et de la dignité en EgypteMohamed Said Raslan : gourou du pseudo-salafisme, bourreau même en FranceCe spectacle funeste peut être illustré par plusieurs exemples. Il y a la guerre intestine qui rongeait le centre international de la formation salafiste à Dammaj au Yémen. Appelé la maison du hadith, fondé par le savant yéménite Mouqbil al Wadi’i, financé par l’Arabie saoudite dans sa guerre contre l’Iran, attirant annuellement des milliers d’étudiants étrangers, miné par les divisions et les querelles entre les différents clans qui s'identifiaient à un cheikh comme des bandes s'identifiant à une star du rap, ce grand centre salafiste a été balayé en octobre 2013, en un clin d’œil, par les rebelles houthis (chiites yéménites pro-iraniens). Il y a un pantin de ce pseudo-salafisme en France, Ibrahim Abou Talha, imam formateur à la mosquée de Pantin, formé à Dammaj, qui a acquis une célébrité minable en publiant un audio dans lequel il dénonce et calomnie l'institut dans lequel il enseignait, le Centre Éducatif du Palmier : une heure et demi de grandiloquence et de bassesse digne des masseuses des hammams, comme disent les Algériens. Il y a Mohammed Saïd Raslan et les autres idoles du pseudo-salafisme égyptien financé par les Saoudiens pour prêcher la soumission au dictateur Moubarak, puis la rébellion contre le président élu Morsi, puis la soumission au nouveau tyran Sissi, puis le nettoyage dans le sang de toutes les manifestations de rue, puis la proclamation des Frères musulmans comme des kharidjites qu'il faut exterminer...

Ahmed Abou islam : misérabilisme et intégrisme anti-salafistesIl y a la guerre entre deux mosquées voisines mais séparées par un chemin de fer : entre une mosquée salafiste située à Maisons-Alfort que dirige religieusement cheikh Sidati et entre une mosquée anti-salafiste située à Alfortville que dirige religieusement Ahmed Abou islam. Et cette fois-ci, c'est l'anti-salafiste qui baigne dans une goutte de science transformée en marécage de manipulation et en torrents d’anathèmes. Les responsables dévoués de la mosquée d'Alfortville sont des victimes et non des complices. Ahmed Abou islam, qui a le visage d'un adolescent ou du gendre idéal, a fait un virage déliquescent. Ancien pizzaïolo à Longjumeau, il a essayé de faire carrière dans la mosquée de cette ville en adoptant la posture salafiste, des discours aux apparences : allonger la prononciation des phrases en arabe et allonger les cheveux. Pathétique ! Mais cheikh Farid Mounir, ancien imam de cette mosquée, imam et homme authentiques, l'a chassé. Alors, il s'est métamorphosé en savant anti-salafiste, en s’inventant des cursus universitaires dans plusieurs pays et en s'affublant de certifications et de recommandations. Dans sa biographie officielle, chaque diplôme correspond à un livre appris par cœur. Écœurant !

« S’étriper », c'est le spectacle qu’attendent des musulmans les ennemis de l'islam, surtout les ennemis intérieurs, surtout ceux qui dirigent des dictatures étatiques et des ignorances nationales. « S’étriper », c'est une activité religieuse pratiquée par des cénacles d'imams ou de savants, ou par de simples fidèles au nom de l'islam, au nom de l'appartenance à un groupe islamique. « S’étriper », c'est pratiquer le déballage incestueux et provoquer la débâcle de l'islam. Dans l'islam sunnite, il y a globalement 4 groupes respectables qui s’étripent : tablighi, soufi, salafi et ikhwani, qui signifie Frère musulman. Comme la guerre fratricide est majoritairement une spécialité arabe, on va évacuer le premier groupe qui est majoritairement indo-pakistanais. Salafisme  Vs Soufisme : Le soufisme ne peut pas être réduit à l'adoration des tombes au nom du maraboutisme, à l'évaporation des cerveaux au nom de l'ésotérisme, à la collaboration historique avec le colonialisme, à la conspiration du fatalisme dévot et de l'immobilisme bigot, ni au laxisme rituel, ni à l’ascétisme virtuel, ni à ses deux escroqueries françaises Abdennour Bidar et Dalil Boubakeur, ni à la posture pasteurisée de la sénatrice Bariza Khiari qui voile son désert politique par le mirage islamique du style : « L’Islam est un corps, le soufisme en est le cœur ». D'ailleurs, le grand savant Abou Hamid al-Ghazali se considérait comme soufi, le grand savant ou la référence du salafisme, Ibn Taymiyya, manifestait une grande admiration pour le maître soufi Abdel-Kadir al-Jilani, même s'il a combattu à juste titre le soufisme transformé en idolâtrie, sorcellerie ou orgie.

Salafisme Vs Frères musulmans : Cet antagonisme exagéré et ingéré prend la forme de plusieurs duels : littéralistes Vs réformistes, fondamentalistes Vs modernistes, traditionalistes Vs élitistes, intégristes Vs progressistes, rigoristes Vs laxistes... Djellaba pantacourt Vs Costume cravate... Excellent francophone né en France Vs étranger avec un étrange accent blédard... Complexés devant les Saoudiens Vs Complexés devant les Français... Probablement, l'islam se situe fondamentalement entre les deux formes des 5 premières dualités. C'est ce qu'en appelle l'islam du juste milieu. Mais, comme les trois dernières formes ou formules, cette opposition n'est que caricaturale au sens de superficielle, artificielle mais ô combien dramatique. Catastrophique. Sanguinaire. D'abord, de chaque côté, il y a le bon et le mauvais, le miel et le navet, le bon grain et l’ivraie. Et puis, il y a tant de Frères actifs politiquement qui pratiquent un islam rigoriste. Et depuis plusieurs années, des salafistes français grimpent l'échelle professionnelle et excellent, ostensiblement, dans les grandes entreprises nichées dans les tours de La Défense. Sans oublier que le fondateur du mouvement des Frères, Hassan Al-Banna, se proclamait salafiste, que le premier centre créé par ce mouvement en Europe, par Saïd Ramadan, le père des deux frères Hani et Tareq Ramadan, a été fiancé et inauguré à Genève par le roi saoudien Fayçal quand il était prince héritier et qu'il l'a fortement soutenu jusqu'à son assassinant en 1975. Alors, comment le salafisme saoudien est-il devenu l'ennemi mortel des Frères Musulmans et vice-versa ? Cette animosité mortifère a justifié le soutien saoudien et émirati au putsch sanguinaire du pharaon Sissi contre Morsi. Ce président Frère musulman démocratiquement élu a été attaqué religieusement par des mouvements salafistes (comme le parti Annour...) créés et financés par le clergé SS, puis attaqué militairement, lui et le peuple innocent, par une coalition de mercenaires salafistes, de militaires fascistes qui voulaient récupérer le pouvoir et de milices droguées par la pauvreté « ensauvageante ».

Ce qui s'est passé en Égypte doit être utilisé comme une démonstration des doubles-discours de l'Occident à propos de la démocratie, de l'hypocrisie de sa Logorrhée politique anti-salafiste, de la tartufferie de sa diarrhée médiatique anti-salafiste. La contre-révolution pharaonique est un révélateur de l’hypocrisie pétainiste de l’Occident qui soutient la liberté, mais adore festoyer avec des émirats esclavagistes, qui prétend guerroyer contre le salafisme, mais entretient les meilleurs relations avec les Émirats qui financent et expédient des groupes salafistes-terroristes. Le butin de la collaboration de l’occident avec les dictatures arabes n’est pas seulement les richesses du sous-sol, mais aussi le maintien des peuples arabes derrière les barreaux. La question des femmes est elle aussi révélatrice de cette hypocrisie. Voilà l’Occident qui collabore avec les monarchies du Golfe qui lapident publiquement les femmes, qui leur interdisent la conduite des voitures et la participation aux élections, qui les considèrent comme mineurs à vie ou comme objets sexuels tyrannisés, voilà cet occident donneur de leçons qui collabore avec ces régimes déshumanisés pour faire la guerre aux Frères Musulmans, la branche musulmane la plus féministe et la plus féminisée. Pardon, on a dit que ce chapitre va se concentrer sur notre responsabilité en tant que musulmans.

Alors, essayons de nous concentrer sur l'image de cette grande maison musulmane qui est en train de brûler, mais dont une partie des colocataires se déchirent avec cette chicanerie ou cette chicaya : le cœur des pompiers suit-il l'islam authentique ou les innovateurs ? La tenue des pompiers ne dépasse-t-elle pas la cheville ? La caserne de ses pompiers suit-elle le salafisme, le soufisme ou les Frères ? L’eau des pompiers est-il halal ou non ? Puis, concentrons-nous un peu sur les EAU, Émirats Arabes Unis, ce micro-État multimilliardaire, cet État-mercenaire du troisième millénaire. Cet Émirat est le siège de Black-waters, ces nouveaux Waffen-SS qui ont tant massacré de civiles irakiens. L'armée de cet Émirat est composée de dizaines de milliers de mercenaires pour assurer la sécurité et la longévité de cette tyrannie monarchique. Une partie de ces mercenaires sont envoyés en tant que groupes salafistes dans plusieurs pays, de l'Afghanistan au Mali, de la Syrie à l'Égypte, pour y assurer le fascisme anarchique. D'ailleurs, entre Dubaï, Abou Dhabi et ailleurs, que produit cet émirat sur le plan scientifique ou civilisationnel ? Que produit-il à part le déballage du luxe et les attelages de la luxure ; que produit-il au-delà des tours astronomiques et des basses-cours gastronomiques (surtout pendant le mois du jeûne) ? Mais pour ne pas poser de telles questions, cet émirat cynique finance des imams et des associations islamiques, construit chez lui et ailleurs des mosquées pharaoniques. Oui, une partie des mosquées et de l'argent des musulmans servent aussi à endormir, à dévaloriser l'islam dans les cœurs.

P.S. Attentats de Paris : le pari de l’hypocrisie !
Le terrorisme : ce boomerang du cynisme et du nihilisme !

 

Avec la politique de notre État et l’état des représentants musulmans,
dont les cortèges de la farce renforcent et protègent ses ressorts et ses mécanismes,

Le terrorisme a de belles nuits devant lui…
Mais son sort, comme le nôtre, est entre nos lèvres et nos mains !!!

 

Pseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorismePseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorismePseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorismePseudo-salafisme et pseudo lutte contre le terrorisme

Le journal La Provence titre À Vitrolles, le maire PS prend publiquement position contre la mosquée al-Albani, alors les dirigeants pseudo-salafistes de cette mosquée, qui se revendiquent comme de purs salafistes, mais qui représentent les pires musulmans nihilistes, brocardent dans les rues de la ville cette affiche hypocrite et haineuse. La délation dans une tradition purement pétainiste. Car la majorité des pseudo-salafistes, nés en France ou Français « de souche » convertis, représentent ce qu’il y a de mal en France et non ce qu’il y a de bien dans l’islam… Ils forment plutôt, comme leurs confrères en Égypte ou en Arabie Saoudite, une cinquième colonne traitresse de l’islam comme religion de la liberté, une maitresse gesticulante auprès du pouvoir dominant, une prêtresse du discours vain ou de l’opium. Dans cette continuité historique du vide bruyant ou de l’incendie brillant, ils publient, le 18 novembre 2015, un cocktail-Molotov rempli d’ivresse crétinisante et intitulé « Communiqué de prédicateurs salafis français et francophones au sujet des attentats survenus à Paris le 13 novembre 2015 ».

 

 

6-3

Le marchand Abou Omar ... & le marché des mosquées :
de la démonétisation des imams à la dévalorisation de l’islam.

« La fitna de ma Oumma, c’est l’argent ! » C’est l’avertissement de notre prophète PSSL que nous devons sculpter sur le fronton de nos mosquées. C’est le thermomètre prophétique qui nous permet d’ausculter nos mosquées atteintes d’anémie spirituelle et de boulimie matérielle, de nécrose intellectuelle et de névrose financière, de guerres intestines et d’hémorragies permanentes. La mosquée doit construire le musulman comme individu et comme communauté. La construction des mosquées ne doit pas être un prétexte pour se divertir et se remplir les poches ou les égos, pour abuser une communauté généreuse mais perfusée avec des paroles creuses. Combien de mosquées y-a-il dans les pays musulmans ruinés par la désertification de l’islam ou par les guerres civiles ?

Le Ramadan, mois de la dévotion, est devenu le souk hurlant aux donations. Un spectacle incantatoire pour produire des levées de fonds et des cascades d’aumônes ostentatoires. Des imams devenus chauffeurs de mosquées, non pas conducteurs, mais allumeurs, videurs de poches, animateurs de boites, excitateurs de vanité et de jalousie. Il y a des imams collecteurs ou des apporteurs d’affaire qui prélèvent 10 à 50 % des dons, sasakats ou subventions, que les mosquées et associations islamiques auraient dû percevoir entièrement sans être rackettées. Le halal, un marché de plus de 6 milliards d’euros en France, est majoritairement composé de viandes harams, illicites, présupposées à l’enfer, mais qui nourrissent et bâtissent la chair de plusieurs millions de musulmans.

Le sang musulman est devenu un commerce. Il y a des agences humanitaires qui utilisent les cadavres des musulmans massacrés, surtout en Palestine ou en Afrique, pour se goinfrer de fric. Il y a des musulmans qui ont été gravement intoxiqués avec les arnaques de l’eau de Zamzam. Même le Hadj est devenu une filière de banditisme. Il y a des musulmans qui désertent les mosquées, voire l’islam, dès leur retour de La Mecque, choqués par les escroqueries des agences de pèlerinage et la complicité de leurs imams-rabatteurs. Malgré les scandales, les marchands du temple de l’islam de France n’ont jamais demandé de boycotter le pèlerinage organisé par les agences qui ravagent le cinquième pilier de l’islam, qui doublent le prix du Hadj pratiqué aux USA et dans certains pays européens, qui ne remboursent pas les innombrables pèlerins avec sursis, ces victimes religieuses dépouillées de plus de 5000 € chacun mais abandonnées dans les aéroports français ou ailleurs.

Fatwa pour sacrifier le rite ou la souna du sacrifice du mouton de l’aïdPar contre, septembre 2014, ils ont demandé, à coups de fatwas obscènes et de charabia lacrymogène, de sacrifier le rite ou la souna du sacrifice du mouton de l’aïd. Le sacrifice de l’aïd n’est pas seulement un acte cultuel, mais un pacte culturel et un port d’attache familiale pour nos enfants noyés dans les torrents de la colonisation mentale, arrosés par les vagues de l’occidentalisation immorale, menacés par la désertification spirituelle, par l’aliénation identitaire, par l’apostasie comportementale. Après avoir barbouillé le petit aïd avec les polémiques sur le croissant et sur le début du ramadan, on veut, maintenant, torpiller le grand aïd. Seules les fêtes de noël ou du réveillon, célébrées malheureusement par une bonne partie de notre communauté, échappent à la manipulation de nos pseudos représentants religieux ou communautaires.

Le 23 Septembre 2014, le blog-média islamique Saphirnews publie, sous le chapeau Communiqués officiels, une fatwa dont le titre est : Appel aux musulmans de France à l’occasion de l’Aïd al-Adha 2014. Kechat et certains trans-imams en sont, bien-sûr, signataires. Evidemment, la fatwa financière commence par le verset « Les croyants sont des frères » et par d’autres textes sacrés consacrés à l’exhortation de l’aumône. Puis, après la Lettre divine ou prophétique, les chiffres de la Palestine ensanglantée et chaotique. Puis, après la charge émotionnelle et religieuse, la décharge financière. La quittance. Gaza saigne, alors certains trans-imams signent une fatwa pour que les musulmans leurs signent, à eux ou à leurs boutiques, des chèques. Pour les trans-imams, cheikhs et chèques s’écrivent le la même manière !

Alors, le communiqué appelle : « - Les responsables des mosquées et associations et tous les prêcheurs à parler avec insistance aux fidèles, dans leurs sermons et prêches du vendredi, de l’obligation d’aider leurs frères à Gaza (avec 200€), qui doit passer avant la recommandation du sacrifice cette année, voire de son annulation cette année. - Les responsables des associations à réunir les sommes des dons et à les transférer au Secours islamique ou au CBSP. » C’est du même niveau que le communiqué-fatwa de l’UOIF qui prohibait ou interdisait aux jeunes de banlieue de manifester contre le racisme d’Etat et contre les assassinats maquillés en bavures policières. Cette fois-ci, on maquille la cupidité en solidarité et on demande aux musulmans de ne manifester qu’à travers leurs poches. Ce nouveau communiqué-fatwa ne cite que deux associations : CBSB et Secours islamique. Oubliées ou excommuniées les autres organisations humanitaires musulmanes ou islamiques qui sont plus transparentes sur le plan financier, qui sont plus présentes là où les musulmans sont massacrés ou suppliciés. Alors, posons les questions qui ne fâchent que les corrompus et qui ne fauchent que la corruption.

Du budget annuel du Secours islamique qui dépasse parfois les 25 millions €, de celui du CBSP qui dépasse parfois les 9 millions €, quel est le taux ou le pourcentage qui arrive aux Palestiniens ? Quel est le pourcentage utilisé pour payer les salaires, les frais de déplacement, de logement et de bouche, les cachets et les honoraires, de leurs fonctionnaires, de leurs obligés, de leurs conférenciers et de leurs dignitaires ? Y compris ceux qui ont signé cette fatwa. Après l 'Opération néo-nazie du Plomb durci, l’argent que le CBSB et le Secours Islamique ont récolté début 2009, sous le prétexte de reconstruire Gaza ravagée par l’armée des fascistes sionistes, a-t-il été utilisé pour acheter leurs nouveaux siège ou locaux ? Ces questions ne doivent pas jeter la suspicion ou attenter à l’honneur des centaines de bénévoles et des dizaines de salariés intègres. Mais vu ce qu’a fait Fouad Alaoui et ses acolytes de l’UOIF et de ses satellites, la TRANSPARENCE est une exigence capitale, une obligation vitale, pour protéger l’islam de l’ennemi intérieur et de la pègre. [Fin du P.S.]

Veau d'Or de l'islam de FranceCes pseudos représentants et ces trans-imams, farcis avec l’oseille des musulmans et avec leur inertie, réduisent les musulmans à des vaches à lait. Pire, des dindons de la farce. Ils réduisent l’islam à une poule aux œufs d'or. Pire, un Veau d’or. Mais les musulmans sont les seuls moutons au monde qui suivent silencieusement et religieusement les loups. Mais les musulmans sont les seuls grenouilles de bénitier qui se laissent bouillir ou frire dans les larmes de crocodiles, ces trans-imams, grandes gueules et petits bras, qui nourrissent la déchéance et la décadence de notre Oumma, étouffée ou foudroyées par leurs encens, noyée dans sans sang. Dans le sang des musulmans qui coule partout avec une telle abondance qu’il peut remplir un océan.

Ainsi, les trans-imams naviguent, comme des pirates BCBG, sur le naufrage de la Oumma, trahie par leurs cupidités et leurs hypocrisies qui se répètent en lame de fond. Car c’est la collecte et le détournement de fonds qui est derrière ce nouveau coup de canif islamique contre l’islam ; un coup de poignard voilé religieusement par le prétexte de vouloir reconstruire Gaza ou secourir notre Oumma en Centrafrique ou en Syrie. En réalité, pour se remplir les poches. En réalité, le sang des musulmans bombardés ou égorgés se mélange avec le sang des moutons qui doivent être égorgés… et ce sang islamique, humain ou ovin, se mélange avec la bave de la confrérie des menteurs en série. La confrérie qui mélange les genres en clonant une nouvelle race : les trans-imams et les marchands du temple caritatif et de l’assistance malsaine, celle qui détoure l’action islamique dans les aumônes et les donations qu’on détourne, celle qui ne fait bouger les mains des musulmans que dans leurs poches.

Et n’importe qui peut braconner dans les mosquées et siphonner l'argent des musulmans. N'importe qui peut devenir imam ou cheikh ou leader islamique ! Même des cas psychiatriques qui auraient dû porter la camisole à la place de la djellaba. Même les escrocs qui auraient dû porter les menottes à la place du Chaplet. Même les idiots qui méritent de porter le bonnet d'âne à la place de la chéchia ou de la calotte. Même les moulins à vent qui brassent l’air et entassent le glaire. Quelque horreur ! Certaines grandes mosquées ou associations islamiques, qui auraient dû être la locomotive de la communauté et son ascenseur vers les hauteurs, sont devenues des basses-cours aux mains des mouches et des mouchards.

L'argent de l’islam de France, (mosquées, halal, pèlerinage, humanitaire...), est devenu la caverne d'Ali baba et les 40 voleurs. Evidemment, les escrocs sont minoritaires, mais il faut les mettre rapidement en quarantaine. Car ils sont contagieux. Car ils représentent la peste qui rode dans les mosquées et dans tout ce qui est religieux. Car ce sont les représentants de l’hypocrisie affairiste qui infecte l’islam. La communauté de l’islam, y compris ses mosquées, a moins besoin de collectes de fonds que d’imams-soigneurs-constructeurs qui l’inspectent, la soignent et la reconstruisent de fond en comble. Notre communauté n’a pas besoin de bailleurs de fonds, mais de bâtisseurs qui la refondent.

Malheureusement, notre communauté subit la balkanisation de l'islam de France : diviser ou pulvériser la communauté musulmane en plusieurs associations ou mosquées en guerre entre-elles ou à l’intérieur de chacune d’elles, comme s’il s’agissait des Balkans, dirigées par des tyrans affairistes et corrompus, comme s’il s’agissait des Balkany. C’est la course entre les carriéristes qui courtisent les Services ou le maghzen, les émirs sectaires ou ceux des pétrodollars.

C’est la cour des fanfarons bonimenteurs, camouflés en imams ou rebaptisés conférenciers, qui font leurs numéros de stupéfiants, des one-man-shows ensorceleurs, une surproduction salivaire et lacrymale, une superproduction de drogueurs endormeurs. Charmeurs de serpents comme à la Place du Néant à Marrakech ? Non, charmeurs de musulmans dans les mosquées du néant ! C’est la course entre les charlatans qui sèment l’ignorance pour ne récolter que l’oseille, entre les prédicateurs-prédateurs qui ne s’aiment que lorsqu’ils volent l’argent ou la vie des musulmans. Alors, ça suffit ! Que les mosquées cessent d’être magnétisées par les amants du néant. Que les mosquées cessent de monétiser le GHB des trans-imams et les prêches des dealers. Que l’'argent liquide cesse de faire perdre la foi, la tête et l’honneur à nos mosquées !

C’est notre lâcheté bavarde qui construit nos propres monstres. Nous sommes la première nation productrice mondiale de la parlotte hypocrite et la première nation consommatrice mondiale de la parlotte hypocrite. Juste de la camelote érigée en rite ! Nous sommes une communauté qui se prend pour la belle au bois dormant, qui ronfle des paroles et qui se fait bercer par des paroles, qui prend chaque beau-parleur pour un néo-prince, pseudo-émir ou trans-imam, qui ne fait que l’endormir et l’abrutir, l’enfumer et la plumer, la manipuler et la brûler.

C’est notre lâcheté qui transforme les imams en trans-imams. C’est notre lâcheté qui transforme les brebis galeuses en louves rageuses. C’est notre lâcheté qui transforme la bergerie scrupuleuse en cochonnerie crapuleuse. Ce sont nos cœurs qui construisent ce que nos langues refusent de dénoncer. D’ailleurs, les trans-imams ont la même mission que DAECH et son trans-calife Abou Bakr Al-Baghdadi : essayer de détruire l’islam de l’intérieur.

Les ennemis de l'islam ont tellement bien comploté qu’ils ont complété l’hypocrisie des traitres par l’hypocrisie d’une partie de leurs opposants. Mais « Ils complotent et Allah complote et Allah est le Meilleur des comploteurs ». Parmi ceux qui s’agitent contre le sionisme, le colonialisme, la trahison… il y a des révoltés des Services et des agents de l’Empire. Parmi ceux qui s’agitent contre les Chalghoumi, Oubrou & Cie, il y a pire. Ainsi, les pétrodollars des Emirats, cinquième colonne de l’Occident post-colonialiste, financent des mouvements terroristes et des imams pseudo-salafistes, puis l'Occident leur déclare la guerre via les bombes ou via les médias. Un feuilleton infernal qui dure depuis plusieurs décennies. Le terrorisme, infection satanique qui ensanglante les musulmans au nom de l'islam, est parfois le recours fous d’enfants perdus qui veulent acheter le paradis en fuyant des pays musulmans dirigés par des vendus, comme une partie de nos mosquées et associations islamiques en France.

Les ennemis de l’islam, qui sont en guerre contre Allah et ses fidèles depuis l’envoi de notre guide Mohammed PSSL, ont réussi à transmuter des imams en marchands de temple. Ils ont réussi à transplanter le Veau d’Or dans beaucoup de mosquées. Y compris à La Mecque. La mission d’un imam, c’est la transmission, par la parole et par le comportement, du message coranique et du modèle prophétique. Les trans-imams sont transpercés par la cupidité ou la duplicité et transpirent le miel asséchant ou empoisonné.

Un vrai imam honore le célèbre hadith sur la responsabilité du troupeau. Alors il s’époumone et se décarcasse, le long d’une grande et noble bataille, pour le transporter au paradis. Un trans-imam considère les fidèles comme un bétail en transhumance entre la crasse des écuries et les carcasses des abattoirs. Alors, il ruse pour le tondre ou le traire, le vampiriser et le faire taire, le faire marcher et lui arracher sa chair, le cuisiner vivant sur le feu de l’enfer. La mosquée n’est ni un théâtre de marionnettes ni un marché malhonnête, mais le marché le plus fréquenté pour remporter la plus chère des marchandises, le paradis, en montant les plus nobles des marches, la piété.

Un vrai imam est un refuge de paix pour les musulmans, une bouée de sauvegarde sur laquelle ils peuvent s’accrocher. Un trans-imam est un transfuge du milieu des caïds, au sens colonial et policier du terme, qui entrave et abuse les musulmans, qui se gave et s’amuse à leurs crochets. Un vrai imam est transfiguré par l’action épuisante au service des musulmans. Un trans-imam est défiguré par les transactions financières qui obsèdent son cœur. Un vrai imam cherche, dans tous ses états, enchaîné par la houle des fidèles qu’il secourt ou prosterné dans la solitude de la nuit qu’il secoue, comment transcender le matérialisme pour se rapprocher de Dieu. Un trans-imam cherche comment détourner et transférer des aumônes, des subventions ou des pétrodollars vers ses poches ou vers ses comptes privés, y compris dans des paradis fiscaux, comme c’est le cas de la grande mosquée de Nanterre.

Ces affirmations ne doivent pas jeter la suspicion ou attenter à l’honneur des dizaines de milliers de bénévoles et des centaines de salariés, des mosquées ou associations islamiques, dignes et intègres. Mais vu ce qu’ont fait les marchands du temple et les trans-imams, la TRANSPARENCE est une exigence capitale, une obligation vitale, pour protéger l’islam de l’ennemi intérieur et de la pègre.

La vraie question, c’est comment transformer nos mosquées pour qu’elles soient dirigées par de vrais Hommes pour qu’elles accouchent de vrais Hommes. La question cruciale est comment répondre au verset 11 de la sourate 13 : « En vérité, Allah ne transforme [change] l’état d’un peuple (ou d’une communauté), tant que les [individus qui le composent] ne se transforment pas [changent pas ce qui est en eux-mêmes].

La vraie question, c’est comment transcrire ce verset dans notre réflexion et dans notre action. C’est la question du fiqh de la transformation, de l’ingénierie de l’assainissement, du génie civil islamique, de la psychosociologie de la réislamisation…Pour l’instant, la première pierre dans la transformation islamique est aussi la première frontière entre le vrai imam et le trans-imam : la transparence financière.
Alors, de la dizaine de millions d’euros qui constituait le budget de la mosquée Adda’wa de Stalingrad, combien reste-t-il pour construire cette mosquée éventrée ? De la dizaine de millions de musulmans qui vivent en France, combien y a-t-il d’hommes pour défendre l’islam ?

Si nous restons soumis, endormis ou infiltrés par les mauvaises herbes transgéniques, devenus arbres maléfiques ou marécages prolifiques, ces trans-imams ou ces dirigeants islamiques qui transgressent l’islam et agressent les musulmans, les Oubrou-Kechat-Kbibech-Boubakeur-Henniche-Béchari-Amari-Jaouhari-Boudjedi-Abassi-Gouasmi-
Chalghoumi-Alaoui-Louanoughi & Cie, alors ne soyons pas surpris que les mosquées deviennent le théâtre de la violation de l’islam : de la basse dépravation à la haute trahison. Ne soyons pas surpris que la mosquée d’Orange ait été pendant 20 ans, grâce à son recteur-imam, le théâtre de traite humaine, prostitution, proxénétisme aggravé, pédophilie, violence pour faire avorter, drogue, filière d’immigration clandestine, blanchiment d’argent… Ne soyons pas surpris que l’ancien président d’une grande mosquée dans le département 92, en reconstruction pour plus de 7 million €, ait été poursuivi en justice parce qu’il utilisait la carte bleue de la mosquée dans des hôtels de passe. Ne soyons pas surpris que la mosquée de Paris soit dirigée par un terroriste des Services qui a du sang sur les mains et qui a converti une partie de la mosquée en garçonnière. Les Arabes de la djahiliya, avant l’arrivée de l’islam, avaient-ils plus d’honneur que nous ?

Si nous ne renouvelons pas la foi, si nous ne relevons pas la tête, si nous ne soulevons pas comme des hommes, alors ne soyons pas surpris qu’Allah descende Sa colère sur nous, sur notre gagne-pain, sur notre santé… et sur nos enfants.

Si nous n’arrivons même pas à libérer pacifiquement une dizaine de grandes mosquées et une dizaine de grandes associations dites islamiques, dirigées par des hypocrites, des mafieux, des traitres au service des néo-croisés, alors arrêtons de prier hypocritement Allah de libérer la Palestine et la Syrie des criminels sionistes ou baathistes. Prions plutôt Allah qu’Il nous libère de notre lâcheté et qu’Il retarde Son châtiment, peut-être nous nous réveillerons avant qu’il ne soit trop tard pour nettoyer Ses maisons en France.

Prions Allah qu’Il nous pardonne et qu’Il nous donne la foi pour être de vrais hommes.

Post-scriptum : Cette première partie de ce chapitre 6-3 est une reproduction identique du chapitre « Le marché des mosquées : de la démonétisation des imams à la dévalorisation de l’islam », qui est le dernier chapitre de l'enquête Larbi Kechat Vs Mosquée Adda’wa de Stalingrad : un trans-imam Vs les vrais Hommes de l’Islam. Depuis, Kechat fait l’objet d’une enquête judiciaire menée par le célèbre et intègre juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke. Parallèlement aux poursuites pénales contre Kechat, ce dernier est poursuivi en civile suite à une plainte en septembre 2013. Après plusieurs joutes judiciaires, le dernier procès a eu lieu le 14 avril 2015 à La première chambre du tribunal de grande instance de Paris. C’est ici que Marie-Antoinette a été jugée et condamnée. C’est ici que l'ancien ministre de l'Intérieur Pasqua a été condamné, en 2010 dans une affaire de malversations, à un an de prison avec sursis. Cette Chambre, qui a accueilli le procès Clearstream, est directement reliée à cette prison révolutionnaire devenue aujourd'hui haut-lieu touristique : la Conciergerie. C’est ici qu’on doit envoyer les marchands du temple et les trans-imams qui ont transformé leur foi en mafia, leurs mosquées en coffre-fort et la conscience musulmane en chambre à coucher. Après la plaidoirie du 14 avril, le jugement a été mis en référé pour le 9 juin 2015. Mais la veille de cette date considérée comme couperet pour Kechat, ce dernier publie un communiqué annonçant que sa mosquée installée illégalement la Porte de la Villette a été « la cible d’un incendie criminel. (…) Fervent acteur du dialogue depuis plus de 40 ans, Larbi  KECHAT, Recteur de la Mosquée Adda’wa, ne doute pas que cet acte odieux sera dénoncé par l’ensemble de celles et ceux qui œuvrent pour la paix et le respect de tous. » Comme Chalghoumi, chacun joue à la victimisation selon ses moyens. Ce communiqué est relayé par plusieurs médias communautaires comme Oumma.com. Alors, le léthargique UOIF publie un communiqué, une communion de corporatisme entre trans-imams, avec un titre mensonger « la mosquée Adda’wa a été incendiée ». Aucune vidéo n’a été produite ! Ni aucune photo ! Car le feu n’était que périphérique et dérisoire. On a le droit de faire le parallèle avec « Pau : l'imam était l'auteur des tags sur sa propre mosquée ». Pour des raisons propres à la procédure judiciaire, le jugement de l’affaire Kechat a été reporté. Le feu, que transportent les trans-imams, peut poursuivre son chemin nihiliste et ses feuilletons affairistes dans les mosquées.

D’ailleurs, le lendemain du communiqué de Kechat annonçant un pseudo-incendie pour se racheter une odeur de sainteté victimaire, médiatique ou communautaire, il a adressé cette lettre recommandée incendiaire pour essayer de fermer ou de compromettre l’ouverture de la mosquée Adda’wa située rue Tanger… parce que les véritables fondateurs de cette mosquée et ses dirigeants statutaires y ont installé un chapiteau pour prier depuis début juin et pour accueillir, avec dignité et piété, le mois du ramadan. Ces dirigeants ont fait, vigoureusement et généreusement, avancer les travaux en l’espace d’une année. Par contre, Kechat qui a torpillé et embourbé la mosquée Adda’wa, qui l’a oubliée ou « zappée » depuis presque 10 ans, le voilà qui envoie un huissier et menace les fidèles et les dirigeants de poursuites judiciaires pour qu’ils laissent la mosquée en état de ruines. Ainsi, le trans-imam Kechat mérite le titre accordé par le verset 114 de la sourate 2  « Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d’Allah, on mentionne Son Nom, et qui s’efforce à les détruire? De tels gens ne devraient y entrer qu’apeurés. Pour eux, ignominie ici-bas; et dans l’au-delà un énorme châtiment. » Fidèle à sa réputation « tout pour moi et presque rien pour les fidèles », le comportement de Kechat peut attester de sa foi : « pour moi, brûlez des cierges ; après moi, le déluge du feu ». Et si sa mosquée de la Porte de La Villette est vraiment dévorée par le feu, alors il se retrouvera, lui et des responsables de la Mairie de Paris, derrière les barreaux. Car cette mosquée, sans titre, représente une violation du droit et une mise-en-danger de la vie d’autrui ou de la sécurité du public. Quand l’escroquerie devient une rage, la justice doit serrer la laisse et la muselière.

Même si la prescription pénale peut tourner la page du scandale Cadpa, dévoilé et démasqué dans l’enquête sur Kechat, les musulmans dignes ne doivent pas jeter un voile pudique sur cette escroquerie phénoménale. Surtout que cette ignominie islamo-financière peut dévoiler un grand scandale de détournement de fonds vers un paradis fiscal, vers la Suisse selon les premiers éléments de notre enquête, encor plus grave que le scandale du détournement de l’argent des fidèles de la mosquée de Nanterre vers le paradis fiscal de Chypre, confirmé par un interminable et infâme feuilleton judicaire, conclu par la Prison pour l'imam véreux. Alors, résumons le scandale Cadpa. Cette société qui gérait une boucherie et un bazar, liquidée en 2001 puis radiée en 2004, était la propriété de 2 personnes, une physique et une morale : Lari Kechat avec 50 % des parts et la mosquée Adda’wa avec 50 % des parts. Mais Kechat était à la fois le patron de la mosquée Adda’wa et le patron de cette société dont il était officiellement le gérant salarié. En 1997, le trans-imam Kechat transfert ou transvase 4 700 000 FF du compte courant de la mosquée vers cette (ou sa ) société Cadpa. Il faut bien saisir le sens du transfert : c’est la mosquée qui donne presque 5 million à la boucherie et non l’inverse. C’est le lieu de culte qui transfuse en trésorerie, en flouze ou en liquides le commerce de la chair animale. Puis, il transforme le compte courant d'associés en capital social. Une habile transcription comptable qui jette un voile légal sur une transaction détestable. Puis, il change immédiatement de comptable. Puis, 3 ans plus tard, il prononce la dissolution de la société. Alors, voici la question à 3 sous : Où sont partis les 5 millions de franc français de la mosquée. Dernière chose, en arabe, CADPA veut dire menteuse.

Et puisque la situation honteuse dans certaines grandes mosquées ou associations islamiques ne suscite plus de revole chez les musulmans, c’est la justice française qui enquête et condamne. De Marseille à Bobigny, de Nice à Lille, ce ne sont pas les procès qui salissent l’image de l’islam, mais certains dirigeants musulmans qui trahissent l’islam et les musulmans. Ce sont ces traitres musulmans ou ces trans-imams qui ont transformé l’islam en poule aux œufs d'or… Ils ont réussi cette transformation terrible et paisible, puisqu’ils pensent que les musulmans se sont transformés en poules mouillées. A Evry, le 2 avril 2015, la brigade financière de la police judiciaire de Versailles a fait une descente dans l’une des grandes Bastille de l'islam de France. La police judicaire aurait  perquisitionné la mosquée d’Évry et les domiciles de ses riches dirigeants : Abderrahmane Amari et Kahlil Merroun. On ne peut pas confirmer que ce sort ait frappé leur troisième complice qui dirige l’arnaque du Halal, Ali Sadokki. La mosquée d’Evry est un talon d’Achille pour son ancien maire qui veut devenir Président de la République. C’est probablement pour cette raison qu’il a accordé une protection policière pour son recteur Merroun. Comme on a vu dans le chapitre 1, la légende de « l’imam Chalghoumi menacé », la protection policière sert parfois d’œillère et de muselière pour contrôler la personne dite protégée, pour protéger une composante de l’Establishment. Certaines personnes qui croient, à tort, que la justice est manipulée, pensent que cette perquisition essaie de rassembler des éléments pour torpiller le destin national de Valls, sinon établir une forme d’Équilibre de la terreur. Chacun, à droite ou à gauche, a ses propres dossiers de corruption, des mines atomiques "islamiques" qui devraient se neutraliser mutuellement ; des scandales qui concernent le clientélisme-affairisme politico-religieux ou l’électoralisme qui s’appuie sur une forme mafieuse du communautarisme. Chacun, à droite ou à gauche, tiendrait ainsi l’autre par la barbichette.

Khalil Merroun et Manuel Valls mosquée d’Evry et clientélisme : escroquerie à la laïcité.Ali Sadouki et Manuel Valls mosquée d’Evry et communautarisme et affairisme : escroquerie au halalQuand à nous, puisque les musulmans ne sont pas jaloux quand l’islam est violé, quand Al-Kanz démontre le scandale du faux-halal, quand plusieurs médias démontrent les scandales de la corruption qui perdure depuis plus de 20 ans, alors nous allons rendre ces musulmans jaloux en publiant, prochainement, la liste des biens immobiliers de ces trois personnalités politico-religieuses au Maroc. Sans analyse et sans commentaire, nous allons seulement faire l’inventaire des villas, appartements, hôtels et commerces qu’ils ont ouverts entre l’océan et la mer, entre la capitale et le désert…

 

Mohamed Berrezoug, alias cheikh Abou Omar :

Mohamed Berrezoug ou cheikh Abou Omar, le Chalghoumi des aumônes.Mohamed Berrezoug ou cheikh Abou Omar, le Chalghoumi des aumônes.réunion CFCM 2005: Thami Brez, Khalil Merroun et Mohamed Berrezoug ou cheikh Abou Omar, le Chalghoumi des aumônes

Mohamed Berrezoug ou cheikh Abou Omar, le Chalghoumi des aumônes.Mohamed Berrezoug ou cheikh Abou Omar, le Chalghoumi des aumônes.Trans-imam Abou Omar : La Mecque et les femmes et le fricotage malsain, le Pèlerinage du tripotage des marchands du temple Mohamed Berrezoug ou cheikh Abou Omar, le Chalghoumi des aumônes.

C'est le portrait du plus célèbre ramasseur de balles dans les mosquées de France... même si maintenant on parle d’euros. C’est le plus célèbre chauffeur de salles... de prières musulmanes. C’est un trans-imam qui transforme n’importe quelle mosquée en casino pour cashs. Peu importe la mise-en-scène artificielle de l’islam ou la théâtralisation de la foi pour en faire un sketch. C'est un cheikh ès chèques qu’il sait faire fleurir ou faire jaillir, après avoir fait pleuvoir la piété ou la pitié des yeux des fidèles. Mais il sait aussi convertir les larmes versées en versements bancaires. Interdit bancaire depuis plus de 15 ans, mais il reste le meilleur des banquiers itinérants, des marchands des dons volants, ces excitateurs des aumônes qui tournent dans les mosquées. Ne déclarant aucun revenu depuis plusieurs années, mais il peut s’acheter plusieurs voitures… et un superbe appartement à Marrakech il y a 3 ans. Traînant une mauvaise réputation dans plusieurs mosquées, mais les mosquées ont besoin d’argent, ont besoin des Abou Omar. Alors, the show must go on ! Le spectacle doit continuer !

Mais tout ceci n’a en rien motivé la volonté de travailler sur Abou Omar. A la limite, les donateurs musulmans sont majeurs et vaccinés, s’ils adorent se faire tondre pour épaissir la fourrure de leurs pseudo-imams, c’est leur problème. Mais quand les musulmans se comportent en moutons, leurs bergers transformés en trans-imams vont s’en prendre à leurs brebis, majeures ou non. Pire, à leurs agneaux. Pire, à leurs agnelets innocents comme des anges, comme ces orphelins de mois de 5 ans. Le premier mobile de cet article est l’incident qui s’est produit après le ramadan de 2014, à la mosquée de Colombes Mohamed V où Abou Omar prêchait et dirigeait, pendant plus d’une année, la prière du vendredi, avec une heure de retard, car il devait venir de Puteaux la Défense où il prêchait le même discours et dirigeait la même prière. Oui, il était probablement le seul imam au monde à diriger deux fois le prêche du vendredi. A l’intérieur de la mosquée de Colombes, qu’Abou Omar ne fréquente plus depuis, une jeune femme convertie lui fait un scandale pour une histoire de mariage. Heureusement pour lui : il était absent ce jour-là. Un de nos enquêteurs, qui considérait Abou Omar comme son guide, s’est rendu à cette mosquée pour s’entretenir avec un imam intime d’Abou Omar et avec qui il a travaillé pendant 7 ans à la mosquée Dassault d’Argenteuil.

C’est la douche froide ! Il nous révèle la partie invisible de l’iceberg Abou Omar : ces relations troubles avec les femmes… et sa nouvelle conquête qui aurait hérité 3 millions d’euros, qu’il emmène avec lui dans les mosquées pour promettre des dons. Car elle voudrait donner 1 million aux associations islamiques. Cet enquêteur lui envoi, le 25 novembre 2014, ce texto : « Salam. Je suis en train d'écrire ta biographie. Donc on doit se parler. Surtout que plusieurs de tes proches, imams recteurs ou responsables, de Colombes à Argenteuil, de la Défense à Ali Ma… t'accusent d'escroquerie et de choses plus graves. Allah est Témoin ». Il le lui renvoie le 17 puis le 5 décembre. 2 mois plus tard, nous apprenons que la véritable femme d’Abou Omar a déposé contre lui une plainte pour vol (4000 €). Que la banque de cette pauvre femme, la Caisse d'épargne, a aussi déposé contre lui une plainte. Puis, nous apprenons qu’il s’est envolé dans une nouvelle vie polygame, dans une tentative de razzia infâme, pour vampiriser l’héritage d’orphelins en bas âge, pour réaliser une escroquerie qui vole très très bas cette fois-ci. Tellement bas que la serpillère a plus de valeur que sa foi. Cette fois, il fallait le dévoiler et le descendre de son pinacle, il fallait arrêter le spectacle pour défendre des orphelins, il fallait donner un coup de ballai dans ce bal d’hypocrites.

Trans-imam Abou Omar : La Mecque et les femmes et le fricotage malsain, le Pèlerinage du tripotage des marchands du temple Comme dans les histoires qui commencent par Il était une fois, comme dans une fable des Milles et une nuits de Shéhérazade, la vie d’Abou Omar bascule à La Mecque, dans le Saint des Saints, en mars 2014. Ici, dans cet endroit et dans cette période, il trouve un ticket de Lotto gagnant au milieu du portefeuille humain qu’il trimballe 4 fois par an aux Lieux saints de l’islam. Au milieu du groupe qu’il emmène cette fois-ci pour faire la Omra, le petit pèlerinage, il trouve une femme qui va encaisser 3 millions d’euros d’assurance vie après le décès tragique de son mari moins de 2 ans plutôt. Selon les critères mercantiles du trans-imam Abour Omar, ce n’est pas seulement une femme qui va devenir riche, c’est une proie facile ! Une femme fragile ! En flairant la belle affaire, il lui accorde toute son attention et sa compassion, ses oreilles et ses yeux de Chimène pour qu’elle vide d'abord son sac, c’est-à-dire son cœur. Chaque chose en son temps. Dans les compétences du trans-imam businessmen, il faut savoir faire confesser comme un prêtre et connaitre tout ce qui s’est passé. Cette femme fragile et malheureuse a perdu son mari emporté par un terrible accident de la route, lui laissant sur le bas-côté de cette longue route qui se trace devant elle, qu’on appelle veuve, trois orphelins en bas âge. En plus, Elle est orpheline de son père, comme la fille qu’il a connu 22 ans plutôt et qui lui a donné 4 magnifiques enfants. Elle est coupée de la réalité et remplie d’une naïveté prodigieuse, puisqu’elle a passé plus que la moitié de sa vie au bled, dans le sud est algérien. Elle est coupée de ses 4 frères qui vivent loin d’elle en Bretagne et qui vivent, selon le diagnostic de l'imam, loin de l’islam. Elle est accompagnée à La Mecque par son cinquième frère, le benjamin, le naïf, le revenu à la religion depuis peu, affichant peu de clairvoyance noyée dans une longue barbe. Les deux sont des proies faciles pour les trans-imams ou les gourous trans-islamiques qui savent manipuler les esprits.

Comme il fallait sauter sur cette occasion pour ne pas la perdre, il lui apprend qu’il est divorcé depuis presque 10 ans et qu’il a 3 enfants gardés par son ex. Il lui fait comprendre qu’elle aussi est devant une occasion sur laquelle il faut sauter. Il est dur de trouver un mari quand on « traîne » trois enfants. De retour en France, les liens et les fils malsains qui ont été tissés dans le premier lieu saint de l’islam vont s’épaissir et grossir comme une toile d’araignée. Le téléphone est une arme de séduction massive. Et la bombe nucléaire qu’a trouvée le trans-imam pour dévaster la lucidité de sa proie et transformer son cœur en champs magnétique pour lui… est un hadith du prophète de l’islam PSSL qui a dit en joignant son index et son majeur : « Moi et celui qui entretient l'orphelin sommes au paradis comme ces deux doigts ». Ainsi, elle a cru trouver l’homme idéal, un homme de foi qui a fait tous les bienfaits, mais qui ne lui restait que la prise en charge d’orphelins pour parfaire sa religion. Un homme aussi malheureux qu’elle, puisque vivant seul, qu’elle devait combler d’amour et de tendresse pour remplir les failles émotionnelles de cette forteresse de l’islam, pour  qu’il puisse servir l’islam avec plus de force.

Moins de deux mois après leur rencontre à La Mecque, Abou Omar retourne à La Mecque avec un nouveau groupe de pèlerins qui comportait sa femme, sa véritable épouse avec qui il vit depuis 22 ans, cette femme qu’il aurait quittée depuis plusieurs années. Comment peut-on qualifier ce comportement ? Passer deux semaines avec sa femme entre le lit conjugal et les rites du pèlerinage, entre La Mecque et Médine… et passer plusieurs coups de fil à une autre femme. Faire croire à cette dernière qu’il est tombé amoureux d’elle pendant qu’il partageait, avec sa véritable femme, un circuit entre la Maison sacrée d’Allah et la tombe de son prophète PSSL. Mais le pire est à venir ! Pendant tout le mois d’aout ou Maroc, où il passait ses vacances avec sa femme, la véritable, et ses enfants, 4 et non 3, il préparait l’assaut final… qui aura lieu moins d’un mois plus tard, pendant le grand pèlerinage, le Hadj, dans un hôtel à coté de La Mecque. C’est ici, qu’Abou Omar et sa Shéhérazade des 1001 nuits vont conclure le mariage religieux, en présence d’un imam d’une petite mosquée de Sartrouville comme marieur et du frère benjamin de la mariée comme tuteur. Ce dernier sera violement pris à parti par ses autres frères qui n’ont pas dit leur dernier mot, surtout par sa deuxième sœur qui refusait, entre la rage et le chagrin, que ses trois neveux qui ont perdu leur père ne perdent leur avenir. Mais ils devaient agir discrètement pour que leur mère, fragilisée par la mauvaise santé et noyée dans les larmes, ne ferme pas l’œil définitivement, surtout que l’un des frères voulait laver cette « affaire » dans le sang. Nous concevrons pour la Justice une preuve matérielle qui démontre qu’Abou Omar, après avoir déserté sa femme et ses 4 enfants, a programmé de rester un an à Argenteuil chez sa nouvelle riche femme et ses 3 orphelins, puis de retourner, le 25 novembre 2015, chez les premiers, au pavillon des Mureaux. Il y a une ville qui sonne comme Argent de poche. Et une autre ville qui doit sonner comme Murs de prison. L’histoire d’Abou Omar n’est pas la fable romantique de Shéhérazade, mais l’effroyable politique de Shahryar. Combien de femmes et combien d’enfants auraient pu écrire : « Abou Omar m'a tuer »

Ali YasharMohamed Berrezoug, alias Abou Omar, est né le 20 novembre 1967 à Tendrara, une petite ville marocaine de la province de Figuig, limitrophe de la frontière algérienne. Il arrive en France en 1988 pour poursuivre ses études à l’université Pierre et Marie Curie, dite Jussieu à Paris. Il est d’abord logé chez des membres de sa famille, puis au foyer Volvo aux Mureaux. En fréquentant la mosquée de cette ville, il tombe amoureux d’une jeune bachelière orpheline de son père, qu’il aborde puis qu’il courtise. Il envoie sa famille chez la sienne pour demander sa main à plusieurs reprises. Après plusieurs mois de refus, car elle voulait poursuivre ses études et gagner un métier puis un salaire, le mariage est célébré seulement quelques semaines après les fiançailles, le 29 mai 1992 à la mairie. La mariée est ravie. La mère encore plus. Contrainte de devenir femme au foyer, elle sera une femme heureuse. Née en France, elle permet à son mari de changer de statut ou de remplacer sa carte de résident étudiant. Le chef du foyer travaille depuis plus d’un an comme professeur vacataire de math dans des collèges ou lycées dans les Yvelines, surtout à Limay et aux Mureaux. Il donne également des cours à domicile. Face à l’instabilité et à la précarité, il deviendra imam. Il obtient son premier poste à la mosquée d'Ecquevilly, puis tourne dans plusieurs mosquées, puis s’installe en 2005 à la mosquée dite Dassault d’Argenteuil. En fait, il prend la place de l’imam historique de cette mosquée, Ali Yashar, dit l’imam irakien ou l’imam salafiste, celui qui a subit une injustice basée sur de faux-témoignages et sur des rapports des RG erronés, un homme écartelé et coupé de ses 5 enfants pour vivre un bannissement indigne de la Patrie des droits de l’Homme. D’ailleurs, il est utilisé malgré lui, par les pseudo-salafistes ou les djihadistes de la haine, comme preuve de la prétendue islamophobie inhumaine du gouvernement français. Mais le mal est fait : et pour cette homme et sa famille… et pour la France et son image… et pour sa sécurité ou la nôtre.

C’est la belle période pour Abou Omar. Son dynamisme très populaire comme prédicateur de vendredi et conférencier le dimanche lui garantit un salaire de 2500 €, dont 1500 € en noir et en liquide. En parallèle, il est devenu un apparatchik du RMF, Rassemblement des Musulmans de France, puis un caïd du CFCM, Conseil Français du Culte Musulman. Il devient le président du conseil Régional Île-de-France Ouest du CFCM. Pendant cette période, il est salarié, en noir et en liquide bien sûr, 2000 € par le RMF, le représentant islamique du Maghzen marocain en France. C’est le même salaire qu’aurait touché le trésorier du RMF, Toufik Sebti. C’est l’occasion de faire un copier-coller d’une partie de l’enquête La guerre marocaine de l’islam de France : « Le budget annuel du RMF dépasse les 3 millions €. [Depuis 2 ans, le Maroc a arrêté de financer le RMF qui s’est tourné vers l’Egypte et les Emirats]. Des comptes, c’est ce qu’il faut demander aux responsables musulmans, sinon, nous musulmans, nous resterons dirigés par des corrompus, des ignorants ou des agents des ennemis de l’islam. La transparence est synonyme de bonne conscience ; l’opacité de perversité. Demander des comptes à Toufik Sebti, le trésorier du RMF et le notable du CFCM, et à ses semblables, ne signifie pas remettre en cause leur intégrité, mais les mettre face à leur responsabilité. » Et depuis qu’Abou Omar n’a plus de poste au CFCM, il le qualifie dans ses prêches et conférence de « Conseil Français des Clowns et Marionnettes ». Ou « Conseil Français du Couscous Merguez ». Ce qui fait marrer beaucoup de fidèles et leur fait dire qu’Abou Omar est un imam courageux qui n’a pas peur du ministère de l’Intérieur et des RG. 

Pourtant, Abou Omar est un client idéal pour les Services de Renseignement qui recrutent des agents parmi les imams enflammés trainant des casseroles. Depuis presque 20 ans, il roule sans permis. A plusieurs reprises, il se fait arrêter par la police. A plusieurs reprises, il passe devant la justice. A chaque fois, il s’en sort comme un roi. Mais même sans permis ni ressources déclarées depuis plusieurs années, il se permet d’acheter une Golf Touran, une Picasso c4 et récemment une Mercedes 4x4. Pour être honnête, il n’achète que des voitures d’occasion. Dans le même registre, il se permet d’acheter un superbe appartement F3 à Marrakech, vendu par un marchand du pèlerinage à la Mecque avec qui il bosse. Ainsi, dans son placard, il y a les casseroles des revenus non déclarés et des subventions et donations évaporées. Il y a par exemple la subvention de 35 000 € allouée par le Ministère marocain des Habous, ou des affaires religieuses, pour produire des émissions religieuses dans diverses mosquées de France pour la chaîne marocaine La Sixième. Grâce à son amitié intime avec Amine Achouaybi, alors conseiller du Ministre Ahmed Toufiq, il empoche cette somme et cette mission. Il recrute alors comme assistant un des dirigeants du RMF, Abdellatif Lemsibak, qui démissionne rapidement en l’accusant de détournement et de malversation. Et il y a les casseroles des aventures extraconjugales, même religieusement légales, depuis que la mosquée d’Argenteuil lui a accordé l’espace et le titre pour devenir enseignant des femmes. Sa réputation auprès des autres imams a accouché de cette formule : « Abou Omar est adepte du mariage polygame selon les 4 écoles théologiques islamiques ». C’est-à-dire qu’il puisait une exception pour pouvoir se marier plusieurs fois sans contrat, sans dot, sans tuteur et sans témoins. Mais si les musulmans dorment, les yeux des Services restent ouverts. Et si les imams ne dénoncent pas ceux qui font du mal à l’islam ou ceux qui lui font honte, les Services savent utiliser les hypocrites et les traîtres qui dirigent la communauté musulmane ou qui la hantent. C’est l’objet du chapitre « Les Services d’élevage de taupes et de corbeaux, de greffe de gangrènes et de VIH dans l’islam de France », publié par l’étude « Islam de France Vs Islam en France ».

RG ou DCRI Les Renseignements Généraux et les imams de serviceExtrait. « Pour mieux comprendre les mécanismes de la domestication des musulmans de l’intérieur, la mécanique de la destruction de l’islam par la cinquième colonne musulmane. La mécanique des casseroles pour casser le rôle qu’auraient pu jouer certains leaders musulmans, pour enrôler des agents de la délation ou pousser certains imams à pratiquer l’automutilation de l’islam. L’itinéraire du panier-à-salade politique, ce fourgon cellulaire qui transporte les Services de Maurice Papon à travers les décennies et transforme les hommes en agents, le fichage par l’Etat en flicage pour l’Etat, la garde-à-vue en garde-à-vous, la peur en traîtrise. L’engrenage qui transforme les individus en vendus des Services contre des services rendus pour soi ou ses proches (papiers, logement, emploi…) ; mais surtout contre le silence de la police, de la justice, de l’URSSAF, du FISC... Silence devant la face cachée : violences conjugales, relations extraconjugales, détournements d’aumônes, rémunérations en noir, conduite sans permis, documents classés X, faux et usage de faux. (…) Les trans-imams et assimilés, ces affairistes affairés autour de l’islam, sont les clients préférés des Services. Les cadres des associations islamiques qui font appel aux dons des musulmans généreux sont les proies prioritaires pour les services qui enregistrent le moindre défaut et fichent tout détournement, gaspillage ou ABS, abus de biens sociaux. Qu’ils soient honnêtes ou véreux, valeureux ou malhonnêtes, tous ceux qui dépensent l'argent musulman en noir se mettent dans le rouge. Tous ceux qui détournent les comptes islamiques, pour servir ou trahir l’Islam, auront des comptes à rendre, des services à rendre, aux Services. Sauf si on choisit la résistance et la souffrance, l’honneur de refuser les chantages et les marchandages … et le déshonneur des révélations et des lynchages. Le deal avec les Services peut se limiter à un seul service, comme casser un projet ou une personne, ou continuer à donner des prêches incendiaires en donnant des noms.

L’innommable hypocrisie est celle qui habille le vice en vertu, les sévices des poignards en mains tendues et les Services en imams, qu’ils aient des barbes maquisardes ou tondues. Leur mission, c’est couvrir et maintenir l’immobilisme et le mutisme des musulmans tout en hurlant des conférences, tout en organisant des manifestations. Il y a des formes d’activisme qui servent à paralyser. Il y a des formes d’agitation qui servent à neutraliser les vrais acteurs du changement et à briser les véritables facteurs du redressement. Il y a des formes d’islamisme et d’anti-islamisme qui ne servent qu’à « dés-immuniser » l’islam. Combien d’imams ne servent qu’à dévitaliser la foi islamique ? Combien de mouvements ne servent qu’à démobiliser les dynamiques islamiques ? Combien d’associations ont un nom qui commence par Union ou Rassemblement, mais qui ne servent qu’à diviser les musulmans ? La complexité et la perversité des Services font qu’il y a des imams en service contre l’islam, des partisans de l’antisémitisme au service du sionisme, des artisans du conspirationnisme au service du complot islamophobe, des djihadistes au service de la nouvelle croisade... et des gens qui critiquent les Services au service des Services…

Les Services franco-maghrébins ont construit un profil extraordinaire : les réservistes de la trahison. Ce sont  des prédicateurs pompeux aussi rassurants que les sapeurs-pompiers, mais pyromanes à la demande. Ce sont des grands constructeurs communautaires, mais qui sapent ce qu’ils ont construit dès qu’on le leur commande. Les Services officiant contre l’islam agissent selon un processus patient et avec un savoir-faire efficient. Ils peuvent fermer les yeux pendant plusieurs années, voire décennies, sur les travers d’une personne avant de les lui rappeler, avant de le rappeler à l’ordre ou de lui donner un ordre, avant de lui sortir son cadavre du placard et de l’enfermer dans l’hypocrisie. Entre temps, cette personne est devenue imam très populaire, émir terroriste, puissant journaliste ou ministre. Dans ce domaine, le maghzen est un génie. D’ailleurs, il communique ses fiches et ses fichiers avec les Services français qui, eux, communient avec les Services algériens dans la manipulation des démons.

Le dossier le plus surprenant est celui de la fabrication des pétards mouillés. Ces prédicateurs enflammés marinés dans la corruption à petit feu, arrosés par les pots-de-vin jusqu’à devenir des prédateurs affamés. Ces rabatteurs de l’islamisme raboteurs de l’islam. Ces excitateurs de l’intégrisme exciseurs de l’intégrité. Ces imams qui échauffent la virilité et la piété des Hommes au sens coranique, puis les castrent au sens psycho-politique. Ceux qui stimulent la puissance puis simulent l’incapacité pour casser les ressorts islamiques du changement dans un plafond de verre, pour émousser ou rouiller les leviers du soulèvement dans le miroir de la honte communautaire, pour noyer la révolte et la relève dans les tourbillons des désillusions et des frustrations. La nature de la collaboration et le degré de tension entre les Services et leurs correspondants musulmans varient selon le profil de ces derniers et celui de leurs officiers traitants. Ces derniers excellent dans l’usage et le dosage de la pression permanente, comme dans l’alimentation et l’administration de conflits ou de guéguerres entre leurs différents correspondants. Parmi les collaborateurs, ou les collabos, il y a les corbeaux et il y a les kapos, il y a les mouches mouchards et il y a les maîtres traîtres, il y a les petits indicateurs et il y a les informateurs-manipulateurs, il y a les lampistes et il y a les ex ou futurs terroristes. (…) ».

Entre Abou Omar et Chalghoumi, il n’y a pas seulement une grande ressemblance physique qu’on dirait des jumeaux, il y a aussi une ressemblance morale (ou immorale), une convergence des esprits (ou une consanguinité spirituelle). Même si le premier s’exprime mieux en français, capitalise mieux sur le réseau des associations musulmanes en relation avec le maghzen marocain. Jusqu’à la mutation sioniste du deuxième, les deux sont des businessmans qui savent pleurer et faire pleurer, pour qui le pèlerinage à La Mecque est une filière d’enrichissement et d’escroquerie. Les deux empruntent régulièrement aux fidèles des sommes importantes dont une partie n’est remboursée qu’après que les prêteurs aient remué ciel et terre. Les deux sont des prêcheurs de ce qu’ils ne mettent pas en pratique. Ils recommandent les préceptes ou les principes qu’ils violent ou déshonorent. Ils se partagent, peut-être équitablement, les pratiques dénoncées par un célèbre hadith du prophète PSSL comme « les signes révélateurs de l’hypocrite : quand il parle, il ment ; s'il fait une promesse il ne la tient pas ; lorsqu'on met en lui sa confiance il la trahit ». Même si c’est Abou Omar qui est le plus célèbre dans le non respect des promesses et des rendez-vous. Et que cette enquête n’a rien trouvé de répréhensible dans la relation de Chalghoumi avec les femmes.

Il faut mettre en relation Abou Omar avec Ahmed Ben Lhoussine que nous avons croisé au chapitre 1. Contrairement à ce qu'on peut penser, la boucle ne sera pas bouclée ainsi. Car, entre les deux personnages sulfureux, il y a beaucoup de responsables intègres et dévoués, comme on a vu auparavant. Mais Ben Lhoussine, ou Ben Lhoussine, reste un cas très intéressant à étudier. Cet ancien président de cette mosquée y est arrivé en 1999 comme SDF. Il y a été hébergé par pitié après sa répudiation et son expulsion par sa femme. Pendant les vacances d'été qui suivent, tous les dirigeants de la mosquée partent au Maroc et le laissent gérer seul la mosquée, le laissent découvrir ce qui fait pourrir les cœurs sans foi : la caverne d'Ali Baba de l'argent en liquide. Avec d'autres personnes embusquées pour récupérer cette manne ou cette mosquée, il va falsifier des documents et renverser le président de l'époque qui s'appelait Saadi. Il devient le président entre 2001 et 2005. Il profite de l'après 11 septembre pour pratiquer le chantage et renforcer sa mainmise. Le 13 novembre 2002, tôt le matin, en plein ramadan, le GIGN débarque en force pour arrêter l’imam de la mosquée Cheikh Touhami Raji et deux jeunes qui s’appelaient chacun Rachid, en vertu d’une commission rogatoire délivrée par le célèbre juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, suite à une délation les accusant de préparer un attentat à la défense et à la synagogue de Neuilly. Il y a d'abord une forte médiatisation, surtout France 2. Il y a ensuite la libération après 30 heures de garde-à-vue sans aucune charge retenue contre les trois personnes. Et il y a le traumatisme. Le lendemain de l'opération, Le Parisien publie cet article « L'antiterrorisme s'intéresse à l'imam de Puteaux », avec ce chapeau : « Alors que Ben Laden resurgit par le biais d'une cassette pour menacer les alliés des Etats-Unis, l'imam de Puteaux et deux hommes ont été arrêtés par la section antiterroriste. Ils seraient impliqués dans la préparation d'attentats en France. » Mais, Le Monde révèle que cette triple arrestation est la conséquence d’un un coup de téléphone anonyme passé à la brigade criminelle en juin 2002. Le journal écrit que « l'hypothèse d'un règlement de comptes au sein de la communauté musulmane est privilégiée.» Dans un article titré « A Puteaux, une rafle sans conviction », Libération cite un fidèle : « derrière la dénonciation, il y a une histoire de gros sous ». C’est le fin mot de l’histoire. Les sous sont les maux des mosquées.

Une fois libéré, l'imam Touhami déclare aux fidèles que c'est le président qui l'a dénoncé. Des musulmans mettent en doute ou relativisent, d'autres le conseillent de ne rien dire pour ne pas perdre sa carte de résident d'une année. Ben Lhoussine reste en place grâce à la lâcheté ou au je-m’en-foutisme des musulmans. Il utilisera la menace des RG pour consolider sa tyrannie. La mosquée rentre en hibernation : plus de conférences. Ses affaires fleurissent. Sous prétexte qu'il « conni limire et liprifi », il encaisse les pots-de-vin de ceux qui veulent régler leurs problèmes de papiers ou de logement. Mais en 2004, les vieux découvrent qu'il ramène des femmes à la mosquée où il les fait dormir. Alors, ils lancent la révolte et déposent plainte. Un administrateur judiciaire est nommé en décembre 2005. Il organise une assemblée générale au palais des congrès de Puteaux prêté par la mairie. 120 membres participent au vote. Ben Lhoussine est dégagé. Un nouveau conseil d'administration de 21 personnes est élu. Baba est élu Président. Le procès a coûté 25 000 € payés intégralement par les vieux qui ont dépensé chacun 1000 ou 2000 €. Le bureau récupère les relevés bancaires et les documents qui démontrent l'abus de bien social par Ben Lhoussine : des retraits fréquents de sommes importantes, les pleins d'essence, des téléphones dernier cri, des restaurants, des hôtels de passe à Saint-Ouen... Les vieux déposent une nouvelle plainte pour détournement. Mais épuisés, ils engagent mal cette procédure judiciaire qui finit par un non-lieu. Et Ben Lhoussine finira par poursuivre ce qu'il faisait dans d'autres lieux... de prière. Pourtant, il suffisait qu'une centaine de personnes, de tous les âges et de toutes les origines, y compris les femmes, se rassemblent pour le jeter physiquement et moralement de la mosquée... Puis, il aurait fallu faire connaître cette action contre cette personne.

Ce scandale de la mosquée de Puteaux, théâtre d’une forme de perversion sexuelle-mercantile, n’a-t-il pas provoqué ou légitimé une forme de perversion chez l’intellectuel musulman Malek Chebel, qui habitait physiquement à côté de cette mosquée ? Les effluves ou les parfums des liquides qui circulaient d’une façon immorale dans ce lieu de culte, ces liquides qui remplissaient certaines poches ou vidaient certaines bourses, qu’elles soient monétaires ou corporelles, qui se transformaient parfois en fantasmes ou en rumeurs, n’ont-elles pas participé à transformer cet anthropologue psychanalyste en islamologue obsédé par l’érotisme musulman ou par le Kamasoutra arabe, au point de prôner un islam libéral au sens de libertaire, puis un islam soumis au mal dominat, c’est-à-dire l’Establishment. Chebel avait tout pour être un grand politologue ou grand philosophe, alors pourquoi le niveau de certaines mosquées et de certains intellectuels est maintenu en dessous de la ceinture ? L’enquête sur Abou Omar nous donne l’une des explications : la fainéantise narcissique d’une communauté qui adore les beaux parleurs qui savent comment l’exciter pour la maintenir dans un état secondaire, pour pourvoir profiter d’elle ; la lâcheté d’une communauté qui se comporte comme des enfants victimes d’inceste, qui se voile la face en prétendant ne pas vouloir exciter la fitna (les querelles intestines) ou alimenter l’islamophobie, qui a peur de se sentir coupable, de grandir et de devenir mature et responsable…

Le 20 mai 2015, au domicile de la deuxième épouse d’Abou Omar, ce dernier organise un diner pour recevoir le président de la mosquée Assalam d’Argenteuil et le maire de cette ville accompagné de son épouse. Ce dernier n’est pas sensé savoir que son hôte est en situation de violation du droit, puisqu’il vit dans un foyer polygame depuis plus de 6 mois, depuis qu’il a quitté sa femme officielle et abandonné le domicile de ses enfants sans même laisser d’adresse. Mais le véritable scandale est ailleurs. Abou Omar reçoit « chez-lui » Mothron et Aissaoui pour une affaire de gros sous. Ils dînent pendant que France 2 diffuse un documentaire d’Envoyé spécial qui dénonce le communautarisme dans cette ville « Liberté, égalité, laïcité ? », le lendemain de la publication de l’article du Parisien « Mothron et Doucet s’opposent sur la mosquée Assalam d’Argenteuil ». Le scandale, c’est la dilapidation de l’argent des musulmans et de l’argent de la mairie ou du contribuable français par le président inapte ou indigne d’une mosquée qui appelle au secours un imam avec qui il a été en guerre pour des histoires de gros sous.

Le Parisien du 7 juin 2012 titre à juste titre : « Guerre ouverte à la mosquée Dassault ». Début de l’article qui relate honnêtement les faits : « Ambiance électrique au sein de la mosquée Dassault, à Argenteuil. C'est même la guerre ouverte à un mois et demi du ramadan, entre la direction de l'association marocaine et ses trois imams. Ces derniers ont été licenciés après avoir accusé les dirigeants du centre socioculturel Assalam d'incompétence et de malversations. Dimanche dernier, vers 23 heures, les policiers d'Argenteuil franchissent le seuil de la mosquée Dassault. Appelés par les dirigeants, ils doivent ramener le calme parmi les fidèles qui s'invectivent. Un peu plus tôt, l'imam Amou Omar était revenu malgré son licenciement, accompagné de plusieurs dizaines de fidèles pour investir les locaux. Une centaine de personnes environ se sont ainsi retrouvées face à face et se sont opposées. (…) ». Les deux autres imams sont cheikh Mokhtar et cheikh Sid Ahmed. Ce sont ces deux derniers, des hommes de foi et d’honneur, qui ont accusé une partie de la direction de leur mosquée de corruption. Abou Omar a surfé dessus pour essayer de prendre la place du président de la mosquée. Alors, il est violement mis à pied et licencié pour faute grave. Il poursuit la mosquée pour licenciement abusif aux Prudhommes. Officiellement, « le Centre socioculturel d’Argenteuil a employé Mohamed Berrezoug dans l'entreprise en qualité d'imam entre le 19/1/2007 et le 31/5/2012 » pour « un salaire annuel brut 15 000 € ». En réalité, il a intégré la mosquée deux ans plutôt et il gagnait 2,5 fois ce salaire. La réalité du conflit entre les deux personnages n’est pas visible, elle concerne les secrets de familles, c’est-à-dire les abus, les magouilles et les dessous de tables qui forment la partie invisible de l’iceberg. Heureusement, chacun tient l’autre par la barbichette. Alors, ils vont signer un accord en cachette. « L'association s'engage à ne pas poursuivre la procédure pénale et à ne pas se porter partie civile à l'en contre de Mohamed Berrezoug» : c’est l’article 3 du Protocole transactionnel signé entre la mosquée dite Dassault et son ancien imam qui sait voler au-dessus des nuages comme les avions Dassault. Miraculeusement, ils redeviennent amis 3 ans plus tard. Et Abou Omar peut revenir triomphalement à Argenteuil, pas seulement comme imam, mais comme résident extraconjugal et comme président d’une mosquée paradis-fiscal. C’est beau l’islam de France !

Abou Omar est un imam ipad : il n’a fait aucune formation religieuse, mais il sait télécharger les sermons et charger ses yeux et sa voix en émotion. Il sait copier-coller les prêches sur sa tablette, la nouvelle table des lois des nouveaux marchands du temple. C’est un imam i-math : il fait partie d’une dizaine de profs de maths, du collège à la fac, qui sont devenus imams, souvent suite à l’embrigadement du maghzen marocain. Mais peu importe, ce qui compte, c’est ce qu’ils sont devenus. En réalité, ce qui compte pour les mosquées et les associations qui les recrutent et les paient, c’est ce qu’ils génèrent comme revenus. Comme aumônes ramassées. Comme dons récoltés. Même si la sérénité des mosquées et la sincérité de la foi dégénèrent. Ce qui compte, c’est séduire les oreilles pour ravir l’oseille. Peu importe si les prêches ajoutent de la boue à des cœurs qui se croient attendris ou pétris de foi. L’essentiel, le capital au sens de vital, est que les prêches rentrent d’une oreille et qu’ils sortent d’une poche, d’un portefeuille, d’un chéquier… tout en sortant, accessoirement, des deux yeux. Ce qui compte, c’est la cagnotte ; peu importe que les imams soient une camelote !

Ce qui compte, c’est faire du chiffre. Surtout pendant le mois sacré du ramadan. Surtout pendant les 10 dernières nuits où se cache la Nuit du Destin. Surtout la nuit du 27. Ainsi, dans plusieurs mosquées, la foi est transformé en foire, l’être musulman est déformé en avoirs, réduit en ce qu’il a ou possède, en ce qu’il donne ou cède. Ces mosquées se transforment ainsi en spectacle de levée de fonds. Certains imams se transforment en colporteurs, en vendeurs à la criée, mais avec des techniques et des méthodes qui les approchent plus des évangélistes que des marchands des souks. Mais dans certaines mosquées ou diners galas, les spectacles de levées de fonds ressemblent parfois à cette tradition arabe vulgaire répandue dans les cabarets ou dans les fêtes de noces : les "Baggarha" ou le "Rachque" : on offre ostentatoirement un paquet de billets à un chanteur ou à une danseuse de ventre qui fait, en contrepartie, une dédicace ou un éloge au donateur et à sa famille. Malheureusement, certains prédicateurs ont remplacé ces chanteurs ou danseurs, le discours islamique a remplacé la musique, les prières ont remplacé les dédicaces. La vanité et la cupidité ont été déplacées d’un endroit à un autre, à un endroit censé être sacré.

Ainsi, les galas islamiques sont devenus une nouvelle mode communautaire. Ces shows qui ressemblent plutôt à l’innovation évangéliste qu’à la tradition islamiste ou piétiste, sont devenus des évènements fondamentalistes, pas au sens quiétistes ou intégristes, puisque le socle de cet attribut « fondamentaliste » n’est pas le fond de la foi ou le fondement islamique, mais le fonds : le don, le capital en chèque ou en liquide. Plutôt en liquide SVP. La recherche des fonds est devenue le seul fond d’action de plusieurs associations et personnalités dites islamiques. Dans ces galas islamiques, cheikh Abou Omar, ou autre cheikh Abou Machin, excelle en galapiat de la fausse piété galactique et en rapiat de la solidarité islamique. A défaut d’être d’authentiques piétistes, Abou Omar & autres Abou calamar sont de véritables artistes de la drague galante. Dans un gala, ou autres soirées attentionnées, on fait la cour à la communauté, c’est-à-dire aux personnes présentes. Vous êtes les meilleurs, la fierté de l’islam, votre place est au sommet du paradis… Comme la belle au bois dormant, notre communauté adore les beaux parleurs, surtout ses flatteurs. Mais la flatterie des musulmans ne suffit pas, il faut la saupoudrer avec la plaisanterie pour se la jouer cool. Mais il ne suffit pas de féminiser la communauté, il faut l’infantiliser. Pour infantiliser la conscience islamique et lui donner une apparence d’innocence, il faut juste instrumentaliser les versets coraniques comme une infanterie et abuser des images de l’enfer comme une artillerie. Derrière la légèreté des galas ou soirées pour dons, il y a un solide savoir-faire, il y a des liquides et des affaires…

Malgré tout, la mise-en-scène scène de la donation peut être un acte de dévotion. Le Coran exalte les fidèles à donner discrètement ou confidentiellement, mais aussi publiquement ou ostentatoirement, pour pousser les autres à donner, pour faire ce que le coran appel la « course aux bienfaits » ; mais pas pour exciter la vanité, qui est un péché majeur en islam. Mais pas pour parasiter la prière et les autres. Mais pas pour devenir une théâtralisation répulsive ou une sollicitation agressive. Dans son article « Le gigantisme des mosquées met à mal notre pratique de l’islam », Fatima Adamou dénonce à juste titre cette dérive : « Ces appels aux dons aux techniques quasi commerciales vont à l’encontre des recommandations de la discrétion dans le don. Ils mettent mal à l’aise ceux et celles qui ne sont pas en mesure de donner. Ils suscitent l’envie, la jalousie et poussent certains par orgueil à faire des promesses de dons qu’ils sont incapables d’honorer. (…) Il faut vite réfléchir avant que ces nuits de prières ne se transforment en big show et opérations marketing dignes de grandes enseignes ». « Dans les mosquées, les généreux donateurs ne restent pas dans l’anonymat : les animateurs n’hésitent pas à révéler leurs noms et à s’éterniser sur leurs éloges improvisés. Dans certains cas, seuls ces donateurs ont droit aux prières des fidèles présents pour récompenser leurs importantes donations. »

Cette dérive commerciale pousse certains fidèles à fuir les mosquées. D’autres musulmans fuient d’autres mosquées transformées tyranniquement en escroqueries féodales ou en sectes martiales. Mais déserter les mosquées sous-prétexte qu’elles sont mal dirigées ou mal fréquentées, c’est comme déserter les hôpitaux sous-prétexte qu’ils sont fréquentés ou chapeautés par des charlatans : ce sont nous les perdants, surtout nos enfants. Et puis, dans les mosquées, les soins peuvent être pris en auto-administration. Même si certains vaccins ne peuvent être performants ou efficaces que s’ils sont pris collectivement. Le problème, c’est que nous avons un trésor de médicaments ou un vivier d'antibiotique, le Coran ou l’islam, mais qui sont utilisés par ces imams qui se transforment en pharmaciens pharisiens pour confectionner des pilules périmées, des sirops dangereux mais agréables à avaler, des soporifiques pour endormir au lieu de soigner le mal, des soins avec des titres séduisants ou des noms ronflants… mais sans substance. L’urgence, c’est de libérer les mosquées de ceux qui en font des dortoirs en faisant de l’islam un opium. Il faut libérer les mosquées de ceux qui en font des boutiques en faisant de l’islam un fonds de commerce.

Il faut se demander pourquoi le vent coranique qui souffle dans chaque prière, transportant les semonces célestes de la grandeur, trouve des cœurs infertiles et des communautés musulmanes noyées dans le sang ou dans l’écume inutile ? Dieu est toujours Le Fort et la voix de l’islam n’a pas perdu son coffre. Mais le comportement des musulmans s’éloigne de la voie de l’islam ; leurs cœurs se vident de l’islam autant que les mosquées se remplissent comme des coffres-forts… Comme l’enseigne le célèbre hadith sur cette Oumma qui devient grande comme le fleuve et insignifiante comme l’écume, la quantité musulmane devient inversement proportionnelle avec la qualité islamique. La péninsule arabe est tellement riche sur le plan matériel et tellement pauvre sur le plan intellectuel et spirituel. Combien d’immenses mosquées ont été construites par des musulmans qui ne cessent de s’entretuer ? Combien de procès déchirent les musulmans de France autour de la construction et de la gestion des mosquées ? Et voilà Dalil Boubakeur, le caïd de l’islam de France qui bafoue et s’en fout de l’islam, qui devient la star des musulmans parce qu’il déclare, le 4 avril 2015 au Rassemblent du Bourget de l’UOIF, vouloir doubler le nombre des mosquées en France. Après avoir déclaré  « celui qui ne défend pas la dignité du prophète n’a aucune dignité ». L’hypocrisie est devenue la religion de l’islam de France. Et voilà les associations musulmanes ou islamiques tout excitées par la déclaration hypocrite de celui qui a déclaré en 2002 dans 20 Minutes « l'islam des banlieues, c'est l'islam des excités ». Une déclaration immortalisée par l’article de Mohamed Colin : « Islam d’en haut et Islam d’en bas ». Mais que faire devant la mort de la mémoire des musulmans, dont certains dirigeants commémorent le néant et honorent la bassesse ?

Alors, parlons cash puisque l’islam a été réduit à un fonds de commerce en cash. Gardons d’abord à l’esprit que la majorité est honnête et qu’on doit suivre ce hadith du Prophète PSSL : « l’argent, c’est la fitna de ma oumma ». Il y a des dirigeants qui veulent construire une mosquée, ou un machin islamique, pour avoir une rentrée d’argent ou un titre. La division des musulmans est parfois la cause de la multiplication des projets de mosquées, puis des bagarres et des procès. Il y a ceux qui veulent être à la tête d’un projet de plus de 7 ou 10 million d’euros, sans même chercher à réduire les coûts ni à contacter les autres mosquées pour épargner aux musulmans les gaspillages ou les détournements. Il y a ceux qui veulent être le capitaine d’un bateau, même rafiau, même épave... même épave en train de couler… l’essentiel est d’avoir un titre pour rencontrer le maire et la commissaire, pour se la couler douce entre les petits fours et le coucous. Il y a des imams qui naviguent entre le minbar et le minibar. Il y a des clochers à la tête de certaines mosquées. Il y a d’anciens dealers ou escrocs qui laissent pousser la barbe et se convertissent dans le travail islamique ; la conversion n’est pas une repentance, mais changement de devises ou de registre de commerce. Et il y a les stars. Certains imams pleurnicheurs qui font couler les larmes à flot pour que l’argent coule à flot, comme des starlettes des feuilletons égyptiens ou turcs tellement, adorées et suivies par les midinettes, par nous en tant que communauté. Une communauté, dont la réalité dépasse l’affliction, qui se surpasse dans l’attraction pour la pleurnicherie et dans l’addiction à la parlotte.

Nous n’allons pas revenir sur l’imposture de ces trans-imams ambulants qui font le même numéro et répètent les mêmes maux et les mêmes postures. Nous n’allons pas revenir sur le one-man-show affairiste de certains imams qui se résume à une surproduction salivaire et lacrymale, en parodiant les célèbres prédicateurs, en psalmodiant le même prêche récité dans plusieurs pays depuis plusieurs siècles. Mais il faut un jour parler de ceux qui quittent les mosquées, ou même l’islam, définitivement sans jamais revenir, pour fuir les trans-imams arnaqueurs qui ont transformé la foi de leurs proies en rancœur, qui ont vidé le cœur de leurs victimes pour se remplir les poches.

Il faut étudier la stratégie de l’islamisation selon le tyran Ramzan Kadyrov en Tchétchénie : construire de grandes mosquées dirigées par responsables ou des imams pourris pour détruire l’islam de l’intérieur, pour déconstruire l’islam dans les cœurs. C’est la stratégie, le processus ou le complot de « Balkaniser l'islam » : diviser en multipliant les mosquées et les associations islamiques pour attiser les querelles ou les guerres intestines comme aux Balkans ; introniser des Balkany comme dirigeants corrompus de ces mosquées ou associations islamiques, pour dépiter les musulmans, puis décapiter la morale et le moral de l’islam.  

Concluons ce chapitre par ces quelques évidences. La pratique de l’islam comme la défense de l’islam n’est pas une affaire de testostérone ni de pilosité. Quand le boulanger joue à l'architecte, alors la maison finira par s’écrouler ! Y compris les maisons d’Allah quand n’importe qui joue à l’imam ou au mufti. Depuis quelques années, il y a une alliance entre les escrocs trans-islamiques qui exercent dans certaines mosquées, associations ou n’importe quelle chose dite islamique. Il y a une forme de corporatisme ou de clanisme entre certains trans-imams qui se défendent mutuellement et qui se célèbrent réciproquement. Groupe par groupe, avec leurs fidèles-groupies, ces trans-imams ont créé pour se défendre, selon leurs affinités sectaires ou leurs réseaux d’affaire, une forme de mutuelle officieuse ou d’une solidarité mafieuse : un syndicat des marchands tu temple musulman. C'est le syndicat du crime contre l’islam au nom de l’islam. C’est le syndicat de « Ceux qui achètent avec les versets d'Allah un petit prix ». [Sourate 3 ; Verset 77]. Une formule répétée à plusieurs fois dans le Coran.

 

Salon musulman : la femme entre la pureté du fondamentalisme et la perversité du machisme ; Abou machin et Abou Omar

Le 12 et 13 septembre 2015, Abou Omar était à l’honneur au salon musulman du Val d'Oise qui, pour sa troisième édition, a choisi le titre usurpé « La femme à l’honneur ». Au-delà de certains imams forts respectables présents comme conférenciers, qu’est-ce qui est le plus choquant : l’intrusion violente et vulgaire des Femen, ces sirènes racoleuses de l’intégrisme islamophobe ? L’absence des femmes comme conférencières ou comme expertes ? La présence d’un cheikh Abou machin du machisme, de la manipulation sectaire des femmes, de la violence morale contre les femmes, de l’abus contre les femmes fragiles, de l’abandon des femmes abusées… ?

 

P.S. Attentats de Paris : le pari de l’hypocrisie !
Le terrorisme : ce boomerang du cynisme et du nihilisme !

 

Avec la politique de notre État et l’état des représentants musulmans,
dont les cortèges de la farce renforcent et protègent ses ressorts et ses mécanismes,

Le terrorisme a de belles nuits devant lui…
Mais son sort, comme le nôtre, est entre nos lèvres et nos mains !!!

Après la barbarie qui nous a frappés le vendredi 13 novembre 2015, les représentants de l’affairisme au nom de l’islam, du pétainisme au nom de l’État, l’innommable fumier du nihilisme et l’innommable terreau bouseux du terrorisme… se mettent en scène. Ou en selle. Ou à la selle…

Ici, Mohamed Berrezoug, alias cheikh Abou Omar, est au cœur de l’article du Parisien « Les sept mesures des imams pour faire barrage à la radicalisation »… et du reportage de France 2 « Attentats de Paris : la radicalisation des jeunes inquiète les imams ». C’est l’omerta de plusieurs responsables musulmans, et non la désinformation de plusieurs médias, qui est le cœur du double problème de la représentation anti-islam : la représentation institutionnelle ou politique via des escrocs musulmans ; la représentation imaginaire ou médiatiques via des clichés islamophobes

Attentats de Paris : l'hypocrisie comme soutien au terrorisme : Mohamed Berrezoug, alias cheikh Abou OmarAttentats de Paris : l'hypocrisie comme soutien au terrorisme : Mohamed Berrezoug, alias cheikh Abou Omar

6-4

Les Chalghoumi d’Asnières Vs Président, Imam & Communauté
Kheireddine Djedoui & Mohamed-Bachir Chérif : Israël Vs Islam.

Kheireddine Djedoui & Mohamed-Bachir Chérif: les Chalghoumi d’Asnières Israël pénètre la mosquée d’Asnières avec ses imams du sionisme, Chalghoumi, Kheireddine Djedoui filme à côté de Mohamed-Bachir Chérif Embrassades et accolades des imams du sionisme pour le culte d’Israël Chalghoumi, Mohamed-Bachir Chérif et Kheireddine Djedoui

Israël pénètre la mosquée d’Asnières avec ses imams du sionisme, Chalghoumi, Mohamed-Bachir Chérif et Kheireddine Djedoui à côtéC’est une visite abjecte et secrète. C’est en travaillant sur Chalghoumi, qu’on a trouvé cet article sur le site de propagande israélienne Cool Israël : « Les Imams d’Israël et l’Imam Hassen Chalghoumi accueillis à la nouvelle mosquée d’Asnières ». La vidéo de cette pénétration profanant dans cette mosquée est immortalisée par le site Youtube de ce Cool Israël. Nous avons montré ces pièces à conviction au président de la mosquée, Abdelkader Achebouche, à son imam, cheikh Ahmed Ali, à plusieurs autres dirigeants : tous ont été choqués, dégoûtés, blessés et aucun n’était au courant. Nous retiendrons une formule : Quand le chat n'est pas là, les rats dansent. Dans la matinée du samedi 6 avril 2013, profitant lâchement de l’absence des fidèles et des responsables de cette mosquée fermée pour se refaire une beauté, la peinture et la décoration intérieure, les ennemis intérieurs de l’islam ont reçu, clandestinement et ignoblement, une délégation envoyée par Israël pour redorer l’image de ce fascisme criminel, comme on a vu dans le chapitre 3. Le cheval de Troie était représenté par Kheireddine Djedoui, vice-président de la mosquée et prétendant pour remplacer Achebouche comme patron de cette mosquée ; Mohamed-Bachir Chérif, secrétaire-général se prenant pour un imam. Au-delà de la protection policière qui accompagnait Chalghoumi, la mosquée a été éventuellement profanée par des mercenaires médiatiques ou des agents sécuritaires (c’est-à-dire militaires) de l’ambassade israélienne. Pourtant, depuis 2010, le président Achebouche a coupé tout lien avec ce Chalghoumi qui emmenait autrefois, plusieurs fois, les fidèles de la mosquée d’Argenteuil pour assurer le pèlerinage à la Mecque. Désormais, le trans-imam assure les pèlerinages israéliens dans les mosquées de France.

 « Coups de feu sur la synagogue d'Argenteuil », c’est le titre de l’alerte lancée par Europe 1 le 6 octobre 2012. Cette info va faire La Une des autres médias, dont beaucoup vont la relativiser. Sur le site de France Télévision, on peut lire dans l’article « Argenteuil. Des tirs à blanc visent la synagogue » : « FAITS DIVERS - Une synagogue d'Argenteuil (Val-d'Oise) a été la cible de tirs à blanc samedi 6 octobre, dans la soirée. Une voiture a ralenti à son approche et des tirs ont retenti. Le véhicule a ensuite accéléré pour prendre la fuite. "Une personne qui se trouvait dans l'établissement a entendu une détonation, et a vu des éclairs", a expliqué une source policière à l'AFP, ce qui confirme une information d'Europe 1. "Ils ont tiré à blanc. Il n'y a pas eu d'impact de balles" ». Donc, des coups de feu, on n’a vu que du feu. Mais l’information a traversé les médias comme une trainée de poudre. Et comme Chalghoumi adore faire feu de tout antisémitisme en bois, il annonce sa venue à Argenteuil avec une délégation d’imams pour participer à une cérémonie de recueillement interreligieux et de solidarité avec la communauté juive. Le préfet du Val-d'Oise Pierre-Henry Maccioni, son sous-préfet et le député-maire d’Argenteuil Philippe Doucet, tous, oui tous, appellent Achebouche, pour lui demander de ne pas recevoir Chalghoumi ou de lui demander de ne pas venir pour ne pas attiser les problèmes. Alors, il envoie un de ses adjoints, Mohamed Achoui, un proche très fidèle de Chalghoumi pour le dissuader de venir. Mais le trans-imam prendra sa revanche, comme on vient de voir, quelques mois plus tard, au nez et à la barbe d’Achebouche, dans la mosquée d’Asnières.

Quand des vautours d’Israël débarquent dans une mosquée, cela signifie qu’elle est devenue un cadavre dans les mains de tocards ou que la corruption règne dans leurs placards. Sauf que la mosquée d’Asnières est dirigée par deux hommes extraordinaires, honnêtes et sincères, incorruptibles et irréductibles. Il est question de son président Achebouche et de son imam Ahmed Ali. Ce dernier est un véritable homme de foi et de science, un puits de connaissance mais qui ne s’exprime malheureusement qu’en arabe, un fleuve d’innocence qui pratique le véritable soufisme ou sens d’ascétisme. Mais, comme il le confesse avec tristesse, c’est lui qui a ramené les personnes qui vont faire du mal à cette mosquée, qui vont lui faire du mal pour exécuter les ordres de leur chef, le loup Louanoughi, le terroriste qui dirige la mosquée de Paris et inspecte ses imams qui dépassent la centaine.

Dès 2006, Achebouche et cheikh Ahmed Ali ont engagé une véritable bataille, digne du FLN avant l’indépendance, pour libérer la moquée de Paris et l’islam de France de l’infection Louanoughi. Le 23 mai 2006, ils ont adressé une plainte officielle auprès d’Abdelaziz Belkhadem, Premier Ministre algérien de l’époque, et une autre à l’attention du recteur de la mosquée de Paris avec une copie à l'ambassadeur de l’Algérie en France et à ses deux consuls à Pontoise et à Nanterre. Cette plainte dénonçait les pratiques scandaleuses et dangereuses de Louanoughi. Elle demandait son licencient, sinon l’envoi d’inspecteurs pour inspecter le travail de cet inspecteur des imams qui ne faisait que les corrompre ou les terroriser. Cette plainte était rédigée avec l'entête d’Achebouche, ès qualité de président des deux associations qui dirigent les mosquées d’Argenteuil et d’Asnières, avec la signature de trois personnes : Achebouche, Ahmed Ali et Ahmed Belabad, à l’époque imam de la mosquée de Pontoise.

Le 18 juin 2008, une trentaine d’imams créent l’Association des Imams Algériens en France. On peut consulter son objectif ou objet officiel sur cette page du Journal officiel. Le but principal est de s’opposer à Louanoughi pour l’expulser ou pour l’empêcher de nuire aux imams et à l’islam. Le siège est fixé au domicile de son président cheikh Ahmed Ali, imam d'Asnières. Le secrétaire général est Mohamed Djeghloul, actuellement imam de la mosquée Wifaq à Châtellerault. Ces deux imams, comme tous les autres, on subi les foudres de Louanoughi qui a pratiqué les chantages pour provoquer les débauchages. Plusieurs imams ont quitté cette association pour ne pas perdre leur salaire versé par Alger. Certains ont été limogés et contraints de rentrer en Algérie, d’autres ont accepté d’être rackettés et humiliés pour conserver leur poste d’imam générateur de cashs et de sous-métiers très rémunérateurs. Pour punir cheikh Ahmed Ali qui a mené la révolte contre Louanoughi, ce dernier va missionner les 2 Chalghoumi d’Asnières, Djedoui et Chérif. Le 18 juin : quelle date symbolique ! Mais Louanoughi : quelle blatte diabolique !

Ainsi, Kheireddine Djedoui et Mohamed-Bachir Chérif se retrouvent fidèles à cette nouvelle manipulation de l’islam par les SS, Sionistes et Services. Comme ils travaillent depuis plusieurs années pour récupérer et gérer, avec l’esprit de Chalghoumi, les mosquées d’Asnières et d’Argenteuil, nous prendrons le temps qu’il faut pour enquêter et pour déconstruire cette nouvelle escroquerie. Pour l’instant, voici quelques éléments qui vont être développées et détaillées dans une prochaine enquête :

Cheikh Mahfoud NahnahNahnah & le trio islamiste de Blida & leurs épouses :
Pendant plusieurs mois, entre fin 2002 et début 2003, Mahfoud Nahnah, chef du parti islamiste algérien MSP, est régulièrement hospitalisé à Paris pour une leucémie qui va le vaincre définitivement le 19 juin 2003 à l'âge de 61 ans. Quelques mois avant son décès, il emmène au domicile de l’imam de la mosquée d’Asnières 3 jeunes proches de lui : ils sont tous membres de son parti politique, ils sont tous originaires de sa ville natale : Blida. Dans une recommandation en forme de testament, il demande à l’imam de les accueillir dans sa mosquée pour l’aider à la diriger. L’imam présente cette proposition au bureau de la mosquée qui la refuse à l’unanimité, y compris le président Achebouche. Mais l’imam va insister, jusqu’à ce que ce trio intègre l’association ou la mosquée que ce triumvirat pseudo-islamiste va, progressivement, vampiriser en éjectant une grande partie des anciens dirigeants, en réduisant ses activités, en l’enfermant dans le clanisme affairiste et dans l’ouverture politicienne sur la mairie. L’imam, originaire de Béchar dans le sud algérien et imperméable au régionalisme et à l’affairisme, admet amèrement avoir fait rentrer le loup dans la bergerie.

1/ Il y a d’abord Kheireddine Djedoui: magasinier, puis cadre chez Saint Maclou à Nanterre. C'est-à-dire un marchand de tapis. Il deviendra distributeur de tract ou tracteur communautariste pour le compte de l’ancien député UMP Manuel Aeschlimann, puis Conseiller municipal à la politique de la ville quand ce dernier redevient maire. Ainsi, Kheireddine est un véritable marchand de tapis du clientélisme politicien. Son épouse, Nacéra, est responsable du pôle social de la mosquée. Le vendredi 5 décembre 2014, il organise un dîner étoilé à l’intérieur de la mosquée en honneur de son maire et du conseil municipal d'Asnières. Seuls étaient conviés les conseillers ou les élus qui appartiennent à la même chapelle partisane que son boss : UMP. Ce qui a choqué le président Achebouche qui a l’habitude d’inviter, dans la mosquée d’Argenteuil, les deux maires en alternance, Doucet et Monthron, tous les élus, sans aucun filtre partisan ou sectaire. Mais le plus choquant, c'est le spectacle de lèche-babouche que Kheireddine a donné dans cette mosquée. A la fin du dîner, il a réduit les lumières et ramené deux grandes tartes décorées de bougies et de flammes scintillantes, escortées par des voix douces : « joyeux anniversaire Monsieur le Maire !!! ». Mais le maire n’a pas hésité à montrer sa gêne et dire que son anniversaire est passé depuis presque 2 mois. Et puis, un politicien clientéliste cherche pour gagner des voix un marchepied d’un certain niveau, pas un marchant de tapis de caniveau, pas un paillasson qui ne retient même pas la poussière des urnes funéraires.

2/ Il y a Mohamed-Bachir Chérif, un médecin exerçant entre les urgences et les foyers de gériatrie. Habitant Villiers-sur-Marne, il a été éjecté de plusieurs mosquées dans le 91 où il voulait s'improviser imam ou s'imposer dirigeant. Ce n’est qu’en 2013 que son imposture d’imam a explosé en plein ramadan à Asnières. Il a fracassé la récitation d’une seule sourate en voulant diriger la prière devant plus de 3000 fidèles. Pourtant, il prétendait avoir appris tout le coran par cœur. Puis, il a annoncé avoir conclu avec l’église un accord pour que l’imam et le prêtre valident religieusement le mariage d’une femme musulmane avec un chrétien. Puis, lors d’un débat interreligieux à l’église, en sa qualité usurpée d’imam, il a eu des propos sur l’homosexualité qui ont choqué les musulmans qui ont lancé une pétition pour l’écarter de la mosquée d’Asnières.
3/ Et il y a Mourad Bouchatara qui va quitter cette mosquée pour intégrer puis rafler la direction d’une autre mosquée, celle de Clichy. La raison du départ est romanesque : une dispute entre deux sœurs dont l’une est l'épouse de Bouchatara est l’autre est la l'épouse de Bachir. Les deux femmes travaillent dignement pour la mosquée : l’une en tant que responsable de l’école, l’autre en tant que responsable du pôle Coran. La raison de la dispute est plutôt sordide : une histoire de faux et usages de faux et une affaire de détournement de 50 000 €. Ce scandale, en cours d’enquête, ne remet pas en cause l’intégrité de ces deux femmes, mais deux mâles, dont l'un est un proche d’un des deux maires en perpétuelle guerre à Asnières.


Pour être juste, dans certains couples dirigeants, ce sont les épouses qui sont les véritables hommes, selon la sémantique coranique. (...). Et il y a des couples engagés dans la mosquée pour y partager le même honneur et les mêmes valeurs de rigueur, de sincérité et de piété. Par exemple, le couple Boulachabe. Lui, c’est le vice-président de la mosquée d’Asnières, dont il est le principal pilier au sens physique, c’est l’homme le plus proche de cheikh Khattab, l’imam légendaire de cette mosquée. Elle, c’est la fondatrice et la principale rédactrice du site La Plume de l'Islam qu’elle a créée en 2003, qu’elle a continué à alimenter avec des textes d’une grande qualité intellectuelle et d’un grand courage politique, malgré les pressions policières, comme sa convocation et celle de sa fille Fatima-Azzahra par les RG de Meaux. Mais ce couple va être chassé progressivement et sournoisement par un couple qu’ils ont reçu plusieurs fois chez eux, qu’ils ont nourri mieux qu’ils nourrissent leurs enfants, par le couple que nous sommes en train d’étudier : les Chalghoumi d’Asnières. Comme quoi, la trahison des musulmans est plus puissante que les pressions de la police.

Au fur et à mesure qu’ils poussaient les anciens vers la sortie, qu’ils décourageait ou faisaient fuir les compétences qui voulaient aider gratuitement la mosquée, les Chalghoumi d’Asnières plaçaient leurs proches ou leurs sbires dans les deux associations qui gèrent la mosquée cultuellement ou culturellement. Il y a celle qui est régie par loi 1905, la plus ancienne et la plus importante, Al-Hidayah Al-islamiyah, propriétaire et gérante de la mosquée.  Et il y a celle qui est régie par loi 1901, créée le 1 février 2005, appelée ACELA, Association Culturelle d'Enseignement et de Loisir d'Asnières. Kheireddine Djedoui est vice-président de la première et secrétaire général de la deuxième. Mohamed-Bachir Chérif est secrétaire général de la première et président de la deuxième. Ce ne sont pas des chaises musicales, mais un cartel clérical. Profitant du fait que le président Achebouche soit absorbé par la mosquée d’Argenteuil, que l’imam Ahmed Ali soit déstabilisé par Louanoughi, ils ont étendu leur emprise. Mais depuis 2 ans, l’imam d’Asnières a sifflé la fin de la partie. Pour eux, l’ambiance n’est plus propice pour les magouilles, mais c’est un précipice de la trouille. Il a réclamé les factures des travaux même farfelus, posé des questions sur les subventions mal gérées ou disparues, soulevé les accusations de détournement, même infondé, qu’il a entendu. Et il est même prêt, avec le président Achebouche, à engager un audit comptable et financier, peu importe les conséquences pénales.

Cheikh Ahmed Ali est un exemple dans l’honnêteté et dans la générosité en ne faisant rentrer dans son ventre et celui de sa famille que la sueur halal de son travail, en sortant de ses poches le peu qu’il a pour aider les autres. C’est un exemple dans la pudeur qui refuse de parler de ses problèmes, un exemple dans la fureur quand il voit n’importe quel musulman subir n’importe quelle forme d’injustice. Il ne s’est pas plaint quand Louanoughi l’a poignardé en lui coupant son salaire versé par la mosquée de Paris. Puis, pendant plusieurs années, il s’est contenté d’un salaire mensuel de 1000 €. 1400 € depuis 2 ans. Pourtant, c’est probablement le seul imam en France qui ne quitte jamais sa mosquée, qui donne des cours ou des conférences chaque jour entre les deux dernières prières de la soirée, qui refuse les propositions alléchantes des marchands du pèlerinage, même honnêtes, pour protéger ses fidèles d’éventuelles escroqueries. Il est arrivé en France en 1990 pour officier à la grande mosquée de Paris. L’année suivante, il rejoint la mosquée d’Asnières pour seconder l’imam Khattab et le remplacer définitivement quand Dieu le rappelle à Lui le 1 janvier 1999.

Cheikh Ahmed Khattab est un exemple de ce que doit être un homme de foi, de ce que doit être un homme tout court. Ancien fellagha, moudjahid,  son œil gauche a été endommagé par la torture, par le jet d'eau lancé par un tuyau d'arrosage sur, entre autres, cet œil qui a quitté son orbite. C’est la raison pour laquelle il portait d’épaisses lunettes noires. Il a étudié dans les zaouïas puis chez le leader des Oulémas algériens Abdelhamid Ibn Badis. Pendant la Révolution algérienne, il a intégré le PCA, Parti Communiste Algérien, comme couverture et outil de combat. Après l’indépendance, il a été sous-préfet à Blida puis sous-directeur au ministère des Affaires religieuses. En refusant le Coup d'État du 19 juin 1965, Boumediene l’emprisonne. Avec plusieurs intellectuels, il fuit l’Algérie vers la Libye. En 1975, il arrive en France où il fait des conférences en français à la mosquée de Belleville (dans l’hôtel d’Abdelkader Benahmed). C’est ici qu’Achebouche le rencontre et lui propose de devenir l’imam de la mosquée d’Asnières qui venait juste d’ouvrir. Il va écrire un chapitre merveilleux dans l’histoire de l’islam en France. Nous reviendrons longuement sur le portrait de cet homme qui passait des heures sur son bureau, labouré par plusieurs livres entrouverts, pour préparer un prêche qu’il n’apprenait pas par cœur, qu’il ne lisait pas. Il estimait qu’il fallait une grande sincérité et un énorme effort intellectuel pour mériter de parler aux musulmans sur le minbar du prophète PSSL. Il parlait un français extraordinaire. Et il vivait modestement.

Ainsi, pour rendre à la mosquée d’Asnières son honneur, comme à celle de Clermont-Ferrant, toute la vérité doit être dite. Les deux premiers hommes de cette mosquée, Achebouche et cheikh Ahmed Ali, incontestablement des hommes d’honneur irréprochables, ont été trahis par des musulmans à qui ils ont fait confiance, poignardés par des dirigeants qu’ils ont eux-mêmes installées. La prochaine enquête reviendra sur le scandale Karim Djermani, recteur de la mosquée de Clermont-Ferrand et directeur de l’institut musulman d’Auvergne, qui a fait du mal à la mosquée d’Asnières en se présentant comme architecte, puis conseiller d’un cabinet, avant que l’imam Ahmed Ali ne le chasse. Article La Montagne : « La gestion de la mosquée de Clermont-Ferrand suscite des doutes chez certains fidèles ». Malheureusement, et hélas souvent, quand l’innocence des mosquées est dévalisée, quand la conscience islamique est dévitalisée, quand la communauté musulmane réussit sa mutation nihiliste ou je-m’en-foutiste, alors la montagne scandaleuse de la corruption crapuleuse accouche de souris. Des souris racoleuses de ces rats qui transmettent la peste du nihilisme. Ce nihilisme qui accouche du terrorisme. Ce terrorisme qui sourit quand les potentats de l’islam de France pleurent comme des crocodiles le lendemain des attentats. Ce terrorisme qui rit à pleines dents quand celui qui le nourrit se déclare anti-islamiste ou anti-salafiste… ( P.S. Vidéo « Sauvons la Grande Mosquée de Clermont ». )

Sur le scandale International Construction Valencia. Sur le scandale déballé par l’article du Parisien "Mosquée d'Asnières :les fidèles s'inquiètent", avec le discours et le parcours de Zouhair Ech-Chetouani. Sur l’association Nadjma, tiraillée entre des jeunes qui voulaient, de bonne foi, libérer l’islam de l’hypothèque de certains hypocrites, et entre des jeunes désœuvrés ne cherchant que leur bifteck, se laissant manipuler par les maîtres de la cuisine politico-religieuse. Sur les surenchères et les mensonges délétères de certaines personnes qui voulaient salir la réputation de la mosquée pour récupérer sa direction, et donc la supposée rente financière qui les faisaient fantasmer. Sur l’ambiance nauséabonde qui règne à Asnières, non pas dans sa mosquée, mais dans sa mairie. La guerre Pietrasanta-Aeschlimann. "Antisémitisme: un député écrit à Cazeneuve pour dénoncer l'entourage du maire UMP d'Asnières". Ou comment des « Arabes de service » qui ne se sont jamais intéressés à la cause palestinienne utilisent, subitement, violemment et vilement, la cause palestinienne, avec une overdose de misérabilisme et d’antisémitisme, pour gagner des voix, pour gagner un poste à la mairie. "Un ancien employé de la ville d'Asnières complice présumé d'Amedy Coulibaly" ; "Où sont passés les disques durs de la mairie d'Asnières ?". En comparant le fonctionnement des deux mosquées d’Argenteuil et d’Asnières avec le fonctionnement politicien de la mairie d’Asnières, on peut dire que Pietrasanta et Aeschlimann font partie de la famille Chalghoumi, qu'Achebouche fait partie de la famille De Gaulle.

Abdelkader Achebouche : le Moudjahid franco-algérien depuis plus de 50 ans.
Abdelkader AcheboucheIl est le président-fondateur de deux grandes mosquées : Al-Hidaya al-Islamiya (la guidance islamique) à Asnières (92) et l’Institut islamique de France Al-Ihsan « la bienfaisance » à Argenteuil (95), plus connu sous le nom de « mosquée Renault » : la plus grande mosquée d'Europe. C’est un ancien fellagha qui a combattu la France coloniale avant 1962. C’est un ancien résistant algérien qui a combattu la dictature algérienne après 1965. Et il reste un combattant et un résistant ! Il a été interdit du territoire algérien pendant plus de 30 ans, interdit de retourner chez lui parmi "ses siens", jusqu’à fin 2011, jusqu’à ce que la France l'ait décoré de la Légion d'honneur le 12 octobre 2011. Jusqu’à ce que le Président de la France honore cet homme qui ne porte même pas la nationalité française. Alors, l’ancienne colonie française, cette Algérie colonisée par la traitrise qui terrorise son propre peuple, l’autorise enfin à rentrer chez-lui. Lui qui a refusé de ne porter que la nationalité algérienne. Lui qui a porté les armes pour que le nationalisme islamique algérien rende à l’Algérie son indépendance. Même s’il ne lui a pas encore rendu son honneur et sa grandeur !

Il est né en 1931 à Msirda dans la région de Tlemcen où il fait ses premiers pas d’écolier à partir de 12 ans. Son école est réquisitionnée par l’armée française pour préparer le débarquement des Alliés, alors, il poursuit son cursus d’écolier à Ahfir, ville marocaine anciennement appelée Martinprey Du Kiss. Pendant deux longues années,  entre 1943 et 1945, il doit traverser la frontière pour 12 km aller 12 km retour presque chaque jour. Après l’obtention du certificat d’étude, il poursuit son cursus à Oujda, dans le collège-lycée Pasteur jusqu’en 1951. Il survit dans des conditions rudimentaires, avant d’être hébergé par l’orphelinat marocain d’Oujda pendant presque 3 ans. Après l’obtention du BAC, il poursuit son cursus à Casablanca dans une classe de prépa pour HEC au collège Mère-Sultan. Il arrive dans cette ville sans bagage et sans sous, puis décroche son premier travail comme comptable pour une société de déménagement. Du collège au lycée puis à la prépa, d’Ahfir à Oujda puis Casa, Achebouche a survécu, grandi et devenu homme grâce à la générosité des familles marocaines. Il deviendra un homme de la Révolution algérienne au Maroc. De juillet 1952 à aout 1955, il intègre l’Amicale algérienne à Casablanca où il travaille et dort  sur un léger matelas jeté sur deux tables attachées. Entre 1955 et 1956, il intègre la Révolution par la première marche, celle de la cellule, puis devient chef de groupe, puis responsable régional de Béni Mellal. Le 31 décembre 1956, il est mobilisé par le FLN et envoyé à Tétouane (territoire espagnole) comme responsable de son bureau local; c'est une plaque-tournante du trafic d’armes vers les maquis algériens. C’est ici qu’il intègre le puissant MALG, Ministère de l'Armement et des Liaisons générales, créé en septembre 1958 comme Service de Renseignement de l’ALN, Armée de Libération Nationale. Le MALG l’envoie à Rabat en juin 1959, puis à Casa jusqu’à l’indépendance. Il rejoint Alger le 5 juillet 1962, conformément à l’ordre d’Abdelhafid Boussouf qui a demandé à tous ses services de converger vers la capitale.

Le lendemain de l’indépendance, contrairement à plusieurs de ses camarades qui ont investi la politique ou l’armée, Achebouche a choisi de travailler dans le secteur pour lequel il a étudié au Maroc. Il fait un stage chez les Assurances Phénix, puis ouvre un bureau d’assurance à Alger, puis à Oran. Le lendemain du Coup d'État du 19 juin 1965 contre le président Ben Bella, il manifeste sans être un véritable partisan du raïs déchu. Il est arrêté pendant 2 mois. Alors, il quitte l’Algérie dans laquelle il ne se sentait pas vraiment bien. Mais ce n’est ni un exil ni une expulsion. D’ailleurs, il faisait plusieurs allers-retours entre Alger et Paris. En 1982, la grande mosquée de Paris refuse d’accueillir le cercueil d’Ahmed Mezghana, un des leaders du mouvement nationaliste algérien resté proche de Messali Hadj, mort dans un hôpital parisien. Alors, la mosquée d’Asnières lui ouvre ses portes pour organiser dignement ses obsèques. A l’époque, l’imam de cette mosquée dirigée par Achebouche est cheikh Ahmed Khatab, un ancien fellaga devenu préfet, puis opposant en rejoignant le mouvement de Ben Bella après le putsch contre ce dernier. Immédiatement, les corbeaux de l’Amicale algérienne et de la Mosquée de Paris, très jaloux de l’aura de cette mosquée de banlieue qui palpitait à l’époque avec plus de 5 000 fidèles chaque vendredi, dénoncent Achbouche de tout et de n’importe quoi, comme le fait d’être un proche lieutenant de Ben Bella. Immédiatement, il est interdit d’Algérie. Aussitôt, il intègre le MDA, Mouvement pour la démocratie, et devient un des dirigeants de ce parti de Ben Bella. En 1986, il est condamné par contumace à 10 ans de prison et 20 millions de dinars d’amende. Le 20 octobre 1986, il est arrêté par la police française, dans sa tradition pétainiste avec certaines dictatures. Il faisait partie d’un groupe de 14 cadres du MDA qui devaient être expulsés le lendemain. Mais une grève des aiguilleurs du ciel les sauve. Achebouche est alors placé sous mandat de dépôt au Quai des Orfèvres pendant 10 jours, puis assigné à résidence pendant un mois. C’est cette grève insignifiante, dont personne ne se rappelle, qui a torpillé l’alliance infâme entre la police française et la dictature algérienne, qui a sauvé probablement la vie de ce résident français, ancien résistant algérien.

En arrivant en France en août 1965, Achebouche s’installe à Argenteuil. Après plusieurs petits métiers, il fonde une agence de voyages à Colombes en 1974, puis une autre à Clichy en 1987. Pendant 21 ans,  il est voyagiste jusqu’à sa retraite en 1995. Il est père de sept enfants, dont trois médecins. Au début, il fréquentait la petite mosquée de Belleville, aménagée dans l’hôtel d’Abdelkader Benahmed en 1965 et constituée comme la base de la belle aventure de la mosquée Adda’wa. En 1970, il participe avec son ami Boukniza, dans le jardin du pavillon de ce dernier à Asnières, à la construction d’une cabane de 20 m² comme salle de prière. Chaque vendredi, une dizaine de fidèles s’y retrouvaient, puis une quarantaine 4 ans plus tard. Juin 1974, l’église Asnières-sur-Seine leur sous-loue, pour 100 francs par mois, une chapelle située rue de l'Abbé Lemire fermée depuis 20 ans, depuis la construction d’une nouvelle église dans la même rue. Le 07 juillet 1975, il fonde l’Association Cultuelle d’Asnières " Al-Hidayah Al-islamiyah". En 1979, l’association achète tout le terrain de la chapelle et de ses annexes : 1802 m². En 1980, elle achète une usine située en face : 800 m². Tous ces achats et ces investissements ont été payés par les fidèles, par les musulmans, souvent pauvres. Comme pendant la Révolution algérienne, certaines familles donnaient tous leurs bijoux pour construire cette mosquée. Aucun pays ne l’a financée. Ce n’est qu’en 2013 que l’ambassade de l’Arabie Saoudite donne directement 400 000 € à la société gérane du chantier de la mosquée. Puis, l’Algérie offre 75 000 €.

Mosquée Al-Ihsan à Argenteuil : la plus grande mosquée d’EuropeMosquée Al-Ihsan à Argenteuil : la plus grande mosquée d’EuropeMosquée Al-Ihsan à Argenteuil : la plus grande mosquée d’Europe

En parallèle, Achebouche se démène pour construire une mosquée à Argenteuil. Le 2 novembre 1997, il fonde l'association Institut islamique de France Al-Ihsan. Mais le maire communiste refuse haineusement l’installation d’une mosquée dans son « territoire » et préempte tout bâtiment ou terrain acheté par cette association islamique, comme ce local acheté 1300 000 francs aux enchères. Achebouche subi un processus d’intimidations, des appels de menace chez lui et une campagne de presse le qualifiant d’intégriste et autres istes... Un jeune kabyle travaillant comme conseiller auprès du Maire lui conseille de lui « rentrer dedans avec des jeunes arabes communistes », complètement à l’ouest de la religion. Ainsi, ce sont ces jeunes « désislamisés » qui vont forcer le maire à s’engager positivement dans le projet de la mosquée. Après sa conversion forcée à ce projet, il lui fait une offre miraculeuse : il lui propose le local de Renault, avec un terrain de 4 250 m², avec un prix exceptionnellement bas... excessivement très bas. Ce local valait un milliard et Renault payait un million pour les frais de gardiennage. La signature devait avoir lieu début décembre 1998, mais Achebouche la retarde pour bénéficier de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi de finance qui lui permet de payer 100 000 francs de taxes au lieu du triple. Il se rend à La Mecque pour chercher d’autres fonds et signe le contrat d’achat le 29 janvier 1999 : 1 670 000 FF avec les frais du notaire. La somme a été réunie in extremis ; après le prêt de 820 000 fait par la mosquée d’Asnières qu’il gère, après les sommes récoltées en dons ou en prêts auprès des fidèles et des membres du bureau, Taleb Mohamed lui apporte, à la dernière minute, un chèque certifié de 50 000 FF, son fils 60 000 FF, un autre fidèle 50 000 FF.

Premier ministre François Fillon et Achebouche pour l’inauguration de la mosquée Al-Ihsan à Argenteuil Puis, après la générosité, des accusations et de la cupidité. Le président est accusé de vol par son ami le secrétaire général de la mosquée, entrepreneur dans la plomberie, en colère contre Achebouche qui a refusé son devis pour faire les toilettes de la mosquée. Il le poursuit en justice, mais perd le procès et se fait condamner à rembourser les frais. Il le dénonce au ministère de l'Intérieur. Puis, en 2003, il réclame la restitution de 80 000 FF, le solde des 170 000 FF qu’il a prêtés pour acheter le local Renault. L’année suivante, c’est le trésorier et membre fondateur de la mosquée qui est éjecté car dilettante. Il dépose plainte contre Achebouche et perd le procès qui a duré 2 ans. Entre Argenteuil et Asnières, Achebouche a subi ce que récoltent les hommes qui travaillent durement pour l’islam : les ragots de la cupidité et les rumeurs de la jalousie. Il n’a jamais été condamné qu’en 1979 à 100 FF dans une affaire prudhommale qui remet en cause sa naïveté et non son intégrité. Un ancien enseignant du Coran dans la mosquée d’Asnières se marie avec une de ses élèves et l’installe comme enseignante avec lui. Mais Achebouche refuse de la nommer ou de la salarier, alors il est trainé dans les Prud’hommes pour une différence entre le salaire déclaré et le salaire perçu, une pratique très répandue dans les mosquées. Un redressement Urssaf ampute la mosquée d’Asnières de 90 000 FF. Mais la trahison ne paie pas : l’enseignant coranique enchaînera 2 divorces et 7 années de misère et de descente en enfer. Dans la continuité de ces poignards dans le dos d’Achebouche, on peut ajouter les coups de canifs des 2 Chalghoumi d’Asnières, Kheireddine Djedoui & Mohamed-Bachir Chérif. Il y a leur mauvaise gestion, y compris financière, de la mosquée d’Asnières qu’il leur a déléguée. Il y a l’introduction dans cette mosquée de mercenaires israéliens, religieux ou non, ce qui peut poser des problèmes politiques ou juridiques à celui qui a été bannis de l’Algérie pendant 31 ans. Il y a leur « travail » au service de Louanoughi qui en veut toujours à Achebouche de l’avoir dénoncé au Premier ministre algérien…

Ainsi, pour mesurer la valeur de cet homme qu’est Achebouche, pour avoir une idée de la longueur de sa vue ou de la hauteur de son esprit, il faut bien regarder cette mosquée d’Argenteuil qui peut recevoir 10 000 fidèles, apprécier son style mauresque, son dôme couleur ocre et son minaret discret, mais culminant à 15 mètres de hauteur. Puis comparer tout ceci avec l'autre mosquée d’Argenteuil, celle que dirige Aissaoui et qu’on appelle mosquée Dassault, celle qui s’embourbe fréquemment et abondamment dans les chantiers destructeurs et les scandales dévastateurs.

Puis, se rappeler que cette mosquée, la plus grande en Europe, donne sur la Dalle d’Argenteuil où Sarkozy a vomi sa formule sur la « racaille » ; qu’elle résiste à la pagaille que veulent installer les agents des Services, les pseudo-salafistes et les marchands du néant affairiste ; qu’elle est en train de leur répondre tous en menant, graduellement et grandement, la véritable bataille de l’éducation.

Puis, mettre dans l’actif de cette mosquée son école qui reçoit, entre les mercredis et les week-ends, plus de 1000 enfants dans des classes propres, équipées d’outils technologiques et animées par une équipe compétente, par la rigueur pédagogique, en attendant la construction de cette pépinière de l’excellence islamique en Ile-de-France, ce collège-lycée l’Espérance pour lequel le cœur d’Achebouche bat. Peut-être, le dernier combat de cet homme qui a 85 ans, mais qui parait plus jeune que nous qui écrivons son portrait et dont l’ainé dépasse à peine 40 ans.

 

ETC...

Mais ce site se prend pour qui pour dire qui est le bon représentant musulman.

Mais nous faisons quoi pour qu'on dise, et surtout pour qu'IL dise,
que nous sommes de bons musulmans...

 

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"Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant."

 

"En vérité, Allah ne change l’état d’un peuple (ou d’une communauté), tant que les [individus qui le composent] ne changent pas ce qui est en eux-mêmes."